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ISBN : 2-265-00138-4
Éditeur : Fleuve Editions (01/01/1976)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Vous suivez l'autoroute, en direction au sud. A pied, bien sûr, parce que la civilisation : kaputt ! En chemin, vous avez votre peau à défendre contre les groupés.
Alors si, en plus, vous tombez sur une fille qui a une idée fixe : aller à Paris...
Paris ! Les rats pesteux, les poches de gaz hallucinogènes, les mares de bactéries... Autant dire l'enfer.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Masa
  21 avril 2017
J'ai quitté le confort de « Malevil » pour arpenter « L'autoroute sauvage ». Ce court roman est considéré par toute une génération comme un joyau français. Je cherchais à tort une première édition – la vulgaire édition Fleuve noir de la collection Anticipation –, mais la rareté en font un produit de luxe. C'est tout à fait par hasard que mon chemin à croiser la réédition “METAL“ de la même maison d'édition (1993).
Ce beau livre de poche possède une double couverture. L'illustration Florence Magnin est bien réalisée et présente un Paris martyrisé (… mais Paris libéré – enfin… je m'égare).
Ce présent ouvrage a été publié sous le pseudonyme de Gilles Thomas, un leurre quand on sait qu'il s'agit en fait d'une auteure plus connue sous un autre nom d'emprunt : Julia Verlanger, de son vrai patronyme Éliane Taïeb. Cette duperie allant même jusqu'à rendre très viril et machiste son écriture.
Il s'agit d'un roman post-apocalyptique donc la destruction massive de l'humanité est due à une guerre chimique et bactériologique. Un virus nommé “Peste bleue“ s'est répandue sur la surface de la Terre. Pour ne rien arranger, un exfoliant ultra puissant a rendu certaines landes stériles, ce qui a créé des déserts. Gildas est un solitaire. Il arpente la France dans l'espoir d'arriver dans le sud avant l'hiver. C'est en passant par une autoroute dévastée qu'il va faire la rencontre d'une jeune demoiselle. Elle, par contre, n'aspire qu'à aller à Paris.
Je peux comprendre l'engouement autour de ce livre qui a bercé toute une génération. Pourtant, j'estime que ce récit est bien surévalué. Il est vrai que l'on a tendance à idolâtrer nos souvenirs d'enfance. Moi-même j'aurais pu en faire autant, mais je n'appartiens pas à cette génération. C'est comme avec le film « Mad Max ». À force d'en faire un emblème, j'ai essayé de le regarder pour la première fois récemment. Je n'ai pas réussi à tenir plus d'une demi-heure.
Le récit de Gilles Thomas (qui est donc le pseudonyme ici employé) possède de très bons points. du début jusqu'à la fin, l'histoire est pleine d'action et on ne s'ennuie pas. On ressent même une certaine sympathie pour ce duo. À cela je pourrai rajouter que l'auteure a réussi à rendre son roman plausible et réaliste.

Mais voilà… le plus gros défaut, à mon sens, est cette narration épouvantable. Elle se fait à la première personne et l'auteure à privilégier le langage familier et très machiste. Pour ceux et celles qui ont gueulé sur la place de la femme dans « Malevil » (par exemple) vont encore une fois s'époumoner. Là, elles n'ont pour rôle qu'écarter les cuisses.
J'ai détesté cette écriture grossière qui m'a empêché d'apprécier ce livre. J'ai trouvé très confus certains passages où je me suis senti perdu. Que dire de l'action complètement gâchée par ce procédé archaïque. Mais le pompon revient aux répliques des méchants. Comme je méprise ces mots à moitié écrits du genre : « pov' typ'» ou « j'vais t' le met' », … Ces phrases qui n'ont aucun sens et qui me font buter sur les mots.
Cela dit j'ai apprécié davantage apprécié cette seconde moitié du livre, dès que nos deux personnages se retrouvent aux portes de Paris.
À ces défauts qui m'ont gêné, j'ai détesté ce simplisme manichéen où les méchants sont des anthropophages. C'est simple, pour un bandit, un voyageur ne sera jamais qu'un morceau de gigot, un bon bifteck. Je veux bien croire que l'humanité a disparu, mais la faune a bien dû se développer ?
Je ressors mitigé de ce soi-disant chef-d'oeuvre. Ce roman aurait pu être très bon car il regorge de très bonnes idées, mais sa réalisation trop populaire – j'attendais pas non plus de belles tournures comme celles de Jean Ray – et familière m'ont donné un arrière-goût désagréable. Cela dit, je lirais bien ses suites.
Dommage, car les éléments post-apocalyptique + road movie + survie sont des ingrédients que j'affectionne.
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jamiK
  05 mars 2018
C'est un roman du genre post-apocalyptique absolument passionnant. L'histoire se passe en France, une quinzaine d'années après une guerre bactériologique qui a dévasté la civilisation dans le monde. C'est aussi un road movie, plein d'actions, d'horreurs, de bastons, avec un héros très fort, taciturne, genre faux dur, des sentiments, de la cruauté... C'est absolument palpitant, glaçant. le ton est assez brut, et viril. C'est raconté à la première personne, et si ce roman n'avait pas été écrit par une femme, j'aurais dit que l'auteur devait quand même être assez macho. Mais c'est peut-être justement la plume féminine qui apporte un ton si juste, si dûr. le tout est imaginé sans failles et incohérences, même pour un lecteur de 2018 alors qu'il a été écrit en 1976. Ce roman fait partie des bonnes surprises de la collection Fleuve Noir Anticipation.
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Le_chien_critique
  31 octobre 2018
Julia Verlanger, vous connaissez ? Mais si le prix remis lors des Utopiales, la grande messe SFFF nationale.
Et bien derrière ce prix se cache un homme, Gilles Thomas, ou plutôt une femme, Julia. Ou serait ce plutôt Éliane Taïeb ?
Et vous savez quoi, il/elle écrivait de la SF. le monde est décidément bien fait.
Pendant près de 50 ans jusque la fin du siècle dernier, une collection a fait énormément parler d'elle, trois lettres : FNA, à ne jamais prononcer aujourd'hui devant un fan de SF de 40 à 60 ans, sinon, vous aurez le droit à des heures de tirades nostalgiques.
Cette collection a fait paraitre de nombreux auteurs français, sous pseudos généralement, dont certains sont devenus des grands noms de la SF : Genefort, Brussolo, Wagner, Pagel, Ligny...
Fleuve Noir Anticipation, des romans de gare populaire, un brin viril, avec de l'extraterrestre, de l'espace, du post apo, et des femmes peu farouches !
J'arrête là le topo sur le FNA, si vous êtes jeunes, allez voir à vos risques et périls un vieux de la vieille.
Donc L'autoroute sauvage, qui porte très mal son nom car justement les autoroutes de ce post apo sont beaucoup plus sûr et moins sauvages que le reste du territoire.
Rien de très original dans ce récit apocalyptique : un solitaire endurcit qui rencontre quelques compagnons, une petite équipe qui se forme et va aller de péripéties à péripéties, de problèmes en problèmes. Les passages obligés sont là, les facilités aussi. Mais les personnages sont crédibles, le style agréable, le roman court. On se doute de la fin, que rien de très désagréable ne vas arriver. Mais on n'y croit, et j'avais envie que nos protagonistes s'en sortent. Et loin de me déplaire, un petit côté anar se dégage des lignes.
Ce voyage vous dévoilera que les armes bactériologiques ne sont pas bonnes pour l'environnement, que l'homme est accro au bifteck, et que si les vaches n'existent plus, ils restent tout de même des humains pour avoir sa part de bidoche à tous les repas. Vous découvrirez que la Peste bleu porte bien son nom, et que des billes translucides peuvent faire un zombi-like impressionnant. Les femmes sont dans le rôle qu'elles n'auraient jamais du quitter : fourneau, serpillère et pieu. Gilles Thomas prend son rôle à coeur pour se fondre dans les standards misogynes, mais Julia Verlanger, par petite touche, sème quelques éléments qui rendent la femme supérieure à l'homme.
Bref, du très classique qui ne m'a pas empêché de le lire d'une traite, et de me jeter sur la suite car il s'agit d'une trilogie que les éditions Bragelonne ont ressorti dans l'intégrale 1 consacré à Julia Verlanger, intégrale qui comprend 5 tomes.
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Gusseuh
  26 mars 2010
Petit monument de la science-fiction française, L'autoroute sauvage reste parmi les plus grands succès de la défunte (mais très culte) collection Anticipation du Fleuve Noir.
Ayant précédé la vague Mad Max, ce road-movie piéton se déroule dans les paysages dévastés d'une France post-apocalyptique, et développe les aventures de Gérald, un aventurier solitaire (a contrario des groupés, qui ont une fâcheuse tendance à bouffer de l'humain) qui manie les couteaux de lancer comme personne.
De la grande aventure burnée, écrite par une Julia Verlanger qui s'est fait greffer un fameux service trois pièces pour le coup (signant Gilles Thomas), et qui envoie donc son pesant de testostérone à la gueule ébahie du lecteur. Ici, miss Verlanger retrouve la verve de la grande littérature populaire : intelligente sans être prise de tête, drôle sans être graveleuse, et fun sans être stupide. Un grand moment de lecture, qui a tout juste pris la patine de l'âge, sans même perdre de sa force.
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mauriceandre
  06 mars 2018
Suite a ma proposition de cette trilogie, j'ai eu envie de la relire
je voudrais vous parler d'une femme, Héliane Taïeb, Auteur d'anticipation que j'ai crus longtemps être un homme.
adolescent mes finances me permettait quelques achats de roman de la collection Fleuve Noir. "Anticipation".
J'ai l'intégrale parue chez Braguelonne en 2008 signé Julia Verlanger mais surtout la trilogie d'origine signé Gilles Thomas, pseudo qu'elle utilisée a l'époque
l'Autoroute Sauvage, la Mort en Billes et l'Île brûlée
Dans les années 70 nous vivions tous avec la peur Atomiques comme épée de Damoclès, c'est pourquoi ces trois tomes ont eus un énorme succès, je me rappelle que je les avais fait lire autour de moi tellement je les trouvais bon.
On se posait tous la question de savoir comment on réagirai dans la situation ou Gilles se retrouve pour survivre.
Si vous aimer les récits de survie après un cataclysme nucléaire, ou comme on dit maintenant post-apocalyptique, je ne peux que vous conseiller l'achat de l'intégrale Tome 1 de Julia Verlanger aux éditions Bragelonne ou si vous préférez les BD le coffret https://www.babelio.com/livres/Masmondet-Lautoroute-sauvage--Coffret-en-3-volumes/972473 que je me suis empressée d'acheter
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BeatsonBeatson   18 août 2015
– Ils étaient dingues, non ? Complètement tordus. Notre époque, ce n’est pas de la tarte, et des tordus, il en reste. Mais une destruction à cette échelle-là ! En plus, ils se prétendaient civilisés ! Ils avaient des lois, des prisons, ils châtiaient les meurtriers ! Je n’arrive pas à piger. Tu piges, toi ? – Pas plus que toi. Il faut supposer que le meurtre, quand tu faisais dans le détail, c’était pas convenable, et que ça devenait correct dès que tu travaillais en gros. Jo disait que dans ces cas-là, on baptisait ça patriotisme, ou nationalisme, alors, bien sûr, les pires saloperies étaient couvertes par un drapeau. Comment ils s’arrangeaient avec leurs principes, c’est pas à moi qu’il faut demander. Mais je pense comme toi, ils étaient vicieux. Pour lâcher en plus des bactéries destinées à la race humaine d’autres merdes prévues pour décimer également les animaux, faut être vicieux. En plein. Et je ne te parle pas des machins qui tuaient la verdure. Qu’ils n’aient pas transformé la Terre en désert, c’est un miracle !
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giloobzhgiloobzh   15 mai 2014
Tu t'entraines tous les jours, même si tu es persuadé que, juste aujourd'hui, tu n'as pas le temps. Sinon, tu remets à demain, puis à après demain, puis à la semaine prochaine, et quand tu as besoin de lancer tes lames, tu t'aperçois que tu es juste un soupçon trop lent, ou maladroit, et tu meurs.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   31 octobre 2018
Un squelette tassé étreignait le volant à pleins bras, comme s’il se cramponnait à une bouée de sauvetage. Ses longues dents jaunes me souriaient. Il ne me gênait pas. Rien de plus paisible que les morts. Les casse-bonbons, c’est les vivants.
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BeatsonBeatson   18 août 2015
Les groupes, je n’aime pas. En règle générale, ça se divise en trois : les moutons, qui travaillent dur et mangent peu ; les loups, qui travaillent peu et mangent beaucoup ; et, par-dessus, le chef.
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MaksMaks   12 novembre 2015
Il faut supposer que le meurtre, quand tu faisais dans le détail, c’était pas convenable, et que ça devenait correct dès que tu travaillais en gros. Jo disait que dans ces cas-là, on baptisait ça patriotisme, ou nationalisme, alors, bien sûr, les pires saloperies étaient couvertes par un drapeau.
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Videos de Julia Verlanger (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Julia Verlanger
Olivier Paquet interviewé pour son livre Faux-semblance aux éditions L'Atalante , au Salon du livre de Genève à Palexpo avec le Club du Livre https://www.club-livre.ch
"Nous recherchons les correspondances entre les univers…
Quatre zones de conflit. Entre humains et extraterrestres ; entre mémoire et oubli ; entre adultes et enfants ; entre nature déchaînée et ce qu'il reste de la civilisation. Sous les cieux étrangers de galaxies lointaines, sur des champs de bataille envahis de cadavres, ou bien face à la vague qui a tout balayé, il faut imaginer de nouvelles façons d'aller plus loin. Même s'il faut achever de détruire pour renaître.
Les personnages d'Olivier Paquet ne renoncent jamais. Ce sont avant tout des survivants, des héros abîmés qui tentent de redonner du sens à leur vie. Grâce à la catastrophe qui les a laissés nus, ils redécouvrent ce qu'ils sont. Et ils trouvent la force de tendre la main vers l'autre, l'étranger, pour ouvrir ensemble des portes." Jean-Claude Dunyach
Le recueil a reçu le Prix Bob-Morane 2018
Olivier Paquet, né le 21 avril 1973 à Compiègne, est un écrivain français de science-fiction. Docteur ès science politique, il écrit de nombreuses nouvelles de science-fiction dont plusieurs sont publiées dans les revues françaises Galaxies et Asphodale. Olivier Paquet est également l'auteur du roman Structura maxima, paru en 2003. C'est également un grand amateur de mangas et d'animation japonaise.
Faux-semblance, L'Atalante, coll. « La Dentelle du cygne », 2017 (ISBN 978-2-84172-839-8) constitué de 3 nouvelles précédemment publiées (Synesthésie, Rudyard Kipling 2210, Cauchemar d'enfants) et une inédite (Une Fille aux Pieds Nus)
Autres distinctions : Grand prix de l'Imaginaire 2002 pour sa nouvelle Synesthésie Prix Imaginales des lycéens 2005 pour son roman Structura maxima Prix Julia-Verlanger 2014 pour le roman L'Esprit du Melkine Prix Joël-Champetier 2016 pour sa nouvelle Graine de fer3
REMERCIEMENTS : Oliver Paquet Editions L'Atalante SALON DU LIVRE DE GENEVE @salondulivregeneve Laurence Brenner, Maud Couturier CLUB DU LIVRE @clublivreswiss Manuela Nathan @Manuela.nathan , Aurelie Garcia @aurelieautheatre , Williams Mouriere, Yves Jaques, Michael Bouvard @Michael_Bouvard Interview de l'Auteur : Manuela Nathan Prod/Post-prod Interview de l'Auteur : Aurélie Garcia, Reportage Suisse Romande Partenaire : Valeur Suisse Institut
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