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EAN : 9782809405361
80 pages
Éditeur : Panini France (27/11/2008)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 184 notes)
Résumé :
Une épidémie mystérieuse a décimé toute la population mâle de la Terre ! Toute sauf un jeune homme, appelé Yorick Brown, et son singe, Esperluette. Pourchassés par des groupements de femmes aux intérêts divers, Yorick et Esperluette partent sur les routes dévastées des États-Unis, sous la protection de la mystérieuse et mortelle Agent 355. (Y the last man #1-10)
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  20 septembre 2018
Après Ex-Machina, je me lance enfin dans une autre oeuvre de Brian K. Vaughan : Y le dernier homme.
Alors je vais plutôt m'adresser aux filles.
Imaginez que, une seconde, vous tchatchez avec des bonshommes, que ce soit une discute sympa ou tendue.
Puis imaginez que lesdits bonshommes s'effondrent tous en même temps, raides morts.
Vous sortez et vous apercevez que c'est pareil dehors, tous les hommes sont crevés (donc accidents de bagnoles, avions qui s'écrasent, bref le chaos).
En fait tout ce qui porte un chromosome spécifique du mâle – le fameux Y – y est passé : du scarabée à l'éléphant.
Sauf…
Un jeune gus, qui porte le nom du crâne de Hamlet, et son singe.
Comment voyez-vous la vie après ça ?
Voilà, le contexte est posé. Ça peut devenir génial ou partir en vrille selon l'auteur qui s'y attèle (je sème beaucoup de « y » volontairement, on sait jamais). Mais là, on a affaire à Vaughan, et c'est un as.
Yorick, le Y humain résistant, va voyager. Son but : retrouver sa fiancée partie en Australie (pas cool, il est sur la côte est des USA). Vous noterez que le gars, qui a maintenant à dispo toutes les femmes de la planète, reste fidèle (ok, c'est un héros de BD pas un vrai, vous êtes déprimantes…) dans l'intention en tout cas. Il est accompagné par une agent secret du gouvernement et une doctoresse qui sait manier le clonage. Avec elles il compte aussi trouver un moyen de relancer le baby boom qui a du plomb dans l'aile.
La façon dont les femmes vont réagir et reconstruire des groupes sociaux m'a fait frissonner de curiosité. On trouve des brutasses qui prônent que l'élément néfaste de l'espèce humaine a enfin été éradiqué (vont pas être les amies de Yorick celles-là), des gangs qui rançonnent les trains, des républicaines qui veulent récupérer les sièges de leurs maris au Congrès, des militaires israéliennes qui ont lancé une attaque tout azimut sur leurs consoeurs arabes des nations périphériques… et beaucoup de paumées. Bref l'humanité est aussi dingue avec ou sans les hommes.
Mêlant toujours à la perfection les péripéties à un fond de critique sociale et politique, avec un soupçon d'humour pince sans rire, Brian K. Vaughan assure un max. le dessin simple et efficace de Pia Guerra est tout à fait adapté au scénario.
Bref duo gagnant ! Je continue la série.
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boudicca
  28 septembre 2014
Yorick est un jeune américain tout ce qu'il y a de plus banal. Bon... son occupation favorite consiste à jouer au magicien (il est d'ailleurs passé maitre en l'art de s'échapper de n'importe quelles paires de menottes ou camisoles de force) et il partage son petit studio avec un singe hyperactif, mais sinon sa vie n'a rien de bien exceptionnelle. du moins était-ce le cas avant qu'il ne devienne le dernier homme encore vivant sur Terre. L'idée ne manque pas d'originalité, et cela surprend moins quand on apprend qu'elle vient de Brian K. Vaughan a qui l'on doit également d'autres superbes comics, à commencer par la série de science-fiction « Saga ». Mais qu'en est-il véritablement ici ? Si « Y le dernier homme » n'est certainement pas la plus grande réussite de l'auteur, ce premier volume pose cela dit des bases prometteuses. On y découvre les dix premiers chapitres des aventures de ce jeune homme qui va se retrouver au centre d'une immense toile après la mort inexpliquée d'absolument tous les représentants de la gente masculine, aussi bien des hommes adultes que des enfants ou même des animaux. On retrouve ici les bases de tout récit post-apo : une catastrophe inexpliquée qui entraîne la chute de notre civilisation et la disparition de nos modes de vie et nécessite donc pour les survivant(e)s de s'organiser autrement.
Mais difficile de justement pour ces femmes de s'organiser sans les hommes... Non pas parce qu'elles seraient incapables de se débrouiller sans un mâle fort et brave à leur côté mais justement parce que le dit mâle a tendance dans nos sociétés contemporaines à avoir le monopole sur certaines professions essentielles pour le bon fonctionnement du pays. Impossible désormais de se déplacer en avion puisque que 90% des pilotes avant la catastrophe étaient des hommes, idem pour des métiers plus physique ou encore pour ce qui est de l'organisation politique du pays. Outre cette réflexion engagée sur la place des femmes dans nos sociétés modernes, l'intérêt de l'ouvrage tient aussi aux différentes réactions des survivantes face à la catastrophes. Endeuillées, nostalgiques, pragmatiques, euphoriques..., chacune se fait à sa manière à ce nouveau monde dont elles sont désormais les seules maîtres. Dommage toutefois que la bande des Amazones, guerrières tyranniques bien satisfaites d'être débarrassées du « joug » masculin, soit présenté de façon aussi peu nuancé : nous avons affaire à des folles hystériques et cruelles, sans une once de raison et dont on comprend mal les motivations. Les personnages sont pour leur part plutôt intrigants, même si là encore on peine à comprendre les réactions ou les obsessions de certain(e)s.
Ce premier volume d' « Y le dernier homme » marque le commencement d'une série prometteuse reposant sur une idée originale mais un scénario pour le moment assez classique dans sa construction. La toute dernière page de l'ouvrage laisse toutefois prévoir de sacrés rebondissements et donnent incontestablement envie au lecteur de poursuivre plus loin l'aventure en compagnie de Yorick et de son compagnon simien.
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jamiK
  26 avril 2019
Je voulais depuis un moment découvrir cette série. Sans doute que j'en attendais trop, et je suis un peu déçu.
Niveau suspense, originalité du thème, rythme du scénario, c'est franchement haletant. L'idée de base est plutôt alléchante : un jour, tous les hommes meurent en même temps d'une crise mortelle subite, un seul homme survit, Yorick, la société doit se reformer dans les décombres de la société matriarcale. Ambiance post-apocalyptique, road movie, science fiction, il y a tous les ingrédients pour que la série accroche.
Là où je suis moins convaincu, et c'est sur l'utilisation du médium bande dessinée, ici, on sent trop l'ersatz de cinéma, plans, personnages, rythme cinématographiques... En plus, la colorisation semble inutile et pauvre, un noir et blanc contrasté aurait été plus fort, plus en accord avec le thème. Pour moi, la bande dessinée n'a aucunement vocation à remplacer le cinéma, j'en attends autre chose, juste qu'elle soit de la bande dessinée. J'ai ici l'impression que j'aurais préféré découvrir cette histoire dans une série TV, et ce n'est pas ce que je recherche en ouvrant une bande dessinée. Je vais tout de même essayer de découvrir la suite, mais mon enthousiasme est un peu tombé.
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Presence
  18 décembre 2014
Ce tome comprend les épisodes 1 à 5, parus en 2002, écrits par Brian K. Vaughan, dessinés par Pia Guerra, encrés par José Marzan junior, mis en couleurs par Pamela Rambo, avec des couvertures de J.G. Jones. Cette série est complète en 60 épisodes, regroupés en 10 tomes (ou 5 en format dit "deluxe", à commencer par Y le dernier homme, volume 1 qui contient les épisodes 1 à 10).
Le premier épisode est raconté suivant 2 flux différents. Il y a la conversation téléphonique que Yorick Brown est en train de mener depuis son appartement de Brooklyn (en répétant son numéro d'évasion depuis une camisole de force suspendu par les pieds, la tête en bas) avec Beth Deville, sa copine qui effectue un stage d'archéologie en Australie. Et il y a plusieurs scènes différentes présentant Jennifer Brown (la mère de Yorick, membre du Congrès) à Washington, la colonel Alter Tse'Elon (militaire de carrière israélienne) à Naplouse en Cisjordanie, l'agent secret 355 (une femme en mission pour exfiltrer la doctoresse Frozan Hamad, détentrice d'une étrange amulette) en Jordanie, la généticienne Allison Mann (spécialiste en clonage) à Boston, Hero Brown (la soeur de Yorick, responsable d'une équipe de soin d'urgence) également à Boston. le premier épisode se termine alors que tout être vivant porteur d'un chromosome Y meurt en même temps, sauf Yorick et Esperluette (son singe Capucin moine). Dans un premier temps, Yorick (avec son singe) essaie de rejoindre sa mère à Washington, alors que sans homme (un-man-ned), la civilisation a du mal à perdurer.
Il s'agit de la première série d'ampleur de Brian K. Vaughan qui doit une partie de sa renommée à sa participation à l'équipe de scénaristes de la série Lost (dans laquelle il a été intégré parce que Damon Lindelof aurait été impressionné par la série "Y le dernier homme"). Dès le départ, le lecteur est confronté à un dispositif narratif cher à Vaughan : une histoire racontée au temps présent, avec des scènes du passé qui s'intercalent entre chaque séquence. Ce morcellement lui permet d'insuffler un rythme rapide grâce à des séquences brèves changeant régulièrement de sujet. D'un autre coté, cela peut provoquer une forme d'agacement du lecteur qui n'a pas forcément envie de papillonner ou de réassembler les pièces de ce puzzle créé artificiellement. Malgré tout, cela fonctionne bien pour ce premier épisode (et ce premier tome) avec une forme originale d'introduction des personnages.
Une deuxième spécificité de Brian K. Vaughan réside dans son utilisation de références culturelles populaires. Au cours des dialogues, les personnages se réfèrent à des personnages publics, ou à des anecdotes dérisoires. Cela peut constituer une forme d'attrait pour le lecteur qui reconnaît alors en Vaughan une âme soeur (un geek comme lui). Néanmoins Vaughan ne se contente pas de parsemer ses dialogues de noms connus. Lorsque que Yorick évoque Jesse Garon (le jumeau mort né d'Elvis Presley), il s'en sert pour construire la personnalité de Yorick, montrer une de ses caractéristiques. Lorsque Yorick et Rose se recueillent devant l'obélisque "Washington Monument" (élu symbole phallique national) pour évoquer toutes les stars du rock masculines qui viennent de disparaître, ils échangent des noms très connus (Dylan, Bowie). La discussion commence avec une référence plus pointue à une salle de concert New Yorkaise (le CBGB) et l'un des groupes emblématiques qui s'y est produit (les Ramones) et il se termine avec Rose parlant d'une certaine Tori (Tori Amos). Ce genre de référence peut avoir 2 effets sur le lecteur : une forme de connivence quand il les connaît, une forme d'exclusion si elles lui échappent trop souvent. Vaughan compense ce risque en parsemant son récit de ce qu'il qualifie de "factoïde" (des faits avérés, mais sans importance, insignifiants) dans différents champs de la culture, des séries télés américaines (The three Stooges) à l'histoire (la création du "Culter Ring" en 1778 par George Washington), en passant donc par la musique pop, ou même l'étymologie du mot ordurier désignant le sexe féminin en anglais (l'équivalent de con).
Brian K. Vaughan inscrit son récit dans une forme d'aventure post-apocalyptique (disparition de la moitié de la population humaine, 48% pour être exact, et de la moitié des animaux) avec 2 personnages principaux taillés pour l'aventure (un spécialiste de l'évasion, et une spécialiste des opérations militaires clandestines). Yorick est immédiatement agréable, avec son manque d'ambition, son absence de machisme, et son amour romantique et inconditionnel pour Beth. En outre il dispose d'un petit plus d'intelligence qu'il utilise à bon escient en fonction des situations. On est loin des conventions stéréotypées propres à ce genre de récit. En prime, Vaughan insère quelques touches d'humour aussi bien sous forme de répliques moqueuses (Yorick : "Qui nous tire dessus ? Des terroristes ?", sa mère : "Pire des républicains"), que visuel (une jeune femme qui menace Yorick d'un pistolet et qui lui met la main dans le slip pour vérifier qu'il n'est pas un transsexuel), ou de situation (une top-modèle qui se retrouve conductrice de benne à ordures ménagères parce que sa profession est devenue obsolète avec la disparition des hommes).
Enfin l'élimination de toute population mâle sert de point de départ à plusieurs composantes du récit. Il y a bien sûr le récit d'anticipation pour lequel Vaughan met bien en évidence les conséquences de l'absence d'homme (en particulier par la disparition de métier dans lesquels ils représentent plus de 90%, voire 95%, du corps), mais avec une incertitude d'une page à l'autre sur le niveau de désorganisation de la civilisation qui s'avère assez fluctuant et imprécis. Vaughan sait également dépasser l'horizon d'attente du lecteur, en montrant que l'élimination des tensions entre homme et femme ne résout rien quant à la condition humaine, à commencer par la violence (apparition d'un culte bizarre d'amazones avec mutilation du sein gauche et meneuse charismatique prénommée Victoria), le racisme ou même l'arrivisme. Dans ce dernier registre, la personnalité "normale" de Yorick (sans musculature exagérée, sans niveau de testostérone l'incitant à penser avec ce qu'il a entre les jambes, fidèle en amour malgré la situation) fait d'autant mieux ressortir les préjugés.
Il reste malgré tout dans ce premier tome des transitions un peu brusques : arrivée inopinée d'un personnage comme Tse'elon à Boston, transition artificielle d'une scène à l'autre, ellipse plus artificielle que révélatrice. Il y a également les dessins de Pia Guerra, terriblement fonctionnels. Il faut dire que le scénario de Vaughan repose sur de nombreux dialogues de personnages échangeant des informations. Si ces scènes sont légitimes du point de vue l'histoire, elles sont difficiles à rendre intéressantes visuellement. Guerra a beau alterner les champs et contrechamps, et les plans rapprochés avec les plans éloignés, elle a du mal à trouver des mises en scène vivantes. Son style pragmatique a l'avantage de pouvoir inclure tous les détails concrets nécessaires (le système d'accroche de la barre de suspension pour le tour de Yorick, le titre des livres de sa bibliothèque, etc.), avec la limite inhérente lorsque Guerra ne sait pas trop à quoi ressemble ce qu'elle dessine (l'arrière de la benne à ordures ménagères). Sa façon un peu simplifiée de dessiner constitue parfois un frein à l'immersion lorsque l'intrigue exige un endroit spécifique (par exemple les rues de Naplouse manquent de détails pour être convaincantes).
Avec ce premier tome, Vaughan propose une variation très originale sur le thème d'une disparition brusque de la moitié de la population mondiale, avec des morceaux de culture populaire, et un point de vue original sur la place de l'homme dans la société nord américaine. L'histoire souffre un peu de dessins platounets, et de transitions parfois à l'emporte-pièce. Pour savoir si la civilisation (et le règne animal) survivra à la disparition des mâles, il faut suivre les pérégrinations de Yorick dans Un petit coin de Paradis (épisodes 6 à 10).
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louji
  20 juin 2020
J'ai clairement commencé cette série pour son pitch de base, que j'avais vraiment envie d'évaluer et d'en voir le traitement. le pitch de base, c'est que toutes les formes de vie masculine sur Terre disparaissent du jour au lendemain… sauf notre protagoniste, Yorick, et son singe mâle Esperluette. Les voici donc derniers représentants de leur espèces respective et obligés de se cacher dans des États-Unis post-apocalyptiques.
J'avais très envie de connaître la tournure qu'allait prendre ce comics et je suis quand même satisfaite de ce premier tome. Quelques chiffres, indications, sont donnés entre les chapitres pour faire prendre conscience de la place des femmes dans la société… Les chiffres datent un peu (2002) mais certains encore tout à fait d'actualité. Ainsi, avec la disparition soudaine des hommes, c'est la majorité des membres d'États, des chefs d'entreprises, des militaires ayant « l'expérience du terrain » (pas sûre d'avoir compris ce que je voulaient dire les auteurs, ça concerne les USA en plus) qui ne sont plus à même d'assurer certains domaines comme l'économie, la défense civile ou la législation. On tombe clairement dans des États-Unis où de petites communautés se forment pour survivre, que ce soient des femmes rassemblées par conviction politique, par idéologie ou en fonction de leur ancien job. Ces communautés ne sont pas toutes pacifiques ; on a notamment l'exemple des Amazones, des femmes reprenant la vieille légende en se coupant effectivement le sein gênant leur main de tir. Ces Amazones molestant les femmes nostalgiques de leurs proches disparus ou de l'ancienne société… Yorick a bien intérêt à ne pas s'approcher d'elles au risque de ne plus être le dernier représentant de son espèce pour un moment. Evidemment, ces Amazones sont l'extrémité et la plupart du reste des communautés se contente de survivre tant bien que mal dans un monde où la famine et l'insécurité s'installent. L'univers est donc intéressant et bien amené, avec des réalités sociologiques correctement exploitées. le gros défaut que j'aurais à faire pour l'instant, c'est que je me sens très enfermée aux USA. On a quelques scènes qui se déroulent en Jordanie, mais guère plus. J'aimerais donc savoir ce que devient le reste du monde dans les prochains tomes !
Question personnages, je suis assez amusée, car le protagoniste et sa copine (qui est pour l'instant au second plan, mais devrait prendre plus de place) sont bourrés de clichés, qu'ils soient eux-mêmes les clichés ou qu'ils les véhiculent. Yorick est ce gars « raté mais attention, pas trop raté, quand même pas, il a prétendument de l'humour et du charisme »… Ouais, bon, Yorick est un raté qui essaie de tout gérer tout seul dans un monde qui veut soit terriblement de lui, soit le tuer immédiatement. Il a aussi de sacrés aprioris, qui m'ont semblé presque incohérents dans la mesure où sa mère est quand même femme d'État, il est entouré de figures féminines depuis l'enfance… et il a quand même des pensées sexistes et maladroites qui semblent sortir de nulle part. J'entends que c'est sûrement fait exprès, pour qu'on prenne conscience de la mentalité du monde « d'avant » à travers Yorick et qu'on puisse donc assister à leur progression en parallèle. La copine de Yorick est une belle blonde plantureuse qui se balade en mini-short et haut de bikini, qui fait de lui un homme meilleur, est bienveillante et douce… Heureusement qu'elle est en Australie et au second-plan pour l'instant… Je veux bien la revoir, mais j'attends surtout d'elle qu'elle dépasse son rôle de gentille copine douce jolie intelligente serviable aimable etc. Les personnages secondaires sont quant à elles (oui plus de règle de masculin, ça change un peu !) bien plus nuancées, imparfaites et attachantes. Elles sont bien représentées, côté ethnie et rôle social.
Le dessin est assez classique, très « comics », et ça m'a fait un peu peur au début. Puis, au fil des pages, je me suis habituée aux traits et j'aime plutôt bien en fin de compte !

Lien : https://littcentcinquante.wo..
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critiques presse (3)
LeMonde   08 avril 2013
"Le meilleur roman graphique que j'aie jamais lu", aurait dit Stephen King de cette série d'anticipation publiée entre 2002 et 2008 aux Etats-Unis sous le label Vertigo de l'éditeur DC Comics.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Sceneario   11 octobre 2012
Les dessins sont suffisamment efficaces pour servir le récit adroitement, l'intrigue évolue tranquillement sur des sentiers ultra balisés par des tonnes de séries et autres histoires à base d'errance.
Lire la critique sur le site : Sceneario
BullesEtOnomatopees   12 octobre 2011
Brian K. Vaughan a fait du beau boulot sur cette série, avec un principe accrocheur, juste ce qu’il faut d’humour et de drame et, bien sûr, beaucoup de suspens. Bouclé en dix tomes, Y : le dernier homme est une série très accessible à découvrir absolument. Et, même s’il faut bien le dire, la fin n’est pas au niveau de ce qu’on pouvait attendre, l’ensemble vaut assurément le détour !
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
WindvaanWindvaan   11 mars 2015
— Va te faire foutre, sale CONNE !
— Attends. Tu dis ce mot avec tant de haine. Sais-tu qu'il vient d'un autre mot qui désigne le sexe de la femme ? Quel dommage de le rendre aussi obscène. "con" est à l'origine un si joli mot, dérivant de Cunina, la déesse romaine des enfants au berceau. Cela signifie omnisciente, toute-puissante.
Mais bien sûr, les hommes ont bien voulu nous voler la puissance inhérente à ce mot et ils en ont fait un tabou.
+ Lire la suite
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zazimuthzazimuth   13 janvier 2018
Un : la plupart d'entre vous, condamnées pour des crimes violents, l'ont été pour avoir voulu se défendre... elles ou leurs enfants... contre un mâle violent.
Deux : celles qui ont tué leur mari ont écopé de peines deux fois plus longues qu'un mari qui tuait sa femme.
Trois : la plupart d'entre vous avaient été condamnées pour des crimes "vénaux", pour avoir volé de quoi nourrir votre famille... et vous pourrissiez en prison tandis que les hommes qui volaient des milliards étaient libres.
Quatre : dans ce seul pays, plus de cent mille femmes étaient incarcérées avant que notre terre-mère se purifie de l'abomination qu'étaient les mâles. Et ces quelques derniers mois, combien de femmes forcées à se droguer ou à se prostituer ont péri piégées derrière des barreaux ? Et au nom de quoi ? Du principe de justice des hommes ?
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BazaRBazaR   17 septembre 2018
— Éloigne-toi de la fenêtre, Yorick !
— Mais qui est-ce qui nous tire dessus ? Des terroristes ?
— Pire... des Républicaines.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   29 août 2014
- Yorick, ce n'est pas parce que tous les hommes sont morts que j'ai envie de brouter de la chatte. C'est la question que tu me posais?
- Tu...euh...Bien toi tu ne fais pas dans la dentelle. Si j'ose dire.
- Tu croyais quoi? Que j'étais Caroline Ingalls de "La petite maison de la prairie"?
- Ben, tu vis à Marrisville quand même.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   28 août 2014
- Ah c'est encore à cause de ce qui est arrivé à cette fille.
- Il ne lui est pas arrivé quelque chose... Je l'ai assassinée.
- Tu as mis fin à ses souffrances. Elle s'accrochait à l'ancien monde. Tu l'as libérée. Il est dommage qu'on ait dû d'utiliser la violence, mais tant qu'il reste un homme sur cette planète, nous sommes obligées de jouer selon leur règles.
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Envie de frissonner, de t'attacher, de rire, d'avoir le coeur brisé ? Bouge pas de ta chaise, j'ai la Saga (haha) parfaite pour toi !
Amateurice de science fiction, ou non, je te paris que cette série de comics saura se trouver une place dans ton coeur, comme elle a su le faire pour moi. C'est pas dur : quand un nouveau tome sort, la terre s'arrête de tourner pour moi tant que je ne l'ai pas dévoré !
Saga c'est le genre de pépites qui sait nous faire frémir de longues années quand on suit sa parution... Alors j'espère te convaincre de t'y plonger à ton tour !
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