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ISBN : 2226033920
Éditeur : Albin Michel (21/06/1988)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Dans ce roman qui unit l’épopée maritime à la vérité humble des êtres, Roger Vercel (1894-1957) fait revivre l’aventure exaltante et rude des remorqueurs de sauvetage – ces équipages chargés de venir en aide aux navires en détresse.
Renaud est le commandant du Cyclone, basé à Brest. Le voilà lancé une fois de plus, avec ses compagnons, Kerlo, le maître d’équipage, Gouedec, le chef radio, Tanguy, le second, et bien d’autres, dans la tentative audacieuse de ram... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
legoergosum
  22 décembre 2018
J'aime bien redécouvrir des auteurs du XXème siècle, comme Roger Vercel, car, au vu de la profusion de romans et de témoignages publiés depuis plusieurs décennies, certains auteurs risquent de tomber dans l'oubli, les plus récents comme ceux du siècle passé.
J'aime aussi l'affiche du film "Remorques" de Grémillon, avec ce couple sublime Gabin/Morgan, même si Grémillon a fortement romancé le récit de Vercel.
J'ai donc plongé dans les vagues gigantesques de l'Océan, que le personnage central, Renaud (interprété par Jean Gabin) brave pour sauver ces hommes, parfois imprudents, souvent exigeants, et qui n'attendent leur salut que d'un remorquage à hauts risques, sous les ordres du capitaine Renaud.
Renaud est un vrai baroudeur, dur, expérimenté, mais sa faille secrète, c'est le mal qui ronge sa femme, elle qui pourtant l'a longtemps accompagné dans ses missions périlleuses.
Après une dernière mission menée par le Cyclone, le remorqueur du capitaine Renaud, celui-ci va devoir affronter une autre épreuve : celle de la maladie de sa femme. Affronter une tempête en plein océan, puis une tempête en huis-clos, tels sont les deux versants du roman de Vercel : la bravoure du héros, que l'on mesure dans sa lucidité et son courage face aux éléments, mais aussi l'humanité de l'homme confronté à la maladie de sa femme, et contraint d'admettre sa faiblesse d'homme.
Un personnage très moderne que ce capitaine Renaud : la stature d'un héros et la sensibilité d'un homme, tout simplement.
Je vous recommande ce roman oublié, même si les termes liés au monde de la marine, nombreux, que Roger Vercel a soigneusement choisis, n'étant pas un marin lui-même, peuvent entraver la fluidité que l'on attend de la lecture d'un roman d'aventures
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raton-liseur
  05 juillet 2016
J'avais lu un livre de Vercel bien moins connu que Remorques, découvert par hasard sur les étagères d'un bouquiniste de la rue Alvaro Obregon, et j'avais beaucoup aimé ce Jean Villemeur. Je m'attendais donc, avec le plus célèbre des romans de Vercel, à un petit chef-d'oeuvre. Raté, je n'ai pas réussi à accrocher à cette histoire. Je ne sais pas pourquoi, j'ai trouvé que le personnage de du Commandant Renaud ne sonnait pas juste. Peut-être parce que je pensais aux sauveteurs de la SNSM, qui risquent leur peau pour rien, seulement pour sauver la vie des autres, sans aucune autre rémunération. La sensation de vautour que j'ai eue en comprenant les conditions de travail de Renaud a créé un malaise dont je n'ai pas réussi à me défaire pendant toute la durée de ma lecture.
Peut-être redonnerai-je une chance à Vercel, même si j'ai un peu eu la sensation de voir les mêmes ressorts dramatiques et la même psychologie dans les deux livres que j'ai lus. Mais je crois que je continuerai dans les oeuvres mineures, car finalement, Remorques semble être l'arbre (et pas le plus beau) qui cache une forêt qui reste à explorer.
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cedam
  27 septembre 2011
Remorques est un livre captivant dans lequel se mêlent courage, bravoure, fidélité, loyauté mais également terreur, trahison et incompréhension... l'histoire d'hommes mettant leur vie en danger pour sauver celles des autres. Ils sont ainsi prêts a sacrifier leur vie chaque fois qu'un SOS est lance. Mais a bien y réfléchir, ne sacrifient-ils pas plus que leur propre existence ? On peut toutefois regretter l'utilisation de termes très spécifiques a la navigation, rendant parfois la compréhension difficile pour les lecteurs étrangers a ce domaine.
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MarcoKerma
  24 septembre 2016
Il n'y en a pas beaucoup comme Roger Vercel, romancier injustement oublié, pour décrire la tempête en mer !
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CeCedille
  26 mars 2017
Le Cyclone est un puissant remorqueur à vapeur qui va chercher les bateaux en détresse au large de la pointe de Bretagne. le capitaine Renaud répond à un SOS d'un navire grec lors d'une épouvantable tempête. le conditions terribles du remorquage et la bravoure de l'équipage se heurtent à la déloyauté du capitaine grec qui réussit à se soustraire à la facture du sauvetage. Tout l'art de l'auteur de "Capitaine Conan" au service des marins, comme un ethnologue de leurs conditions de travail et un psychologue de leurs état d'âmes. Vercel, le Conrad français ?
Ce livre, lu à Auschwitz par Primo Levi lui a redonné, au pire moment, le goût de vivre !

Lien : https://diacritiques.blogspo..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
gillgill   26 octobre 2012
Une fois de plus, un signal de détresse a été capté, les conditions de sauvetage ont été posées et acceptées : le remorqueur "Cyclone", capitaine André Renaud, quitte le quai de Brest où il reste amarré sous pression jour et nuit, prêt à partir au premier appel par n'importe quel temps.
Ce soir, l'ouragan rend la mer énorme, destructrice, mais malgré des avaries le "cyclone" poursuit sa route vers le cargo grec "Alexandros". Le prendre en remorque se révèle une tâche ardue, parce que le grec ne s'aide pas et largue même une partie de ses passagers, entre autres la femme du capitaine.
Une remorque casse, la seconde aussi - au large de Sein - et la troisième est maillée juste à temps pour les sauver tous du naufrage. Celle-là, le grec la rompra en vue de Brest afin de ne pas payer la note, car il a réussi à réparer pendant que le "Cyclone" peinait à le tirer d'affaire.
C'est à vous dégoûter du métier, comme la perte du vapeur anglais chargé de carbure qui explose à la sortie suivante, sans compter les ennuis à terre causés par la maladie de sa femme Yvonne, sa compagne de toujours. Pourtant quand on vient l'avertir d'un nouveau SOS, Renaud s'arrache au chevet de sa femme mourante pour répondre à l'appel - ainsi le veut l'impérieuse tradition des gens de mer que Roger Vercel peint admirablement dans ce très beau roman qui a sa place parmi les classiques.
(quatrième de couverture de l'édition de poche parue en 1973)
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   27 mars 2013
La chaussée de Sein.. Une chaussée, oui, une route d'écume, cahoteuse, large de quatre milles et hérissée de milliers de cailloux noirs. Et là-dedans, les entrelacs incohérents des courants et des remous, une sorte de foisonnement de l'eau, d'enchevêtrements absurdes, de retours , de repentirs.
Quand le nord redevint clair, les brisants surgirent si proches que Renaud en reçut un choc, comme de retrouver présente, au réveil, la menace d'un cauchemar. Un moutonnement furieux y courait, d'est en ouest, et les recouvrait. C'était quelque chose de prodigieusement vivant, une galopade d'avalanches, des crinières démesurées qui s'échevelaient. Les roches parfois pointaient sous l'écume comme des engins difformes crachant à d'extraordinaires hauteurs des explosions tonnantes.
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raton-liseurraton-liseur   28 mars 2016
Pourquoi ses qualités de mer le lâchaient-elles, dès qu’il mettait le pied sur le quai ?... Que devenaient, à terre, sa patience, son indulgence à la détresse, son zèle pour aider et soutenir ?... Son métier, transporté chez lui, n’eût-il pas sauvé sa femme ?... Il pressentit soudain qu’il n’en disposait pas, et que son assistance ne pouvait atterrir ! Le sauveteur appartenait au large et ne s’éveillait que sur la passerelle ; à terre, il ne restait de lui que lui-même, un médiocre, un négligent !... La mer, quand il la quittait, reprenait l’homme qu’elle avait façonné, pour ne le rendre qu’au premier S.O.S… Tout de même, quelle tristesse de si peu se ressembler !...
(p. 228-29, Chapitre 10).
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Charybde2Charybde2   19 mai 2018
La chaussée de Sein. Une chaussée, oui, une route d’écume, une avenue cahoteuse, large de quatre milles et hérissée de milliers de cailloux noirs. Et là-dedans, les entrelacs incohérents des courants et des remous, une sorte de foisonnement de l’eau, d’enchevêtrements absurdes, de retours, de repentirs. Sur les deux bords de cette route, deux rangées de geysers, des arbres d’écume sans cesse renaissants et retombés.
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PsychikFabPsychikFab   13 août 2017
Et il alla regarder aux vitres, l'air embêté et absent.
-En attendant, il fait noir comme chez le diable!
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