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EAN : 9782072769153
96 pages
Gallimard (24/05/2018)
3.75/5   8 notes
Résumé :
«Au village, on l’appelait la Louve parce qu’elle n’était jamais rassasiée – de rien. Les femmes se signaient quand elles la voyaient passer, seule comme une mauvaise chienne, avec cette allure incertaine et soupçonneuse de la louve affamée : elle dévorait leurs fils et leurs maris en un clin d’œil avec ses lèvres rouges, et les entraînait derrière ses jupes rien qu’en les regardant de ces yeux de démon, quand bien même ils auraient été devant l’autel de sainte Agri... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LiliGalipette
  17 mai 2020
La Nedda est une pauvresse courageuse et travailleuse dont la vie de souffrances n'est émaillée que de maigres joies. La Louve ne vit que pour des amours coupables et scandaleuses qui causeront son malheur et celui des siens. La malaria est une menace que tous les paysans italiens connaissent, maladie aussi inévitable que le cours des saisons. « Mais là où est la malaria, c'est une terre bénie de Dieu. » (p. 68) La liberté aux mains de pauvres hommes qui ne l'ont jamais connue débouche sur une émeute aux airs d'ivresse meurtrière.
L'auteur explore quatre figures féminines, deux humaines et deux abstraites, toutes puissamment allégoriques. Dans ces cours récits où les personnages semblent abandonnés par tout et tous, le jugement des hommes est encore plus cruel et impitoyable que celui de Dieu. La vie terrestre offre peu d'espoir et beaucoup de douleurs. La plume de Verga est précise et incisive, même si elle s'attache à entourer d'une tendresse maladroite les personnages.
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audreylectures
  01 octobre 2020
J'ai lu ce recueil de quatre nouvelles de Giovanni Verga, grand auteur italien du XIXe siècle, dans le cadre du club de lecture d'Antastesia pour le mois de décembre ( #antastesiacdl ).
L'écriture de cet auteur est magnifique, très lyrique. Les quatre nouvelles se déroulent en Sicile et racontent le quotidien laborieux de paysans pauvres et malades.
Giovanni Verga décrit un mode de vie austère et rude où la religion et les superstitions sont omniprésentes.
Les pauvres, décrits par l'auteur comme "les vaincus de la vie", sont très souvent ostracisés, rejetés, y compris par un clergé sans coeur.
L'auteur dépeint les sentiments de ces personnages malmenés par la vie avec sensibilité et pudeur, l'amour dans "Nedda", la passion réprimée dans "La Louve", la peur dans "Malaria" ou même la révolte dans "La Liberté".
J'ai trouvé un accent dickensien à l'univers de cet auteur, sûrement du au sujet principal, la misère, mais aussi à des descriptions réalistes mais poétiques.
Dans la nouvelle " La Louve", Josée est une croqueuse d'hommes, habitée par le démon d'après les habitants croyants et puritains. Son personnage m'a fait penser à celui de Carmen de Mérimée.
Ecrites à la fin du XIXe siècle, l'auteur aborde aussi l'apparition du chemin de fer et ses conséquences dans la nouvelle "Malaria".

Un auteur engagé à l'univers foisonnant et à la plume élégante dont j'ai très envie de découvrir les romans !
+ Lire la suite
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Swanney
  04 mai 2019
Ces quatre très courtes nouvelles ouvrent une porte vers l'Italie des oubliés. Des femmes, des travailleurs agricoles, des malades, des villageois et de la misère. Très poignant, sans concessions, les histoires constatent la misère humaine sans la juger, avec cependant une dénonciation de la bêtise, de l'hypocrisie et des classes dirigentes qui accentuent les drames.
C'est une belle porte d'entrée vers l'univers de Verga (qui est maintenant sur ma liste !) et les particularités du genre des nouvelles.
Les plus : court, facile à lire, marquant.
Les moins : c'est trop court !
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Marionreyk
  02 octobre 2021
Première lecture de cet auteur italien; décidèment j'aime beaucoup le style littéraire de la fin 19ème et du début du 20ième siècle. Une écriture toujours fine et qui suggère sans dévoiler; cela laisse l'imagination vagabonder et créer ses propres images. La louve n'est pas le récit qui m'a le plus marqué dans ce recueil de nouvelles, mais plutot 'Nadda' que j'ai trouvé trés émouvant et si juste dans sa description de le misére physique et mentale, qui a souvent prédominée dans les campagnes. Ai envie de lire de nouveau cet auteur. Merci !
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Scopa
  22 mai 2019
Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n'y est pas
Si la louve y était
On la dévorerait.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   17 mai 2020
« Au village, on l’appelait la Louve parce qu’elle n’était jamais rassasiée – de rien. Les femmes se signaient quand elles la voyaient passer, seule comme une mauvaise chienne, avec cette allure incertaine et soupçonneuse de la louve affamée : elle dévorait leurs fils et leurs maris en un clin d’œil avec ses lèvres rouges, et les entraînait derrière ses jupes rien qu’en les regardant de ces yeux de démon, quand bien même ils auraient été devant l’autel de sainte Agrippine. Heureusement la Louve ne venait jamais à l’église, ni à Pâques, ni à Noël, ni pour entendre la messe, ni pour se confesser – le père Ange de Sainte-Marie de Jésus, un vrai serviteur de Dieu, avait perdu son âme pour elle. » (p. 55)
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LiliGalipetteLiliGalipette   17 mai 2020
« Mais là où est la malaria, c’est une terre bénie de Dieu. » (p. 68)
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