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ISBN : 2253088714
Éditeur : Le Livre de Poche (29/10/2008)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.56/5 (sur 49 notes)
Résumé :

Classique domaine public. Publié en 1875, Le Chancellor appartient au cycle des Voyages extraordinaires. Jules Verne s’y écarte pourtant totalement de la veine fantastique et d’anticipation qui a fait jusque là son succès. Et c’est sans doute une des raisons pour lesquelles ce texte a été si rarement réédité. Roman maritime par excellence, au suspense redoutable, Le Chancellor exploite le registr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
BrunoA
  05 mai 2013
Ce roman, publié en 1875, est, comme beaucoup d'autres livres de Jules Verne, une histoire qui débute sur la mer et nous invite à suivre des naufragés.
Cette fois, il s'agit des survivants du naufrage du Chancellor, un navire chargé de balles de coton qui effectuait la liaison entre les États-Unis et la Grande Bretagne.
A la différence des autres, ce roman ne nous raconte pas comment les naufragés organisent leur subsistance une fois échoués sur une île comme on peut le voir sur l'île mystérieuse ou dans l'oncle Robinson.
Ici, l'histoire est beaucoup plus réaliste et bien moins épique...
Les quelques survivants se trouvent sur un radeau en pleine mer et se trouvent réduits tout d'abord à utiliser le corps de ceux qui ont péri pour appâter les poissons. Bientôt, ils se trouvent obligés de manger ces corps pour survivre, puis, de désigner ceux qui devront être sacrifiés pour permettre aux autres de vivre.
Un roman plus noir que ceux qui ont suivi, mais qui démontre les extraordinaires talents de conteur de Jules Verne.
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davzen
  03 juin 2012
Un navire de commerce prend la mer, à sa tète un
capitaine pris de folie. Un feu apparait dans la cale, l'équipage et les passagers avec l'aide du second
prennent place au bord d'un radeau de fortune.
Dés ce moment, Jules Verne amènent ses héros dans une aventure affreuse....la faim, la soif...les délires les
entraineront à faire un tirage au sort pour choisir celui qui servira de repas.
Huis clos sur un radeau, des moments atroces...
écrit avec la plume du 19ième ( 1870 ) excellent!
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RochGuinard
  08 mai 2019
Toute une comédie humaine mise en scène sur un radeau...passages de cannibalisme, trahisons, complots, mais aussi actes de bravoure, l'amour d'un père pour son fils infirme, le mysticisme d'une domestique dévouée. On est embarqué avec passion dans ce pseudo journal de bord dont la lecture vaut autant pour les rebondissements que pour la peinture de ces caractères. Surprenant Jules Verne.
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EmaUchiwa
  05 mars 2017
Personnellement, je n'ai pas apprécier ce livre. C'est le deuxième livre que je lis de Jules Vernes, mais ayant grandement appréciée le premier, je dois m'avouer fort déçu.
Il n'y as aucun de point particulier qui a naissance à ce point de vue néfaste, je n'ai juste pas était embarquée a bort duChancellor en même temps que J.-R. Kazallon.
Enfin bon!
Je ne vous attardez pas sur ce point de vu négatif et lisez ce livre si le coter vous en dit!
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Adeuxlignes
  09 juin 2014
Dans ce livre Jules Verne nous raconte un naufrage ; dit ainsi, il s'agirait d'une histoire qui peut sembler fort simple et très brève mais … Quel naufrage !
Lien : http://www.adeuxlignes.fr/?p..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   26 août 2015
Au milieu de l’obscurité, la mer mugit sous mes yeux. De grandes nappes d’écume, livides plutôt que blanches, passent entre les mâts, auxquels le roulis imprime de larges oscillations. Deux ombres noires, à l’arrière du navire, tranchent sur la couleur blanchâtre de la mer. Ces ombres sont le capitaine Kurtis et le bosseman. Leurs voix, peu distinctes au milieu du fracas des flots et des sifflements de la brise, n’arrivent à mon oreille que comme un gémissement.
En ce moment, un des marins qui est monté dans la hune pour amarrer une manoeuvre passe près de moi.
– Qu’y a-t-il donc ? lui ai-je demandé.
– Le vent a changé...
Le matelot ajoute ensuite quelques mots que je n’ai pu entendre clairement. Cependant, il me semble qu’il a dit « cap pour cap ».
Cap pour cap ! Mais alors le vent aurait sauté du nord-est au sud-ouest, et, maintenant, il nous repousserait au large ! Mes pressentiments ne m’ont donc pas trompé !
(Le Chancellor)
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genougenou   26 août 2015
Le vent commence à souffler du nord-est avec une certaine violence, et le Chancellor, sous ses huniers au bas ris et sa misaine, a dû se mettre en cape courante.
La mer est très houleuse et le navire fatigue beaucoup. Les cloisons du carré gémissent avec un bruit qui finit par agacer. Les passagers se tiennent pour la plupart sous la dunette.
Quant à moi, je préfère rester sur le pont, bien qu’une pluie fine me pénètre de ses molécules pulvérisées par le vent.
Pendant deux jours, nous courons ainsi au plus près. De « grand frais », le déplacement des couches atmosphériques est passé à l’état de « coup de vent ». Les mâts de perroquet sont calés. Le vent fait, en ce moment, de soixante milles à l’heure.
Malgré les excellentes qualités du Chancellor, sa dérive est considérable, et nous sommes entraînés dans le sud. L’état du ciel, obscurci par les nuages, ne permet pas de prendre hauteur, et le point n’étant pas établi, force est de ne s’en rapporter qu’à l’estime.
Mes compagnons de voyage, auxquels le second n’en a rien dit, ne peuvent savoir que nous faisons une route absolument inexplicable. L’Angleterre est dans le nord-est, et nous courons dans le sud-est ! Robert Kurtis ne comprend rien à l’obstination du capitaine, qui devrait, au moins, changer ses amures, et, en poussant au nord-ouest, aller reprendre les courants favorables. Mais non ! Depuis que le vent a halé le nord-est, le Chancellor s’enfonce encore plus dans le sud.
Ce jour-là, me trouvant seul sur la dunette avec Robert Kurtis :
– Est-il donc fou, votre capitaine ?
(Le Chancellor)
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dibordediborde   07 février 2016
L'espoir ne peut jamais être tout à fait perdu, monsieur Kazallon, même dans les circonstances les plus terribles. Tout ce que je puis vous dire, c'est que, sur cent chances, si nous en avons quatre-vingt-dix-neuf contre nous, la centième, du moins, nous appartient. Si mes souvenirs ne me trompent pas, d'ailleurs, le Chancellor, à demi englouti, est précisément dans les conditions où s'est trouvé le trois-mâts la Junon, en 1795. Pendant plus de vingt jours, ce bâtiment est resté ainsi suspendu entre deux eaux. Passagers et matelots s'étaient réfugiés dans les hunes, et, la terre ayant été enfin signalée, tous ceux qui avaient survécu aux fatigues et à la faim furent sauvés. C'est un fait trop connu dans les annales de la marine pour qu'il ne me revienne pas en ce moment à l'esprit! Eh bien, il n'y a aucune raison pour que les survivants du Chancellor ne soient pas aussi heureux que ceux de la Junon.
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genougenou   26 août 2015
Martin Paz - 1

Le soleil venait de disparaître au delà des pics neigeux des Cordillères; mais sous ce beau ciel péruvien, à travers le voile transparent des nuits, l’atmosphère s’imprégnait d’une lumineuse fraîcheur. C’était l’heure à laquelle on pouvait vivre de la vie européenne et chercher en dehors des vérandas quelque souffle bienfaisant.
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genougenou   26 août 2015
Mais ce Mr. Kear, homme de cinquante ans, qui paraît être plutôt enrichi que riche, est un triste commensal, ne cherchant et ne voulant que ses aises. Un bruit métallique sort à chaque instant de ses poches, dans lesquelles ses deux mains sont incessamment plongées. Orgueilleux, vaniteux, contemplateur de lui-même et contempteur des autres, il affecte une suprême indifférence pour tout ce qui n’est pas lui. Il se rengorge comme un paon, « il se flaire, il se savoure, il se goûte », pour employer les termes du savant physionomiste Gratiolet. Enfin, c’est un sot doublé d’un égoïste.
(Le Chancellor)
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