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EAN : 9782753800199
611 pages
Le Serpent à plumes (30/11/-1)
  Existe en édition audio
3.54/5   45 notes
Résumé :
En 1859, des officiers de la Compagnie de la Baie d'Hudson sont chargés d'aller fonder un fort au nord du 70e parallèle, au-delà du cercle polaire, dans le grand nord canadien. Le fort est établi sur le Cap Bathurst, qui semble être le lieu parfait. Malheureusement, ce cap n'est pas fait de terre, mais de glace, et lors d'une éruption volcanique, le cap se détache du continent et part à la dérive, emportant tous ses occupants avec lui. Cela se gâte encore plus quand... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
moussk12
  13 juillet 2021
Le Pays des fourrures fut pour moi comme une double lecture, délimitée par une première partie et une deuxième bien différente.
Le lieutenant Hobson est chargé d'établir, à une latitude encore jamais atteinte, un nouveau fort d'approvisionnement de fourrures pour la Compagnie des pelleteries de la baie d'Hudson. C'est donc au-delà du 70ème parallèle que la petite expédition se dirige, en partant du Grand Lac de l'Esclave. Composée d'une vingtaine de personnes, officiers, soldats, menuisiers, savant, chasseurs et aventurières, le petit groupe fait le choix de la presqu'île Victoria. L'auteur l'ayant rattachée au continent pour les besoins de son roman.
Tant pour la gloire de l'Angleterre de posséder ces contrées nordiques que d'un attrait pour l'aventure, ces colons vont traverser ces régions aux températures avoisinant les -40° et se rapprocher des aurores boréales et des animaux au sublime pelage.
La première partie relate le voyage, la construction et l'installation du fort, les détails judicieux pour la survie quotidienne et future de l'équipe pour ne nourrir, se vêtir et se chauffer. Malheureusement, cette partie se caractérise aussi par l'amoncellement des belles et nombreuses fourrures, précédé de chasses en surnombre.
Ma lecture fut assez pénible, même si je me disais que c'était du Jules Verne, que le livre date d'environ 1860, qu'à cette époque, il était de bon ton d'arborer ses fourrures en Europe, Russie et Amérique. Surtout que le fort Collisson nommé dans le roman a bel et bien existé pour la traite des fourrures. Comme quoi, les mentalités ont bien changé et dans le bon sens. Quoique la disparition d'espèces animales qui n'a jamais cessé, l'est aujourd'hui d'une toute autre nature...
Persistant ma lecture, j'ai entamé la 2ème partie qui, contrairement à la précédente, est une suite d'aventures ou plutôt de mésaventures que l'expédition va supporter avec bravoure. Là, j'ai retrouvé le Jules Verne que j'aime, mêlant connaissances géographiques et climatiques aux nombreux rebondissements qui font accélérer la lecture jusqu'au final. Les animaux y étaient même préservés !
Donc pour moi, ce fut un roman contradictoire et j'y ai découvert un autre Jules Verne.
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Commenter  J’apprécie          290
Clelie22
  10 mai 2021
En résumé : un roman assez méconnu mais typiquement vernien. Au programme : vulgarisation scientifique, aventures bien rythmées et suspens tranquille mais avec quelques préjugés qui passent un peu mal à notre époque.
Dans le Pays des fourrures, roman assez peu connu de Jules Verne, nous embarquons avec une petite troupe composée de soldats employés par une compagnie de pelleterie, de leurs épouses, d'une exploratrice et de sa fidèle femme de chambre ainsi que d'un astronome. Direction le nord du continent américain pour fonder un établissement au-delà du 70e parallèle, là où les martres, renards polaires, castors, ours et autres fourrures ambulantes ont fui les persécutions des chasseurs.
Ce roman qui a plus d'un siècle et demi parlait déjà du déclin de la biodiversité mais avec une approche bien différente de la nôtre : les animaux, trop chassés, tendent à disparaitre ? Allons les chasser plus loin ! Jules Verne, même s'il pointe cette problématique, était encore loin d'avoir la conscience d'un militant du WWF.
Il n'avait pas davantage celle d'un militant du MLF car, si on a la bonne surprise de rencontrer une femme exploratrice dans cet univers habituellement plutôt masculin, Jules Verne ne peut pas empêcher ses préjugés patriarcaux de transparaître. Mrs Paulina Barnett semble avoir comme fonction principale de donner l'occasion aux hommes de l'expédition de l'informer sur les particularités du monde polaire qu'elle découvre. Elle sert ainsi de relais au lecteur (il ne faut pas oublier que le but premier de Jules Verne était la vulgarisation à destination des enfants). J'étais contente de voir apparaître ce personnage mais j'ai été, au final, un peu déçue par son traitement. Jules Verne la cantonne finalement dans un rôle traditionnellement féminin : rôle de mère symbolique de la communauté, d'intérêt amoureux (très léger) et même de demoiselle en détresse. le fait qu'elle soit une exploratrice est plutôt sous-exploité. Surtout, ce qui m'a bien fait rire (jaune), c'est cette remarque de l'auteur lorsque notre héroïne, face aux difficultés que rencontre la colonie, craque momentanément : "La femme venait de reparaître un instant dans cette nature virile, et qui ne comprendrait un moment de défaillance en de telles épreuves." Il faut vraiment être un homme et n'avoir connu ni les grossesses, ni les accouchements, ni même les règles, pour penser que le courage et l'endurance sont livrés avec la testostérone et qu'il faut nécessairement une "nature virile" pour les posséder.
Jules Verne, qui était si visionnaire dans le domaine technologique, n'était pas plus en avance sur les idées de son époque en ce qui concerne les "indigènes" qu'en ce qui concerne les femmes. Je l'avais déjà remarqué dans d'autres romans. le Pays des fourrures ne fait pas exception. Si Jules Verne est un peu moins condescendant envers les Indiens et Esquimaux d'Amérique du Nord qu'avec les Africains, il les présente quand même plutôt comme des animaux de compagnie, intelligents, affectueux et dévoués, que comme des êtres humains, aussi dignes de respect que les Occidentaux.
Tous ces défauts, récurrents chez Jules Verne, en feraient un parfait candidat pour le tableau de chasse de la Cancel Culture mais je ne suis pas fan des autodafés. Je préfère voir ces romans comme des témoignages, des instantanés de l'état des mentalités à une époque. Ils nous rappellent d'où l'on vient, comment on a évolué mais aussi tous ces biais culturels qu'on peut avoir inconsciemment intégrés. S'ils ont été écrits à la base pour des enfants, il vaut mieux avoir un peu plus de maturité et de recul critique pour les lire aujourd'hui.
En dehors de ces tares, qui deviennent presque amusantes avec la distance critique, le Pays des fourrures est un roman d'aventures comme Jules Verne savait en écrire, instructif et prenant, surtout dans sa deuxième partie. Il est amusant de voir comment l'écrivain prend peu à peu le pas sur le scientifique, accumulant les péripéties rocambolesques, usant et abusant de la Providence et des pressentiments. Ses personnages sont plutôt attachants même si j'ai préféré l'équipage des Enfants du Capitaine Grant, auquel ce roman me faisait beaucoup penser.
Challenge solidaire "Des classiques contre l'illettrisme" 2021
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Xian
  11 avril 2019
Ce roman de Jules Verne est intéressant à plus d'un tire, mais me laisse un sentiment très contrasté. le premier intérêt, c'est le divertissement qu'il procure par une intrigue bien ficelée et palpitante, ainsi que par son dépaysement. le lecteur passe près de deux ans en compagnie d'une vingtaine de protagonistes au-delà du cercle polaire, dans des conditions rudes et précaires. Leur dérive sur une île de glace est plutôt originale. Leurs déboires sans fin sont captivants, jusqu'à leur sauvetage des plus inattendus, voire burlesques. le second intérêt, c'est ce témoignage d'us et coutumes de nos ancêtres qui avaient bien peu de notions écologiques. Car, comme le titre le suggère, il s'agit bien du massacre sans scrupule de la faune à fourrure dont il est question dans ce livre. C'est sans grands états d'âme et pour le prix élevés des fourrures que ces chasseurs exterminent leur gibier et sont conduits à explorer jusqu'au 70e parallèle pour traquer les derniers mammifères convoités qui fuient les régions investies par l'homme…
Pour résumer, c'est du bon Jules Verne dans la verve, mais l'ambiance est largement plombée par le sentiment de supériorité nauséabond qu'éprouvent ces hommes de l'époque sur la gente animale qu'ils croient inépuisable.
J'ai tendance à reprocher à mes contemporains de négliger la Nature. Cette lecture confirme que nos ancêtres n'étaient pas moins coupables, ni moins cupides.
À lire, pour comprendre certaines erreurs du passé. Et sans se dédouaner…
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Monblanc
  12 décembre 2015
Surprenant un Jules Verne se passant au Canada au début de la compagnie La Baie d'Hudson une trouvaille !!! Une aventure vraiment intéressante à propos de nos pionniers, nos bâtisseurs qui nous tient sur le bout de notre chaise !! J'ai bien aimé !

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davzen
  03 juin 2012
De nouvelles aventures polaires après l'excellent
" aventures du capitaine Hatteras "...
Une expédition chargée d'aller fonder un fort au delà du cercle polaire ce rend compte qu'après une éruption volcanique , le fort n'était construit sur la terre mais sur de la glace qui se met à dériver emportant le fort et les habitants sur les mers .
....évidemment, le printemps arrive et le glaçon commence à fondre.
Un livre dépaysant où dés les 1ères pages , comme les héros...on tremble pour eux!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SachenkaSachenka   20 décembre 2014
- Ah ! madame, répondit Jasper Hobson, je suis de ceux qui pensent qu'il vaut mieux visiter la Russie pendant l'hiver, et le Sahara pendant l'été. On voit alors ces pays sous l'aspect qui les caractérise. Non ! le soleil est un astre des hautes zones et des pays chauds. À 30 degrés du pôle, il n'est véritablement plus à sa place ! Le ciel de cette contrée, c'est le ciel pur et froid de l'hiver, ciel tout constellé, qu'enflamme parfois l'éclat d'une aurore boréale. C'est ici le pays de la nuit, non celui du jour, madame, et cette longue nuit du pôle vous réserve des enchantements et des merveilles.
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PaulBLAIZEPaulBLAIZE   14 juin 2019
Kalumah précédait la
petite troupe. La vive et
légère indigène, comme un
chamois dans les roches
alpestres, marchait d’un
pied sûr au milieu des
glaçons. C’était merveille
de la voir courir ainsi, sans
une hésitation, sans une
erreur, et suivre, d’instinct
pour ainsi dire, le meilleur
passage dans ce labyrinthe
d’icebergs.
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ZebraZebra   26 juillet 2012
[...] Cette journée parut interminable au lieutenant Hobson. Il retourna plusieurs fois au sommet du cap Bathurst, seul ou accompagné de Mrs. Paulina Barnett. La voyageuse, âme vigoureusement trempée, ne s'effrayait aucunement. L'avenir ne lui paraissait pas redoutable. Elle plaisanta même en disant à Jasper Hobson que cette île errante, qui les portait alors, était peut-être le vrai véhicule pour aller au Pôle Nord ! Avec un courant favorable, pourquoi n'atteindrait-on pas cet inaccessible point du globe ? [...]
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moussk12moussk12   13 juillet 2021
Ce n'est pas grand chose qu'un conseil de femme, mais il faut être fou pour n'y point prêter attention.
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MonblancMonblanc   28 décembre 2015
La brise, étant molle, ne forma point un de ces tourbillons, si communs dans les régions polaires, auxquels les Anglais ont donné le nom de «drifts».
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Vidéo de Jules Verne
Né d'un père assassiné en 1998 dans des conditions inhumaines, l'auteur nous révèle les tenants et les aboutissants du système Obiang : la plus grande « démocrature » d'Afrique. Une enquête qui n'a pas fini d'ébranler les protagonistes impliqués, tant les révélations sont troublantes : outre le dictateur en personne, des personnalités comme le roi d'Espagne Juan Carlos sont directement mis en cause. Ce livre met à jour les rouages d'un scandale international qui a entraîné l'assassinat de 310 opposants (André Branger y figure sous le numéro 272) et l'exil de plus de 250.000 compatriotes fuyant le tyran. Un régime dictatorial qui a pour obsession l'enrichissement personnel d'une famille régnant sur un empire de trafics en tous genres : drogues à l'échelle de narco-état, armes, faux passeports diplomatiques… le Nom d'Obiang défraye l'actualité internationale judiciaire en cumulant les records de biens mal acquis, faisant de lui, un kleptocrate à la réputation mondiale.
Voir le livre : https://cutt.ly/AAoCI9J
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Joaquinito Maria Alogo de Obono travail sur des problémtatiques de corruption d'agent publique étranger. Il a achevé la rédaction d'une thèse de doctorat consacrée à "L'exraterritorialité des instruments de lutte contre la corruption" entre l'Université de Picardie Jules Verne et l'Université de Paris Saclay.
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