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Olivier Dumas (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070304134
272 pages
Gallimard (29/04/2004)
3.8/5   118 notes
Résumé :

L’île des États : un îlot désertique au large de la Terre de Feu, à plusieurs dizaines de milles de tout espace civilisé. Les autorités argentines viennent d’y inaugurer un phare, pour permettre aux navires de franchir le cap Horn par une route plus rapide et plus sûre. Trois gardiens de phare sont déposés sur l’îlot pour y séjourner, seuls, durant les trois mois de l’hiver austral. Seuls ? La découverte d’un animal blessé par balles trahit la présence s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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Ecrit en 1901, il s'agit d'un des derniers romans de l'écrivain, revu et corrigé pour sa publication posthume en 1905 par son fils Michel Verne.

J'ai débuté cette lecture avec une légère appréhension suite à quelque avis mitigé, mais le titre m'attirait et j'aime les romans ancrés dans la solitude des phares. J'ai été d'abord surprise par le début tout en dialogue très « parlé » et il ne me semblait pas reconnaître la langue de Jules Verne. Puis le récit commence, on rencontre les pirates et là j'ai savouré pleinement ma lecture : des portraits hauts en couleur, plus vrais que nature et un auteur qui ne « mâche » pas ses mots. J'ai adoré ces portraits féroces !
Ensuite l'aventure bat son plein. Ces pirates vont-ils pouvoir vivre et agir en toute impunité ? le seul rescapé va-t-il pouvoir contrecarrer les plans des bandits ? le calendrier et la météo vont favoriser plutôt les bons ou les méchants ? le suspens est à son comble pendant toute la durée du roman.
Evidemment c'est du Jules Verne, donc le récit est entrecoupé de longues (mais combien intéressantes !) explications : la zone géographique où se déroule l'histoire, un cap à la pointe Argentine, non loin du Cap Horn / les turbulences ou accalmies météorologiques / les possibilités de navigation / les vents / les marées, …etc
Avec force vocabulaire maritime à l'appui ! J'aime les livres dans lesquels j'apprends et celui-ci est idéal pour enrichir son vocabulaire ! Aucune lourdeur de style, cela se lit « tout en douceur » grâce au talent de Jules Verne.
Qui plus est, on a le bonheur de lire les divers points de vue de chaque épisode principal. Si cela donne lieu à quelques redites, forcément, cela permet aussi de relire l'épisode sous un nouveau jour et de mieux le comprendre. J'ai apprécié cela.
Je ne suis pas du tout spécialiste de navigation mais l'auteur a su me captiver malgré tout en m'expliquant comment les pirates colmatent une brèche dans la coque d'une goélette par exemple.

Je savais que je lirai des passages très explicatifs, je m'y attendais, mais Jules Verne a su me surprendre par le suspens et la tension du dénouement ! Une belle aventure qui va me laisser un tas d'images et d'émotions en tête !
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L'histoire se déroule sur une île désertique au large de la Terre de feu. Les travaux de la construction d'un phare sont achevés. Ainsi, les navires vont pouvoir franchir le Cap Horn plus facilement. Les trois premiers gardiens sont déposés sur l'îlot pour une durée de quatre mois environ.
Mais sont-ils réellement seuls sur cette île?

Dépaysement garanti avec cette lecture, sur une contrée sauvage et au climat plutôt hostile, ce roman m'a captivé. J'ai suivi avec attrait le destin des gardiens du phare, dans un suspens haletant.
Deuxième roman que je lis de Jules Verne, et je n'ai pas choisi les plus connus, et je suis plutôt conquise par cet auteur.
Je reprendrai bien une petite histoire de pirates, ou autre chose, vos conseils sont les bienvenus ;)
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Lu dans l' édition numérique de la Bibliothèque Électronique du Québec.
Jules Verne savait emmener ses lecteurs aux quatre coins du globe, dans des aventures captivantes et solidement documentées.
Ce Phare du bout du monde, m'a transporté dans ces contrées de l'extrême pointe du continent américain à l'occasion de sa mise en service et de l'installation de ses trois premiers gardiens.
Ces trois mois à passer dans cette Île des États aussi sauvage que déserte seraient bien monotones sans la présence ignorée, sur cette terre, de quelque bande de pirates bien sanguinaires...
Un Jules Verne bien emmené, donc, au gré de la météo capricieuse des parages du Cap Horn entre Atlantique et Pacifique.
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Au bout du monde : il y l'île des Etats qui est baignée par les océans Pacifique et Atlantique ! Elle est sauvage, avec un littoral déchiqueté avec des golfes, des baies, des criques inhabités, cependant il y a des hêtres, des épinettes, des vinettes, des steppes et un plateau rocheux de quartz cependant, la flore est rare d'autant qu'il y a 8 mois de neige et, question faune : il y a quelques guanaques ( guanacos ), par contre les poissons y sont abondants et de ce fait les goélands, les albatros et autres oiseaux piscivores le sont aussi !
Le gouvernement argentin décide d'installer en 1859 un phare pour guider les bateaux qui croisent dans ces eaux dangereuses. Trois gardiens, anciens pêcheurs expérimentés sont déposés par l' aviso Santa Fé pour une durée de 3 mois avec des provisions, du matériel, des armes de défense et une chaloupe. Il s'agit de Vasquez, Felipe et Moriz de nationalité argentine.
Mais, sur cette île du bout du monde, il y a des pirates installés dans des cavernes, ils pillent, assassinent les naufragés et s'emparent des cargaisons. Leur chef est Kongre aidé de son second : Carcante + d'autres bandits.
Dès que le steamer chilien" le Maule " s'échoue sur les cotes, les pirates vont s'emparer des biens de la cale, et les 3 gardiens vont tenter de s'opposer à eux mais ils sont tués par balle et, seul Vasquez arrive à s'échapper ! Les bandits tentent de remettre à flot le bateau mais entre temps un 3 mâts US : le " Century " fait naufrage et, Vasquez va découvrir un rescapé : John Davis. Les 2 hommes vont tout essayer pour retarder la mise à l'eau du " Century " jusqu'à tirer des boulets pour endommager la coque et ralentir les travaux de renflouement des pirates en attendant l'arrivée de l'aviso Santa Fé qui revient pour effectuer la relève !
Le phare a été éteint par les pirates et cela fait presque 3 mois que le gardien et Davis attendent désespérement l'arrivée des renforts, mais le capitaine Lafayate du Santa Fé va t'il pouvoir éviter les brisants et les rochers de l'île ?
Un roman d'aventures comme Jules Verne sait magnifiquement les conter, avec un bémol : en effet une carte des lieux eut été utile pour visualiser les lieux !
L.C thématique de septembre 2022 : un LIEU dans le titre.
Challenge ABC des titres 2022/2023.
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J'ai lu ce roman pour la première fois il y a presque cinquante ans. Un professeur de Français, comme je souhaite à tous les enfants d'en croiser un, avait complété la bibliothèque du collège avec quelques Jules Verne peu connus : « La Jangada », « le Chancelor » et « le Phare du bout du Monde ».

Sur l'île des États, petit bout de terre situé à l'extrémité sud-est du nouveau continent, le gouvernement de la République Argentine vient d'inaugurer un phare destiné à sécuriser le trafic maritime dans la région du Cap Horn entre les deux grands océans de la planète. Les trois premiers gardiens, qui sont censés vivre pendant trois mois isolés sur l'îlot et assurer le bon fonctionnement de la lampe, s'appellent Vasquez, Felipe, et Moriz.

Ce qu'ils ne savent pas, c'est qu'ils ne sont pas seuls. D'autres personnes ont trouvé refuge dans une des baies. Des pirates et naufrageurs, coincés dans cet endroit perdu et prêts à tout pour trouver l'opportunité de repartir en direction du Pacifique.

Comme souvent avec Jules Verne, le lecteur commence par profiter de descriptions minutieuses. L'historique de la construction du phare lui est contée, ainsi qu'une topologie détaillée de l'île, sa météorologie, sa flore, sa faune - terrestre, aérienne et marine. Mais je dois reconnaître que le rythme s'élève un peu plus vite que dans d'autres romans de l'auteur et que l'action est présente, sans pour autant que le suspense atteigne des sommets. La lecture est agréable avec cependant de nombreux termes techniques liés au monde des bateaux et de la navigation qui peuvent parfois sembler un peu lourds pour les non initiés.

C'est souvent avec une pointe de déception que l'on relit un roman qui fait partie de nos plus belles lectures d'enfance. Je m'attendais à un récit d'aventures prenant, et j'ai lu une bonne histoire, mais nettement plus plate que dans mes souvenirs. Peut-être aurais-je dû rester sur l'impression que m'avait laissée ce phare du bout du monde à l'époque...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Parmi les romans posthumes de Jules Verne, on oublie souvent "Le phare du bout du monde", pourtant paru chez "Hetzel" neuf mois après la mort de son auteur, disparu le 24 mars 1905.
[...] Terre de feu, terre d'enfer
Trois ans après "En Magellanie", Verne retrouve la région magellanique dans "Le phare du bout du monde". Écrit en 1901 - année féconde pour l'écrivain , le Phare est rédigé entre deux romans d'humour, "Le beau Danube jaune" et "La chasse au météore".
Aussi, quand Jean-Jules Verne accuse le caractère sombre de l'ouvrage d'être la conséquence d'une période de dépression, cela ne se justifie pas, puisqu'il est conçu selon l'habituelle alternance de l'écrivain : un roman léger, une œuvre sérieuse.
Cela n'empêche pas de croire au pessimisme progressif du romancier qui n'écrit plus, ensuite que deux ouvrages, "L'invasion de la mer" et "Maître du monde", avant de déposer sa plume.
Tragique récit, ce drame survient en 1860 après l'érection d'un premier phare sur l'île des États, là où se brisaient tant de voiliers à cette époque, dans cette région inhabitée, au bout du monde, où se heurtent les eaux des deux océans, l'Atlantique et le Pacifique.....
(extrait de la préface "Nouvel éclairage du "Phare du bout du monde" insérée en début de l'édition parue chez "Folio" en 2004)
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La tour mesurait trente-deux mètres de hauteur, et, en y joignant l’élévation du terre-plein, le feu se trouvait porté à deux cent vingt-trois pieds au-dessus du niveau de la mer. Il aurait donc pu être aperçu au large à la distance de quinze milles, distance que franchit le rayon visuel à cette altitude. Mais, en réalité, sa portée n’était que de dix milles. À cette époque, il n’était pas encore question de phares fonctionnant au gaz hydrogène carburé ou à la lumière électrique. D’ailleurs, sur cette île éloignée, de communication difficile avec les États les plus rapprochés, le système le plus simple et nécessitant le minimum de réparations s’imposait. On avait donc adopté l’éclairage à l’huile, en le dotant de tous les perfectionnements que la science et l’industrie possédaient alors.
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Voilà l’Île des États avec son phare et ce n’est pas l’ouragan, quand il soufflerait de tous les coins de l’horizon, qui parviendrait à l’éteindre ! Les navires le verront à temps pour relever leur route !… Ils se guideront sur son feu et ne risqueront pas de tomber sur les roches du cap Saint-Jean, de la pointe San-Diegos ou de la pointe Fallows, même par les nuits les plus noires !… C’est nous qui tiendrons le fanal et il sera bien tenu !
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Toutefois, il ne faudrait pas conclure de cette description que l’Île des États fût de nature à exciter les convoitises du Chili ou de la République Argentine. Ce n’est en somme qu’un énorme rocher, à peu près inhabitable. À qui appartenait-elle à l’époque où débute cette histoire ?… Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’elle faisait partie de l’archipel magellanique, alors indivis entre les deux Républiques de l’extrême continent américain.
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Des coups violents retentirent au pied de la tour. La bande entière se ruait contre la porte pour monter à la galerie et éteindre le feu. Tous risqueraient leur vie pour retarder l’arrivée du Santa-Fé. Ils n’avaient trouvé personne sur le terre-plein ni dans le logement. Ceux qui étaient dans la chambre de quart ne pouvaient être nombreux. Ils en auraient facilement raison. Ils les tueraient, et le phare ne projetterait plus dans la nuit ses redoutables rayons.
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Vidéo de Jules Verne
In the same year that Jules Verne published Around the World in 80 Days, Henri Cernuschi set foot in Asia – the ultimate goal of a journey that would give rise to one of the most impressive collections of Asian art in Europe. Starting in Japan before moving on to China, Indonesia, Ceylon and India, our traveller was struck by the artistic wealth of the countries he visited. In a matter of months, he collected several thousand objects, particularly bronzes, whose value he was the first to understand.
Upon returning to Paris, Cernuschi immediately exhibited his collection. Artists and craftsmen of the time were quick to view his Chinese and Japanese pieces as extraordinary sources of inspiration. The range of shapes and patterns and the technical innovation showcased in Cernuschi's collection became models for an entire generation of creators. True to his visionary intuitions, Cernuschi had an hôtel particulier built, which he designed as a museum space from the get-go. This property would go on to become the City of Paris' museum of Asian arts by the end of the 19th century.
This exhibition celebrates the 150th anniversary of Cernuschi's return from Asia and invites the public to rediscover the traveller's journey and the collector's contributions to the revolution in taste that would become known as “Japonisme”. From the start of the tour and throughout the exhibition, a projection and five audio stations punctuate the display, with each step painting a portrait of this outstanding collector.
New for this anniversary, this summer the museum's permanent collections will unveil restored Japanese sculpted dragons, which have not been exhibited in their entirety since 1930.
En savoir plus sur l'exposition : www.parismusees.paris.fr/en/exposition/return-from-asia
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