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EAN : 9782365694216
288 pages
Éditeur : Editions Les Escales (10/01/2019)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.67/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Dans la ville de Bari, au sud de l’Italie, tout le monde connaît Maria sous le nom de « Malacarne » (mauvaise chair ), un surnom que lui a donné sa grand-mère en raison de sa peau foncée et de sa nature impulsive qui la distinguent des filles de son âge. En 1984, Maria a neuf ans et grandit dans une famille pauvre, entourée de sa mère douce mais effacée et de son père violent et autoritaire. C’est auprès de son ami Michele, lui aussi en retrait de la vie de son quar... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  13 février 2019
C'est l'histoire d'une famille pauvre, dans un quartier tout aussi pauvre de Bari. le père, pêcheur est violent, la mère effacée, alors qu'elle a été autrefois une belle femme.
Le fils aîné, Guiseppe trouve un équilibre en restant à distance, alors que Viccenzo, le deuxième fils, rebelle va mal tourner, frappé par son père qui désire le « redresser », comme il dit.
La fille la plus jeune, Maria, brillante à l'école, que l'on surnomme Malacarna (mauvaise graine) ; c'est sa grand-mère qui l'a affublée de ce surnom alors qu'elle n'avait que neuf ans et personne n'a rien dit ; son père était plus chanceux, on l'appelait « Tony Curtis », lui trouvant une vague ressemblance avec l'acteur !
L'instituteur est sans pitié avec ces gamins, surlignant leurs surnoms pendant la classe, se moquant d'eux, de leurs travers… Maria va se lier à Michele, moqué aussi par cet instituteur, devant tous ses camarades, et ce lien va leur permettre à tous les deux d'avancer.
Le thème abordé par l'auteur est : comment se sortir de la pauvreté, de sa condition d'origine, ou tout est-il déjà écrit d'avance, alors que les maffieux règnent sans partage ? et pour s'en sortir, faut-il partir, trahir ?
Rosa Ventrella n'est pas tendre avec ses personnages, les affublant de surnoms plutôt terribles, dès l'enfance. Elle ne l'est pas non plus quand elle raconte la violence et l'intolérance, notamment le comportement des autres vis-à-vis de Mezzafemmna » jeune travesti insulté, maltraité, pour le seul fait qu'il s'estime sexuellement différent.
Ce qui frappe, ce sont les secrets, les non-dits dans la famille, les surnoms terribles qui collent à la peau dès l'enfance, au point d'en oublier les noms de famille.
Enlisant ce roman, j'ai beaucoup pensé à Eléna Ferrante et « L'amie prodigieuse » : même contexte social, mafia, mais l'époque est différente Maria alias Malacarna est beaucoup plus de rebelle que Lenù, et c'est ce qui lui permet de s'opposer, de s'affirmer quand il le faut.
Finalement, je me suis laissée porter par l'écriture, bien plus tonique, et par la puissance des personnages de Rosa Ventrella.
Une belle découverte
#UneFamilleCommeIlFaut #NetGalleyFrance
Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Bazart
  18 janvier 2019
Nous sommes à Bari au Sud de l'Italie. La vie d'une famille pauvre dans un quartier pauvre. Maria neuf ans, petite fille vive et impulsive observe le monde et sa famille. Son père, un pêcheur qui peine à les faire vivre, une mère qui doit arrondir les angles pour tout, un frère adoré, un autre possédé par le mal. Nous avons beau être au début des années 80, dans cette région des Pouilles on vit comme au début du XXe siècle.
Patriarcat, haines familiales ancestrales, présence pesante de la religion, heureusement Maria peut compter sur la douceur de sa grand-mère et la tendre complicité du gentil Michele, un gros garçon, qui a pourtant la mauvaise idée d'appartenir à la famille la plus détestée de tout le quartier. La vie dans un quartier pauvre dans une ville portuaire du sud de l'Italie. Une petite fille trop intelligente pour sa triste famille et ses tristes voisins. Tiens ! se dit-on, on dirait que certains écrivains ont très envie de surfer sur le succès de « L'amie prodigieuse » d'Elena Ferrante.
Mais les craintes sont vite oubliées, l'écriture simple et limpide de Rosa Ventrella emporte le lecteur, nous marchons dans les pas de Maria. le style volontairement classique et très accessible donne un petit côté roman photo du meilleur effet. Nous sommes en Italie au bord de l'Adriatique et alors pour le lecteur conquis, rien n'est plus important que le destin de Maria et Michele.
Une vraie réussite de cet hiver littéraire 2019.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Under_the_Moon
  22 février 2019
Maria de Santis vit dans une famille très modeste du quartier pauvre du vieux Bari dans les Pouilles. La famille dans laquelle ce personnage évolue répond à des schémas très traditionnels des familles pauvres du sud de l'Italie. Toutefois, ses parents ont d'autres espoirs pour leur fille, qu'importe ce que cela devra lui coûter sur un plan personnel : elle fera des études pour devenir quelqu'un et tournera le dos à cette vie.
A l'heure qu'il est je n'ai toujours pas de certitude quant à la manière dont je formulerai cette critique.
C'est un premier roman qui est bien écrit à n'en pas douter, même si, maladresses de premier roman obligent, l'intrigue est parfois dissoute dans des intrigues secondaires liées à des personnages secondaires ce qui nuit au rythme du récit.
L'écriture est très visuelle, ce qui permet d'imaginer très rapidement les personnages et les décors dans lesquels ils évoluent - et de s'en sentir proche, ou de s'y attacher.
Pour ma part, ce qui m'a gênée, ce sont les trop nombreux points commun entre ce roman et l'amie prodigieuse d'Elena Ferrante.
Bien que l'auteure décrive effectivement des spécificités "régionales" des Pouilles et ne plaque pas du tout l'environement napolitain à son récit (sans avoir la mafia, on a des petits voyous de quartiers, mais qui ne sont spécifiques ni à Bari ni au seul sud de l'Italie), on a tout de même un schéma narratif extrêmement similaire et des motifs similaires.
Au lieu d'avoir deux amies le roman se concentre sur Maria, c'est aussi une femme adulte qui fait le récit de son enfance, mais bon... Elle aussi raconte comment elle a réussit, grâce à l'école, à sortir de son quartier et à s'émanciper. Maria aussi est tirallée entre les souvenirs et la fidélité à son quartier et l'envie de s'émanciper et fuir; de même que la place du dialecte dans le quotidien tient une place importante.
Je ne vais pas continuer cette liste, ces quelques points suffiront peut-être à expliquer ma réserve, ou du moins pourquoi je ne suis pas aussi enthousiaste que les autres lecteurs.
En résumé, je dirai que c'est un roman sympathique, mais pour quelqu'un qui a aimé la saga Ferrante autant que moi... Il manque plus d'originalité !
Je tiens à remercier Babelio et les éditions Les Escales pour cet envoi.

Challenge Globe-trotteurs 2019
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blandine5674
  19 février 2019
Enfance et adolescence d'une italienne qui vit à Bari entre un père violent, une mère qui a été belle, deux frères. D'un milieu modeste, elle sera la seule à faire des études. Il est beaucoup question des apparences aussi bien physique que vêtements. Et bien sûr, des amies, des amours et des commères du quartier.
L'écriture est travaillée, mais il manque quelque chose comme du romanesque. Il y a un peu de la tétralogie de Elena Ferrante avec moins de puissance. Peut-être que si il était paru avant… Merci à Masse critique.
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mireille.lefustec
  17 février 2019
"Je m'appelle Maria. Maria de Santis. Je suis née petite et brune, comme une prune mûre. Mes traits sauvages se sont accentués en grandissant, ce qui m'a différenciée des autres fillettes du quartier, pour le meilleur et pour le pire.".
Dès l'école élémentaire son maître la compare à une éponge car elle enregistre tout et l'utilise à bon escient.
Un instituteur passionné de littérature classique qui "avait le pouvoir d'orchestrer les mots, de mêler le latin et le dialecte avec une grande maîtrise"
Très vite Maria comprend que pour quitter le vieux Bari et sa pauvreté, elle doit réussir sa scolarité.
Les petites maisons sombres, usées par les intempéries "ressemblaient tant à leurs occupants. tordues, de travers, chancelantes".
Ce qui, plus tard, fera dire à Maria : "Assez du quartier, de ma maison taudis, de l'argent qui manquait, assez de mon père, des commères, de la guérisseuse, ".
Maria se raconte depuis le CP jusqu'à l'université. A travers elle, c'est tout le quartier qui prend vie sous nos yeux.
Chaque voisin est décrit avec ses particularités physiques et les surnoms , irrespectueux, qui perdure au fil des générations. Et il pèse lourd ce voisinage !
C'est une fresque pittoresque qui parle encore le dialecte local.
J'ai aimé tout l'ensemble, sa richesse narrative.
J'imagine une suite qui serrait bienvenue.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Eve-YesheEve-Yeshe   13 février 2019
J’avais honte, ma robe deux tailles trop grande – parce que c’était ainsi que me les cousait maman, pour qu’elles durent plusieurs saisons – encore collée à mon corps, mes pieds claquant dans mes sabots mouillés. J’avais mal au ventre, la nausée et le vertige rendaient chaque pas difficile et me brouillaient la vue. J’entendais cent abeilles bourdonner dans ma tête.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   09 février 2019
J'aimais beaucoup l'histoire. Parfois, je sentais mon cœur battre plus fort en entendant les péripéties des hommes héroïques qui avaient sacrifié leur vie au nom de la liberté. Ces principes étaient loin de la bassesse du quartier où je vivais. Chaque homme semblait fait pour accomplir des gestes importants. En comparaison, les batailles du quartier étaient misérables. Se tuer à la tâche pour survivre, payer un loyer pour une maison en ruines, un bout de cuisine délabrée, quatre chaises, deux lits pour quatre enfants, grinçants et qui puaient la pisse toute l'année parce que l'odeur avait imprégné les matelas, les riggiole, carrelage couleur de terre, la lumière qui entrait par les rares ouvertures de la maison.
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blandine5674blandine5674   18 février 2019
- C'est comme ça, Mari', si tu lances un caillou à la mer tu le vois pas. Mais tous ensemble, au fond, regarde comme ils sont beaux, regarde comme ils brillent. Nous aussi, Mari', on est comme les cailloux dans la mer. On brille que quand on est les uns avec les autres.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   10 février 2019
J'avais souvent rêvé devant Sofia Loren, imaginant devenir un jour comme elle, pas seulement dans son aspect, que tout le monde lui enviait, mais aussi dans ses manières, dans les rôles qu'elle interprétait, des femmes fortes et sanguines qui se laissaient pas dominer par les hommes. Un autre modèle que celui auquel la vie de tous les jours m'entraînait.
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BazartBazart   18 janvier 2019
A son tour, Michele me raconta la fois où son père les avait frappés, lui et Carlo, son frère aîné, pour avoir espionné leur sœur nue dans la salle de bain par le trou de la serrure.
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