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ISBN : 2266192329
Éditeur : Pocket (04/06/2009)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 49 notes)
Résumé :

"De la musique avant toute chose." C'est dans sa prison de Belgique que Verlaine proclame les dogmes et les ruses de son "Art poétique", le fameux poème de jadis et naguère. A cette époque, du fond de sa débauche et de sa déchéance, il rêve de sagesse et d'harmonie, compose des vers "où rien ne pèse ni ne pose". C'est là, dans l'humilité, la résignation, quand il "tord le cou à l'é... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Yumiko
  25 juillet 2012
Ce recueil comprend des poèmes, des histoires en prose et une petite pièce de théâtre. Il permet de plonger dans l'univers de Verlaine et de découvrir ses écrits.
La qualité des textes varie beaucoup. Les poèmes sont complexes et ne touchent pas vraiment. Par contre, la petite pièce de théâtre est drôle et bien écrite. Quant aux récits, il y en a plusieurs que j'ai bien aimé. Ils mettent en avant une certaine folie de l'auteur. Même si le lecteur se perd un peu, n'arrivant pas toujours à suivre ses pérégrinations.
C'était une découverte intéressante, mais il est clair que Verlaine n'est pas le poète que je préfère. J'ai eu beaucoup trop de mal à entrer dans son univers et à être séduite par son style.
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PascalOlivier
  05 août 2014
Dans ce qui sera son tout dernier recueil de poésie, le poète explore son âme sombre, n'y trouve aucun salut, y rencontre le diable qui se joue de lui comme les hommes se jouent d'eux-même. Sortis de l'abîme, les clowns, squelettes, pitres, amoureux et maudits se sont donnés rendez-vous dans l'encre de la plume de Verlaine. le désespoir inonde "Le soldat laboureur", "Les loups' et "La soupe du soi", et nous offre une vision subliment atroce du monde.
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VACHARDTUAPIED
  28 mars 2013
Ou quand Verlaine du fond de sa prison rêve de sa sagesse..........
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   16 août 2013
Ce soir je m’étais penché sur ton sommeil.
Tout ton corps dormait chaste sur l’humble lit,
Et j’ai vu, comme un qui s’applique et qui lit,
Ah ! j’ai vu que tout est vain sous le soleil !

Qu’on vive, ô quelle délicate merveille,
Tant notre appareil est une fleur qui plie !
Ô pensée aboutissant à la folie !
Va, pauvre, dors, moi, l’effroi pour toi m’éveille.

Ah ! misère de t’aimer, mon frêle amour
Qui vas respirant comme on respire un jour !
Ô regard fermé que la mort fera tel !

Ô bouche qui ris en songe sur ma bouche,
En attendant l’autre rire plus farouche !
Vite, éveille-toi ! Dis, l’âme est immortelle ?
+ Lire la suite
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marina53marina53   13 août 2013
Donne ta main, retiens ton souffle, asseyons-nous
Sous cet arbre géant où vient mourir la brise
En soupirs inégaux sous la ramure grise
Que caresse le clair de lune blême et doux.

Immobiles, baissons nos yeux vers nos genoux.
Ne pensons pas, rêvons. Laissons faire à leur guise
Le bonheur qui s’enfuit et l’amour qui s’épuise,
Et nos cheveux frôlés par l’aile des hiboux.

Oublions d’espérer. Discrète et contenue,
Que l’âme de chacun de nous deux continue
Ce calme et cette mort sereine du soleil.

Restons silencieux parmi la paix nocturne :
Il n’est pas bon d’aller troubler dans son sommeil
La nature, ce dieu féroce et taciturne.
+ Lire la suite
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OrpheaOrphea   13 novembre 2011
Art poétique

De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l’Impair
Plus vague et plus soluble dans l’air,
Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Il faut aussi que tu n’ailles point
Choisir tes mots sans quelque méprise :
Rien de plus cher que la chanson grise
Où l’Indécis au Précis se joint.

C’est des beaux yeux derrière des voiles,
C’est le grand jour tremblant de midi,
C’est, par un ciel d’automne attiédi,
Le bleu fouillis des claires étoiles !

Car nous voulons la Nuance encor,
Pas la Couleur, rien que la nuance !
Oh ! la nuance seule fiance
Le rêve au rêve et la flûte au cor !

Fuis du plus loin la Pointe assassine,
L’Esprit cruel et le Rire impur,
Qui font pleurer les yeux de l’Azur,
Et tout cet ail de basse cuisine !

Prends l’éloquence et tords-lui son cou !
Tu feras bien, en train d’énergie,
De rendre un peu la Rime assagie.
Si l’on n’y veille, elle ira jusqu’où ?

Ô qui dira les torts de la Rime ?
Quel enfant sourd ou quel nègre fou
Nous a forgé ce bijou d’un sou
Qui sonne creux et faux sous la lime ?

De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée
Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée
Vers d’autres cieux à d’autres amours.

Que ton vers soit la bonne aventure
Éparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym…
Et tout le reste est littérature.
+ Lire la suite
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marina53marina53   10 août 2013
Ce sont choses crépusculaires,
Des visions de fin de nuit.
Ô Vérité, tu les éclaires
Seulement d’une aube qui luit.

Si pâle dans l’ombre abhorrée
Qu’on doute encore par instants
Si c’est la lune qui les crée
Sous l’horreur des rameaux flottants,


Ou si ces fantômes moroses
Vont tout à l’heure prendre corps
Et se mêler au chœur des choses
Dans les harmonieux décors

Du soleil et de la nature ;
Doux à l’homme et proclamant Dieu
Pour l’extase de l’hymne pure
Jusqu’à la douceur du ciel bleu.
+ Lire la suite
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OrpheaOrphea   14 mai 2014
Pierrot

Ce n'est plus le rêveur lunaire du vieil air
Qui riait aux aïeux dans les dessus de porte ;
Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte,
Et son spectre aujourd'hui nous hante, mince et clair.

Et voici que parmi l'effroi d'un long éclair
Sa pâle blouse a l'air, au vent froid qui l'emporte,
D'un linceul, et sa bouche est béante, de sorte
Qu'il semble hurler sous les morsures du ver.

Avec le bruit d'un vol d'oiseaux de nuit qui passe,
Ses manches blanches font vaguement par l'espace
Des signes fous auxquels personne ne répond.

Ses yeux sont deux grands trous où rampe du phosphore
Et la farine rend plus effroyable encore
Sa face exsangue au nez pointu de moribond.
+ Lire la suite
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