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ISBN : 2377312764
Éditeur : Sarbacane (23/10/2019)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Ce matin, Jonah se réveille seul chez lui ; ses parents sont partis chercher des plumes d’oie pour fourrer des oreillers. Qui a besoin de plumes d’oie en 2018 ? Il faut dire que Papa et Maman ont lâché leur job en Californie et sont partis à l’autre bout du monde, dans le Yukon. Mais Jonah en a assez de vivre dans une pièce de 30m² ; aussi ce matin-là décide-t-il de partir en reconnaissance dans la forêt. Il fait un temps de morse, un froid à couper la peau ; mais J... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LePamplemousse
  18 novembre 2019
Avant toute chose, je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Sarbacane pour cet envoi.
Le livre est un très bel objet, la couverture est magnifique, le papier est épais et les illustrations apportent un petit plus à l'histoire.
Un adolescent de 13 ans profite de l'absence de ses parents pour la journée pour aller faire une longue balade (30 km) dans la forêt.
Sachant que l'histoire se déroule dans le Yukon et que l'ado en question n'est pas originaire du coin, on sent bien que la sortie en forêt ne va pas se dérouler comme prévue.
En effet, Jonah et sa famille vivaient en Californie jusqu'à ce que ses parents décident de quitter leur travail stressant et le mode de vie basé sur la consommation à outrance et choisissent de venir vivre dans une simple cabane en bois au Canada.
Jonah va donc s'équiper de vêtements chauds et d'un sac à dos pour aller faire du repérage, il voudrait aller voir une zone où poussent des cèdres rouges, car il aimerait agrandir la cabane pour avoir une chambre à lui.
Le suspense est grandissant, on ressent vraiment le froid, la difficulté de marcher dans la neige, le vent, le temps qui change subitement, les bruits bizarres, la nuit qui tombe doucement et la peur qui s'insinue jusqu'à devenir terreur.
L'intrigue m'a tenue en haleine jusqu'à la fin qui est assez brutale et qui n'apporte pas vraiment de réponse à ce qui s'est passé au cours de l'histoire. Y aura t'il une suite ou est-ce un effet de style ?
Je ne sais pas mais cette fin étrange, presque bâclée, a un peu gâché ma lecture qui était pourtant bien agréable.
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gwvanfleet
  08 novembre 2019
Je suis l'auteur Thibault Vermot depuis son premier roman, Colorado Train paru il y a deux ans. Cette année, juste après la sortie de son gros (et excellent) Fraternidad, il publie La Route froide. Changement total de genre : d'un roman de mousquetaires, on passe à un roman de survie dans le Grand Nord, le Yukon plus précisément. le jeune Jonah, qui a suivi ses parents dans un chalet quasi coupé du monde (autour de lui, quelques rares cahutes où s'entassent le vieux Stegner, des soeurs jumelles...) en a assez de ne pas avoir de 'chambre à soi', et part un matin en promenade vers une île du fleuve Yukon où il a repéré des cèdres rouges, propres selon lui à fournir les rondins nécessaires à une extension où il aurait enfin sa chambre. Au fil du chemin solitaire ou presque, Jonah est rattrapé par les contradictions qui agitent tout ado digne de ce nom (je sais de quoi je parle :p) et à un moment, il perd le fil de la piste... Et c'est là que les vrais ennuis commencent.
Alors, est-ce que ça valait le coup de sortir deux romans coup sur coup ? Réponse : OUI. Est-ce que la qualité d'écriture reconnue de Thibault Vermot a souffert dans cette opération ? Réponse : NON. On est avec La Route froide dans la veine de Jack London : l'auteur évoque la nouvelle Construire un feu dans les Remerciements. Je me suis empressé de lire ce texte, que je ne connaissais pas, et est-ce que la langue avait vieilli ? Est-ce que l'histoire était moins bonne ? Est-ce que...? => J'ai préféré La Route froide ! Thibault Vermot relève un "petit" défi (je dis "petit", parce que Fraternidad compte plus de 600 pages...), sortir deux romans presque en même temps, chacun dans son genre (on sent plus dans La ROute froide les accents de Colorado Train, des relents de Stephen King parfois, mais c'est bien plus que ça aussi) et le pari est gagné : La Route froide est un super bouquin, on a froid avec Jonah en le lisant, ça se lit d'une traite, la fin est un retournement surprenant où l'on apprend des trucs intéressants (même si ça va un peu vite... ce qui appellerait même une suite ?) avec de belles illustrations d'Alex Inker, et le livre-objet est très réussi : la couverture à rabats est vraiment, mais vraiment classe.
A lire cet hiver au coin du feu ! :p
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tichoulit
  31 octobre 2019
Ce livre donne froid dans le dos. Déjà, on traverse des territoires enneigés, on croise des chiens de traineaux, on tombe dans un trou d'eau et nos mains finissent congelés, mais aussi il y a la peur, de ne pas s'en sortir vivant. Bon ok, on ne le vit pas vraiment, mais notre personnage Jonah, oui, et Thibault Vermot retranscrit à merveille cette atmosphère glaciale de l'immensité blanche.

Ce roman c'est le trajet de Jonah dans la forêt alors que le froid est mordant, que la neige va pointer son nez. Spot, le chien du vieux Steigner, l'accompagne. Alors que l'aller se passe à peu près correctement, le retour est plus difficile. le soleil baisse, les températures aussi, le chien tombe dans l'eau et commence à geler, Jonah est victime d'hallucinations... Ça donne pas très envie de sortir dans le froid polaire quoi. L'ambiance est pesante, avec une tension constante. On a qu'une hâte: que Jonah retrouve le chemin de la maison. Mais la neige commence à tomber et les traces s'effacent.

La fin arrive très vite. Je ne dirais pas ce qui se passe, mais je trouve cela bien trop rapide. On nous parle de vieilles croyances indiennes et d'esprit. Cela est intéressant mais pas assez développé à mon goût. Que deviennent certains personnages ? Que se passe-t-il ensuite ? On est comme dans un rêve ou un cauchemar, qui s'arrête subitement.
Je reste dubitative donc. Ce livre est d'une grande beauté dans l'écriture et le décor qui nous happe, mais je suis restée en retrait. Ou j'ai eu trop d'appréhension pour y plonger complétement.
Lien : http://lelamaquilit.blogspot..
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marylady
  05 novembre 2019
Court roman (moins de 200 pages), glaçant à tous les sens du terme. Jonah, ado en construction, déraciné un peu malgré lui par ses parents, se perd dans une forêt du Yukon. Il va apprendre à apprivoiser sa nouvelle vie à la manière dure. L'écriture est si efficace qu'on en ressort les doigts gelés... ! Les illustrations superbes d'Alex Inker servent parfaitement le texte, et cerise sur le gâteau, le livre est un très bel objet !
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sergentkirk
  12 novembre 2019
Petit roman très bien fichu. C'est écrit au couteau (à glace ^^), et on suit la trace de Jonah dans la neige sans horizon avec une vraie fascination.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
sergentkirksergentkirk   12 novembre 2019
Jonah demeura immobile quelques secondes, puis il se précipita vers Spot. Pour autant qu’il puisse voir, ça n’était pas profond. Il tendit la main mais à cet instant, en pataugeant avec frénésie pour se sortir du piège, Spot s’aspergea d’eau jusqu’au cou.
– Ah, c’est pas vrai ! hurla Jonah.
Le chien s’extirpa du trou de glace en poussant des gémissements de douleur. Il commença à lécher sa fourrure pour chasser l’eau des poils, mais ça avait déjà gelé. Il se mit à tourner sur lui-même, glissant dans la neige durcie, les pattes prises dans une gangue de glace. Jonah lui lança un regard désolé avant d’avancer avec précaution vers la poche d’eau où il était tombé. Il serra les poings ; Spot s’était pris les pattes dans un sale piège. Sous la couche de neige se trouvait une sorte de millefeuille – neige, glace, eau, glace, eau… –, et quand on posait le pied sur ce genre de truc, on s’enfonçait dans la neige, puis on faisait craquer la glace, on tombait dans la poche d’eau, on faisait encore craquer la glace, on tombait plus loin dans l’eau, on faisait craquer…
Spot n’était pas lourd, il s’en était bien tiré ; mais si ç’avait été lui qui avait marché là-dessus ? Il se serait retrouvé avec de l’eau jusqu’à la taille ! Pas besoin de prendre les paris, les gars, Flotte 1, Jonah 0…
En prenant garde à ne pas poser le pied au bord, il planta son bâton au fond du trou d’eau, sentit une fine couche de glace se craqueler immédiatement. Il retira le bras comme on échappe à la morsure d’un serpent.
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gwvanfleetgwvanfleet   08 novembre 2019
Fraîchement diplômés de la plus grosse université de Californie, P’pa et M’man avaient été embauchés par une start-up, Next Big Thing.
« EnnBiTi », disait son père. EnnBiti vendait des frigos connectés – le genre qui vous avertit quand vous allez tomber à court de tacos et qui fait les courses à votre place –, et P’pa et M’man faisaient du Conseil Légal pour EnnBiTi. Pour Jonah, ça ne signifiait pas grand-chose, à part qu’un tas de gens toujours sur le point de taper une crise cardiaque passaient leur temps à appeler P’pa et M’man, leurs têtes rouges apparaissant jusqu’à onze heures du soir sur les téléphones. Les parents ne déconnectaient qu’entre minuit et cinq heures, le temps de s’écrouler dans leur lit. Puis ça recommençait.
Si on lui avait demandé ce qu’il en pensait, Jonah aurait dit que c’était la marche normale des choses ; il ne les avait jamais connus autrement. Pendant ce temps, il allait à l’école ou à la piscine avec son pote Wallace – Wallace Friskett Junior –, ou il jouait aux cartes, ou il traînait dans la poussière jaune des terrains de jeu, à taper dans un ballon dégonflé par le soleil.
Mais les six derniers mois, ça avait empiré.
EnnBiti venait tout juste de se dépêtrer d’une embrouille juridique qui avait occupé toutes les conversations de Papa et Maman tous les jours. Tous les jours. Apparemment, des hackers russes avaient piraté les frigos et s’amusaient à les programmer pour que la porte s’ouvre en pleine nuit.
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gwvanfleetgwvanfleet   08 novembre 2019
Il ne jetait pas la pierre à Papa et à Maman, hein. Ils n’avaient tout simplement pas eu le temps d’agrandir la cabane ; ils avaient eu mille autres choses à faire avant ça, comme trouver le moyen de l’isoler avant l’hiver, ou construire un abri pour le bois, ou fabriquer le fumoir à saumons. Ou pêcher du saumon, justement, et rien que ça, ça leur avait pris deux mois avant qu’ils attrapent le coup de main – et le premier saumon. Et encore, c’était pas un gros saumon. Après ça, les saumons s’étaient barrés pour se reproduire, et P’pa et Jonah étaient restés comme deux crétins au milieu du fleuve avec les bottes qui leur arrivaient jusqu’au cou et leur canne à pêche, jusqu’à ce que le père Beever vienne leur taper sur l’épaule pour leur dire :
– Eh, les gars. Rembarquez votre merdier. Ils sont tous partis remonter la rivière.
P’pa avait hoché la tête.
– Regarde ça, avait alors dit le père Beever à P’pa, et P’pa avait mis la main en visière sur son front et plissé les yeux. Si tu regardes bien, t’en verras un à l’horizon qui te fait un doigt d’honneur !
Ils avaient plié le matériel. À présent, qu’est-ce qu’ils auraient pu fumer ? Du castor ? Qui a déjà bouffé du castor fumé ?
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gwvanfleetgwvanfleet   08 novembre 2019
Le vieux Stegner avait dit au garçon que la carte datait de la ruée vers l’or.
– 1894, exactement. Mais qu’est-ce que les jeunes comme toi en ont à faire, des vieilleries du passé ?
Le garçon n’avait pas dit grand-chose, et il continuait à examiner la carte à chaque fois qu’il venait.

Puis il posa des questions.
C’est quoi, ce trait rouge ?
– Ce trait rouge, dit le vieux Stegner, c’est la Piste.
Pourquoi vous avez entouré ce truc ?
– Pour me souvenir de ne pas y mettre les pieds, gamin.
Pourquoi ?
Stegner leva les yeux au ciel. Il avait oublié ce que c’était que la jeunesse ; il avait oublié qu’ils demandent toujours « Pourquoi ? »
– Parce que c’est un endroit dangereux, gamin. Dangereux. Et ça, je ne veux pas l’oublier.
Dangereux ?
– Ouais. Dangereux. Maudit.
Ah.
– Ouais.
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Crédits musique : Haunted House par Myuu https://soundcloud.com/myuu/haunted-house (licence CC BY 3.0)
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