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Christophe Claro (Traducteur)
ISBN : 2749113474
Éditeur : Le Cherche midi (01/04/2010)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Nous sommes en 1995, à Potsdam. Paul Andermans, un jeune psychologue flamand qui s'est fait agresser par des néo-nazis, rencontre à l'hôpital Jozef de Heer, un survivant de l'Holocauste. Ce dernier va lui raconter sa vie : la montée du nazisme, la clandestinité, les camps, puis une étrange carrière de magicien sur fond de mur de Berlin. Au même moment, le physicien Goldfarb, qui participa à l'élaboration de la première bombe atomique, se souvient lui aussi du long p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Charybde2
  17 mars 2013
Monument. Se croyant 10 fois perdu, on parvient ébahi et heureux au sommet où l'auteur nous voulait.
Publié en 2004, et traduit en français en 2010 par Claro dans l'excitante collection Lot 49, le troisième opus du romancier new-yorkais Paul Verhaeghen, chercheur en sciences cognitives d'origine néerlandaise, compte indéniablement parmi les quelques authentiques monuments littéraires de ces dernières années. Et je pèse mes mots... À l'instar du « Central Europe » de Vollmann et du « CosmoZ » de Claro, avec lesquels il pourrait d'ailleurs former une véritable et ambitieuse trilogie décortiquant sans pitié, mais avec un humour dévastateur, les mythes du XXème siècle occidental, « Oméga mineur » se fixe un vaste programme, et en 750 pages sans gras, y parvient.
« Raconter » un tel livre serait non seulement extrêmement difficile, mais largement criminel : l'énergie et l'habileté déployées par l'auteur pour emmener le lecteur en un point bien précis, en essayant de lui faire croire plusieurs fois qu'il s'est irrémédiablement perdu dans cette forêt de symboles, méritent mieux que la légèreté coupable avec laquelle, par exemple, une critique des Inrockuptibles, au moment de la parution en français, ratait clairement l'essence du livre (tout en l'aimant) mais n'en dévoilait pas moins plusieurs ressorts essentiels de l'implacable mécanique.
Disons donc simplement qu'on suivra, dans un agencement minutieux malgré d'apparents emballements, un étudiant en psychologie cognitive, en post-doctorat à Berlin, où il rencontrera – suite au hasard d'une agression par des skinheads d'extrême-droite, eux-mêmes partie prenante dans l'intrigue d'ensemble - un vieux monsieur, de Heer, qui en vient à lui livrer l'histoire de sa vie, Juif dans le Berlin des années 30, clandestin dans celui des années 40, avant d'être rattrapé in extremis par la Shoah et d'y survivre miraculeusement. Un récit « ordinaire » de plus sur l'Holocauste ? Pas du tout. Brillamment conduite, cette autobiographie dans le roman interroge au contraire l'ensemble des récits de survivants, et demande avec insistance au lecteur ce que pourrait bien être, justement, un « récit ordinaire » sur la Shoah, renvoyant au passage un travail tel que « Les bienveillantes » au rang de documentaire sérieusement poussif...
Mais le chef d'oeuvre de Verhaeghen est loin de se limiter à cette veine (qui vaudrait déjà bien plus qu'un détour à elle seule) : on y suivra aussi le physicien (et prix Nobel) Goldfarb, venu finir ses jours à Berlin qu'il quitta à temps, jeune étudiant, avant la Seconde Guerre Mondiale, pour rejoindre d'abord Harvard, puis le Nouveau-Mexique et y devenir l'un des pères décisifs de la bombe atomique. Ses souvenirs de cette époque prométhéenne, de l'ambiance unique régnant alors sur la base de Los Alamos, et des fragments d'alors qui relient son histoire aux autres, constituent un autre morceau de bravoure, autre récit dans le récit...
Sous vos yeux de lecteur ébahi, la convergence finale se produira, rassemblant l'ensemble des fils que vous aviez cru épars, fût-ce au prix de petits emprunts à la science-fiction de genre – ce qui ne surprendra pas, au fond, l'observateur attentif ayant noté que deux des personnages essentiels s'appellent Hugo et Nebula...
Enfin, au-delà de la froideur des équations nucléaires, au-delà des calculs de ceux dont « la mort est le métier », l'auteur nous livre aussi un roman extraordinairement charnel, où l'on aime sans sexe, où l'on copule sans amour, où l'on joint aussi les deux, avec ou sans apothéose...
À lire d'urgence donc, en prenant toutefois un peu d'élan, car la montagne pourra sembler un rien abrupte, vue d'en bas... jusqu'à ce que le plaisir de cette narration hors du commun vous fasse regretter d'être arrivé, déjà, là-haut...
"De Heer, une pierre de Rosette humaine."
"Dans le tunnel, des câbles épais comme des bras se balancent devant leur visage telles des racines aériennes, et de vraies racines poussent également dans le tunnel - le monde d'en haut s'insinue dans le monde souterrain, affamé, suçant la vie des profondeurs. C'est une cachette merveilleuse. Il est aisé de dériver l'électricité à partir de ces fils : il suffit de détourner une conduite de gaz et de trouver une arrivée d'eau et tous vos besoins sont exaucés. Ils volent des parpaings pour élever des murs. Un bon Lebensraum ; un super endroit pour préparer la révolution interdite : restaurer l'ancienne hégémonie, rendre l'Allemagne aux Allemands, à l'exclusion de tous les autres. Leur vie sous terre n'est pas une fuite. Ils ne prennent pas la fuite. Ils ont transformé l'ancien quai en salle d'attente."
"En termes tout sauf ambigus, inaltérables même par les plus viles vulgarités, indéformables même par les tentatives d'humour les plus déplacées, et résistant aux références les plus déplacées à l'hindouisme, les physiciens - les plus purs des savants, les marchands de modèles et d'équations, les amateurs de philosophie spéculative, les maîtres des certitudes qui sont par définition incertaines, relativistes et amants du quantum, les rois des diagrammes de Minkowski et des transformations de Lorentz - pendant la fraction de seconde où se fracture l'atome, dans ce paysage calciné de verre et de nature pulvérisée, les physiciens ont enfin (enfin !) découvert le Péché... et quel sinistre péché : ici, dans le désert, où D'ieu a signé Ses contrats avec son Peuple, ils ont commis le plus effrayant des adultères.
Soudain ils se taisent. Ils se grattent la tête. Leur peau semble du parchemin, leurs lèvres sont sèches, leurs bras pendent le long de leurs côtés. Il ne reste rien à dire. Seul le général Groves fait une petite danse. Tout joyeux, il jette sa casquette en l'air ; il cavale dans le soleil couchant à cru sur un bronco imaginaire, se rendant à Washington pour récolter ses médailles.
Le plus effrayant des adultères.
La nouvelle obscurité n'est rien d'autre que l'Avenir."
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Laurence64
  26 octobre 2012
Le vent de l'Histoire balaie les 740 pages de ce roman; un vent de feu et de cendres, le feu de la matière, celui de la violence humaine. le XX° siècle fut mais le XX° siècle ne peut céder si facilement devant le siècle nouveau. Car le XX° siècle, c'est à la fois l'instauration de systèmes politiques broyeurs (nazisme, stalinisme) et la suprématie de la physique quantique, mère de la fission atomique.
Paul Verhaeghen ramasse le siècle en une sphère brûlante, crée en son roman un trou noir dans lequel suffoque le lecteur. La langue, magnifique, avance par métaphores justes, très justes, auréolées par la noirceur de l'Histoire, des histoires. Moi, 740 pages ciselées, ça me fait succomber.
Lorsqu'un bombardement sur Berlin rend l'immeuble vulnérable, qu'à l'approche du feu, l'immeuble s'agite puis se cabre, je m'émeus. Et je m'esbaudis lorsque l'écrivain résume le langage du communisme bureaucratique ainsi: "Les communistes plâtrent génitif sur génitif. Vous écoutez maintenant le président de la délégation du Présidium du Soviet suprême de l'Union des Républiques soviétiques socialistes." On frôle la perfection! Les perles pullulent à la surface du papier. J'ai rapporté pour vous "le grattement rhumatismal de l'aiguille du gramophone" mais ce choix est subjectif. Il y a abondance. Les images fleurissent, foisonnent, époque après époque...
… Epoque après époque, car les plus belles pages narrent la mitteuleuropa, de la nazification berlinoise des années 30, au III° Reich avec sa solution finale, en passant par l'édification du Mur, la RDA communiste, jusqu'à l'effondrement des deux blocs. le coeur du roman palpite dans les confessions de Jozeph de Heer, rescapé d'Auschwitz. Des confessions dans lesquelles on s'immerge avant de recracher quelques morceaux au goût surprenant de déjà-vu.
Car il m'est arrivé de l'oublier. Occupée à écouter Jozeph, j'oubliais qu'Omega Mineur est un roman, pas un récit. Un grand roman. Avec ses héros, son intrigue, ses rebondissements. Un thriller mené de main de maître. de la science-fiction qui fusionne. Des pages de physique qui me rappellent mon statut d'ignare scientifique. Des passages de sexe qui me ramènent à ma nationalité de Française dévergondée (puisque la critique américaine a ironisé sur la prodigieuse diversité des formules disant l'éjaculation. Moi, ça ne m'avait pas marqué et je relèverai le qualificatif de prodigieux).
Bref, cette histoire voit se croiser Jozeph de Heer et Paul Andermans, peut-être l'alter ego de Paul Verhaeghen (Belge comme lui, psychologue cognitif comme lui, écrivain dans un second temps comme lui). Un autre Paul. Paul Goldfarb, physicien, prix Nobel, allemand d'origine. Donatella, l'ébouriffée physicienne italienne qui unit les deux Paul. Nebula, le trait d'union entre Paul Andermans et l'autre Jozeph. Et l'Histoire et la Science et l'Art.
Un roman total. Pas totalement parfait mais totalement total.
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Maphil
  03 novembre 2012
Ce roman ambitieux passe au crible les traumatismes du XX° siècle dominés par l'Holocauste et la bombe atomique. Il est constitué de trois lignes narratives qui débutent toutes trois en Allemagne, avant 1945 lors de la montée du nazisme et se terminent également en Allemagne, en 1995, après la chute du mur de Berlin. Entre les deux, la roue de Shiva, dieu hindou de la création et de la destruction, a fait un tout complet. Un parallélisme existe constamment entre ces deux époques. La même interjection est même utilisée, avant 1945 par les nazis qui ont tabassé un juif et anénanti son commerce et en 1995 par les néonazis qui ont tabassé dans le métro Paul Andermans, jeune chercheur belge : "Les agressions se doivent d'être chaotiques et bâclées". C'est la mauvaise situation socio-économique et le vide idéologique qui ont amené le nazisme avant 1945. C'est la même situation économique après la chute du mur qui amènera le néonazisme.
La première ligne narrative du roman est celle du professeur Goldfarb qui, enfant, a fui avec sa mère l'Allemagne nazie pour les USA, qui a contribué à la réalisation de la bombe atomique et qui, à l'automne de sa vie, est revenu enseigner à Postdam où il est tombé amoureux d'une de ses étudiantes : Donatella.
La seconde ligne narrative et sans doute la colonne verébrale du roman est celle du vieux Josef de Heer, juif dont les parents ont été déportés, qui est entré dans la résistance dans une troupe de prestidigitateurs, a été déporté à Auschwitz, y a survécu, s'est installé à Berlin-Est, a collaboré à la construction du mur et raconte l'histoire de cette vie à Paul Andermans.
La troisième ligne narrative est celle de Nebula traqueuse de nazis. Cette jeune allemande est la petite-fille de la célèbre actrice allemande Helena Guta dont la fille était trop foncée de peau pour être de type arien et a été envoyée à Auschwitz où elle a été retrouvée miraculeusement en vie lors de la libération du camp.
Ces trois fils rouges s'entremêlent de diverses manières.
La perspective change radicalement à la fin du roman. Un changement de cap qui pose une question importante: si le témoignage d'un survivant de la shoah n'est pas fiable, que croire encore? Tous ces actes que Josef s'est attribué ne sont pas des mensonges. Ce qui est mensonge c'est de se les attribuer. Peut-être voulait-il former par collage un monument universel érigé à la gloire des victimes du nazisme?
Josef de Heer critique les historiens qui sont contre la fictionalisation de la littérature des camps sous prétexte d'authenticité. Pour Josef l'authenticité est une fiction. Un mensonge bien raconté peut être aussi "vrai" que la vérité. Josef de Heer se moque des conventions littéraires qui régissent le témoignage des camps.
Paul Verhaeghen également et c'est tant mieux.
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Pipeau
  04 août 2014
Brillant. C'est le premier mot qui vient à l'esprit quand on a refermé Oméga mineur. Brillant et ambitieux. Comment qualifier autrement un roman qui mélange théories scientifiques pointues, mythes grecs et cosmogonie hindouiste avec la reconstitution minutieuse de la persécution juive sous les nazis et la course à l'arme atomique ? L'intrigue, impossible a résumer tant elle comporte de personnages et de sous-développements met en scène trois personnages principaux : un vieux juif berlinois, rescapé d'Auschwitz, Jozef de Heer, un physicien allemand exilé aux USA avant la guerre, Paul Goldfarb, et un jeune psycho- cogniticien néerlandais chargé de recueillir les souvenirs du vieux juif, Paul Andermans. Des trois, c'est l'histoire de Jozef de Heer qui sert d'épine dorsal au roman.
Arrivé à Berlin avec ses parents au début des années 30, on revit à travers lui la montée de l'antisémitisme hitlérien depuis les vexations et humiliations cruelles infligées à l'étudiant israélite jusqu'aux lois raciales faisant des Juifs des parias sur le territoire allemand. Ayant échappé à la déportation -- contrairement à ses parents--, on le suit dans le Berlin clandestin des théâtres burlesques et des bars louches jusqu'à sa capture et sa déportation à Auschwitz. Entre temps, il aura fait l'apprentissage de la sensualité et découvert les affres de l'amour. Après la guerre, il deviendra un illusionniste célèbre et sera un important artisan du mur de Berlin.
Parallèlement à l'histoire de Jozef de Heer, on suit celles de Paul Goldfarb exilé aux USA dans les années 30 pour fuir la persécution nazie et de Paul Andermans, venu poursuivre des études postdoctorales à Postdam à la fin du XXe siècle. Outre leurs préoccupations professionnelles respectives -- le projet Manhattan pour Goldfarb et les théories de la mémoire pour Aldermans --, on connaîtra surtout d'eux leurs passions amoureuses et érotiques pour des femmes fortes et indépendantes. Andermans permet à l'auteur d'aborder la question de la montée du néo- nazisme en Allemagne et Goldfarb détient la clé du très étonnant dénouement du livre.
L'oméga mineur dont parle le titre réfère à la constante cosmologique d'Einstein dont la valeur, si elle était connue, permettrait de déterminer le sort qui attend notre univers. Plus grande que un elle garantirait son expansion continue jusqu'à son extinction, plus petite elle annoncerait son implosion finale. Sur cette question de la précarité du monde, Paul Verhaeghen a non seulement conçue un passionnant roman historique aux accents de polar, mais il propose en supplément une méditation roborative sur la permanence du mal et le silence de Dieu, sur les mécanismes de la mémoire et la nécessité de l'oubli, sur la trahison et la fidélité. Baroque, touffu, érudit, parfois ardu mais toujours captivant, Oméga mineur est un tour de force littéraire comme on en lit peu souvent.
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guika
  26 mai 2010
Paul Verhaeghen déroule dans ce roman dense le destin de trois personnages centraux : Jozef de Heer, rescapé de l'anéantissement des juifs d'Europe, Goldfarb, prix Nobel de physique, et Paul Andermans, jeune chercheur en sciences cognitives. Ce qui les lie ? Il me faudrait trois pages entières pour dénouer l'intrigue, tant ce roman est foisonnant de ces multiples histoires enchevêtrées.
Vous êtes prévenus, attention à la tempête: il s'agit d'un livre au souffle exceptionnel, un cyclone narratif qui emporte tout sur son passage. Verhaeghen fait virevolter l'histoire du vingtième siècle avec une facilité déconcertante qui force l'admiration.
Cette virtuosité dans la construction romanesque est de plus au service d'une réflexion ambitieuse et profonde sur les grandes questions qui nous hantent, celle du bien et du mal, de l'amour et de la haine, de la mémoire et de l'oubli, je n'en finirais pas d'en dresser l'inventaire. On est partagés pendant ces sept cents pages entre deux attitudes contradictoires, une lecture compulsive et hâtive tendue vers les multiples dénouements, et une lecture méditative et gourmande dans laquelle nous plongent les nombreuses perspectives ouvertes. Jamais ces changements de registre ne paraissent artificiels, on ne décèle aucune couture. On a déjà connu des philosophes qui s'essayaient au roman : il en reste souvent une fadeur, un arrière goût d'inachevé, une impression de personnages désincarnés au service d'une machinerie conceptuelle. Dans « Oméga mineur », on est conviés à un festin d'intelligence et d'émotion, sans que jamais l'une ne prenne le pas sur l'autre.
Surtout, n'écoutez pas les tristes critiques qui évoquent un livre difficile à lire, quelle bêtise. Il peut se lire à plusieurs niveaux, ce qui en fait toute sa richesse. On peut évoquer « le nom de la rose », polar, mais aussi roman historique, essai philosophique, et j'en passe. « Oméga mineur » est de cette trempe, un roman total, qui ouvre la réflexion dans toutes les directions possibles sans jamais sacrifier le plaisir de la lecture.
Verhaeghen est parvenu à la fusion parfaite entre deux univers souvent antagonistes, la littérature d'évasion et celle de réflexion. Il sera difficile de le déloger en tête de mon hit parade des livres de l'année.
Lien : http://arnivi.blogspot.com/2..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Laurence64Laurence64   26 octobre 2012
Film, livre. Art.
Nous avons le choix.
Nous autres humains, nous avons le choix. Nous pouvons assumer notre rôle dans le drame de la vie. Ce faisant, nous avons une bonne chance de nous découvrir - nous ne découvrons vraiment nos identités que dans les regards que nous échangeons et dans nos réactions aux répliques du dialogue; nous apprenons qui nous sommes quand nous nous observons aux prises avec les peurs prescrites et leurs dénouements inattendus prévisibles. L'alternative consiste à refuser de jouer notre rôle et à demeurer ainsi inconnus, des étrangers à nous-mêmes et aux autres. Nombreux sont ceux qui choisissent cette dernière voie.
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Laurence64Laurence64   26 octobre 2012
L'univers a treize milliards d'années et, depuis qu'il existe il ne s'est rien produit qui n'ait eu le moindre sens, rien qui n'ait façonné notre monde et laissé sa marque. Tout est important; tout compte. Et rien ne compte.
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