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Léon Benett (Traducteur)
ISBN : 2253160873
Éditeur : Le Livre de Poche (19/01/2005)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.6/5 (sur 285 notes)
Résumé :
Helena Campbell, jeune fille fantasque issue d’un des meilleurs clans écossais, déclare à ses oncles qu’elle n’envisagera le mariage qu’après avoir contemplé le rayon vert.
Selon une vieille tradition, celui qui l’a vu «ne peut plus se tromper dans les choses des sentiments». Au cours de cette quête, elle pourra juger les qualités et les sentiments du jeune pédant Aristobulus Ursiclos ainsi que l’âme d’un jeune peintre qu’elle sauvera d’un naufrage.
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  03 juin 2019
Cette fois-ci, Jules Verne ne sert pas d'un héros super érudit ou profondément ancré dans des discours scientifiques. Il rélate la vie d'une jeune fille toute modèle, toute sensible, aimable, entourée et encadrée par ses deux oncles qui ressemblent beaucoup à deux jupons, elle est juste obsédée par le rayon vert, qu'elle tient à tout prix à observer lors du coucher du soleil, seulement, il faut que ça soit en pleine mer, et ceci elle veut l'exécuter avant de décider de se marier...c'est une aventure en mer qui s'ouvre, et c'est aussi un cheminement vers l'amour... un livre amusant..
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BrunoA
  23 avril 2013
C'est le fameux rayon vert, bien connu de tous les marins, qui sert de fil conducteur à cette aventure.
Pour une fois, Jules Verne ne nous offre pas un roman d'anticipation ni une ode au progrès technique derrière laquelle on trouve toujours une aventure humaine. Cette fois, une demoiselle part à la recherche du rayon vert qui, selon une légende écossaise, permet de voir plus clair dans ses sentiments et ceux des autres.
Promise à un savant nommé Aristobulus Ursiclos (anagramme de sourcils, comme Servadac était celui de cadavres...), elle finit par trouver l'amour.
Jules Verne nous offre ici une belle histoire d'amour qui nous change des Voyages Extraordinaires tout en les complétant.
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Ambages
  17 avril 2018
Le rayon vert de Jules Verne est un très bon livre jeunesse, bien écrit, avec de l'aventure, de la romance, des personnages drôles, sympathiques ou agaçants, tout comme les enfants peuvent en raffoler. Je ne sais pas pourquoi il y a une étiquette « science-fiction » reprise dans Babélio car ce roman n'a rien de ce domaine. En revanche, après cette lecture j'ai une envie folle d'aller en Écosse, plus particulièrement voir l'île de Staffa. Qu'est-ce que c'est beau...
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lokipg
  23 mars 2019
Au cottage d'Helensburgh, en Écosse, la jeune orpheline Helena Campbell est élevée par ses deux oncles, Sam et Sib Melvill. Alors que la jeune fille va avoir dix-huit ans, Sam et Sib jugent qu'il est grand temps qu'elle se marie et ils pensent lui avoir trouvé un bon parti en la personne du savant Aristobulus Ursiclos. Mais Helena ne veut pas entendre parler de mariage. du moins, pas avant d'avoir vu le rayon vert qui, selon une légende des highlands, donne à ceux qui le voient le pouvoir de lire dans les coeurs.
Le rayon vert est un phénomène optique et météoroligique, au même titre que les arcs-en-ciel et les aurores boréales, par exemple, mais assez rares et plus difficiles à observer puisqu'il nécessite des conditions bien particulières pour apparaître.
Mais le rayon vert est surtout, pour Jules Verne, un prétexte à nous emmener en voyage à la découverte des côtes écossaises.
On retrouve dans le roman les ingrédients d'une bonne histoire vernienne : des personnages attachants, une intrigue simple, mais agréable à suivre, ponctuée de péripéties plus ou moins mouvementées, des anecdotes historiques et géographiques sur les lieux traversés... Peu de surprises, mais si on aime l'auteur, c'est très plaisant.
Surprenant tout de même, le traitement du seul personnage scientifique de l'histoire. D'ordinaire dans l'oeuvre de l'auteur, les savants sont tenu en haute estime, mais pas cette fois. Aristobulus Ursiclos est un savant ridicule, étalant sa science et sa culture avec un pédantisme irritant, tout le contraire des personnages principaux. Miss Campbell croient aux légendes et aux lutins, Sinclair voient le monde avec son âme d'artiste et les frères Sam et Sib vénèrent les poètes écossais. On comprend sans peine que l'esprit cartésien et sans imagination d'Ursiclos n'a pas sa place dans ce groupe.
Bref, le Rayon vert est un petit roman sans prétention mais qui m'a fait passer un agréable moment de lecture.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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Musardise
  19 février 2016
C'est un joyeux divertissement que nous offre là Jules Verne, qui nous prouve, s'il en était besoin, qu'il n'est pas nécessaire d'aller bien loin pour éprouver les délices du voyage.
C'est dit, Helena Campbell ne se mariera pas tant qu'elle n'aura pas aperçu le fameux rayon vert, élément indispensable pour prévoir l'avenir amoureux d'une jeune fille. Non, décidément, il est impossible de se passer du verdict de ce rayon mythique dont elle vient de découvrir l'existence, et peu importe que ses oncles Sam et Sib, qui lui passent tous ses caprices, se tiennent avec un prétendant tout prêt sous le bras. Quel dommage pour le prétendant en question, Aristibulus Ursiclos, pédant et pénible à souhait - qualités dont on rêve forcément pour un époux ! Peu importe également que le rayon vert ne soit visible que dans certains lieux et dans certaines conditions. Puisqu'on ne verra pas le rayon depuis le domaine familial, un voyage dans les îles écossaises (proches, tout de même, car les pauvres Sam et Sib ne sont guère de taille à parcourir le monde entier) s'impose donc.
De péripéties en péripéties, de coups de malchance en incidents malencontreux - dont l'insupportable Aristubulus Ursiclos aura sa part - en incidents plus heureux - le sauvetage en mer d'un très charmant jeune homme -, le rayon vert se dérobe sans cesse aux yeux des voyageurs et nous embarquons avec bonheur dans le sillage de Lady Helena de site en site, d'île en île, dans la quête de l'amoureux idéal.
La fin, vous l'aurez deviné tout seuls. le charme de ce court roman tient à la fois à son humour et à la vitalité inépuisable de son héroïne ; et il est d'ailleurs notable, ainsi que rafraîchissant, que le personnage principal de ce roman soit une femme, fait rarissime chez Jules Verne. On peut cependant regretter, comme souvent chez l'auteur, une petite baisse de rythme aux trois-quarts de l'histoire. Mais le tout se lit vite et bien, avec bonne humeur et légèreté.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   27 février 2016
Alors, cette fantaisie devint une idée fixe, qui ne laissa plus place à aucune autre. Cela tournait à l'était d'obsession. On en rêvait nuit et jour, à faire craindre quelque nouveau genre de monomanie, - à une époque où il n'y a plus à les compter. Sous cette contention d'esprit, les couleurs se transformaient en une couleur unique : le ciel bleu était vert, les routes étaient vertes, les grèves étaient vertes, les roches étaient vertes, l'eau et le vin étaient verts comme de l'absinthe. Les frères Melvill s'imaginaient être vêtus de vert et se prenaient pour deux grands perroquets, qui prenaient du tabac dans une tabatière verte ! En un mot, c'&était la folie du vert ! Tous étaient frappés d'une sorte de daltonisme, et les professeurs d'oculistique auraient eu là de quoi publier d'intéressants mémoires dans leurs revues d'ophtalmologie. Cela ne pouvait durer plus longtemps.
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CarosandCarosand   07 mai 2014
"Croyez-vous, monsieur Sinclair, demanda Miss Campbell, qu'aucun peintre, si grand qu'il soit, puisse jamais reproduire sur une toile toutes les beautés de la mer ?
- Je ne le pense pas, Miss Campbell, et comment le pourrait-il ? La mer n'a véritablement pas de couleur propre. Elle n'est qu'une vaste réverbération du ciel ! Est-elle bleue ? ce n'est pas avec du bleu qu'on peut la peindre ! Est-elle verte ? ce n'est pas avec du vert ! On la saisirait plutôt dans ses fureurs, quand elle est sombre, livide, méchante, lorsqu'il semble que le ciel y mélange tous les nuages qu'il tient en suspension au-dessus d'elle ! Ah ! Miss Campbell, plus je le vois, plus je le trouve sublime cet océan ! Océan ! ce mot dit tout ! c'est l'immensité ! Il recouvre à de profondeurs insondables des prairies sans bornes, et près desquelles les nôtres sont désertes ! a dit Darwin. Que sont, en face de lui, les plus vastes continents ? de simples îles qu'il entoure de ses eaux ! Il couvre les quatre cinquièmes du globe ! Par une sorte de circulation incessante - comme une créature vivante, dont le cœur battrait à la ligne équatoriale - il se nourrit lui-même avec les vapeurs qu'il émet, dont il alimente les sources, qui lui reviennent par les fleuves, ou qu'il reprend directement par les pluies sorties de son sein ! Oui ! l'océan, c'est l'infini qu'on ne voit pas, mais qu'on sent, suivant l'expression d'un poète, infini comme l'espace qu'il reflète dans ses eaux !
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GleskerGlesker   26 décembre 2013
« Le Rayon-Vert ! le Rayon-Vert ! » s’écrièrent d’une commune voix les frères Melvill, Bess et Parlridge, dont les regards, pendant un quart de seconde, s’étaient imprégnés de cette incomparable teinte de jade liquide.
Seuls, Olivier et Helena n’avaient rien vu du phénomène, qui venait enfin d’apparaître après tant d’infructueuses observations !
Au moment où le soleil dardait son dernier rayon à travers l’espace, leurs regards se croisaient, ils s’oubliaient tous deux dans la même contemplation !…
Mais Helena avait vu le rayon noir que lançaient les yeux du jeune homme ; Olivier, le rayon bleu échappé des yeux de la jeune fille !
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CarosandCarosand   07 mai 2014
Avez-vous quelquefois observé le soleil qui se couche sur un horizon de mer ? Oui ! sans doute. L'avez-vous suivi jusqu'au moment où, la partie supérieure de son disque effleurant la ligne d'eau, il va disparaître ? C'est très probable. Mais avez-vous remarqué le phénomène qui se produit à l'instant précis où l'astre radieux lance son dernier rayon, si le ciel, dégagé de brumes, est alors d'une pureté parfaite ? Non ! peut-être. Eh bien, la première fois que vous trouverez l'occasion - elle se présente très rarement -, de faire cette observation, ce ne sera pas, comme on pourrait le croire, un rayon rouge qui viendra frapper la rétine de votre œil, ce sera un rayon "vert", mais d'un vert merveilleux, d'un vert qu'aucun peintre ne peut obtenir sur sa palette, d'un vert dont la nature, ni dans la teinte si variée des végétaux, ni dans la couleur des mers les plus limpides, n'a jamais reproduit la nuance ! S'il y a du vert-là, qui est, sans doute, le vrai vert de l'espérance !
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MusardiseMusardise   26 février 2016
Quant à Miss Campbell, elle boudait absolument Aristobulus Ursiclos. S'il était là, elle ne semblait plus s'apercevoir de sa présence ; s'il venait à passer, elle se détournait visiblement. En un mot, ainsi qu'il a été expliqué plus haut, elle le "coupait" avec toute al netteté du formalisme britannique. Les frères Melville avaient quelque peine à en rassembler les morceaux. Quoiqu'il en soit, dans leur opinion, tout cela s'arrangerait, surtout si ce capricieux rayon voulait enfin paraître.
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