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Dolorès Marat (Illustrateur)Naoya Hatakeyama (Illustrateur)
EAN : 9782226178473
272 pages
Éditeur : Albin Michel (24/10/2007)

Note moyenne : 4.68/5 (sur 17 notes)
Résumé :

En l'espace de quelques années, Fabienne Verdier s'est imposée comme une artiste de premier plan, qui excelle à mettre en œuvre des processus de création ancestraux issus de la Chine ancienne, avec des techniques et dans un esprit pleinement modernes. Ses tableaux figurent désormais dans quelques-unes des collections d'art contemporain les plus importantes. Après l'immense succès de son récit Passagère du ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ATOS
  20 mai 2016
« Entrer  dans la longue patience »… par la béance de l'être. «  se lover au plus intime de soi ». «  se tenir en retrait » et puis se mettre en marche et par l'élan se transporter, se projeter.
La ligne, le trait,, l'élan, le souffle.
Projeter la note, la force, explorer le flux , le courant. « Se tenir au contact de ses ressources et à l'écoute de sa nécessité », faire marche, faire mouvement, faire corps avec l'espace qui nous accueille et dans lequel nous évoluons.
Puisque qu'évolution est élévation. Plonger à la source du mystère. Avec détachement, avec gratitude. Avec conscience. Suivre le trait, la ligne mélodique du monde, se connaître inspirer, se vouloir aspirer, se pouvoir respirer plus loin, plus haut .
Prendre note, saisir l'instant, retranscrire la polyphonie de la forme de l'esprit qui anime tout ce qui est. En nous, par nous, autour de nous. En Tout.
Évocation de la certaine intelligence du monde, Poésie.
Fabienne Verdier est peintre-lettrée. Elle est poète. Elle nous guide à travers ses randonnées imaginaires. Là où « toutes les métamorphoses singulières naissent d'un principe constant » . elle est l'écho révélateur. Ceci afin de nous offrir cette « tentative d'élévation ». Ne pas craindre ni réussite ni échec, errer peut être, attendre, attendre des vies entières encore..., en s'interrogeant sur « la forme comme elle va ».
Ainsité. C'est. Cela est.
Ainsi. Cette coïncidence du vivant. Fabienne Verdier procède à la lecture du grand chaos universel.
Il y a vertige à la beauté. Il y a vertige à l'intelligence. Il y a vertige devant ses toiles.
Il y a extase, bonheur, confiance, espoir et joie. le monde est Vivant.
Le vide : immense.Le monde : impermanent mais Vivant.
Alors ,.. elle marche. Elle tourne, et plonge dans le grand Vivant.
Elle chante, puis entre en silence et elle danse , avec l'air, la matière, la gravité de sa chair. Comme le Bon Nombre des grands peintres, compositeurs, poètes, écrivains, elle cherche , explore, navigue, se risque, tempête parfois, vers cette phrase unique, cette équation du mouvement qui nous révélerait la figuration de l'Événement essentiel.
Évidement le travail de Fabienne Verdier ne peut être abordé sans la connaissance et le plus profond respect pour de la spiritualité qui anime sa quête.
Elle habite ce qu'elle peint. Elle reçoit ce qu'elle vit. Elle transmet ce qu'elle ressent. Elle «  capte la variations de nos perceptions ».
Fabienne Verdier est en marche, dans l'Esprit, sur la toile, autour du monde, entre le ciel et la terre au coeur le plus profond de nous.
C'est un véritable bonheur, une joie de voir cette immense artiste nous faire don du fruit de ses recherches. de ses expériences. Des pages de ses Carnets, au bûcher de ses oeuvres non-venues, de la plume d'une hirondelle, au plongeon d'un têtard, aux écrits de Maitre Eckhart, aux poèmes de Léopardi, à la musique de Pergolese, elle nous confie la beauté, la difficulté, l'exigence de l'Art.
Joie et extase, doute, épuisement, le chemin porte le jour et mais il sait être l'amant de la nuit.
Tectonique, tellurique, volcanique, stellaire, aérien, d'encre, de sève, d'eau et de sang , de chair et de terre, de feu et de vent. le geste vit dans la beauté de son instant .
Fabienne Verdier n'impose rien mais par cette puissance qu'elle détient elle nous rappelle que nous sommes en marche et cela est ainsi.
Vivants, Ainsi. Et pour l'éternité.
https://dutremblementdesarchipels.blogspot.fr/2016/05/entre-ciel-et-terre-fabienne-verdier.html
Astrid Shriqui Garain
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meyeleb
  25 mai 2012
Pour qui a lu le récit Passagère du silence, écrit par l'artiste Fabienne Verdier, le désir de contempler ses toiles est d'autant plus vif qu'il est stimulé par l'exceptionnel parcours initiatique qui l'a menée jusqu'en Chine auprès des plus grands peintres calligraphes. Dans cet ouvrage, F. Verdier nous ouvre les portes de son atelier. Charles Juliet l'y accompagne et la questionne sur sa démarche créatrice. Dolorès Marat et Naoya Hatakeyama tentent de saisir par la photographie des instantanés de son travail et de ses oeuvres. On peut aussi parcourir quelques pages des carnets de l'artiste, et sentir combien la recherche du Tout, du souffle vital présidant à la création, sont une quête essentielle pour cette peintre hors-normes. Véritablement passionnant ! Merci à Charlotte de me l'avoir prêté!
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isje44
  12 décembre 2013
Qui d'autre mieux que Charles Juliet pouvait pénétrer l'univers de Fabienne Verdier et nous parler de son processus de création ? Ses textes sont un contrepoint sensible à la puissance du trait que l'on sent dans les tableaux reproduits.
Un très beau livre qui nous fait renouer avec le silence et les exigences de l'art.
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Maudoune
  15 avril 2010
Absolument magnifique, tant les photos que les oeuvres.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   19 août 2015
Le fond d'un tableau reflète pour moi l'immensité du vide, l'espace de tous les possibles. Notre maison-mère, la matrice d'où peut naître toutes les substances du monde. J'ai appris à vivre en lui, je l'apprivoise, je le nomme le "Mystérieux", "le Grand Subtil". J'ai besoin de matérialiser sa chair en couches et sous-couches de présence et d'absence qui fluctuent. Sorte de fluide de mouvances incessantes comme s'il véhiculait des puissances inconnues en métamorphoses perpétuelles.
Je peins mon vide de tableau comme une parcelle d'univers prête à recevoir... Et je me laisse emporter à observer sa profondeur comme si c'était ma véritable demeure. Je me perds dans son illimité, je plonge dans ses tourbillons, ses remous, ses secousses de vents sans savoir où je vais. J'ignore ce que je contemple, je ne vois pas. Je suis dans le non-visible, et pourtant je laisse advenir au bout du pinceau ce qui cherche à naître. J'ai l'impression d'entrer et de me fondre dans une grande vacuité mouvante.
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DanieljeanDanieljean   19 août 2015
Une fois ce vide matérialisé sur un fond de tableau, je peux passer des heures, des jours devant, à méditer. Le vide est un espace perturbant de densités impétueuses et éclatantes. Des émergences, des coïncidences à ne plus savoir où donner de la tête. On en deviendrait fou. A l'observer sans cesse surgit "le tout"en manifestation singulière. C'est une prise de conscience épuisante et vertigineuse pour le petit corps éphémère que je suis. Mais ne sommes-nous pas tous nés et gouvernés par le vide, ce grand "Maître transparent", ce "Presque Rien" impalpable ?
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DanieljeanDanieljean   19 août 2015
Ma préoccupation première quand je commence une oeuvre c'est l'évocation du vide. Au commencement était le vide... Je prends un temps absolu à l'inventer, car il me semble essentiel.
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