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EAN : 9782075136518
384 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (28/05/2020)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 92 notes)
Résumé :
La poussière rouge. Les sombres Rocheuses. L'Amérique profonde, tout juste sortie de la Deuxième Guerre mondiale.
C'est dans ce monde-là que grandissent Michael et ses copains : le gros Donnie, les inséparables Durham et George, Suzy la sauvage.
Ensemble, ils partagent les jeux de l'enfance, les rêves, l'aventure des longs étés brûlants...

Jusqu'au jour où un gosse de la ville disparaît. Avant d'être retrouvé, quelques jours plus tard.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Rodin_Marcel
  09 avril 2021
Vermot Thibault – "Colorado train" – Gallimard / Jeunesse, 2020 (ISBN 978-2-07-513651-8) – première édition publiée aux éd. Sarbacane en 2017 – "mention spéciale du prix vendredi" en 2017.

Un livre ignoble.
De passage dans une librairie en compagnie de l'un de mes petits-fils, celui-ci avait tenté de me faire acheter du Stephen King (auteur particulièrement peu ragoûtant), j'avais refusé, la libraire avait alors recommandé ce roman en toute bonne foi, et je me suis fié à son jugement.
Précision : je me suis d'autant plus fié au jugement de la libraire que ce livre est publié par Gallimard, dans la collection "pôle fiction" destinée à la jeunesse. La quatrième de couverture précise qu'il s'est vu décerner un prix obscur "mention spéciale prix vendredi 2017", et qu'un plumitif de chez Télérama l'a jugé "diaboliquement séduisant". Bref, de quoi me faire baisser la garde, j'aurais du me méfier.

L'auteur ne s'est pas cassé la tête : il reprend les thèmes classiques du roman noir états-unisien pour adultes, et en fait une transposition pure et simple au niveau d'un groupe d'adolescents.
L'action se situe dans le Colorado (USA) : pour encore mieux vendre sa prose "à l'international" tout en jouant de la plus primaire démagogie, il insère de nombreuses références à ces chansons platement "contestataires" surtout anglophones, produites au kilomètre par l'industrie phonographique internationalisée.
Toute l'intrigue baigne dans l'ambiance glauque typique des thrillers états-unisiens : les parents se saoulent à longueur de pages – au "bourbon", évidemment – le milieu urbain est lamentable, en ruine etc. La façon de s'exprimer des jeunes est à l'avenant, ordurière à souhait, mais les montagnes, ouh là là, ce qu'elles sont belles puisque situées dans le Colorado... Bref, le cadre de l'action ainsi que le vocabulaire roulent dans la plus grande vulgarité.

En revanche, l'auteur se vautre dans ce qui constitue aujourd'hui l'une des veines essentielles de la littérature de gare, à savoir la violence la plus hideuse décrite dans ses détails les plus sordides : l'intrigue tourne ici autour d'un vagabond capturant des jeunes enfants pour les saigner en les pendant par les pieds comme des gorets, les cuisiner morceau par morceau et s'en régaler en de longues pages en italiques...

Bien sûr, les défenseurs de ce genre de littérature aussi idiote qu'imbécile évoqueront les contes peuplés d'ogres et ogresses – en oubliant que ces récits ont disparu depuis belle lurette des fables narrées aux enfants en bas âge et qu'ils ne contenaient jamais de descriptions complaisantes de la violence gratuite, bien au contraire.

Une fois de plus, je suis donc tombé de haut.
Jamais, jamais, jamais, je n'aurais cru qu'un éditeur comme Gallimard puisse publier ce genre d'horreur à destination d'un jeune public. J'avais encore des illusions.

Je vais encore jouer au vieux schnock anté-diluvien : dans notre lointaine jeunesse, les éditeurs, en France, devaient respecter la "loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse" qui créait la "Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence". Comme le précise – naïvement ? – l'article de Wikipedia (je cite et n'invente rien) : cette loi a été plusieurs fois amendée (i.e. vidée de son contenu par nos castes dirigeantes) et – comme toute la législation pénale française –
"elle est largement contrebalancée par la jurisprudence qui tend, depuis une trentaine d'années, à pencher du côté de la liberté d'expression"

Que ces choses-là sont ici joliment tournées ! Ces derniers mois, notre "élite" urbaine boboïsée fait semblant de découvrir – avec une horreur tartuffienne bien jouée – les ravages de la pédocriminalité délibérément prônée par ses propres idoles, et mise en pratique par certains de ses plus hauts dignitaires, entre autre dans le Nirvana du Science-Po germanopratin... Pour mémoire, il convient de lire et relire (cf Wikipedia) la liste des signataires de l'apologie de la pédophilie publiée à deux reprises dans "Le Monde", les 26 janvier puis 23 mai 1977 et de rappeler la courageuse intervention de la romancière québécoise Denise Bombardier, seule à s'élever contre l'ignoble Matzneff lors de sa confrontation dans l'émission "Apostrophe" sous l'oeil ahuri de Pivot en mars 1990 – c'est encore tout frais dans ma mémoire.
On peut espérer que ces Tartuffes hypocrites étendront leurs si profondes réflexions "anti-système" (sic!) à l'ensemble de la production médiatique ordurière déversée sans aucun filtre sur la jeunesse d'aujourd'hui, mais ça prendra beaucoup de temps.

En attendant ce jour improbable, à l'évidence, les parents constituent le seul, dernier et unique rempart de protection des enfants contre cette marée d'ordure qui submerge tous les médias aujourd'hui, y compris donc les imprimés. Il faudrait –entre autre – compulser tous les ouvrages mis entre les mains de nos chères têtes blondes, y compris ceux provenant des bibliothèques publiques, en acceptant de se voir traiter de vieux réac facho...

Dans notre jeunesse, nos enseignants illustraient la "liberté de la presse" en nous serinant le "J'accuse" de Zola déféndant Dreyfus. Aujourd'hui, un enseignant (S. Paty) meurt en illustrant cette même "liberté de la presse" avec les caricatures de "Charlie-Hebdo", insultantes, médiocres, dérisoires, avilissantes, d'une sottise abyssale, mais "brisant tous les tabous" selon la formule incantatoire ressassée depuis cinq décennies...
Née au milieu du siècle dernier, après la seconde grande tuerie mondiale, notre génération a bénéficié d'un contexte porteur : communistes ou gaullistes, tout le monde croyait au "bien commun", à l'avenir radieux promis par les progrès technologiques et médicaux ; l'ascenseur social fonctionnait à plein, nous en sommes la preuve vivante !
Aujourd'hui, la génération de mes petits-enfants barbote à longueur de journée dans les égouts médiatiques déversant des torrents de saletés et d'immondices, la société se décompose en groupes de "victimes" de tout et n'importe quoi, la nomenklatura boboïste écrase le bon peuple de son mépris et de ses sarcasmes macronistes, l'ascenseur social est en panne depuis vilaine lurette...

Suite à cette algarade, quelques propositions :
- pour ce qui concerne le roman ci-dessus incriminé, j'en tire la leçon qu'il ne faut plus accorder la moindre confiance à quelque institution ou éditeur que ce soit et vérifier toutes les publications transmises aux enfants
- tentons de les intéresser à des publications choisies, en les leur mettant à disposition facilement à domicile
- sauvons ce qui peut l'être, ne laissons jamais les enfants accéder aux médias sans surveillance.
- et si vous avez d'autres idées, je suis preneur.

PS : Je n'y connais pas grand chose en littérature dite de jeunesse, mais j'ai tout de même repéré les romans d'Anne Laure Bondoux l'un intitulé "Les larmes de l'assassin", l'autre "Le temps des miracles " ainsi que "L'aube sera grandiose". Que l'on ne s'y trompe pas : ces romans sont sottement classés dans le rayon "littérature pour adolescent" parce qu'ils ne contiennent aucune de ces scènes d'horrible violence et de sexe pornographique dans lesquelles se vautrent avec complaisance la plupart des auteurs d'aujourd'hui. La lecture des romans d'Anne-Laure Bondoux est à recommander à tout adulte encore "normalement constitué" (bouh, le tout vilain réactionnaire) et – surtout – appréciant une écriture littéraire de qualité.
Par ailleurs, je pense que vers douze-quatorze ans, les enfants portés sur les intrigues à suspens sont en âge de découvrir les "Maigret" de Simenon. Pourquoi pas "Les ritals" de Cavanna ? Vers quatorze-quinze ans, elles et ils pourraient se risquer dans « L'origine de la violence » de Fabrice Humbert qui met en scène une classe de collège. Je proposerai également "Le pape des escargots" et "la Billebaude" de Vincenot (auteur également du remarquable "Walther, ce boche mon ami" publié courageusement en 1954).

En tout cas, je ne communiquerai plus le moindre livre à l'un de mes petits-enfants sans avoir auparavant mis mon nez dedans.
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Juin
  20 avril 2019
misère mais pourquoi je me mets à lire des livres d'horreur moi !? Bon d'accord dans les trois que je viens de lire il y en a deux pour les ados. Je n'ai jamais lu King mais je me dis que cela peut ressembler à ce roman...
Une petite ville des Etats-Unis en 1949. Dans cet endroit Moe, l'horrible Moe qui persécute ses petits camarades a disparu. Fugue ou meurtre sordide ?
Sordide évidemment, et même plus puisque il y a La Chose qui traîne dans cet endroit, un marginal/vagabond totalement dérangé. On saura pourquoi au fil des pages.
Ce que j'ai aimé dans cette histoire c'est la bande de copains dont on suit l'histoire. Ils sont peut-être un peu trop mature et courageux pour 13 ans mais on s'attache à ces gamins ( dont une fille )
Après c'est tout de même totalement horrifique - donc pour grands ados- car les détails ne nous sont pas épargnés et la fin est très stressante. On ne peut lâcher le livre avant de savoir.
J'ai pensé à la chanson de Juliette "Petits métiers" pendant cette histoire et plus particulièrement à celui d' E..... d'enfants.
Colorado train une course contre la montre.... avec sueurs froides.

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Sachacha
  25 septembre 2017
C'est la fin de l'été à Durango, Michael et son petit frère Calvin, Durham, Donnie, Georges et Suzy partagent tout, l'amitié, l'aventure, les grillades au coin du feu, tous leurs secrets ou presque, une bande d'ados « potes pour la vie » quoi !
Et puis un jour Moe disparait, Moe c'est la brute épaisse de l'école et le persécuteur attitré de Donnie, si dans un premier temps c'est un soulagement surtout pour la petite bande, un jour la nouvelle tombe, on a retrouvé le corps partiellement dévoré de Moe, alors soudain la donne change et l'angoisse s'installe dans les esprits. Est –ce un abominable assassin d'enfant ou le Wendigo (célèbre créature maléfique mangeuse d'enfants) qui sévit à Durango ? Il n'en faut pas plus à la joyeuse équipe pour se mettre en action, dotée d'une intuition propre à la jeunesse, la troupe va mener sa propre enquête à ses risques et périls et la créature les attend, tapie dans l'ombre et la peur sera fidèle au rendez vous…
Je suis fan de ces histoires où des gamins sont les héros, je me suis donc lancée à corps perdu dans cette aventure, même si je l'avoue je craignais un peu au départ une énième tentative d'imitation de l'indétrônable « ça » et bien pas du tout !!! Si le pitch nous le rappelle, ici tout est différent, le style, l'issue, même le méchant, je garde juste le petit clin d'oeil à Georgie, ou alors je me suis complètement planté hé hé !
Bref revenons à nos héros, à la fraîcheur de leur jeunesse et surtout leur naïveté qui leur donne à croire que tout est réalisable, à la conviction de leur invincibilité qui les pousse à braver interdits et dangers, à l'amitié qui les unit envers et contre tout, ça parait un peu simpliste à dire comme ça, mais leurs liens sont beaucoup complexes et forts qu'il n'y parait, on les jalouserait presque ! Il y a aussi une forme de pureté dans leur quête qui est très émouvante et qui nous attache à cette lecture et à ces mômes, irrémédiablement …
Thibault Vermot dont c'est le premier livre (et pas le dernier je l'espère !) n'a aucune pitié pour son lecteur, il insuffle dès le départ un suspens qui va crescendo, une ambiance flippante à souhait surtout les chapitres dédiés au monstre/tueur, et puis soudain le rythme déjà soutenu s'accélère dans les 60 dernières pages pour nous embarquer dans une course poursuite vertigineuse qui met les nerfs à rude épreuve qu'on se le dise ! La tension est à son comble ,le rythme de plus en plus nerveux et on se retrouve en pleine hésitation, accélérer sa lecture pour enfin connaître l'issue ou bien freiner , prendre son temps pour faire durer le plaisir , choix Cornélien ! Et puis il nous offre surtout un formidable regard sur l'amitié, l'abnégation, sur tous ces actes que l'on fait avec le coeur, sans réfléchir, une image rafraichissante sur l'adolescence qui nous fait bien défaut dans cette époque cynique.
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Lagagne
  04 décembre 2017
Un roman ado ?! Ok, mais ado++, ado prêt à encaisser le choc, l'angoisse. Parce que l'angoisse monte, lentement mais sûrement, pour culminer sur les dernières pages. J'étais absolument hors d'haleine, pressée de me délivrer de ce poids, cette peur pour les personnages.
C'est un roman ado, mais avec tous les codes d'un bon thriller pour adultes. C'est glaçant. le procédé d'écriture est classique en "adulte", mais j'avoue ne l'avoir pas encore vu en "jeunesse".
Plus de 14 ans et envie de frissonner ? ce livre est fait pour vous.
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LaChimere
  16 septembre 2017
Colorado Train est un roman d'horreur. Et si les scènes de pure violence restent mesurées, la seule ambiance du roman suffira à te coller des frissons d'effroi.
L'immersion dans le Colorado des années 60 est totale : par le style libéré de l'auteur, la simplicité de ses descriptions diablement efficaces, les caractères de ses protagonistes qui, à eux seuls, en disent long sur leur environnement social. le roman se partage entre deux ambiances qui s'alterneront jusqu'à se rejoindre en dépit de leurs divergences : le suspense malsain de la menace qui plane sur Durango et la franche camaraderie des héros, souvent troublante de naïveté. En effet, la bande aborde le danger avec un mélange de sérieux enfantin et de franche imprudence : s'ils continuent d'enquêter même quand les adultes crient au forfait, certaines de leurs actions les mettent en péril au-delà de toute prudence élémentaire. Néanmoins, dans Colorado Train, nulle enquête pleine de rebondissements à la sauce du Club des Cinq : si nos six écoliers organisent pistages et escapades, rien ne dit que l'un d'eux ne finira pas en petites coupures au détour d'une colline ou d'un tunnel minier. Leur insouciance fait parfois peur au lecteur qui, avec davantage de recul, saisit toute la mesure du danger qui les guette. Les courts passages narrés du point de vue de la créature ennemie, disséminés à des moments stratégiques du roman, ne font que renforcer cette angoisse.
le roman m'a énormément fait penser au jeu vidéo « Until Dawn », qui a fait un tabac voici un an et qui continue de resurgir régulièrement dans les tendances let's play de YouTube (Squeezie avait des vidéos dessus, tu te souviens ?). Un jeu aux fins multiples qui présente une bande d'ados seuls dans une montagne, aux prises avec un mystérieux tueur ; jusqu'à ce que les menaces s'élargissent jusqu'à inclure la légende des Wendigos, humains maudits qui se transforment en créatures assoiffées de sang après avoir mangé de la chair humaine pour la première fois. L'ambiance poignante d'horreur du jeu vidéo et le gameplay basé sur des choix propres au joueur, toujours décisifs pour la suite de l'histoire, ont fait son succès.
Et dès les premières mentions de la légende du Wendigo dans le roman, je suis brutalement revenue un an en arrière, quand je flippais devant mon ordinateur en suivant les péripéties de la bande d'adolescents aux prises avec des forces surnaturelles qui les dépassent complètement… Car c'est aussi l'un des enjeux du roman : et si l'entité qui menace les habitants de Durango n'avait rien d'humain ? le roman peut-il se classer en littérature fantastique ? Des éléments de réponse sont vite apportés, de manière assez secondaire néanmoins, ce qui fait que malgré des indices, l'ambiguïté planera longtemps sur les pages. Et tant mieux : le lecteur lui-même, perdu entre ses certitudes et les événements glaçants qui perturbent celles des personnages, n'en sera que plus inquiet et réceptif aux enjeux de l'intrigue…
Comme tu as pu le voir dans l'extrait du roman proposé plus haut, l'auteur laisse à sa plume une remarquable liberté en matière d'esthétique. Ce retour à la ligne à chaque phrase n'est pas systématique mais crée une musicalité certaine et hache les pensées des personnages ; pour rajouter du suspense, de l'intensité ou de la poésie ? ça dépendra des circonstances. En tout cas, il est indéniable qu'il maîtrise parfaitement ces effets de style. La forme au service du fond, et avec efficacité, je ne peux qu'approuver. Il dispose également d'une richesse de vocabulaire qui, bien que déconcertante dans les premières pages, permet une immersion de qualité au fur et à mesure que l'intrigue se corse. En alliant métaphores poétiques et passages crus, Thibaut Vermot balade son lecteur au gré de ses intentions sans jamais dévoiler ses ficelles.
La narration alterne entre différents points de vue : on suit tour à tour les enfants, selon leurs actions en solitaire ou leurs pensées particulières, et parfois, on a le droit à quelques phrases volées à la psyché du tueur, jetées sur la page avec cruauté et sauvagerie. de quoi créer un contraste saisissant avec les aventures des héros, qui se comportent parfois comme si toute cette enquête n'était qu'une vaste chasse au trésor – leur âge oblige… Même quand ils prennent un peu de bon temps ou s'autorisent quelques blagues en pleine expédition, jamais le lecteur n'oublie, lui, que le danger qui plane sur eux est bien réel, fantastique ou pas. Que la créature qu'ils traquent, et qui parfois les traque à leur insu, est assoiffée de sang et ne reculera devant rien pour leur mettre la main dessus.
Lien : https://lemondefantasyque.wo..
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critiques presse (2)
Ricochet   30 septembre 2018
Une réussite.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Actualitte   14 novembre 2017
Colorado Train est rapidement devenu l’un des événements littérature « ado » tellement son style, son intelligence et son écriture sont totalement maîtrisés.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
LaChimereLaChimere   16 septembre 2017
J’ouvre l’œil lorsque la faim me tord le ventre.
Dans le ciel du Colorado, une seule étoile brille comme un œil attentif et curieux.
Je relève mon chapeau. Il est minuit.
Alors, sous la lune qui rit, je cours à travers champs et saute dans le premier convoi qui passe.
J’élève un hanneton qui dort et parfois se réveille, tournant tout autour de la boîte de mon crâne.
Ils m’ont chassé des villes.
Je sors la carte de mes poches. Des rails minuscules, des balafres pour guides.
La lune fait briller les noms.
La lune – elle rit pour se moquer de mon ombre, trop grande et difforme… Je la salue d’un coup de chapeau !

Le blé pourrit sous mes pas.
+ Lire la suite
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gwvanfleetgwvanfleet   07 octobre 2017
Il connaissait Durango par cœur… mais là, c’était la nuit. En plein jour Don avait pas peur ; il voyait les choses, il voyait les gens. Il voyait la tronche à Butler, derrière ses courges. Mais dans la nuit, Donnie… la nuit opaque… épaisse… épaisse et vide… Dans la nuit sans fin, on frôle des choses épouvantables, un danger flotte tout près…
Lequel ?
Bon, il en savait foutre rien.
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JuinJuin   19 avril 2019
Une grande fatigue le prit. Il essuya la sueur qui lui tombait sur le front et il se concentra sur la route.
Tout ça est réel ?
Il n'y a aucun moyen de retourner en arrière ?
.... Alors c'est ça grandir ?
Il se disait ces choses pour la première fois de sa vie.
( p 336)
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YuyineYuyine   07 novembre 2017
C’était arrivé. La vague avait brisé la digue, comme ça. Tout avait sauté à l’intérieur de P’pa ! Comme ça. Il ne contrôlait plus rien, et il s’était mis à vouloir tout casser, même sa fillette… Ce soir… Même sa fillette !...
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JuinJuin   19 avril 2019
Faisant tournoyer de longues spires de neige à l'intérieur du hangar, le vent les cueillit de plein fouet. Dans un coin de leur cerveau, la Peur rampait sans se presser dans son égout.
( p 332)
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