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Agnès Lepicard (Traducteur)
EAN : 9782218925887
187 pages
Hatier (22/08/2007)
4.15/5   58 notes
Résumé :
Ces trois recueils désenchantés mettent en scène un artiste enclin à la mélancolie, incarnation du poète maudit qui exprime son dégoût du monde tout en inventant une poésie nouvelle.

"Le vrai père de tous les jeunes, c'est Verlaine, le magnifique Verlaine dont je trouve l'attitude comme homme aussi belle vraiment que comme écrivain, parce que c'est la seule, dans une époque où le poète est hors-la-loi."

Stéphane Mallarmé
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
deuxmotspassant
  24 octobre 2019
Ce recueil de poésies de Paul Verlaine se décline en trois parties.
La première, Poèmes Saturniens fait référence à Saturne Dieu de la mythologie mais aussi à la planète dans l'astrologie, caractérisée comme étant "une planète froide et malfaisante, ennemie de la nature, de l'homme et des autres créatures". Ainsi, Verlaine se place dans la lignée des maudits dont le caractère mélancolique constitue un gage de grandeur.
La seconde partie s'intitule "Fêtes galantes". On y retrouve une atmosphère enchanteresse balançant entre bonheur et langueur, entre mélancolie et plaisir, comme l'a si bien peint Fragonard,
Un contraste se fait sentir entre l'extériorité, l'euphorie de la fête et l'intériorité des participants. La peinture y est référencée.
Enfin la troisième partie "Romances sans paroles" est quant à elle une belle référence à la musique.
Tel un musicien des mots, Paul Verlaine exploite la sonorité des phrases en plaçant des rimes et autres effets mettant en mouvement sous forme d'ondulation les vers récités.
Certains poèmes sont ceux de mon enfance récités par coeur et avec coeur ! Les syllabes chantées donnent la joie au texte mémorisé.
A la relecture, les vers défilent sans regard, je me souviens des instants où je m'appliquais à recopier le précieux récit avec soin et où j'apprenais les mots avec respect, sans les écorcher, les laissant vibrer comme un refrain chanté.
Que de beaux souvenirs !
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fabricelecoqfoto
  30 juin 2020
Verlaine nous révèle dans ces trois recueils, ses hantises, ses obsessions, sa mélancolie ainsi que ses invectives envers Mathilde sa bien aimée.
Ce livre est étudié par un spécialiste de l'oeuvre, Jacques Borel, qui amène des explications et critiques claires et très intéressantes.
En fin d'ouvrage on trouvera un dossier, avec une chronologie des évènements majeurs dans la vie de Verlaine, puis des notices et notes apportant une lumière aux poèmes très appréciable.
Un beau travail qui nous permet de saisir les subtilités de l'esprit de l'auteur qui nous échappent parfois en première lecture.
Selon moi, un livre à posséder absolument.
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DD78
  18 décembre 2013
Je lis très rarement de la poésie, mais la lecture imposée ce recueil au lycée m'a charmée: Verlaine y joue avec notre langue tout en parvenant à nous raconter une histoire, avec des images magnifiques et des sentiments puissants. Bref, à mon avis un bon livre pour aborder la poésie...
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maudlm
  02 avril 2011
La simplicité et la beauté de ces poèmes fait qu'ils nous touchent au plus profond de nous.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Aurel82Aurel82   03 juillet 2019
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits!
Pour un coeur qui s'ennuie
Ô le chant de la pluie!

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi!!! Nulle trahison?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine!
+ Lire la suite
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GuylaineGuylaine   20 mars 2011
III
Il pleut doucement sur la ville.
(Arthur Rimbaud)

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

Romances sans paroles
+ Lire la suite
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LiliGalipetteLiliGalipette   13 mars 2011
NEVERMORE

Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone,
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant où la bise détone.

Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
Soudain, tournant vers moi son regard émouvant :
« Quel fut ton plus beau jour ! » fit sa voix d’or vivant,

Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique.
Un sourire discret lui donna la réplique,
Et je baisai sa main blanche, dévotement.

— Ah ! les premières fleurs qu’elles sont parfumées !
Et qu’il bruit avec un murmure charmant
Le premier oui qui sort de lèvres bien-aimées !

+ Lire la suite
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deuxmotspassantdeuxmotspassant   24 octobre 2019
En sourdine

Calmes dans le demi-jour
Que les branches hautes font,
Pénétrons bien notre amour
De ce silence profond.

Fondons nos âmes, nos coeurs
Et nos sens extasiés,
Parmi les vagues langueurs
Des pins et des arbousiers.

Ferme tes yeux à demi,
Croise tes bras sur ton sein,
Et de ton coeur endormi
Chasse à jamais tout dessein.

Laissons-nous persuader
Au souffle berceur et doux
Qui vient à tes pieds rider
Les ondes de gazon roux.

Et quand, solennel, le soir
Des chênes noirs tombera,
Voix de notre désespoir,
Le rossigno chantera.
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mandarine43mandarine43   12 novembre 2011
[ "Romances sans paroles" ]

Aquarelles.
Green.

Voici des fruits, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos douces mains blanches
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.

J'arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue à vos pieds reposée
Rêve des chers instants qui la délasseront.

Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête
Toute sonore encore de vos derniers baisers ;
Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.
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Vidéo de Paul Verlaine
« Je serai poète, écrivain, dramaturge. D'une façon ou d'une autre, je serai célèbre, quitte à avoir mauvaise réputation. » Oscar Wilde (1854-1900) était un homme de parole : il fut poète, écrivain et dramaturge, il eut une mauvaise réputation et il est célèbre. […] le jeune Wilde, élève brillant, entre au Trinity College de Dublin avec une bourse […] et suit des études classiques : histoire ancienne, philosophie et littérature. Il commence à voyager et découvre l'Italie et la Grèce. […] Il s'installe à Londres et fréquente les milieux élégants intellectuels. […] Il se fabrique une image d'esthète : […] ses tenues vestimentaires de dandy font fureur… Oscar Wilde est à la mode. […] il fait une tournée de conférences sur « l'esthétisme » aux États-Unis, avant de séjourner à Paris où il rencontre Hugo (1802-1885), Daudet (1840-1897), Zola (1840-1902), Edmond de Goncourt (1822-1896) (qui le décrit comme « un individu de sexe douteux »), Verlaine (1844-1896), et les peintres Pissarro (1830-1903), Degas (1834-1917) et Jacques-Émile Blanche (1861-1942). […] […] Un second voyage à Paris lui permet de rencontrer Mallarmé (1842-1898), Pierre Louÿs (1870-1925), Marcel Schwob (1867-1905) et André Gide (1869-1951). Juillet 1891 marque le début d'une liaison qui ne se terminera qu'à la mort De Wilde : Alfred Bruce Douglas (1870-1945), « Bosie », vient d'entrer dans sa vie. […] Accusé de sodomie, Wilde […] est arrêté et jugé, […] déclaré coupable d' « actes indécents » et condamné à la peine maximale : deux ans de travaux forcés. […] Wilde séjourne dans plusieurs prisons […]. Au bout de quelques mois, son état de santé lui vaut d'être dispensé de travaux forcés proprement dits. Ne pouvant payer les frais de justice du procès […], il est condamné pour banqueroute et ses biens sont vendus aux enchères. […] En 1900, un abcès dentaire dégénère en méningite et Oscar Wilde meurt le 30 novembre après avoir reçu, à sa demande, l'absolution d'un prêtre catholique. le convoi funèbre est composé de quelques artistes anglais et français, dont Pierre Louÿs ; Wilde est enterré au cimetière de Bagneux. Ses restes seront transférés au Père-Lachaise en 1909. » (Dominique Jean dans Oscar Wilde, Maximes et autres textes, Éditions Gallimard, 2017)
« […] Les aphorismes traduits ici ont été publiés en 1904, quatre ans après la mort de leur auteur, par Arthur L. Humphreys, qui s'appuyait sur un recueil « analogue » qu'il avait lui-même publié en 1895 sous le titre Oscariana : Epigrams. […] le recueil de 1904 s'intitulait simplement Sebastian Melmoth, Oscar Wilde n'étant mentionné qu'entre crochets. […] Cet ensemble donne un aperçu de la pensée et de l'esprit De Wilde, et si les aphorismes sont parfois contradictoire, ils n'en sont pas moins - précisément - le reflet exact de sa personnalité. Wilde, en public, offrait un tel feu d'artifice de mots d'esprit et de paradoxes que le poète Yeats (1865-1939) a dit qu'il donnait l'impression de les avoir préparés à l'avance […]. » (Bernard Hoepffner)
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Références bibliographiques : Oscar Wilde, Aphorismes, traduits par Bernard Hoepffner, Éditions Mille et une nuits, 1995
Oscar Wilde, Pensées, mots d'esprit, paradoxes, traduits par Alain Blanc, Éditions V
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