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EAN : 9782851819451
Éditeur : L'Arche (20/09/2018)
4.67/5   3 notes
Résumé :
Décolonisons les arts ! est un manifeste artistique et politique. La première prise de parole écrite publiée du collectif « Décoloniser les arts » : un collectif d'artistes qui lutte contre les discriminations dans les arts vis-à-vis des populations minorées et postcoloniales.
L'ouvrage se compose de trois essais des contributrices principales, qui reviennent sur les enjeux de cette publication, partant du constat de l'absence de cultures minorées dans les t... >Voir plus
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critiques presse (1)
NonFiction   10 décembre 2018
D’une manière ou d’une autre l’une des questions centrales déployée par ce volume est celle de l’appropriation et de la réappropriation des biens culturels, au sens large de ce terme, comme nous l’avons suggéré ci-dessus. Amandine Gay fait de la réappropriation de la narration, mais aussi de l’esthétique comme affirmation politique de soi, l’un des moments clefs de son travail.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
HarmonideHarmonide   06 octobre 2018
L’artiste est un « o(e)uvrier » dit Bernard Lubat. J’aime ce terme qui contracte labeur et art. Si l’inspiration poétique reste un mystère, elle ne s’accomplit que dans l’acharnement du travail. La notion de travail artistique induit celles de maturation, d’exercice, d’expérimentation donc de temps. Ce faire (poïésis et techné) s’inscrit dans la durée pour une réalisation, et comme processus à l’échelle d’une vie, quand ce peut être aussi à l’échelle des (r)évolutions de l’humanité, à l’inverse d’une immédiateté de « rentabilité financière ou sociale » quantifiable.
La soumission au seul horizon du marché globalisé nécessite la soumission des imaginaires. Leur manipulation, la chosification des humains, le formatage, l’infantilisation vont de pair avec la « fin de l’histoire » dont nous abreuve la pensée dominante.
Avec une certaine facilité, on oppose l’accessibilité démagogique à l’excellence. Cette opposition vise à restreindre la pratique des esthétiques à des privilégiés et à figurer le peuple en cible commerciale. Cela conforte le consensus de l’entre-soi, figé dans un universalisme culturel impérieux et un universel fictif. Cela empêche de chercher des voies nouvelles complexes qui passent par la notion d’exigence du travail artistique.
L’exigence du travail provient d’un désir, d’un appétit et d’un impératif intérieurs alors que l’excellence artistique part d’un point de vue imposé.
L’exigence artistique oblige à la rigueur, à l’entraînement, à la permanence de son exercice, du temps et des moyens.

(Leïla Cukierman)
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HarmonideHarmonide   05 octobre 2018
L'unicité occidentale comme seul système de référence apparaît obsolète, c'est évident. Et les réticences agressives du type de l'identité nationale prônée par l'extrême droite et la droite, concept auquel concède parfois une certaine gauche universaliste sous l'appellation d'identité culturelle, ne changeront rien à cette obsolescence.

(Leïla Cukierman)
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HarmonideHarmonide   05 octobre 2018
Il y a danger pour l'ordre établi que soient figurées les oppressions auxquelles les peuples ont résisté, quand les racisé.es (30% des Français) vivent encore aujourd'hui sous le régime du contrôle au faciès ; que soient illustrées les insultes faites « aux Noirs qui ne sont pas assez entrés dans l'Histoire » dans la dissertation d'un président de la République française devant les universitaires de Dakar, alors que la Charte des Mandingues fut la première déclaration des droits humains bien avant la Révolution française.
(Leïla Cukierman)
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HarmonideHarmonide   05 octobre 2018
Au prétexte de l'excellence artistique, une culture occidentale fermée sur elle-même persiste à se croire prééminente.

(Leïla Cukierman)
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Videos de Françoise Vergès (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Françoise Vergès
Francoise Verges presente "Une theorie feministe de la violence" Parution le 6 novembre 2020
Le langage officiel à propos de l'égalité hommes-femmes est un répertoire de violences : harcèlement, viol, maltraitance, féminicide. Ces mots désignent une cruelle réalité. Mais n'en dissimulent-ils pas une autre, celle des violences commises avec la complicité de l'État ? Dans cet ouvrage, Françoise Vergès dénonce le tournant sécuritaire de la lutte contre le sexisme. En se focalisant sur des « hommes violents », on omet d'interroger les sources de cette violence. Pour l'autrice, cela ne fait aucun doute : le capitalisme racial, les populismes ultra-conservateurs, l'écrasement du Sud par les guerres et les pillages impérialistes, les millions d'exilé•es, l'escalade carcérale, mettent les masculinités au service d'une politique de mort. Contre l'air du temps, Françoise Vergès nous enjoint de refuser l'obsession punitive de l'État, au profit d'une justice réparatrice. Françoise Vergès Féministe antiraciste, présidente de l'association « Décoloniser les arts », Françoise Vergès est l'autrice de plusieurs ouvrages et articles en français et en anglais sur l'esclavage colonial, le féminisme, la réparation, le musée.
https://lafabrique.fr/une-theorie-feministe-de-la-violence/
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