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ISBN : 2253005908
Éditeur : Le Livre de Poche (26/06/1974)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 604 notes)
Résumé :
Tenter de traverser l'Afrique d'est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d'une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c'était, au temps de Jules Verne, une entreprise d'une audace incroyable. Comme on peut s'y attendre, les cinq semaines qu'il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d'imprévu et de péripéties.
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  27 avril 2013
« Cinq semaines en ballon », le premier des jules Verne estampillé « Les voyages extraordinaires » et le premier Hetzel ; et le premier que j'ai lu.
Un livre qui reste un récit de voyage, mais aussi une aventure humaine. Quand on y pense, trois hommes, cinq semaines dans cette étroite nacelle : il y a d'abord l'inventeur du ballon, Samuel Fergusson et son ami Dick Kennedy ; enfin son domestique, Joe …
Leur but ? Survoler l'Afrique. de Zanzibar, ils rejoindront, non sans de multiples aventures, le Sénégal, terme des cinq semaines de voyage.
Ce sera pour Jules Verne une occasion de parler technique avec cette nouvelle forme de ballon gonflé à l'hydrogène, mais aussi d'histoire, et surtout de géographie dans tous les sens du terme.
Replaçons nous dans l'époque : nous sommes en 1863, et l'Afrique reste un continent largement inexploré. Certes les grandes expéditions maritimes du temps de Christophe Colomb (voir « L'entreprise des Indes » de E. Orsenna) ont permis de « dégrossir » les contours maritimes, mais l'exploration du centre du continent est encore d'actualité.
Amateur de littérature du XIXème siècle, je ne peux pas me défaire de la contemporanéité des publications de Jules Verne et de Zola : même si Zola « démarrera » sa carrière alors que Jules Verne aura déjà quelques succès de librairie (il est plus vieux de douze ans) à son actif, la majeure partie de leurs deux oeuvres est contemporaine. Et quelle différence saisissante ! Autant dans le style que dans les thèmes abordés.
Même s'il est un peu stupide de comparer ces deux monuments de la littérature française, j'assume et reste un inconditionnel de Zola.
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cmpf
  16 octobre 2016

Le premier des voyages extraordinaires de Jules Verne.
J'ai trouvé une certaine ressemblance avec le tour du monde en 80 jours. Un homme, Fergusson, savant assez placide part en voyage avec son valet. Il y a d'ailleurs un certain mimétisme entre Passe-partout et Joe, la fidélité à toute épreuve, les qualités physiques. Dans ce périple il y a un troisième larron Dick Kennedy, l'ami qui n'a aucune envie d'effectuer cette exploration mais embarque lui aussi par fidélité.
L'idée est de traverser d'est en ouest l'Afrique, le continent encore inconnu bien que de nombreuses explorations par la terre lui ait été consacrées. Celles-ci sont d'ailleurs rappelées, Fergusson se proposant d'en retrouver les traces. Toujours le côté pédagogique.
Une assez longue première partie explique en détail la conception du ballon et celle de l'invention du docteur Fergusson. Sans doute passionnante pour ceux qui s'intéressent aux aspects techniques de l'aventure, elle m'a paru assez rébarbative. J'ai même failli arrêter ma lecture, mais il y a longtemps que je m'étais promis de le lire, aussi ai-je continué. Il m'a fallu pas mal de temps pour être vraiment transportée dans cette nacelle. J'ai trouvé le voyage un peu monotone malgré les péripéties, des rencontres mouvementée avec les autochtones, un orage, un sauvetage… L'intérêt à tout de même augmenté au fil des pages.

Ce qui m'a encore frappée est le mélange chez Jules Verne des idées de son temps : un racisme qui n'a pas conscience de l'être, et d'une vision prophétique des risques de la science malgré son amour pour elle. Voir l'extrait ou les “ nègres” sont confondus avec des singes tandis que la bombe atomique créé par les Américains est annoncée.
Je me suis demandé pourquoi Verne avait choisi des héros anglais. Si quelqu'un a une explication ?
Challenge 19e siècle
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doudou94
  11 avril 2014
De courageux explorateurs anglais veulent découvrir les sources du Nil : traverser l'Afrique, là où tant d'autres ont trouvé la mort, là où certains ont dû rebrousser chemin. le docteur Fergusson, le commandant de la mission, montre un sang-froid exceptionnel. du début jusqu'à la fin, on ne s'ennuie pas un instant, car Fergusson et son équipage doivent braver les pires dangers et le manque de vivres. L'équipage du ballon, le Victoria, rencontre des tribus barbares et les combats sont bien décrits. de nombreuses informations scientifiques sont communiquées régulièrement, comme la vitesse du Victoria, son altitude, et la température du chalumeau, ce qui, en tant que scientifique en herbe, m'intéresse beaucoup.
Heureusement que Jules Verne a écrit de nombreux romans, sinon, qu'est-ce que je m'ennuierais !
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BrunoA
  16 avril 2013
Premier des Voyages Extraordinaires, Cinq Semaines en Ballon a ouvert une des séries littéraires les plus lues au monde.
Pour ce premier voyage, Jules Verne nous emmène en Afrique, alors continent inexploré pour faire traverser au docteur Fergusson le continent d'est en ouest à bord d'un simple ballon, qui constituait alors le seul moyen de transport aérien.
1862 était l'époque du "plus léger que l'air" et les découvertes majeures en matière d'aéronautique restaient à faire. Jules Verne se tournera plus tard vers le "plus lourd que l'air" en nous faisant embarquer à bord de l'Albatros et de l'Épouvante en compagnie de Robur.
Les cinq semaines nécessaires à la traversée de l'Afrique sont l'occasion de péripéties multiples où le lecteur est tenu en haleine jusqu'au poser final.
Une belle aventure qui a ouvert la voie à beaucoup d'autres.
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LiliGalipette
  25 janvier 2016
En 1862, le docteur Samuel Fergusson décide de poursuivre les explorations déjà menées en Afrique pour découvrir la source du Nil. Mais puisque la voie de terre semble impraticable, l'aventurier choisit d'entreprendre son périple à bord d'une montgolfière, la Victoria. Accompagné de son ami Dick Kennedy et de son domestique Joe, après de longs préparatifs, Samuel rejoint Zanzibar en bateau avant de lancer son aérostat dans les airs pour remonter jusqu'au nord de l'Afrique. Découvrant la faune et la flore du continent, rencontrant des tribus plus ou moins pacifiques et affrontant les difficultés techniques et météorologiques, le trio tente de mener son projet à bien et de trouver la mystérieuse source du plus grand fleuve africain. « Les nuages sont un danger pour nous ; ils renferment des courants opposés qui peuvent nous enlacer dans leurs tourbillons, et des éclairs capables de nous incendier. » (p. 165)
Entrons gaiement dans une Afrique fantasmée, à base de jungle rêvée et de paysages exotiques. Il est évident que la vision que Jules Verne a de ce continent est nourrie de récits de voyage, de peintures idéalisées comme celle de Delacroix et d'une imagination débridée. Quoi de plus normal que trois hommes préparant un éléphant pour le dîner ? Jules Verne, comme ses contemporains, cède au cliché du cannibale et des tribus sauvages et ignorantes. On baigne ici en plein colonialisme triomphant : la vaillance des Européens s'oppose évidemment à la violence aveugle des peuples indigènes. « Ce sont des sauvages, et qui sont habitués à manger de la viande crue. Voilà une coutume qui me répugnerait ! » (p. 299) Cinq semaines en ballon est un roman d'aventures très classique : l'intrigue est exaltante et les personnages exemplaires, mais le texte accumule des clichés qui sont difficilement acceptables pour un lecteur contemporain. On est en face d'un vrai voyage extraordinaire à bord d'une machine atypique qui utilise une technologie quelque peu mystérieuse.
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Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
cmpfcmpf   16 octobre 2016

En voilà un assaut ! dit Joe.
– Nous t’avions cru assiégé par des indigènes.
– Ce n’étaient que des singes, heureusement ! répondit le
docteur.
– De loin, la différence n’est pas grande, mon cher Samuel.
– Ni même de près, répliqua Joe
– Et sait-on, répliqua le docteur, si quelque jour cette
contrée ne deviendra pas le centre de la civilisation ? Les peu-
ples de l’avenir s’y porteront peut-être, quand les régions de
l’Europe se seront épuisées à nourrir leurs habitants.
– Tu crois cela ? fit Kennedy.
– Sans doute, mon cher Dick. Vois la marche des événe-
ments ; considère les migrations successives des peuples, et tu
arriveras à la même conclusion que moi. L’Asie est la première
nourrice du monde, n’est-il pas vrai ? Pendant quatre mille ans
peut-être, elle travaille, elle est fécondée, elle produit, et puis
quand les pierres ont poussé là où poussaient les moissons do-
rées d’Homère, ses enfants abandonnent son sein épuisé et flé-
tri. Tu les vois alors se jeter sur l’Europe, jeune et puissante, qui
les nourrit depuis deux mille ans. Mais déjà sa fertilité se perd ;
ses facultés productrices diminuent chaque jour ; ces maladies
nouvelles dont sont frappés chaque année les produits de la
terre, ces fausses récoltes, ces insuffisantes ressources, tout cela
est le signe certain d’une vitalité qui s’altère, d’un épuisement
prochain. Aussi voyons-nous déjà les peuples se précipiter aux
nourrissantes mamelles de l’Amérique, comme à une source
non pas inépuisable, mais encore inépuisée. À son tour, ce nou-
veau continent se fera vieux, ses forêts vierges tomberont sous
la hache de l’industrie ; son sol s’affaiblira pour avoir trop pro-
duit ce qu’on lui aura trop demandé ; là où deux moissons
s’épanouissaient chaque année, à peine une sortira-t-elle de ces
terrains à bout de forces. Alors l’Afrique offrira aux races nou-
velles les trésors accumulés depuis des siècles dans son sein.
Ces climats fatals aux étrangers s’épureront par les assolements
et les drainages ; ces eaux éparses se réuniront dans un lit com-
mun pour former une artère navigable. Et ce pays sur lequel
nous planons, plus fertile, plus riche, plus vital que les autres,
deviendra quelque grand royaume, où se produiront des décou-
vertes plus étonnantes encore que la vapeur et l’électricité.
– Ah ! monsieur, dit Joe, je voudrais bien voir cela.
– Tu t’es levé trop matin, mon garçon.
– D’ailleurs, dit Kennedy, cela sera peut-être une fort en-
nuyeuse époque que celle où l’industrie absorbera tout à son
profit ! À force d’inventer des machines, les hommes se feront
dévorer par elles ! Je me suis toujours figuré que le dernier jour
du monde sera celui où quelque immense chaudière chauffée à
trois milliards d’atmosphères fera sauter notre globe !
– Et j’ajoute, dit Joe, que les Américains n’auront pas été
les derniers à travailler à la machine !

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VilloteauVilloteau   16 décembre 2013
Le Victoria faisait peu de chemin, et le vent semblait vouloir ménager son précieux fardeau.

Joe signala vers le soir une lueur immense dans l'ouest. Sous des latitudes plus élevées, on eût pu croire une vaste aurore boréale ; le ciel paraissait en feu. Le docteur vint examiner attentivement ce phénomène.

" Ce ne peut être qu'un volcan en activité, dit-il.
- Mais le vent nous porte au-dessus, répliqua Kennedy.
- Eh bien ! nous le franchirons à une hauteur rassurante."

Trois heures après le Victoria se trouvait en pleines montagnes ; sa position exacte était par 24° 15' de longitude et 4° 42' de latitude ; devant lui, un ciel embrasé déversait des torrents de lave en fusion, et projetait des quartiers de roches à une grande élévation ; il y avait des coulées de feu liquide qui retombaient en cascades éblouissantes. Magnifique et dangereux spectacle, car le vent, avec une fixité constante, portait le ballon vers cette atmosphère incendiée.

Cet obstacle que l'on ne pouvait tourner, il fallut le franchir ; le chalumeau fut développé à toute flamme, et le Victoria parvint à six mille pieds, laissant entre le volcan et lui un espace de plus de trois cents toises.
De son lit de douleur, le prêtre mourant put contempler ce cratère en feu d'où s'échappaient avec fracas mille gerbes éblouissantes.

(Chapitre XXII)
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genougenou   23 septembre 2016
- Et sait-on, répliqua le docteur, si quelque jour cette contrée ne deviendra pas le centre de la civilisation? Les peuples de l’avenir s’y porteront peut-être, quand les régions de l’Europe se seront épuisées à nourrir leurs habitants.
- Tu crois cela? fit Kennedy.
- Sans doute, mon cher Dick. Vois la marche des événements; considère les migrations successives des peuples, et tu arriveras à la même conclusion que moi. L’Asie est la première nourrice du monde, n’est-il pas vrai ? Pendant quatre mille ans peut-être, elle travaille, elle est fécondée, elle produit, et puis quand les pierres ont poussé là où poussaient les moissons dorées d’Homère, ses enfants abandonnent son sein épuisé et flétri. Tu les vois alors se jeter sur l’Europe, jeune et puissante, qui les nourrit depuis deux mille ans. Mais déjà sa fertilité se perd; ses facultés productrices diminuent chaque jour; ces maladies nouvelles dont sont frappées chaque année les produits de la terre, ces fausses récoltes, ces insuffisantes ressources, tout cela est le signe certain d’une vitalité qui s’altère, d’un épuisement prochain. Aussi voyons-nous déjà les peuples se précipiter aux nourrissantes mamelles de l’Amérique, comme à une source non pas inépuisable, mais encore inépuisée. A son tour, ce nouveau continent se fera vieux; ses forêts vierges tomberont sous la hache de l’industrie; son sol s’affaiblira pour avoir trop produit ce qu’on lui aura trop demandé; là où deux moissons s’épanouissaient chaque année, à peine une sortira-t-elle de ces terrains à bout de forces. Alors l’Afrique offrira aux races nouvelles les trésors accumulés depuis des siècles dans son sein. Ces climats fatals aux étrangers s’épureront par les assolements et les drainages; ces eaux éparses se réuniront dans un lit commun pour former une artère navigable. Et ce pays sur lequel nous planons, plus fertile, plus riche, plus vital que les autres, deviendra quelque grand royaume, où se produiront des découvertes plus étonnantes encore que la vapeur et l’électricité.
- Ah! monsieur, dit Joe, je voudrais bien voir cela.
- Tu t’es levé trop matin, mon garçon.
- D’ailleurs, dit Kennedy, cela sera peut-être une fort ennuyeuse époque que celle où l’industrie absorbera tout à son profit! A force d’inventer des machines, les hommes se feront dévorer par elles! Je me suis toujours figuré que le dernier jour du monde sera celui où quelque immense chaudière chauffée à trois milliards d’atmosphères fera sauter notre globe!
- Et j’ajoute, dit Joe, que les Américains n’auront pas été les derniers à travailler à la machine.
- En effet, répondit le docteur, ce sont de grands chaudronniers! Mais, sans nous laisser emporter à de semblables discussions, contentons-nous d’admirer cette terre de la Lune, puisqu’il nous est donné de la voir. »
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lokipglokipg   26 mai 2018
Des toasts nombreux furent portés avec les vins de France aux célèbres voyageurs qui s’étaient illustrés sur la terre d’Afrique. On but à leur santé ou à leur mémoire, et par ordre alphabétique, ce qui est très anglais : à Abbadie, Adams, Adamson, Anderson, Arnaud, Baïkie, Baldwin, Barth, Batouda, Beke, Beltrame, du Berba, Bimbachi, Bolognesi, Bolwik, Bolzoni, Bonnemain, Brisson, Browne, Bruce, Brun-Rollet, Burchell, Burckhardt, Burton, Caillaud, Caillié, Campbell, Chapman, Chapperton, Clot-Bey, Colomieu, Courval, Cumming, Cuny, Debono, Decken, Denham, Desavanchers, Dicksen, Dickson, Dochard, Duchaillu, Duncan, Durand, Duroulé, Duveyrier, Erhardt, d’Escayrac de Lauture, Ferret, Fresnel, Galinier, Galton, Geoffrey, Golberry, Hahn, Halm, Harnier, Hecquart, Heuglin, Hornemann, Houghton, Imbert, Kaufmann, Knoblecher, Krapf, Kummer, Lafargue, Laing, Lajaille, Lambert, Lamiral, Lamprière, John Lander, Richard Lander, Lefebvre, Lejean, Levaillant, Livingston, Maccarthie, Maggier, Maizan, Malzac, Moffat, Mollien, Monteiro, Morrisson, Mungo-Park, Neimans, Overwev, Panet, Partarrieau, Pascal, Pearse, Peddie, Peney, Petherick, Poncet, Prax, Faffenel, Rath, Rebmann, Richardson, Riley, Ritchie, Rochet d’Héricourt, Rongawi, Roscher, Ruppel, Saugnier, Speke, Steidner, Thibaud, Thompson, Thornton, Toole, Tousny, Trotter, Tuckey, Tyrwitt, Vaudey, Veyssière, Vincent, Vinco, Vogel, Wahlberg, Warington, Washington, Werne, Wild, et enfin au docteur Samuel Fergusson qui, par son incroyable tentative, devait relier les travaux de ces voyageurs et compléter la série des découvertes africaines.
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CarosandCarosand   14 mars 2018
Le massacre continuait de part et d'autre, à coups de hache et de sagaie ; dès qu'un ennemi gisait sur le sol, son adversaire se hâtait de lui couper la tête.
"L'affreuse scène ! s'écria Kennedy avec un profond dégoût.
- Ce sont de vilains bonhommes ! dit Joe. Après cela, s'ils avaient un uniforme, ils seraient comme tous les guerriers du monde.
- J'ai une furieuse envie d'intervenir dans le combat, reprit le chasseur en brandissant sa carabine.
- Non pas ! répondit vivement le Docteur ; non pas, mêlons-nous de ce qui nous regarde ! Sais-tu qui a tort ou raison, pour jouer le rôle de la Providence ? Fuyons au plus tôt ce spectacle repoussant ! Si les grands capitaines pouvaient dominer ainsi le théâtre de leurs exploits, ils finiraient peut-être par perdre le goût du sang et des conquêtes !"
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