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ISBN : 2265006211
Éditeur : Fleuve Editions (30/11/-1)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 18 notes)
Résumé :
L'homme qui se trouvait devant moi avait commis une faute grave, il avait été jugé et condamné au Rejet.
À présent, la Matriarchie le recrachait comme un corps étranger. Il n'avait plus sa place nulle part. Ni droit à la moindre parcelle de nourriture. La fente buccale de son masque existait pour lui permettre de boire, afin qu'il ne meure pas trop vite. Le masque soudé à sa tête le désignait à tous comme un coupable. Quiconque le découvrait devait frapper la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
finitysend
  20 mai 2014
Un petit roman qui n'atteint pas des sommets mais qui possède malgré tout un charme incontestable .
La légende des niveaux fermés ( parution 1978 ) est un petit roman de Julia Verlanger , alias Gilles Tomas , qui tient bien la route et qui est initialement paru dans la collection anticipation , où il était assez à placer dans le haut du panier de cette collection aussi inégale que mythique .
On est dans la droite ligne des textes post apocalyptiques des années 70/80 qui posent dans le récit, des sociétés cloisonnées qui dysfonctionnent tout en étant des sociétés crispées et survivantes à des évènements apocalyptiques fondateurs , radicaux et anciens .
Des textes qui posent généralement aussi au travers des thèmes et des formes habituels du roman d'action , des questions de société comme ici , la condition féminine , analysée en miroir , par le biais d'un improbable matriarcat très normatif , véritablement totalitaire .
Un texte qui ne manque pas d'évoquer également et intensément la problématique de la liberté . Celle classique donc , de la dictature , avec ses logiques de contraintes intimement intériorisées , avec pour corollaire l'étude de la signification ainsi que l'examen des ressorts fonctionnels de la marginalité , comme terreau utile à la libération , dans un contexte oppressif , clos et étouffant .
La trame narrative de ce texte est simple , relativement prévisible mais elle sait néanmoins surprendre et rebondir crédiblement .
Les personnages sont assez soigneusement brossés et il sont quelquefois le réceptacle circonstancié de véritables élans dramatiques , poignants et de qualités .
Des transports dramatiques qui réjouissent ponctuellement le lecteur émotionnellement exigeant .
C'est un monde souterrain , baigné de lumières artificielles , qui ignore tout de la surface qui est aussi improbable que floutée et hypothétique .
Un monde disposé au grés de niveaux fermés , selon un plan qui amène au départ le lecteur de plus en plus en profondeur et ensuite de plus en plus haut vers l'inconnu .
Certains de ces niveaux sont actifs et spécialisés dans une activité , par exemple dans l'agriculture et d'autres sont fermés et condamnés .
Des niveaux reliés entre eux par des ascenseurs , fonctionnels ou non , condamnés ou non , aisément praticables ou non , connus des occupants de cet univers ou non ....
Un monde fait de couloirs et d'escaliers , avec des éboulements , des conduits d'aération et surtout le lieu d'un long chemin vers la surface .
Des volumes arpentés par deux personnages réunis par le hasard , par l'opportunisme et par la pitié aussi ...
Un roman finalement sympathique , humain , assez touchant souvent , avec une dynamique qui fait un peu penser à des personnages dans un labyrinthe expérimental de laboratoire ...
Je joins le quatrième de couverture de l'édition de 1998 :
L'HOMME qui se trouvait devant moi avait commis une faute grave, il avait été jugé et condamné au Rejet. À présent, la Matriarchie le recrachait comme un corps étranger. Il n'avait plus sa place nulle part. Ni droit à la moindre parcelle de nourriture. La fente buccale de son masque existait pour lui permettre de boire, afin qu'il ne meure pas trop vite. le masque soudé à sa tête le désignait à tous comme un coupable. Quiconque le découvrait devait frapper la tête en hurlant : ''Rejeté ! Rejeté !'' pour que d'autres prennent part à la curée. le condamné vivrait ses derniers jours dans une fuite perpétuelle, refusé partout, ne pouvant espérer nul repos, jusqu'à ce que l'épuisement l'empêche de courir une fois encore...
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pika010
  25 février 2017
Première découverte pour moi de la collection Anticipation chez Fleuve Noir et je peut dire avoir apprécié cette lecture.
Nous retrouvons ici un groupe de personnes qui cherche à fuir une matriarchie, monde apocalyptique où les hommes sont traités comme des esclaves par les femmes qui ont pris le pouvoir. Après une présentation des personnages, on nous explique que leur monde est divisé en niveaux et que l'un de celui-ci est un paradis pour les hommes, hors de la juridiction des femmes. Notre groupe va donc faire tout son possible pour fuir et retrouver leur liberté.
J'ai aimé le rythme soutenu du livre et les différentes péripéties mais malheureusement, l'effet de surprise finale est un peu gâché car on devine assez rapidement comment tout cela va se finir.
Cela reste une lecture agréable et je vais continuer la découverte des livres de cette collection.
Commenter  J’apprécie          51
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
finitysendfinitysend   16 août 2012
Le rejeté était agenouillé entre deux plans de Kartène . Il avait réussi à écraser un bulbe , et il s'efforçait d'en faire pénétrer un fragment dans l'étroite fente bucale de son masque . Il le poussait de ses doigts , avec une frenesie de hâte .
Son corps nu , déjà très amaigri , marqué d'ecchymoses et de plaies , fremissait nerveusement .
Commenter  J’apprécie          160
A-D-OA-D-O   22 novembre 2012
- C'est injuste ! Il y a tant d'hommes malheureux... Vous pourriez les aider...
- Au prix d'une guerre ? Non. La liberté se gagne. Vous avez gagné la vôtre. D'autres peuvent en faire autant.
Commenter  J’apprécie          40
pika010pika010   14 février 2017
L'incompétence à un poste élevé, voit-tu, Gerd, c'est le pire des crimes de gaspillage.
Commenter  J’apprécie          11
Videos de Julia Verlanger (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julia Verlanger
Olivier Paquet interviewé pour son livre Faux-semblance aux éditions L'Atalante , au Salon du livre de Genève à Palexpo avec le Club du Livre https://www.club-livre.ch
"Nous recherchons les correspondances entre les univers…
Quatre zones de conflit. Entre humains et extraterrestres ; entre mémoire et oubli ; entre adultes et enfants ; entre nature déchaînée et ce qu'il reste de la civilisation. Sous les cieux étrangers de galaxies lointaines, sur des champs de bataille envahis de cadavres, ou bien face à la vague qui a tout balayé, il faut imaginer de nouvelles façons d'aller plus loin. Même s'il faut achever de détruire pour renaître.
Les personnages d'Olivier Paquet ne renoncent jamais. Ce sont avant tout des survivants, des héros abîmés qui tentent de redonner du sens à leur vie. Grâce à la catastrophe qui les a laissés nus, ils redécouvrent ce qu'ils sont. Et ils trouvent la force de tendre la main vers l'autre, l'étranger, pour ouvrir ensemble des portes." Jean-Claude Dunyach
Le recueil a reçu le Prix Bob-Morane 2018
Olivier Paquet, né le 21 avril 1973 à Compiègne, est un écrivain français de science-fiction. Docteur ès science politique, il écrit de nombreuses nouvelles de science-fiction dont plusieurs sont publiées dans les revues françaises Galaxies et Asphodale. Olivier Paquet est également l'auteur du roman Structura maxima, paru en 2003. C'est également un grand amateur de mangas et d'animation japonaise.
Faux-semblance, L'Atalante, coll. « La Dentelle du cygne », 2017 (ISBN 978-2-84172-839-8) constitué de 3 nouvelles précédemment publiées (Synesthésie, Rudyard Kipling 2210, Cauchemar d'enfants) et une inédite (Une Fille aux Pieds Nus)
Autres distinctions : Grand prix de l'Imaginaire 2002 pour sa nouvelle Synesthésie Prix Imaginales des lycéens 2005 pour son roman Structura maxima Prix Julia-Verlanger 2014 pour le roman L'Esprit du Melkine Prix Joël-Champetier 2016 pour sa nouvelle Graine de fer3
REMERCIEMENTS : Oliver Paquet Editions L'Atalante SALON DU LIVRE DE GENEVE @salondulivregeneve Laurence Brenner, Maud Couturier CLUB DU LIVRE @clublivreswiss Manuela Nathan @Manuela.nathan , Aurelie Garcia @aurelieautheatre , Williams Mouriere, Yves Jaques, Michael Bouvard @Michael_Bouvard Interview de l'Auteur : Manuela Nathan Prod/Post-prod Interview de l'Auteur : Aurélie Garcia, Reportage Suisse Romande Partenaire : Valeur Suisse Institut
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