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ISBN : 2253005878
Éditeur : Le Livre de Poche (15/10/2003)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 266 notes)
Résumé :
Comme prévu (De la Terre à la Lune), le 1er décembre, à bord d'un énorme projectile d'aluminium lancé par un gigantesque canon de 900 pieds de long, s'embarquent pour la Lune : le solennel président du Gun-Club de Baltimore, Impey Barbicane, l'impétueux capitaine Nicholl et le Français Michel Ardan, un Parisien fantaisiste, un artiste aussi spirituel qu'audacieux, deux chiens : Diane et Satellite et quelques autres "passagers" amenés subrepticement par Michel Ardan.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
dourvach
  27 janvier 2018
Loin d'être une oeuvre bâclée, "Autour de la Lune" [1870] est une oeuvre qui assume la Toute-Puissance de sa fantaisie.
Suite à leurs premières aventures ("De la Terre à la Lune" [1865], sous-titré : "Trajet direct en 97 heures 20 minutes"), Impey Barbicane, le capitaine Nicholl et notre "bon" Michel Ardan ont survécu à l'envol du "boulet" cylindro-conique qui aurait pu leur servir de tombeau (ou de chapelle ardente)...
C'est que le nid douillet de la "Columbiad" en fonte de la péninsule floridienne est désormais bien loin...
Les voici tous les trois désormais LIBRES dans l'espace et ils ne doutent de rien. La troposphère est dépassée : reste, au dehors, l'infini vide d'entre Terre et Lune. Comme d'habitude, ils devisent, observent, supputent et se contrefichent de revenir...
De temps en temps, ils "ouvrent" une écoutille pour faire un peu d'air (ou de vide, plutôt... mais pas trop) ou évacuer une partie de leur bric-à-brac.
Aucun instinct de conservation. "Figures libérées" (bientôt en apesanteur) de ces théâtres des Grands Boulevards parisiens que chérissait Verne en son jeune temps de Rastignac des bords de Loire.
On se donne d'ailleurs, bien volontiers, du "Mon digne ami" dans l'habitacle où aussi – grâce aux talents de Michel Ardan (le Français gourmet) – "ça dîne et ça r-dîne", comme le chantait l'ami Bobby Lapointe...
Bien sûr, les petits défauts du Verne de "Vingt mille lieues sous les mers" (telle l'énumération de cent espèces du "Grand livre naturaliste de Buffon") sont toujours là et il ne manquera pas un bouton de guêtre aux Cirques et Massifs lunaires survolés, dont les mensurations en trois dimensions vous seront "plus que complaisamment" détaillées – chiffrées en toutes lettres (parfois avec virgule) dans leurs unités de mesure correspondantes (lieues, mètres ou kilomètres... ), en ajoutant la mention de leurs inclinaison et orientation...
Et certes, Jack Kerouac fera même calcul avec les noms de lieux de son "On the Road" : une mélopée à la Dylan...
"Scarlet Town" versus "Dark Side of the Moon".
Pierre-Jules Hetzel était "bon Prince", au fond, et fermait les yeux quand notre petit Père Verne ne rechignait pas au "savants remplissages" de ses pages... (Mais, croyez-moi, l'impression de fraîcheur est mille fois plus évidente que face aux turpitudes millimétrées d'un récit besogneux d'Amélie Nothomb...).
Bref, une fois de plus "on se régale" et le top du top est la chute de ce bon J.-T. Maston (à la boîte crânienne rafistolée en gutta-percha), leur complice resté sur Terre, dans les profondeurs du miroir du Télescope des Montagnes Rocheuses (chapitre XXI).
" Hein, si j'avais cassé le miroir ?
– Vous l'auriez payé !
Tout de même, on est triste pour le pauvre Satellite (le chien), bientôt satellisé autour du Projectile-cottage.
Heureusement, Diane survit.
Diane est sa compagne à quatre pattes (Wouf !).
Et les poules d'Ardan, aussi.
Célébrons encore les merveilleuses illustrations d'Emile Bayard et A. De Neuville (gravées par Hildibrand) : l'ensemble texte-images prend ainsi une allure d'éternité et un charme fou.
Le "Primitif" nantais célébré par Julien Gracq est ici en grande forme et, en sa belle naïveté "positiviste", célèbre aussi les vertus pragmatiques du travail en équipe.
Pas de hiérarchies entre "experts" et néophytes.
Un message universel.
Et, certes, pas si bête, en ces temps de suicide programmé de notre chère (fragile) Biosphère par de "gros négligeouilles"....
Et SI la recette d'absorption-épuration de l'excédent de gaz carbonique (CO2 "à effet de serre") dans le projectile du Trio marchait ? Qu'est-ce qu'on attend ?
Lien : http://www.regardsfeeriques...
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Glesker
  10 décembre 2013
Cette histoire est la suite directe de "De la Terre à la Lune" dont le récit s'était interrompu aussitôt après le "tir". On retrouve donc Barbicane, Nicholl et Ardan filant à toute vitesse vers notre satellite à bord de l'obus habitable.
Ce court roman est l'occasion de faire le point sur les connaissances de l'époque au sujet de l'espace et de la Lune. Bien sûr, de notre point de vue certains points paraissent bien naïfs : présence de sélénites, gravité "s'inversant" en cours de chemin entre les deux astres, astronaute ouvrant la fenêtre de l'habitacle pour jeter les ordures... Mais il faut toutefois garder à l'esprit l'idée parfaitement novatrice en 1869 de l'idée même d'une telle expédition ; sans compter sa troublante similitude avec certaines missions Apollo intervenues un siècle après exactement.
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odin062
  03 septembre 2012
En 1869, Jules Verne publie le dernier tome de son diptyque lunaire « Autour de la lune ». Dans « de la Terre à la Lune », nous avions laissé nos trois héros, Barbicane, Ardan & Nicholl, dans leur projectile en route pour la Lune. La fin laissait supposer que celui-ci se perdait dans l'espace, n'ayant pu percuter notre satellite. Mais il n'en était rien, ce cher J-T Maston s'était trompé !
Quand j'ai découvert cela, je me suis dit tant mieux ! le premier tome était très long au départ, très éprouvant, pour ensuite devenir intéressant au fil du récit et devenir intéressant à la toute fin, nous laissant sur notre faim. Ainsi il est indispensable de poursuivre par ce roman qui commence tout de suite dans l'action, là où nous avions laissé ce récit passionnant.
La première partie du livre, en route vers la Lune, est bourrée de dialogue et d'humour. Ainsi le livre se révèle très plaisant à lire et même d'avantage plaisant que d'autres Verne plus connu. Seulement voilà, une fois passé du côté obscur de la Lune, c'est la catastrophe pour un lecteur comme moi. Verne nous décrit minutieusement chaque relief de cet astre les mers lunaires, les terres lunaires, les altitudes, les formes, les reliefs… Bref des chapitres éprouvants qui m'ont presque fait refermer le livre alors que je le dévorais quelques pages avant. Et puis nous ressortons du côté obscur pour redescendre sur Terre, très (trop) rapidement.
Il est intéressant de voir que Verne était à ce point visionnaire (on ne le répétera jamais assez !) et particulièrement dans cet ouvrage qui nous fait largement penser aux missions Apollo :
- le départ au Cap Canaveral
- Trois astronautes dans la capsule
- Retour dans l'océan
Le roman possède un hypothétique coté science-fiction, notamment sur la croyance forte des aventuriers d'une vie lunaire complexe et civilisée. Enfin Verne ne manque pas de critiquer nos voisins d'outre Atlantique !
Ainsi, mon ressenti est mitigé, beaucoup de déception, moi qui m'attendait à découvrir des choses incroyables, je me suis plus lassé du caractère de la Lune.
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jppoprawa
  03 novembre 2018
Et nous partons pour un voyage interplanétaire en cette année de 186... Les personnages s'envolent dans l'espace et en direction de la lune à une vitesse faramineuse. Ils vont découvrir un nouveau monde, le monde lunaire. Dans le vaisseau « spatial », c'est l'euphorie. Que va-t-il se passer maintenant car nos héros commencent à paniquer, mais pourquoi ?
Ensuite, de prodigieuses aventures vont suivre !!
C'est un livre que j'ai apprécié il y a plus de 40 ans. Il faut le regarder et écouter cette histoire avec des yeux et des oreilles de cette époque, nous n'avions pas encore marché sur la lune. C'est un roman qui date de 1870, les premiers pas sur la lune ont eu lieu en 1969.
C'est un roman prémonitoire !!
Bonne lecture à vous.
J'ai bien aimé.
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Le_chien_critique
  28 décembre 2016
Il s'agit de la suite directe du roman de la terre à la lune qui nous laissa stupéfait sur la tournure des évènements : nos trois comparses dans leur vaisseau deviennent le satellite du satellite de la terre. Telle est pris qui croyait prendre.
On ne va pas se mentir, on tourne un peu en rond.
L'aventure commence pourtant bien avec nos bouletnautes. On vit de l'intérieur les événements, l'humour est présent. Et puis ça se gâte, Jules nous refait son professeur. Et voici la montagne Blabla qui mesure tant et s'étend jusque je m'en fous. La description de la première montagne me gonflait déjà pas mal, je vous laisse imaginer mon état quand Prof Jules passa en revue tous les reliefs, et les mers, et les... Ras la casquette. Lecture en diagonale, changement de pages, de chapitres, Fin du livre. Ouf
Deux semaines après ma lecture, il ne m'en reste rien, sauf peut être un goût de grand guignol : on ouvre tranquillement le hublot du vaisseau pour jeter ses déchets
Mon conseil si vous avez lu de la terre à la lune, lisez les premiers chapitres pour connaitre leur périple, et basta !
Et pour les collégiens qui doivent faire une fiche de lecture du roman " de la terre à la lune", vous la trouverez toute faite dans le chapitre préliminaire de ce texte.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
odin062odin062   01 septembre 2012
Et maintenant, cette tentative sans précédents dans les annales des voyages amènera-t-elle quelque résultat pratique ? Établira-t-on jamais des communications directes avec la Lune ? Fondera-t-on un service de navigation à travers l’espace, qui desservira le monde solaire ? Ira-t-on d’une planète à une planète, de Jupiter à Mercure, et plus tard d’une étoile à une autre, de la Polaire à Sirius ? Un mode de locomotion permettra-t-il de visiter ces soleils qui fourmillent au firmament ? À ces questions, on ne saurait répondre.
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NiratremNiratrem   27 septembre 2016
- Ainsi donc, demanda Michel Ardan, l'humanité aurait disparu de la Lune ?
- Oui, répondit Barbicane, après avoir sans doute persisté pendant des milliers d'années.
[...]
- Et tu dis que pareil sort est réservé à la Terre ?
- Très probablement.
- Mais quand ?
- Quand le refroidissement de son écorce l'aura rendue inhabitable.
- Et a-t-on calculé le temps que notre malheureux sphéroïde mettrait à se refroidir ?
- Sans doute.
- Et tu connais ces calculs ?
- Parfaitement.
- Mais parle donc, savant maussade, s'écria Michel Ardan, car tu me fais bouillir d'impatience !
- Eh bien ! mon brave Michel, répondit tranquillement Barbicane, on sait quelle diminution de température la Terre subit dans le laps d'un siècle. Or, d'après certains calculs, cette température moyenne sera ramenée à zéro après une période de quatre cent mille ans !
- Quatre cent mille ans ! s'écria Michel. Ah ! je respire ! Vraiment, j'étais effrayé ! A t'entendre, je m'imaginais que nous n'avions plus que cinquante mille années à vivre !
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odin062odin062   18 juillet 2012
C’était l’aimable Diane, assez penaude encore, qui s’allongea hors de sa retraite, non sans se faire prier. Cependant Michel Ardan l’encourageait de ses plus gracieuses paroles.

« Viens, Diane, disait-il, viens, ma fille ! toi, dont la destinée marquera dans les annales cynégétiques ! toi que les païens eussent donnée pour compagne au dieu Anubis, et les chrétiens pour amie à saint Roch ! toi, digne d’être forgée en airain par le roi des enfers, comme ce toutou que Jupiter céda à la belle Europe au prix d’un baiser ! toi, dont la célébrité effacera celle des héros de Montargis et du mont Saint-Bernard ! toi, qui, t’élançant vers les espaces interplanétaires, seras peut-être l’Ève des chiens sélénites ! toi qui justifieras là-haut cette parole de Toussenel : « Au commencement, Dieu créa l’homme, et le voyant si faible, il lui donna le chien ! » Viens, Diane ! viens ici ! »

Diane, flattée ou non, s’avançait peu à peu et poussait des gémissements plaintifs.
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odin062odin062   15 juillet 2012
« Hé ! Diane ! Hé ! Satellite ! s’écriait-il en les excitant. Vous
allez donc montrer aux chiens sélénites les bonnes façons des
chiens de la terre ! Voilà qui fera honneur à la race canine !
Pardieu ! Si nous revenons jamais ici-bas, je veux rapporter un
type croisé de « moon-dogs » qui fera fureur !
– S’il y a des chiens dans la Lune, dit Barbicane.
– Il y en a, affirma Michel Ardan, comme il y a des chevaux,
des vaches, des ânes, des poules. Je parie que nous y trouvons
des poules !
– Cent dollars que nous n’en trouverons pas, dit Nicholl.
– Tenu, mon capitaine, répondit Ardan en serrant la main
de Nicholl.
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odin062odin062   02 août 2012
– Je sais, je devine ce que c’est que ce prétendu bolide ! Ce
n’est point un astéroïde qui nous accompagne ! Ce n’est point
un morceau de planète.
– Qu’est-ce donc ? demanda Barbicane.
– C’est notre infortuné chien ! C’est le mari de Diane ! »
En effet, cet objet déformé, méconnaissable, réduit à rien,
c’était le cadavre de Satellite, aplati comme une cornemuse
dégonflée, et qui montait, montait toujours !
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