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Anaïs Bouteille-Bokobza (Traducteur)
EAN : 9782266315364
320 pages
Pocket (01/04/2021)
3.64/5   76 notes
Résumé :
Teresa et Angelina sont deux soeurs que tout oppose : Teresa est délicate et silencieuse tandis qu’Angelina, sa soeur cadette, est impertinente et curieuse. Toutes deux grandissent dans l’Italie des années 1940, au coeur des Pouilles, entourées de leur père et de leur mère Caterina, à la beauté incomparable.
Lorsque leur père part à la guerre, leur mère comprend que cette beauté sera sa principale arme pour subvenir à leurs besoins. Elle cède alors à un terr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
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Jeanfrancoislemoine
  03 avril 2021
Après avoir beaucoup apprécié " Une famille comme il faut " , c'est avec gourmandise que je me suis précipité vers " La liberté au pied des oliviers " dès sa sortie en livre de poche et j'avoue , d'ores et déjà , que mon commentaire ne va en rien aller à l'encontre de ce que je pensais de l'opus précédent de Rosa Ventrella .
Premier élément de séduction , encore une nouvelle superbe couverture avec ces deux jeunes filles courant vers un horizon barré par un obstacle naturel bien imposant ....Une impossible fuite ?
Ensuite , bien entendu , il y a le cadre et quel cadre : un pauvre village des Pouilles , près de Lecce , dans les années 40 . Une société villageoise matriarcale qui doit faire face aux difficultés de la vie quotidienne en l'absence des hommes partis à la guerre . Parmi toutes ces femmes , Caterina " se bat " avec ses moyens pour assurer sa " survie " et celle de ses deux filles , Teresa et Angelina , aussi différentes l'une de l'autre que peuvent l'être " l'eau et le feu" mais vibrant l'une pour l'autre d'un indéfectible amour .
Et il en faut de l'amour pour survivre dans un tel monde de misère , un monde quasi - féodal sur lequel règne en maître l'implacable et cruel baron Personé ...Oui , années 40 !!!
Et puis , comment vivre ou survivre dans un lieu où les volets cachent des regards avides de racontars , où la honte s'abat subitement sur celui ou celle qui n'y prend garde , où la malédiction , " la malalegna " , modifie à sa guise le destin des familles ? Un village de sorcières ? Pas tout à fait , mais pas loin ...
Et lorsque Nardi' , le mari de Caterina revient , d'autres combats , plus intimes et sournois mais tout aussi ravageurs éclatent...
Quitter cette condition misérable, oui , mais à quel prix , vers quel horizon ? Les caractères opposés des deux soeurs leur permettront- ils de trouver le bon chemin , celui du bonheur ?
Ce roman est " aride " comme l'est le sol misérable des Pouilles où il s'agit plus de " sauver sa peau " que de s'épanouir, et l'écriture et le style " collent " vraiment au sujet , les mots prennent tout leur sens et le récit ne laisse que très rarement " suinter " un peu , juste un peu de sourires ou d'insouciance , tout est superbement grave , superbement vain , superbement entravé dans le sol caillouteux ...Sans répit..
C'est un roman poignant qui ne verse pourtant pas dans le pathos et qui nous semble d'autant plus crédible , d'autant plus proche de nous que la narratrice est l'une des deux soeurs elle - même , une jeune fille dont le regard ne manquera pas de nous émouvoir tant par les images qu'elle décrit que par les sentiments qu'elle ressent , avec juste le " manque d'objectivité " que peut engendrer ce choix de l'auteure . A nous de faire notre travail de lecteur , un travail bien moins fastidieux , croyez- moi , que celui de ces ruraux des Pouilles , ces parias d'un monde cruel...
Place aux soeurs Angélina et Térésa Sozzu , deux soeurs qui risquent de vous hanter longtemps lorsque , à regret , vous tournerez la dernière page , enfin , je crois .
Pas vraiment JOYEUX , non , mais au point où nous en sommes , on ne va pas jouer les GRINCHEUX même si l'on ne peut plus faire ATCHOUM sans qu'un PROF de médecine nous traite de SIMPLET . Vous verrez , si l'un des personnages est TIMIDE , l'autre n'est vraiment pas DORMEUR .... À bientôt.
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Kittiwake
  30 juillet 2020
Dans les années 40 au sud de l'Italie, dans cette région déshéritée des Pouilles, Tereza raconte. La vie miséreuse, l'autorité du père, , son départ pour la guerre, la beauté de sa soeur Angelina et de sa mère, et la honte de celle-ci vendant son corps au «seigneur » de la région pour pouvoir donner à manger à ses filles.
Les enfants grandissent, la rébellion gronde parmi les paysans exploités, la répression est violente. L'arrivée de Giacomo, le fils de la sorcière agite la fourmilière. Et dans le coeur de Tereza, nait une passion dévorante. Mais Giacomo n'a d'yeux que pour Angelina alors que celle ci s'amourache du fils du notable.
C'est une période de l'histoire de l'Italie qui n'est pas si ancienne, mais la féodalité est encore la règle. Et la vie étriquée est contrôlée de main de maitre par le baron, qui tient sa cruauté de son père, mais l'aura-t-il transmis à sa descendance?
Alors on souffre avec la famille Sozzu, qui semble bien être sous l'emprise d'un maléfice, revers inévitable d'une médaille dont l'endroit s'orne d'une beauté mortifère.
La narratrice nous entraine avec beaucoup de grâce dans ce récit qui s'apparente aux légendes que pourraient conter les grands-mères d'autrefois. le cheminement vers le drame révélé dès le départ obéit à d'autres lois que le simple hasard. C'est écrit.
La magie est autant dans l'histoire que dans l'écriture. C'est avec beaucoup de talent que la vie dans cette Italie d'une autre siècle nous est contée. Une très belle découverte.
#Lalibertéaupieddesoliviers #NetGalleyFrance

Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Eve-Yeshe
  20 août 2020
Dans les années 40, on suit l'histoire de deux petites filles, deux soeurs qui grandissent dans les Pouilles, dans une famille pauvre, alors que leur père est parti à la guerre. La misère règne, il faut bien trouver à manger pour survivre. Un jour, les Sbires de Mussolini viennent réquisitionner les casseroles, les bijoux, pour les fondre pour l'armée. le baron Fortuné, qui règne sur la région, les empêche de s'en prendre à Caterina, la mère des fillettes. Mais cela a un prix, elle doit devenir sa maîtresse et dans ce village où règnent la calomnie, les langues de vipère, l'espionnite , la réputation de la belle Caterina va être mise à mal : « c'est la pute du baron ».
Tout semble rentrer dans l'ordre, au retour de son époux Nardo, mais il est revenu traumatisé par la guerre.
Rosa Ventrella nous dépeint l'Italie de cette période, où les pauvres triment alors que les propriétaires ne s'occupent pas de leurs terres, mais refusent que les paysans veuillent tenter d'en cultiver quelques mètres-carrés pour ne pas crever de faim, et n'hésitent pas à maltraiter, tuer ceux qui oseraient… Elle fait une assez belle critique de la société de l'époque, où les femmes obéissent, tiennent la maison avec des moyens rudimentaires, tout le monde dort dans la même pièce, il faut tout laver à la main, les vêtements sont faits pour être utiles, couvrir le corps, on est aux antipodes de la société de consommation !
Les deux soeurs sont pratiquement l'opposé l'une de l'autre: l'aînée Teresa est blonde aux yeux bleus timide, parfois jusqu'au bégaiement, alors que la plus jeune, Angelina est brune, très belle comme sa mère, ce qui ne peut aller de paire qu'avec malédiction, drame…
J'ai pris du plaisir à lire ce roman, mais je suis restée sur ma faim, j'ai trouvé que l'auteure ne creusait pas assez alors qu'elle avait un sujet en or. J'ai beaucoup pensé à « L'amie prodigieuse » d'Elena Ferrante, car il y a beaucoup similitude : deux soeurs au lieu de deux amies, mais la méchante et la gentille, l'amour entre elles est aussi teinté de jalousie, parfois de haine… et, de la même manière, il y a un peu trop de romance à mon goût
Bref, ça finit par ronronner ! Mais l'avantage, il faut le reconnaître, c'est que cette lecture est sympathique, agréable pour les vacances et cette famille est attachante…
J'ai beaucoup aimé « Une famille comme il faut », le premier roman de Rosa Ventrella donc j'attendais plus de celui-ci.
Un grand merci à NetGalley et aux éditions Les Escales qui m'ont permis de découvrir ce roman et de retrouver son auteure.
#Lalibertéaupieddesoliviers #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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dannso
  31 mai 2021
Elles sont belles ces femmes sur la couverture, le sourire aux lèvres, et pourtant le roman de Rosa Ventrella nous dévoile une vie qui est loin d'être toujours rose pour elles.
Elle nous raconte l'histoire de deux soeurs, très différentes. L'une est brune, pulpeuse, expansive, l'italienne telle qu'on l'imagine, un rêve d'ailleurs, d'autrement plein la tête. L'autre est blonde, menue, sérieuse, appliquée, elle bégaie quand l'émotion la prend. Et pourtant elles s'aiment autant qu'elles peuvent se haïr parfois.
Elles sont nées dans les années 30, dans la région des Pouilles en Italie, où les hommes s'échinent à gagner de quoi ne pas mourir de faim sur des terres qui ne leur appartiennent pas. Elles vont vivre la guerre, avec la peur, la faim et les expédients pour se nourrir malgré tout.
Devenue jeune femme, Angelina, la brune, va croire vivre son rêve et finir par en mourir. Theresa, la blonde, se souvient et essaie de comprendre.
C'est un roman dur, âpre à l'égal de la vie qu'il décrit. Peu de moments de bonheur, ou même de joie. C'est un petit village ou à la pauvreté viennent s'ajouter la médisance, la méchanceté aussi parfois. Il est dur dans ses conditions de vouloir vivre différemment, et l'herbe ne se révélera pas plus verte dans cette autre vie. le roman est cependant baigné d'amour, parfois mal exprimé, parfois non partagé, mais là souvent, pudique. Un très beau récit pour lequel je remercie les éditions Les Escales #Lalibertéaupieddesoliviers #NetGalleyFrance
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visages
  25 octobre 2020
La liberté est_elle vraiment au pied des oliviers ? Dans ce très beau roman, L Histoire,le quotidien des familles des Pouilles et les superstitions se mêlent pour créer une ambiance emplie d'humanité et d'émotion.
Le coeur de l'Italie palpite entre les mains du lecteur. Non pas celui de l'Italie superficielle des plages,gelatti et farniente mais celui des terres arides du sud, de la pauvreté, des femmes et des hommes liés par la même servitude. le réalisme de ce récit ne l'empêche pas d'être magnifiquement romanesque.
L'histoire s'articule autour de Teresa,la narratrice,et de sa soeur adulée Angelina.Elles ne sont "pas faites du même bois" mais pourtant la sève qui coule en elles est la même. Leurs amours les font regarder vers des horizons différents mais elles partagent la même souffrance. La guerre les a marquée pour toujours même si leur père en est revenu. La honte est l'héritage offert par cette guerre qui a meurtris ses combattants comme leurs familles. Elle n'a fait qu'accentuer les injustices. Cette injustice qui va faire monter la colère et le désir de lutter pour s'affranchir de la croyance paralysante que "le grand mange le petit... c'est comme ça depuis toujours. Et si le petit essaie de devenir grand,le grand dégaine le premier.".
J'ai lu qu'on parle de Rosa Ventrella comme de la nouvelle Elena Ferrante. Bien qu'ayant beaucoup aimé Les amies prodigieuses, j'ai trouvé plus d'authenticité chez R.Ventrella. Il plane dans son roman une nostalgie et une tristesse qui s'enracinent très loin et qui habitent véritablement l'auteur et ses personnages.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   20 août 2020
La médisance était partout et poursuivait ma mère, qui devait l'esquiver à chaque pas : elle se glissait dans les ruelles, dans l'escalier en colimaçon tordu qui menait à la place, elle se cognait contre les bonbonnes d'huile devant « lu trappetu », le pressoir, elle entrait dans les yeux des ânes attelée aux charrettes de fruits, elle contaminait le vendeur de sardines, le boulanger, le vendeur de fruits et légumes, les commères sur le pas de leur porte...
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Les_lectures_de_kathyLes_lectures_de_kathy   31 août 2021
𝒯𝓇𝑜𝒾𝓈 𝒻𝑒𝓂𝓂𝑒𝓈 𝑒𝓃𝓁𝒶𝒸é𝑒𝓈 - 𝓊𝓃𝑒
𝓂è𝓇𝑒 𝑒𝓉 𝒹𝑒𝓊𝓍 𝒻𝒾𝓁𝓁𝑒𝓈 - 𝒹é𝒻𝒾𝒶𝒾𝑒𝓃𝓉 𝓁𝑒𝓈
𝒷𝑜𝓂𝒷𝑒𝓈, 𝓁𝒶 𝑔𝓊𝑒𝓇𝓇𝑒 𝑒𝓉 𝓁𝒶 𝒻𝒶𝒾𝓂, 𝓁𝒶 𝓂𝑜𝓇𝓉
𝒹𝒶𝓃𝓈 𝓁’â𝓂𝑒 𝑒𝓉 𝒹𝒶𝓃𝓈 𝓁𝑒 𝒸𝑜𝓇𝓅𝓈. 𝒥𝑒 𝓃’𝒶𝒾
𝒿𝒶𝓂𝒶𝒾𝓈 𝓈𝑒𝓃𝓉𝒾 𝓂𝒶 𝓂è𝓇𝑒 𝒶𝓊𝓈𝓈𝒾 𝒻𝓇𝒶𝑔𝒾𝓁𝑒 𝓆𝓊’à
𝒸𝑒𝓉 𝒾𝓃𝓈𝓉𝒶𝓃𝓉. 𝒥𝑒 𝓃𝑒 𝓁’𝒶𝒾 𝒿𝒶𝓂𝒶𝒾𝓈 𝒶𝓊𝓉𝒶𝓃𝓉
𝒶𝒾𝓂é𝑒.
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visagesvisages   25 octobre 2020
On ne s'habitue pas à l'idée de perdre quelqu'un,on ne peut pas se préparer au choc, comme quand on ferme les yeux et qu'on attend que la seringue nous entre dans la chair. On peut seulement laisser la douleur nous traverser et espérer qu'elle ne lacére rien sur son passage.
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miriammiriam   15 août 2020
"En janvier 1950, quand les paysans protestèrent pour avoir le droit de cultiver les terres du marquis Tamborrino
de Maglie, un saisonnier âgé de trente ans reçut des balles de mitraillette en pleine poitrine et mourut. À partir de
là, le vent de la révolte souffla sur les terres de Nardò, Carmiano, Leverano et Copertino."

"L’injustice qui habitait ces terres depuis la nuit des temps et la colère des peuples laissés pour compte qui
s’étaient mélangés et perdus dans cette lande semblaient avoir élu domicile dans le cœur de mon père."

Tout le village est sous la coupe du Barone qui p
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StelphiqueStelphique   11 juillet 2020
Dans la vie, j’ai appris que chaque perte est différente, même si les mots d’adieu se ressemblent tous et qu’aucun cœur n’est assez grand pour contenir tous les adieux.
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