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EAN : 9782367321578
320 pages
Editions Chandeigne (16/05/2018)
4.3/5   5 notes
Résumé :
Willem Barentsz fit trois tentatives infructueuses, en 1594, 1595 et 1596, pour trouver le passage du nord-est vers la Chine, qui ne sera finalement franchi que trois siècles plus tard. Lors de la troisième, Barentsz et ses compagnons découvrirent le Spitzberg et l'île aux Ours (Bjornoya), avant d'être pris par les glaces à la pointe septentrionale de la Nouvelle-Zemble (Novoya Zemlya), par les 76°N.
Les marins durent hiverner neuf mois dans un cabane qu'ils ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Nous sommes en 1871. Un capitaine norvégien découvre à la pointe septentrionale de l'île de Nouvelle-Zemble, vers les 76°N, les vestiges d'une cabane abandonnée. A l'intérieur, des objets vieux de trois siècles. Ils appartiennent à l'expédition de Willem Barentsz. Aucun marin sans doute ne s'était aventuré à de telles latitudes avant lui.

Qui était Barentsz, ce navigateur hollandais qui a donné son nom à la mer située au nord de la Russie et de la Norvège ?
En 1594. Philippe II d'Espagne, en guerre contre les Provinces-Unies, ferme les ports portugais aux navires des hérétiques du Nord. Voici les Hollandais obligés de chercher le passage du nord-est pour accéder aux épices des îles des Moluques par la Chine.
Barentsz organise entre 1594 et 1587 3 expéditions pour trouver ce passage. Il découvre l'archipel du Svalbard et explore la côte de Nouvelle-Zemble. Arrivé au 76° de latitude nord, son navire est pris en étau par les glaces au mois d'août 1596. Commence alors pour la vingtaine de marins de l'expédition une lutte dantesque pour conserver la vie au milieu des "glaçons" et des ours polaires et espérer revoir un jour le port d'Amsterdam.
Le récit de ces 3 expéditions n'est pas rédigé par Barentsz qui y perdit la vie mais par Gerrit de Veer, l'un des marins de l'équipage.
Comme beaucoup de journaux de bord, on peut trouver ce récit un peu aride et économe en émotions. Pas le temps pour ces marins de s'extasier devant le paysage, lequel n'a d'ailleurs pas encore été inventé ! Les deux premières expéditions se déroulent sans trop d'incidents : on croise quelques navires, des autochtones, on fait de nombreux relèvements… Mais les choses se corsent quand le navire atteint la pointe septentrionale de la Nouvelle-Zemble. Bloqués par les glaces, les marins se retrouvent naufragés comme Robinson Crusoé, il faut prélever les matériaux du navire, construire une cabane, lutter contre les ours qui pullulent dans la région, se battre contre le froid et le scorbut. C'est à partir de ce moment que le récit prend une tournure épique !
Cette édition de poche est très agréable car bien documentée et agrémentée de nombreuses gravures et cartes qui accompagnèrent les premières éditions de ce récit à partir de 1598.
Un livre prenant qui doit garnir absolument les bibliothèques des amateurs de récits de navigation, et que j'ai trouvé, eh oui, plus passionnant que les relations plus prestigieuses des Colomb et autres Pigafetta !
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