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ISBN : 2365771998
Éditeur : Urban Comics Editions (22/03/2013)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 106 notes)
Résumé :
Nous sommes en 2002, et un fléau d'origine inconnue a tué tous les mammifères mâles sur Terre à l'exception d'un maître de l'évasion amateur nommé Yorick Brown et de son singe apprivoisé, Esperluette. Les derniers détenteurs du chromosome Y sur toute la planète tiennent le destin de l'humanité entre leurs mains.

Pour assurer la survie de l'espèce, ils font équipe avec un agent du gouvernement et avec la grande spécialiste en bio-ingénierie au monde, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  03 janvier 2019
Petite baisse de régime pour ce tome 2 de l'intégrale.
Ce n'est pas que le niveau retombe, loin de là. C'est qu'il est difficile de concevoir des arcs toujours renouvelés point de vue originalité à partir d'un scénario pareil.
Je rappelle l'idée générale : tous les hommes sont morts… tous ? Non, il en reste un. Un gamin américain du nom de Yorick qui sort à peine de l'adolescence. Accompagné d'une agente super secret du gouvernement (le Culper Ring, qu'on a aussi vu à l'oeuvre dans le manga City Hall) et d'une spécialiste du clonage, le voilà lancé dans un road movie à traverser les States afin d'atteindre le labo de la doctoresse sur la côte ouest.
Quatre arcs dans ce volume : dans le premier, des agents israéliens (n'oubliez pas que partout ce sont des femmes) tentent de kidnapper le dernier homme sur Terre, alors qu'en parallèle on a l'espoir de voir débarquer d'autres hommes qui étaient stationnés… dans l'espace. On a un beau portrait d'une dingue israélienne ultrapatriote prête à enflammer le Proche Orient afin de maintenir la cohésion de son propre pays. Flippante.
Le deuxième nous fait partager la vie d'une troupe itinérante de comédiennes, alors que la metteuse en scène conçoit un scénario centré sur l'idée du dernier homme. C'est l'arc le plus original du volume, peut-être parce que c'est le moins brutal.
Le troisième arc ne manque pas d'originalité non plus (là, vous vous dites que je racontais des carabistouilles au début) mais il est plutôt violent. C'est une espèce de… thérapie que subit Yorick à son corps défendant.
Le dernier arc revient sur un groupe de nanas qui a bloqué la route qui relie la côte ouest à l'est en Arizona ; des veuves nationalistes, plutôt étatistes défendant l'autonomie de leur État contre le reste des USA (qui ne sont plus « U » pour elles).
Même si cela se tasse un peu du côté originalité – j'insiste, mais c'est peut-être juste l'aspect nouveauté qui a maintenant disparu – on retrouve la patte inimitable et talentueuse de Brian K. Vaughan pour travailler des personnages humains, dépassés par les événements mais avec toujours une plaisanterie en bouche. Ses femmes sont loin d'être devenues des sociopathes en manque de mec – elles sont au contraire nombreuses à trouver Yorick immature – et sont toutes intéressantes à découvrir, même les dingues de la gâchette.
Où cela va-t-il nous mener ?
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Presence
  18 décembre 2014
Ce tome fait suite à No man's land (épisodes 1 à 5) qu'il faut avoir lu avant. Il contient les épisodes 6 à 10 réalisés par la même équipe : Brian K. Vaughan pour le scénario, Pia Guerra pour les dessins, José Marzan junior pour l'encrage, Pamela Rambo pour les couleurs, et JG Jones pour les couvertures. Ces épisodes ont eu le droit à une réédition grand format avec couverture rigide : Y le Dernier Homme, volume 1 contenant les épisodes 1 à 10.
Le temps est venu pour Yorick Brown, l'agent 355, le docteur Allison Mann et Ampersand de quitter Boston, pour essayer de rallier son laboratoire secondaire en Californie. Toujours déguisé avec un masque à gaz, Yorick négocie un voyage en passager clandestin dans un train, dans le fourgon à bestiaux. En effet, il n'y a plus de vols par avion dans la mesure où tous les hommes sont morts, soit 95% des pilotes. le voyage laisse du temps au petit groupe de papoter. Ce moment de convivialité au milieu des bestiaux prend fin quand 2 femmes font irruption pour détrousser les voyageurs. Yorrick est éjecté du wagon, et il se retrouve dans une ville qui semble avoir surmonté la disparition des hommes, en particulier avec le rétablissement du l'électricité. Il est pris en charge par une douce jeune femme prénommée Sonia. Non loin de Boston, le groupe des amazones mené par Victoria continue de pourchasser ce qui est déjà une légende : le dernier homme vivant. Victoria prend un ascendant de plus en plus important sur Hero Brown, la soeur de Yorick.
Avec cette deuxième histoire, le lecteur retrouve les caractéristiques de la série, posées dans le premier tome. En particulier, l'intrigue est plus portée par les dialogues que par l'action, ce qui représente toujours un défi pour le dessinateur, ou ici la dessinatrice. Fort heureusement, il y a une bonne complémentarité entre Vaughan et Guerra, avec le premier qui pense à concevoir des scènes dans lesquelles les personnages sont en train d'agir (gestes du quotidien ou déplacements) pendant qu'ils parlent, et la seconde qui utilise des mises en scène simple (sans être statiques) avec des personnages normaux (sans être fades). Ce dernier point est à la fois un atout pour la série et une limite. C'est une limite parce que sans être fades, les personnages sont peu remarquables, très ordinaires, presque trop ordinaires pour vraiment retenir l'attention sur le plan visuel. C'est un atout parce que le scénario de Vaughan requiert des personnages ordinaires, sans capacités sortant de l'ordinaire, avec un langage corporel normal. Sur ce plan, Pia Guerra s'en sort remarquablement bien, évitant les poses stéréotypées des comics de superhéros. Il n'y a qu'un seul faux pas quand Yorick menace quelqu'un d'un pistolet où il adopte une position à la fois gauche et stéréotypée. C'est un atout parce que cette apparence parfois édulcorée permet de dessiner des éléments provocateurs sans qu'ils n'en deviennent choc en phagocytant la narration ou la sensibilité (les fesses nues de Yorick sont tellement banales qu'elles sont dépourvues de caractère érotique, par contre la situation ne manque pas de piquant). de la même manière les cicatrices de mammectomie des amazones sont dérangeantes par leur présence, par l'acte de mutilation qu'elles évoquent, sans relever du gore ou d'un attrait malsain pour la chair maltraitée. C'est toujours un atout parce que Pia Gerra prend soin de dessiner des femmes avec des morphologies variées, et des expressions nuancées. C'est parfois un désavantage parce que les éléments de décors sont fades, sans texture, trop propres sur eux (même quand ils bénéficient d'une pleine page comme la locomotive).
Brian K. Vaughan ayant présenté ses personnages dans les premiers épisodes, il peut maintenant consacrer son récit à l'intrigue, aux caractères, et à des thèmes abordés avec délicatesse. L'une des grandes réussites sur le plan des personnages réside dans les dialogues qui portent à la fois des informations faisant avancer l'intrigue, et la réaction des personnages traduisant leur état émotionnel. Vaughan évite les états émotionnels exacerbés pour rester dans une palette correspondant à des gens normaux, dans une situation extraordinaire. La seule exception concerne les amazones des féministes jusqu'auboutistes souhaitant l'extermination du genre masculin jusqu'au dernier. Leur forme de fanatisme apparaît d'autant plus déplacée qu'elles s'opposent à Yorick, un homme à l'opposé de tous les clichés de la virilité, un jeune homme digne de respect et simple. Son seul souhait dans un monde peuplé uniquement de femmes est de rejoindre celle qu'il aime.
De page en page, le lecteur peut apprécier l'humour taquin de Vaughan, que ce soit quand Yorick se fait rembarrer parce qu'il a demandé son âge à une femme, ou quand Sonia lui indique de quelle couleur est sa culotte. Il peut se laisser porter par l'intrigue avec une scène relative au talisman du docteur Frozan Hamad, et les agissements de Alter Tse'elon, la poursuite dont Yorick fait l'objet, et la rencontre entre Hero et son frère. Il peut apprécier les clins d'oeil à différentes formes de cultures populaires, de David Bowie et L'homme qui venait d'ailleurs, au voyage des clochards itinérants à bord des trains au début du vingtième siècle (avec les brigands attaquant les plus démunis).
Il est aussi possible de s'imprégner des problématiques que Vaughan met en scène le plus naturellement du monde à partir du postulat de départ (la disparition de la population mâle). Ainsi le lecteur pourra apprécier la brutalité des questions de Victoria ("Te souviens-tu de la première fois où tu as vu son pénis ?") qui font prendre conscience d'une facette de la relation homme/femme. La question facétieuse relative à la couleur de la culotte de Sonia évoque la fonction de séduction de la lingerie. En avançant encore, le lecteur prend conscience que ce monde de femmes doit repenser les fondements de la société, ses principes de base. À ce titre, l'exemple de démocratie dans la petite communauté de Marrisiville (Ohio) est édifiant. Comment accepter et intégrer la possibilité d'une rédemption, et donc laisser une seconde chance à des individus ayant fauté aux yeux de la société ? Faut-il penser comme 1 ou 2 personnages que le crime est masculin ? Quelle forme de justice adopter dans un monde condamné (pas d'homme, pas de naissance, pas de renouvellement de la population) ? Vaughan réussit également à intégrer un regard complexe sur l'influence d'un individu sur un autre par l'entremise de la relation entre Victoria et Hero Brown. La disparition soudaine des hommes sert de révélateur des conséquences d'une société historiquement dominée et conduite par les hommes.
Après un tome d'introduction sympathique, Brian K. Vaughan prouve au lecteur toute la richesse thématique de cette situation extraordinaire et catastrophique, sans rien sacrifier de l'intérêt de l'intrigue. Pia Guerra prouve que son style banal et commun est bien adapté à la nature du récit, même si il peut paraître fade sous certains aspects.
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jamiK
  04 mai 2019
J'attendais beaucoup de cette série culte mais la lecture de ce second tome conforte la déception de ma lecture du premier tome. J'ai eu l'impression que cette bande dessinée reluquait beaucoup trop du côté des série TV, dans le style, la narration, le rythme, en oubliant tout ce que le médium bande dessinée peut apporter d'intéressant, comme si c'était une série TV mise en bande dessinée. du coup les défauts n'en paraissent que plus criant, une colorisation qui n'est qu'un simple coloriage, uniquement des plans sur les personnages, peu de décors, une uniformité des planches, des personnalités très caricaturales, beaucoup de clichés, des chapitres dont l'intérêt n'est que de rallonger la sauce, toujours les mêmes situations qui reviennent… Tous ces défauts ont eu la conséquence d'altérer mon intérêt, j'ai fini par m'ennuyer. Mais ce qui me dérange le plus, c'est que cette série, voulant mettre en avant les femmes n'évite pas les écueils du sexisme passif, les femmes sont incapables de s'organiser sans les hommes, ce sont souvent des folles hystériques, et les tergiversations érotiques tombent souvent dans le porno vu par les puritains américains (les tétons des femmes sont dessinés avec une retenue ridicule et la scène SM fait penser à un mauvais film érotique). L'idée globale fonctionne, mais c'est à peu près tout, je n'arrive pas à accrocher au récit, je ne lirais pas la suite.
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DarkHawk
  09 décembre 2012
Après un long et dangereux voyage, Yorick et l'agent 355 ont retrouvé le Dr Mann. Mais malheureusement le laboratoire de celle-ci part en fumée, incendié par un ennemi invisible.
Heureusement, le Dr Mann a stocké des échantillons de secours de ses recherches en Californie. Voilà donc nos trois comparses repartis sur les routes (ou plutôt sur les rails) dans l'espoir fou de sauver l'espèce humaine.


Je me replonge dans les aventures de Yorik. En temps qu'homme, on s'identifie rapidement au héros de cette histoire. Etre le seul homme entouré de femmes... On imagine facilement cette vie comme un paradis mais rapidement, à la lecture de "Y, le dernier des hommes", on comprend que ce serait plutôt un cauchemar.
Yorik n'a plus la possibilité de vivre sa vie. Pour certaines il est le dernier espoir de l'humanité, pour d'autres le dernier oppresseur à éliminer.
Par rapport au premier tome, l'histoire s'accélère. Yorik est de plus en plus attachant, il gagne en profondeur.
L'histoire est passionnante, et on se surprend à retenir son souffle dans certaines passages.
En plus de l'aspect divertissant, cette oeuvre soulève de nombreuses questions au fil des pages. Les réactions des différents protagonistes sonnent juste et font froid dans le dos.
Pour conclure, un roman graphique qui tient ses promesses. Intéressant et passionnant ! A ne rater sous aucun prétexte !
Note : 8,5/10
Lien : http://www.les-mondes-imagin..
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loreleirocks
  08 décembre 2013
Bon alors, ce tome 2 m'a tout aussi divertie, mais beaucoup moins fait rire.
Confrontation entre Yorick et les Amazones, et un groupe très particulier de femmes. Pour ne pas spoiler, je ne m'étend pas sur le sujet.
Un sérieux coup d'irritation sur les points de vues et attitudes adoptées par les groupes de personnages. Trop de raccourcis: Yorick en étant attachant reste bêtement macho, ce qui souvent découle de maladresse, pas forcément de principes, ou peut-être de "coping mechanisms"... Qui sait. Là où c'est pénible, c'est dans la caractérisation des Amazones et du groupe de femmes également en question. Sérieux, elles sont macho, pas d'autre mot, désolée, et le terme de "bra bruners" (okay, on ne le trouve qu'une fois) collé aux Amazones (humour par rapport à leur sein unique?) me fait grincer des dents puisque qu'il est ici adressé aux Amazones, extrêmistes sectaires, allumées et machos (il en faut bien pour remplacer les mâles), et qu'il fait normalement référence au mouvement pour les droits de la femme... Aïe.
Bon, peut-être que je m'emballe un peu... il s'agit après tout d'un comic drôle et divertissant. Pas d'une publication universitaire...
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   03 janvier 2019
— Tu sais qui était la plus célèbre des actrices du temps de Shakespeare ?
— C'est une question piège. Il n'y avait pas d'actrice du temps de Shakespeare.
— Exactement. Les femmes étaient privées de scène, et les hommes devaient tout jouer.
— Tu sais, Edie, on a toutes fait un peu d'histoire de l'art.
— Alors tu sais ce qui a également marqué le temps de Shakespeare. Tu sais ce qui a fermé tous les théâtres et tué des millions de personnes.
— La peste noire.
— Dans le mille. Et quand la peste noire a-t-elle finalement disparu? 1670... juste après avoir autorisé les femmes à remonter sur scène.
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BazaRBazaR   30 décembre 2018
Attention hein, je suis toujours prêt à filer un coup de main. Mais ma devise, ça a toujours été "à peu de pouvoirs, peu de responsabilités".
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   29 août 2014
- La "marge de manoeuvre" n'est pas le point fort des ingénieurs russes.
- Comment savoir si le propergol a attaqué l'architecture du soyouz, alors?
- On n'en sera certains que si la cabine explose en entrant dans l'atmosphère.
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   30 août 2014
- C'est Shakespeare que a consacré l'expression, vous savez? "Chasser l'oie sauvage". A l'origine, elle désignait un chemin imprévisible emprunté par un individu, lui-même suivi par un autre... jusqu'à ce que le premier soit inévitablement rattrapé. Mon époux aimait rappeler que son usage actuel n'est qu'une mésinterprétation pessimiste de...
- Assez ! Voilà des mois que vous m'assommez d'anecdotes pédantes, sans me donner aucune information utile. J'ignore même votre nom.
+ Lire la suite
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   30 août 2014
- Tu vois ma chérie? Assommer quelqu'un...même un civil...n'est pas aussi simple qu'ils le font croire à la télé.
- Je vois. Pourquoi elle ne fait pas la morte?
- L'instinct de survie est une saloperie. Le cerveau veut que le corps reste debout, qu'il continue à se battre.
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Videos de Brian K. Vaughan (37) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brian K. Vaughan
Envie de frissonner, de t'attacher, de rire, d'avoir le coeur brisé ? Bouge pas de ta chaise, j'ai la Saga (haha) parfaite pour toi !
Amateurice de science fiction, ou non, je te paris que cette série de comics saura se trouver une place dans ton coeur, comme elle a su le faire pour moi. C'est pas dur : quand un nouveau tome sort, la terre s'arrête de tourner pour moi tant que je ne l'ai pas dévoré !
Saga c'est le genre de pépites qui sait nous faire frémir de longues années quand on suit sa parution... Alors j'espère te convaincre de t'y plonger à ton tour !
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