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EAN : 9782874950667
Éditeur : André Versaille éditeur (29/05/2009)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Le monde semble ne plus avoir aucun contrôle sur la crise. L’avalanche de communiqués funèbres se poursuit sans discontinuer.
À crise exceptionnelle, réponses innovantes : face à la morosité et au défaitisme ambiants, Guy Verhofstadt présente une analyse et un diagnostic précis des événements, à partir desquels il élabore des propositions de réformes fondamentales. Loin des recettes traditionnelles ou des plans nationaux qui dispersent les efforts, il p... >Voir plus
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
lrntvlrntv   13 août 2020
J'ai déjà eu l'occasion de décrire en détail en quoi devraient consister ces « États-Unis d'Europe ». À côté d'un gouvernement socio-économique, l'Europe doit poursuivre son intégration en matière de justice, de défense et de politique étrangère. Il faut fonder un espace de justice et de sécurité unique pour améliorer la lutte contre la criminalité. Il faut fonder une armée européenne commune, qu'elle soit ou non destinée à devenir le pilier européen de l'OTAN. Nous devons créer une seule diplomatie européenne qui, comme l'armée européenne et les dirigeants européens, soit contrainte de parler d'une seule voix, ce qui est à l'heure actuelle plutôt l'exception que la règle. Deux autres interventions institutionnelles sont également nécessaires, indépendamment de la ratification éventuelle du nouveau traité de Lisbonne et de son entrée en vigueur, tout aussi éventuelle. La première intervention déjà abordée plus haut doit permettre à l'Union de disposer de ses propres moyens financiers. De la sorte, il sera mis un terme au financement par le biais de contributions nationales, qui immobilise l'Union en permanence. La deuxième intervention consiste à supprimer purement et simplement la règle de l'unanimité, aux effets paralysants. De toute façon, lorsque l'Union s'élargira de nouveau vers l'Est ou dans les Balkans, et lorsqu'elle comptera plus de 30 États membres, cette intervention sera inévitable. Autre point absolument essentiel, il faut introduire une nouvelle procédure de ratification lorsque s'imposent des modifications des traités. Nus ne pouvons concevoir une répétition du martyre des dernières années, celui du traité constitutionnel d'abord, puis de sa version lisboète. Il faut une nouvelle procédure qui oblige tout État membre qui refuse une modification du traité à organiser un deuxième référendum demandant aux citoyens de ce pays s'ils veulent que leur pays reste membre de l'Union. Il n'y a aucun autre moyen d'éviter les blocages tels que nous le vivons.
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lrntvlrntv   13 août 2020
Dans le monde multipolaire de demain, nous aurons justement une chance unique de donner de la consistance à ce contrepoids démocratique. Pourquoi ? Parce qu'il est impossible d'administrer une planète comptant pas loin de 200 États-nations depuis l'Assemblée générale des Nations unies, à main levée ou par vote assis ou debout. Pas plus qu'il n'est envisageable de gouverner le monde à partir d'un centre dominant qui tente d'imposer ses règles au reste de la planète. Entre ces deux extrêmes, il existe une voie moyenne, celle d'une fédération mondiale, d'un réseau mondial composé des organisations régionales existantes ou en gestation, complété par les pays qui sont à eux seuls une grande puissance continentale. Cette fédération, dans laquelle tiendraient tout à la fois le Conseil de sécurité des Nations unies et le G20, ferait office de bras politique de la mondialisation, dont la poussée de poursuivra quoiqu'il arrive. [...] Vision motivée par la nécessité ? Très certainement, car émergerait peu à peu une organisation disposant d'une légitimité et d'un pouvoir suffisants pour s'attaquer aux problèmes du monde. Un forum politique qui accompagnerait et encadrerait la mondialisation. Un lieu d'où partiraient, vers les autres organisations internationales (FMI, Banque mondiale, OMC, les agences des Nations unies également), les impulsions et les normes indispensables pour que chacune régule dans son domaine (politique, économique, financier, commercial, écologique) et, le cas échéant, entreprenne des actions déterminantes. 
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lrntvlrntv   13 août 2020
En toute hypothèse, la crise financière, la première crise de la mondialisation, changera la face du monde. La crise fera subir au monde une véritable métamorphose. Exactement comme en 1944. Le moment est venu pour les Européens de reprendre leur sort en mains, ce sort qu'ils ont dû céder, il y a plus d'un demi-siècle, ruinés, divisés, épuisés qu'ils étaient. Exactement comme la Seconde Guerre mondiale nous a obligés à nous dépasser à a nous pousser finalement du côté de la coopération mutuelle, la crise actuelle doit nous inciter à faire un nouveau bond en avant. La crise doit agir comme une sorte de champ magnétique qui nous permet de prendre de la vitesse pour nous lancer sur une voie nouvelle, supérieure. Pour résumer, dans le contexte de cette crise financière et économique caractérisée par l'échec du modèle américain, l'Europe et la zone euro n'ont d'autre choix que de prendre la tête des efforts visant à construire et à développer un autre monde.
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lrntvlrntv   13 août 2020
Si la seconde voie, celle de la mondialisation politique, est effectivement la plus longue, elle est aussi la plus salutaire. Nous ne devons pas forcément penser aux propositions de Jacques Attali, qui plaide pour la création sans transition d'un gouvernement mondial. Nous devons plutôt avoir à l'esprit un réseau de centres régionaux, plurinationaux, constituant une sorte de réseau mondial ou de fédération mondiale. En ce sens, la crise peut agir comme un accélérateur de particules poussant le champ politique vers le monde multipolaire qui se dessine avec une très grande netteté depuis le 11 septembre 2001. L'année 2008, à cet égard, fait certainement office de charnière : nous avons tourné le dos au vieux monde unipolaire et nous sommes entrés dans une nouvelle ère, multipolaire.
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lrntvlrntv   13 août 2020
En un mot, nous affirmons que la cause profonde de la débâcle actuelle est à rechercher dans le déséquilibre fondamental qui existe entre les marchés (financiers), mondialisés,, et la démocratie et la politique, qui ne le sont pas. Partant de ce constat, seules deux démarches sont envisageables. Soit nous laissons la réalité économique courir de nouveau en parallèle avec la taille des États-nations, ce qui signifie revenir au protectionnisme. Soit nous nous attelons sans délai à la mondialisation du politique. La première voie, celle du protectionnisme, est la pire des solutions. Elle ne résout aucun problème. Pire encore, elle ne fait qu'en créer de nouveaux. Comme ce fut le cas juste après la Première Guerre mondiale, lorsque le nationalisme économique l'a emporté.
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