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ISBN : 9791035201661
Éditeur : Thierry Magnier (14/02/2018)

Note moyenne : 4.54/5 (sur 12 notes)
Résumé :
72 heures, c'est le temps dont dispose Irène, 17 ans, pour revenir sur sa décision d'accoucher sous X.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  08 mars 2018
Soixante-douze heures, cela représente trois jours, trois jours pendant lesquels Irène, 17 ans doit décider du reste de sa vie et de celle de son bébé. Elle va devoir décider si elle va abandonner son bébé, comme elle l'a prévu depuis des mois ou si elle va revenir sur sa décision et choisir d'accueillir ce bébé dans sa vie.
Durant ces trois jours, Irène va tenir un cahier dans lequel elle va raconter des bribes de sa vie, elle va parler de son enfance, de sa famille, de son quotidien de lycéenne et de la conception de ce bébé qu'elle vient de mettre au monde.
Avec beaucoup de retenue, cette jeune fille se confie sur ses choix, ses doutes, ses joies et sa peine immense.
L'auteur ne donne aucune leçon de morale, elle nous raconte juste une histoire, celle d'une vie dont on ne sait pas si elle sera ratée ou réussie, s'il s'agit d'une erreur monumentale ou d'un énorme acte d'amour, une vie qui a connu un bouleversement et qui va devoir bifurquer d'un côté ou d'un autre mais ne pourra de toute façon pas juste continuer en ligne droite sur sa lancée.
J'ai été très émue par ce roman qui touchera tout autant les adolescents que les adultes.
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Lagagne
  19 juin 2018
Un roman qui marque sur une situation compliquée, chargée en émotion.
Irène tombe enceinte lors de sa première relation sexuelle. Elle décide de mettre l'enfant au monde et de le faire adopter : d'accoucher sous x. le roman ce sont les 72 heures après l'accouchement, heures pendant lesquelles Irène peut revenir sur sa décision.
Nous avons le droit à son histoire, sa vie d'avant, comment le bébé est arrivé, comment elle a vécue sa grossesse, la réaction de sa famille, le choix qu'elle a, le pourquoi de son choix. Qu'on l'accepte ou pas, c'est bien son choix, et elle l'assume du haut de ses 17 ans, avec beaucoup de courage.
J'ai ressenti beaucoup d'empathie avec Irène à la lecture. L'émotion est bien transcrite par l'écriture, les tourments intérieurs, le questionnement sonnent juste.
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Ileauxtresors
  16 septembre 2018
Une vraie claque ! Voici un roman dense et bouleversant, qui nous ébranle dans ce que nous avons de plus profond et universel : l'expérience de la maternité, du passage à l'âge adulte, mais aussi celle de la filiation de l'inscription parfois difficile dans une histoire familiale, sa trajectoire singulière et ses secrets.
Irène, petite lycéenne sans histoires de 17 ans, vient de donner naissance à un enfant. Un enfant qu'elle a décidé de mettre au monde, mais qu'elle n'élèvera pas. Soixante-douze heures, c'est le délai de réflexion dont elle dispose avant que son bébé ne soit enregistré sous X à l'état civil. Soixante-douze heures pendant lesquelles Irène ne cesse de penser au nouveau-né, à la fois portée par une force qui l'étonne elle-même, fermement résolue à aller au bout d'une démarche qu'elle a mûrement réfléchie, mais prise de court par les émotions puissantes que ce petit être lui inspire et qui lui font craindre de changer d'avis.
Restitué à la première personne, sans pathos ni jugement, le tourbillon d'émotions, d'impressions, de dilemmes et de souvenirs qui agite Irène m'a immédiatement et complètement aspirée. Avec une lucidité désarçonnante, Irène pense à son histoire de petite fille discrète un peu écrasée par le fardeau des attentes parentales, au bouleversement de sa découverte récente de sa propre sensualité, à l'expérience intime de sa grossesse et aux dilemmes terribles qui en découlent. On ne peut s'empêcher de comprendre Irène à chaque page et même, quand on a été soi-même une petite fille, de s'identifier. Irène évoque aussi le vernis familial qui se fissure sous l'effet du coup de tonnerre de l'annonce de sa grossesse, chaque membre de la famille se retrouvant confronté à ses propres choix de vie, libres ou contraintes, heureux ou pas…
La solitude d'Irène, à la charnière entre plusieurs âges, transparaît à chaque page, alourdie par les jugements de ses camarades, ses proches, la boulangère – jugements dont Irène a une conscience aigue. Si le roman est aussi bouleversant, c'est qu'il restitue la spirale de pensées d'Irène comme elles viennent, avec ses dilemmes et ses incertitudes, et sans jugement aucun.
Dans ce livre, Marie-Sophie Vermot parle, plus largement, de l'importance et de la difficulté de faire ses choix de vie. de la difficulté pour les parents de faire confiance à leurs enfants et de les laisser cheminer vers ce qu'ils ont choisi.
Un vrai coup de coeur à recommander aux lecteurs à partir du lycée. Mais pas seulement. Cette lecture a fait vibrer mon coeur de maman, laissez-vous donc tenter aussi et vous serez peut-être aussi surpris que moi !
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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hashtagceline
  25 mai 2018
Irène a 17 ans.
Irène vient d'accoucher.
Irène a décidé de le faire sous X.
A la maternité, en soixante-douze heures, Irène va nous expliquer comment elle en est arrivée là, revenant sur son passé, sa famille et les choix qu'elle a fait jusque là et ceux qu'elle va devoir faire.
Soixante-douze heures est un très beau texte.
Le sujet en est difficile. Marie-Sophie Vermot a déjà écrit plusieurs romans traitant de la grossesse chez les adolescents (Deux fois rien, Camille aime pas danser, En plus c'était pas prévu...)
Clairement, on sent qu'elle maîtrise ce dont elle parle.
Dans Soixante-douze heures, c'est avec beaucoup d'émotion que l'on suit le cheminement de cette jeune fille au coeur d'une situation peu habituelle à cet âge normalement insouciant.
Irène est tombée enceinte lors de sa première fois.
Elle a fait son choix : garder ce bébé mais le faire adopter.
Peut-elle vraiment prendre la pleine mesure de sa décision et avoir conscience des conséquences ? Non. C'est impossible.
Même nous en tant que lecteurs, nous sommes désarçonnés.
Irène s'explique et explique son choix. C'est le sien. Il impose le respect.
Cet événement en soi perturbant va forcément surprendre son entourage. Cela va aussi déclencher des réactions en chaîne et dévoiler les secrets de sa famille.
Pour Irène, c'est également un grand bouleversement. En même temps que son corps change, que son bébé grandit, elle-même va changer, mûrir, voir le monde et les personnes qui l'entourent avec plus de lucidité.
A travers le récit de la jeune fille, c'est toute l'histoire familiale qui se dessine : une grand-mère qui ne s'est pas épanouie, un grand-père idéalisé, une mère très exigeante, une petite soeur rejetée…
Irène est touchante. Vulnérable (vu la situation…) elle est en même temps très forte. Elle assume, ou du moins semble vouloir le faire.
Elle essaie de tenir bon face à cet événement qui est pourtant un cataclysme pour une femme et j'imagine pour une toute jeune fille.
Et son choix semble réfléchi. Elle vacillera bien sûr une fois ce petit être né…
Il faut dire que sa mère ne l'aide pas, lui mettant la pression, comme à chaque fois.
Quel chemin suivra Irène finalement ?
Je n'en dis rien.
C'est un texte qui oscille entre doutes et certitudes, joie et peine, amour et haine. On est sur le fil, tout au long du monologue d'Irène.
Ce n'est pas facile de parler d'accouchement sous X que ce soit dans le cas d'une adolescente ou non. le rapport à la maternité est particulier, personnel.
La lecture de ce texte touchera forcément, d'une façon ou d'une autre. Il est assez déstabilisant. Je suis maman et ce roman m'a bouleversée.
Et au-delà de tout ça, Marie-Sophie Vermot propose des pistes de réflexion vraiment intéressantes avec Soixante-douze heures.
Une dernière chose. Ce que j'ai également beaucoup apprécié, c'est que l'autrice n'est pas là pour juger. A aucun moment.
Elle nous fait poser un regard bienveillant sur la jeune Irène qui doute, se pose des questions et nous interroge aussi.
Que peut-on penser de son choix ? de ses choix ?
Au final, peu importe. Nous ne sommes pas là pour critiquer mais pour écouter, comprendre et enfin respecter le choix qui sera le sien, quel qu'il soit.
Lien : http://www.hashtagceline.com..
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Athanase45
  27 juin 2018
En refermant ce livre une heure et demie après l'avoir ouvert, il m'est venu, je ne sais pourquoi, l'image d'un petit garçon qui met à l'eau le bateau en papier qu'il vient de fabriquer de ses mains et qui le regarde partir, frêle, au courant de la rivière, en rêvant à son voyage, à son destin.
Sauf qu'avec le récit de Marie-Sophie Vermot, le petit garçon est une jeune fille de dix-sept ans, Irène, et le bateau en papier est un petit garçon, Max, juste né et lesté, faute de mieux, de trois prénoms.
Soixante-douze heures, c'est le titre de son nouveau roman, c'est aussi le délai que la loi laisse à une femme pour décider d'être ou non la mère de son enfant. La décision d'accoucher sous X, puisqu'il s'agit de cela, est souvent prise en amont de l'accouchement, mais un temps est laissé à l'accouchée avant de signer la déclaration d'abandon.
Marie-Sophie Vermot s'est glissée dans la tête d'Irène et lui a confié la narration de ces trois jours au cours desquels vont affluer tous les souvenirs de sa vie et singulièrement des neuf derniers mois qui ont fait exploser tous les secrets d'une famille bien sous tous rapports. Comme si cette nouvelle vie qui s'annonce avait valu pour tous ordalie, épreuve de vérité.
Lorsqu'Irène se résout à annoncer sa grossesse à ses parents, c'est qu'elle a déjà choisi de la dissimuler pour pouvoir la mener à son terme et remettre le destin de l'enfant à naître à des mains inconnues. Elle va évidemment se heurter aux siens et singulièrement à sa mère, mal-aimante. Enceinte par imprudence, refusant l'IVG, abandonnant son enfant à la naissance, Irène a tout faux au regard de la société : depuis sa famille bien sûr jusqu'à la boulangère du coin, en passant par ses condisciples du lycée. Seuls sa grand-mère, son frère Paul, son amie Nour restent à ses côtés, quoiqu'interloqués eux aussi par Irène dont le leitmotiv a toujours été : « On verra »...

Lien : https://littejeune.blogspot...
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critiques presse (2)
Ricochet   30 septembre 2018
Découpé en heures, le récit dégage une émotion intense : celle de choix cruciaux, celle d'une incertitude sans fond, celle de la vie. Un très beau roman.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Actualitte   11 avril 2018
L’accouchement sous X est un thème rarement abordé en littérature jeunesse, de surcroît lorsque l’héroïne adolescente est la mère elle-même. Abordé ici avec subtilité et précision, intelligence et délicatesse, il est raconté à travers l’émotion et la lucidité d’Irène, 17 ans.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
IleauxtresorsIleauxtresors   16 septembre 2018
Mina D. et d’autres, ici, savent que durant ces soixante-douze heures, je n’ai pas cessé de penser à toi, à ton bonheur futur, à l’élan que je veux te donner.
J’emporte avec moi ton beau regard, tes mimiques, les mouvements de ton cœur.
J’emporte le souvenir de nos neufs mois.
Va, petit Max, je t’aime.
Va, mon amour, la vie est belle, tu verras.
La vie t’attend.
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IleauxtresorsIleauxtresors   16 septembre 2018
Je suis devenue mère, mais Max grandira sans moi, en dépit de cette tendresse qui m’envahit et enfle à vue d’œil.
Cette tendresse qui est peut-être une forme d’amour contre laquelle je dois me défendre pour ne pas être tentée de revenir sur ma décision. Parce qu’il y a ces choses que je n’avais pas prévues, ces choses qui me troublent : la sensation animale de son corps grenouille sur le mien. Son souffle tiède, aussi léger qu’un duvet d’oie.
Son pleur de nouveau-né qui vibre au creux de moi et qui arrache.
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juliiie7662juliiie7662   10 octobre 2018
Parce qu'il y a ces choses que je n'avais pas prévues, ces choses qui me troublent: la sensation animale de son corps grenouille sur le mien. Son souffle tiède, aussi léger qu'un duvet d'oie.
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