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ISBN : 9791092530407
Éditeur : Revue dessinée (18/10/2017)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Jeanne d'Arc, Molière, Marie Curie, l'historien Jules Michelet et le général républicain Alexandre Dumas dérobent sur l'île d'Yeu le cercueil du maréchal Pétain, embarquant son occupant dans une folle équipée à travers la France. Chemin faisant, ils croisent de nombreux habitants, un réfugié politique, le Soldat inconnu et, peut-être, Vercingétorix. Passant par Carnac, Calais, Paris, Reims, les bords du Rhin, Solutré, les Alpes, Marseille, Carcassonne, Lascaux et le... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  09 novembre 2017
LES DÉBUTS DES ORIGINES... ET RÉCIPROQUEMENT !
L'histoire de France, c'est quoi ? Ça commence quand ? A quoi cela sert (ou dessert) ? Comment en a-t-on parlé et comment encore pouvoir en parler aujourd'hui ?
C'est à ces questions-là ainsi qu'à quelques autres que l'historien Sylvain Venayre, professeur à l'université de Grenoble et spécialiste, entre autres choses, du voyage au XIXème, se propose d'apporter quelques lumières. Ainsi, cette Bande-dessinée documentaire destinée à un public large tout en tâchant de maintenir un bon niveau d'explication va tenter de répondre, avec les moyens et les connaissances les plus actuelles sur cette thématique Ô! combien sensible de notre culture, à des questions relevant pour ainsi dire des domaines de l'histoire de l'histoire ainsi que, dans une certaine mesure, de philosophie de l'histoire. Mais que cela n'effraie ni ne repousse le potentiel lecteur : à condition d'être un tant soit peu attiré par l'histoire de notre pays, la mise en page, le parti pris narratif ainsi que les planches au dessins très vif et contemporain d'Etienne Davodeau, déjà auteur d'un certain nombre de BD du genre, parmi lesquelles le très prenant "Un homme est mort" ou, plus récemment, "Cher pays de notre enfance : Enquête sur les années de plomb de la Ve République".
Ainsi allons nous suivre les pérégrinations ainsi que les discussions à bâtons rompus de six drôles de personnages (rejoints un moment par un septième, le plus célèbre des anonymes de l'histoire moderne...), visitant l'un après l'autres des hauts lieux de l'histoire de notre pays dans l'espoir très douteux d'y découvrir LE lieu de son origine.
Ces six personnages sont rien moins que le célèbre historien du XIXème siècle Jules Michelet, accompagné de la paysanne-guerrière Jeanne d'Arc, de la grande scientifique et deux fois prix Nobel Marie Curie, du père et grand père de deux écrivains parmi les plus célèbres de notre littérature, le Général révolutionnaire Thomas-Alexandre de la Pailleterie dit Alexandre Dumas, le premier de cette lignée mais aussi le plus oublié, un certain Jean-Batiste Poquelin, évidemment plus connu sous le pseudonyme de Molière, comédien et dramaturge de son état ainsi qu'un drôle de citoyen, si l'on peut dire : après un passage par l'île d'Yeu, nos cinq compères se sont encombrés d'un cercueil dont l'occupant refuse à tout pris de sortir et d'approuver, en rien, les conclusions des autres... un certain Maréchal Pétain de sombre mémoire !
C'est à partir de la vision de ce dernier que la controverse peut prendre forme. le discours de l'homme de la collaboration, très idéalisé, très politisé, rétrograde et la plupart du temps faux, une fois confronté à l'épreuve des faits, relève en effet d'une certaine idée de l'histoire, celle du fameux "Roman National" dont il est à nouveau question ces temps-derniers, de celle d'un pays qui commencerait, selon les époques, les intérêts du moment, les entames de recherches plus ou moins scientifiques aussi, à la défaite de Vercingétorix à Alésia, au baptême de Clovis à Reims, à la révolution communale du moyen-âge, à la résistance de Jeanne d'Arc face aux anglais ou, plus près de nous, à la Révolution Française.
Mais, comme le rappelle avec à propos le Jules Michelet de l'album - lequel est, on s'en doute, la "caution" historique de l'ensemble, le "professionnel" aux jugements réfléchis et étayés par les faits et les recherches - il ne faut pas confondre histoire et légende (tel est, pour partie, le cas du fameux baptême de Clovis dont l'historicité telle qu'elle nous a été transmise suscite de nombreux problèmes factuels), pas plus qu'il ne faut oublier qu'origine et début ne sont pas de parfaits synonymes.
En examinant ainsi un certain nombre d'événements relevant souvent bien plus de l'image d'Épinal ou de la pure propagande d'une époque, y compris "républicaine", (parfois demeurée intacte jusqu'à nos jours), Sylvain Venayre nous rappelle que "notre" histoire de France est loin d'être aussi simple que ces quelques centaines de dates prises ici ou là selon les besoins politiques et sociologiques du moment, des antiennes répétées jusqu'à plus soif - "nos ancêtres les gaulois", "la terre ne ment pas", que la France s'est faite à l'intérieure de frontières "naturelles", etc -.
Une rencontre inattendue va intervenir au fil de cette balade : l'arrivée inopinée mais enrichissante du "fameux" soldat inconnu. Il va ainsi rappeler que l'histoire n'est pas faite que de grands personnages, de dates indélébiles, de guerres entre nations mais aussi des us, croyances et coutumes des populations au cours des âges, de leur participation directe ou indirecte à ces moments supposés significatifs de l'histoire.
Identiquement, nos bizarres routards vont croiser un migrant syrien aux abord de Calais, rappelant ainsi que nous ne sommes pas fait que d'une pièce, que notre langue est un joyeux mélange d'apports culturels divers, que notre pays s'est toujours enrichi, au cours des âges, de la diversité, de toutes les diversités. C'est aussi un moyen, pour les auteurs, de montrer que l'étude de l'histoire ne rime pas, surtout pas, avec passéisme. Qu'au contraire, une étude approfondie des temps antérieurs aux nôtres, pourvu que cela soit mené avec sérieux et toute l'objectivité possible, permet de mieux comprendre notre présent et peut-être même de mieux parvenir à dépasser les défis des années à venir.
Les discussions largement ébauchées dans cette première partie, originale, plaisante, quoi que parfois un peu didactique (mais est-il possible de faire autrement ?) sont reprise et développée dans la seconde, moins importante en page mais pas en contenu, sous forme de dossier thématique, complétant et consolidant les remarquables planches d'Etienne Davodeau. On peut aussi s'étonner de voir notre cher Molière se voir ici essentiellement cantonné à un rôle de bouffon, provocateur et un peu inconsistant, presque "beauf" par certains aspects, surtout utile pour tenter d'amener un peu de légèreté dans le fil d'un contenu assez dense, critique. Quant à Marie Curie, elle intervient presque uniquement comme caution féministe née en dehors de nos frontières mais légèrement harpie sur les bords (même si les remarques qu'elle fait sur la place laissée aux femmes dans l'histoire "officielle" sont particulièrement justifiées), ce qui est aussi une manière de réduire les femmes, derrière toute la bonne volonté du monde. Enfin, on pourra éventuellement reprocher aux auteurs de faire eux-mêmes ce qu'ils reprochent si fortement aux générations passées, c'est à dire de faire de l'Histoire un lieu éminent de politique, de dogmatisme, d'idéologie, quand bien même les conclusions de leur propre vision de notre histoire aboutiraient à des résultats diamétralement opposés à ceux de temps plus anciens ou de discours politiques, passés et présents, des plus rances (représentés, on s'en doutera, par celui qui gît et refuse de sortir de son cercueil). Un certain manichéisme formel aurait peut-être pu être évité, à défaut d'un engagement humain et philosophique parfaitement audible et sans surprise lorsqu'on connait un peu le parcours de ces deux auteurs. L'autre écueil pourrait être celui du relativisme absolu à force de tout reprendre de zéro, de tout rendre relatif (à son temps, à une certaine lecture, à des intentions, etc). Nous n'y sommes pas, mais la ligne n'est pas si éloignée... Une fois dépassés ces quelques défauts (relativement réduits dans le corps du textes, même s'il posent divers problèmes plus larges), l'ouvrage se lit avec un réel bonheur, pose toutes sortes de questions fondamentales sur la perception de "notre" histoire, sur la manière que nous avons de l'enseigner, sur l'importance de l'imagerie dans notre perception du fait historique, sur les souvenirs que nous gardons de cet enseignement. Ils permettent aussi de réparer quelques injustices ou de corriger bien des invraisemblances pourtant considérées comme évidentes, etc. Ce volume des Origines (n'y sont, bien entendu, pas oublié les traces laissées par les hommes du néolithique, les chasseurs-cueilleurs, les premiers agriculteurs de l'ère des mégalithes, les celtes de l'âge du bronze, etc), c'est aussi une fable sur les origines de l'étude historique, de son utilité et de son utilisation par les uns ou par les autres. Qui a commencé ? Mais César, bien sûr ! Hum... Est-ce si évident ?
Projet réalisé au sein de "La revue dessinée" des éditions "La Découverte", ce premier volume prometteur devra toutefois être confirmé par les ouvrages à suivre : vingt volumes sont en effet prévus qui devront constituer cette collection "Histoire dessinée de la France". Ce travail n'avait jamais été réédité depuis la fameuse "Histoire de France en Bande-dessinée", créée vers la fin des années 70 par les éditions Larousse et qui souffrait, au-delà de ses diverses qualités, de reprendre sans grand recul tous les poncifs, images d'Épinal de ce Récit National sujet de toutes les critiques, de toutes les controverses. Un ouvrage qui se situe dans la lignée de l'évolution actuelle de la recherche historique et que l'on peut aussi retrouver, avec d'autres focus, dans l'excellent ouvrage réalisé sous les auspices de Patrick Boucheron, l' "Histoire mondiale de la France".
Le prochain volume prévu ce mois de Novembre sera donc consacré aux gaulois, nos chers ancê... Ah, mais non !
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Garoupe
  15 janvier 2018
Histoires de France ? Histoire de symboles !
La notion d'histoire de France est aujourd'hui un enjeu essentiel du sens de l'évolution de la société française. Sylvain Venayre, historien, et Etienne Davodeau, dessinateur, sont les deux hommes à la baguette pour lancer ce beau projet d'histoire dessinée de la France prévu en 20 tomes. Sur le principe, chaque tome verra un autre duo traiter le thème choisi : forcément un auteur de bande dessinée accompagné d'un historien, d'un chercheur, d'un spécialiste…
Pour ce premier tome, les deux auteurs s'attaquent aux origines, comme son titre l'indique, de cette histoire de France qui est au centre des préoccupations des historiens autant que des penseurs contemporains, philosophes, essayistes, polémistes…
Les auteurs mettent en scène quelques figures françaises dans le cadre d'un voyage en combi à travers la France : Jeanne d'Arc, Molière, Marie Curie, Jules Michelet et le général Alexandre Dumas. Ces cinq figures « tutélaires » se retrouvent accompagnées par la Maréchal Pétain qui ne sortira pas de son cercueil…
Au cours de leurs pérégrinations, ils vont se rendre de l'Ile d'Yeu à Gergovie en passant par Carnac, Calais, Paris, Reims, Huninge, Solutré, Bourg-Saint-Maurice, Marseille, Carcassonne et Lascaux. Chaque étape de leur périple est l'occasion d'aborder ce qui pourrait être l'origine de la France.
Les conclusions auxquelles les auteurs font parvenir leurs héros rejoignent ou s'inspirent ou s'inscrivent dans la lignée des plus récentes productions d'historiens tels que Patrick Boucheron. La France n'a pas une et une seule origine, aussi loin tenterait-on de remonter, mais de multiples racines. Tel un arbre, l'histoire de France plonge ses racines à différentes profondeurs, comprenez époques, et chaque racine apporte de la sève dans les branches d'un bel arbre au couleurs variées et harmonieuses.
Au-delà de cet éclectisme, l'autre grand enseignement de cette bande dessinées est que l'histoire qui devrait n'être qu'une question de faits et d'interprétation de ces faits est devenue une affaire de symboles et d'utilisation des faits et des interprétations.
Faire se retrouver au XXI° siècle pour une balade motorisée les cinq (six avec Pétain pour donner la réplique nationaliste) personnages choisis fonctionne admirablement bien pour permettre aux auteurs de faire appel à des niveaux de connaissance ou des capacités d'interprétation différentes et cohérentes à chaque fois avec l'époque d'où viennent les personnages.
Cet album, je suppose que les suivants ne feront pas exception – je n'ai pas encore lu le tome 2, est accompagné en fin de volume d'une petite biographie des cinq protagonistes, d'une explication ou d'une mise au point concernant les choix narratifs et historiques faits par les auteurs.
Bref, ce premier volume est à la fois une relecture nécessaire de l'histoire de France, chacun étant libre d'y adhérer ou non, mais qui interroge forcément le lecteur et le pousse à se poser de bonnes questions sur certaines idées reçues, sur l'usage ou l'abus d'usage qui peut être fait des faits historiques et de la charge symbolique que chaque partisan de telle ou telle lecture de l'histoire de France est susceptible d'y mettre ainsi qu'un vibrant appel à la tolérance et à l'ouverture d'esprit.
Lien : https://wp.me/p2X8E2-Vn
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Aifelle
  12 janvier 2018
C'est le premier tome d'une série qui en comportera vingt. Quatre volumes par an, deux volumes en automne, deux au printemps. A chaque fois, un auteur et un dessinateur différents qui ont carte blanche sur la manière de traiter leur sujet.
Dans ce volume de présentation, les auteurs se sont amusés à réunir pour un road-movie Jules Michelet, l'historien, Molière, Marie Curie, Jeanne d'Arc, le général Dumas (père d'Alexandre). le voyage commence par "l'emprunt" du cercueil du Maréchal Pétain à l'île d'Yeu. le maréchal ne sortira pas de son cercueil, mais mettra son grain de sel dans toutes les conversations.
Leur périple les mènera dans les différents lieux supposés à l'origine du "roman national" et ce sera l'occasion à chaque fois de battre en brèche les idées reçues, la manière dont les époques successives revisitent l'histoire, le tout avec un humour bienvenu, mais le fond du propos est solidement étayé. Jules Michelet est bien sûr la caution historique du périple et il remet en perspective les différentes visions des uns et des autres. Ils iront de Carnac à Calais, puis Reims, Marseille, la grotte de Lascaux, la roche de Solutré etc .. etc ..
Les anonymes ne sont pas oubliés dans la personne du soldat inconnu qui va les suivre quelques temps.
J'ai apprécié cette manière ludique de présenter l'histoire, le choc entre des personnages ayant vécu à des époques très différentes créé des confrontations enrichissantes. Pour moi, c'était une révision salutaire d'un certain nombre d'évènements. La bande dessinée occupe les trois-quarts du volume et à la fin un dossier thématique reprend un à un les évènements évoqués en les recontextualisant dans leur temps et à la lueur des connaissances d'aujourd'hui. Sans oublier une évocation de la préhistoire et de la géographie.

Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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Melcleon
  08 janvier 2018
Faire se rencontrer en 2018 et converser comme de bons amis Jeanne d'Arc, Molière, le général Dumas (le père d'Alexandre Dumas "Père"), Michelet, Marie Curie et Pétain (dans son cercueil mais vivant...), il fallait oser. Et pourtant, magie de la BD, ça fonctionne parfaitement. Et si la situation est quelque peu surnaturelle, les propos échangés, eux, ne détonnent pas dans la bouche de chacun des personnages. Il faut dire que ces propos, sérieux mais non dénués d'humour, loin de là, ont été imaginés par un historien, en tenant compte des connaissances présentes : l'histoire, comme toute science, n'est pas figée et ce qui était communément admis il y a un siècle a pu se révéler faux, ou du moins contestable, à la faveur des recherches entreprises et surtout des découvertes faites depuis (et cette assertion est transposable à toutes les époques, y compris l'actuelle).
Ce livre est bien plus qu'une BD, pour plusieurs raisons : primo, les planches dessinées par Étienne Davodeau, auxquelles on peut limiter sa lecture (mais ce serait dommage), sont suivies de textes dus à Sylvain Venayre, l'historien, brèves monographies consacrées aux personnages cités plus haut ou à des thèmes plus généraux en rapport avec le sujet abordé dans le volume. Car, secondo, ce volume, "Les origines", inaugure une série de 20 tomes qui couvriront la totalité de l'histoire de France. Vaste mais alléchant programme...
Pour tenter de cerner les origines de la "nation" française, nos six héros, à bord d'un fourgon conduit par Michelet ou Marie Curie, Pétain à l'arrière dans son cercueil (qu'ils ont extrait de son tombeau de l'île d'Yeu) et refusant d'en sortir, sillonnent le pays, faisant halte à des endroits où l'on pourrait symboliquement situer la naissance ou les frontières de la France : Carnac, Reims, le Rhin, Calais... Ils y rencontrent des hommes et des femmes du XXIe siècle avec qui ils peuvent compléter leur définition de "la France".
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lecottageauxlivresFanny
  29 décembre 2017
Jeanne d'Arc, Molière, Marie Curie, l'historien Jules Michelet et le général républicain Alexandre Dumas volent le cercueil du maréchal Pétain. Ils commencent alors un tour de France pour remonter le temps et chercher les origines de la France entre mythes et vérités. Ces personnages glorieux et Pétain, refusant de sortir de son cercueil, débattent et tentent de mieux comprendre l'Histoire de notre pays avec l'aide précieuse de Jules Michelet qui joue le rôle du guide et du professeur.
Cherchant les traces des origines de la France, ces compagnons de voyage font des haltes à Carnac, Reims, Marseille, Paris, la grotte de Lascaux, la ligne Maginot, la cité de Carcassonne, Gergovie ou encore la Roche de Solutré comme une sorte de pèlerinage sur les traces de nos Ancêtres aux mille visages. Durant leur voyage, ils rencontreront les Français anonymes d'hier et d'aujourd'hui, ceux dont a oublié le nom mais qui ont participé et participent encore à L Histoire. le soldat inconnu quittera sa tombe sous l'Arc de Triomphe pour les poursuivre en moto et Ziad, un syrien, cherchera à se cacher dans leur camionnette à Calais.
Ils font le tri entre toutes les grandes dates et événements majeurs qui marqueraient le début de l'existence de la France. Les origines de notre pays seraient bien plus complexes que tous les symboles que l'on apprend à l'école. le récit de la Nation ne peut se limiter aux Gaulois, à la colonisation grecque, au baptême de Clovis ou à la conquête romaine.
Jules Michelet, porte parole de Sylvian Venayre, montre à la joyeuse équipée et aux lecteurs les petits arrangements avec L Histoire : le casque avec les ailes, symbole des Gaulois, date en vérité de l'Age de Bronze. Mais en ces temps où certains s'approprient L Histoire et la déforment à des fins politiques, ils attirent notre attention sur l'utilisation des images et du récit fantasmé d'un pays.
Cette bande dessinée est un véritable bonheur de lecture. Sylvain Venayre et Etienne Davodeau nous proposent une nouvelle vision de notre Histoire riche et complexe. Les dessins d'Etienne Davodeau sont lumineux et mettent en valeur la beauté des paysages français. Les textes de l'historien Sylvain Venayre sont riches et instructifs. J'ai appris une foule de choses ! La fin de la bande dessinée propose également des pages consacrées à chaque personnage, aux origines de la France et à L Histoire des images.
D'autres bandes dessinées créées par le duo d'un dessinateur et d'un historien parcourant toute l'Histoire de la France sont déjà annoncées et celle sur Les Gaulois est déjà disponible.
Je remercie Babelio et les Editions La Revue dessinée.
Lien : http://lecottageauxlivres.ha..
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critiques presse (6)
NonFiction   21 novembre 2017
L’Histoire dessinée de la France marque une nouvelle étape entre neuvième art et Histoire. Elle complète l'enseignement proposé jusqu’au baccalauréat.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Bedeo   15 novembre 2017
Premier tome de la très attendue Histoire dessinée de la France, La balade nationale questionne l’Histoire de France à travers un récit audacieux.
Lire la critique sur le site : Bedeo
Sceneario   13 novembre 2017
C’est vraiment une belle occasion de prendre du recul sur notre vision du récit national. Vous trouverez ici les origines de la France comme vous ne les avez jamais vues ni jamais lues. Une prouesse remarquable !
Lire la critique sur le site : Sceneario
BulledEncre   06 novembre 2017
Un très beau travail, à suivre, pour les amoureux d’Histoire et pour les curieux de toutes sortes.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
LeMonde   06 novembre 2017
Entre road-trip (sur les routes de l’Hexagone) et huis clos (dans l’habitacle d’un Renault Trafic), ce récit met en scène six figures historiques, revenues à la vie.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Culturebox   20 octobre 2017
Pour raconter ce premier opus intitulé "La Balade Nationale", le dessinateur Etienne Davodeau s'est associé avec l'historien Sylvain Venayre.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Erik35Erik35   09 novembre 2017
Un gendarme - Je... Je savais pas qu'il y avait eu des généraux euh... Noirs, dans la révolution...

Le Général Dumas - Eh bien il y en avait au moins un et vous l'avez devant vous, les Jean-Foutre ! Alors du respect !

Un gendarme - A vos ordres, mon général...
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Erik35Erik35   09 novembre 2017
L'histoire, qui est le juge du monde, a pour premier devoir de perdre le respect.

[citation de Jules Michelet dans son "Histoire de France", tome 10, reprise ici p 107]
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ElyanElyan   25 décembre 2017
Dalou ne cherche pas un point d'équilibre. Sa république est en mouvement. Tout le contraire de certaines sculpturs inertes.
Dalou veut dire que la république n'est pas une chose accomplie... Sa statue n'est pas seulement guidée par la liberté, mais aussi par la justice et le travail.
Dalou avait participé à la commune de Paris en 1871, il imagine une république qui est une promesse d'égalité.
A l'inverse, la statue de la place de la république, où la république est grande, oui... mais sans mouvements, et fondée seulement sur le suffrage universel, sans perspectives explicites de progrès social.
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ElyanElyan   25 décembre 2017
- Hop hop hop ! Ils transportent quoi, là, un cercueil ?
- C'est interdit ?
- S'il est vide, non.
- (Pétain, de l'intérieur du cercueil) Et s'il est occupé par quelqu'un qui y reste de son plein gré, ça vous pose un problème, gendarme ?
- Euh... Je... C'est une situation inédite... Mais euh... je suppose que non...
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Sylvain Venayre et Etienne Davodeau - La balade nationale : les origines
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