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3,93

sur 3462 notes
Nastasia-B
  03 juillet 2014
Au risque de heurter les fans, adorateurs et autres aficionados de Jules Verne, j'ose avouer — oui j'ose — que j'ai toutes les peines du monde à lire, et plus encore à m'enthousiasmer, pour ce livre célèbre, au style précis, si précis, — oh oui précis, combien précis ! — précis jusqu'à l'ennui total... Étonnant mélange de laxatif et de soporifique.

Ce ressenti ne semble pas être le reflet de la majorité (du moins de la majorité de ceux qui s'expriment, la nuance est d'importance) mais je me dis néanmoins que ce que j'éprouve, d'autres peuvent l'éprouver également et donc que cela pourra peut-être leur être utile ou profitable. Qui sait ?

Dans la première partie, j'ai souffert atrocement de cette espèce de catalogue, façon Quid de la haute époque, où l'on passe d'une litanie technique sur chaque rivet ou chaque tête de boulon du Nautilus à une litanie zoologique sur la classification des madrépores (et pourtant je suis biologiste marine de formation et je me suis mortellement ennuyée) puis à une litanie géographique où aucun degré de latitude ni de longitude ne vous sera épargné, pour enfin passer à une litanie historique où l'on vous énumère toutes les dates et tous les découvreurs de tel ou tel îlot perdu de la Micronésie sub-équatoriale.

Pouaahhoouuffff ! C'est éprouvant et, si je dois trouver quelque chose de positif à dire, il me faut louer l'immense somme de recherches et de travail qu'a dû représenter l'écriture de ce livre pour l'auteur, mais ça n'en fait pas, à mes yeux, un chef-d'oeuvre pour autant, bien au contraire.

Si j'ai hissé ce livre péniblement jusqu'à deux étoiles, c'est que j'ai malgré tout bien aimé la personnalité du capitaine Némo, un bon vieux misanthrope, père d'une maxime merveilleuse : " Ce ne sont pas de nouveaux continents qu'il faut à la terre, mais de nouveaux hommes ! "

La deuxième partie, sans être mieux écrite ni très différente (toujours aussi verbeux, toujours les mêmes listes interminables de noms latins auxquels l'auteur ne semble comprendre goutte, par exemple les phoques sont pour lui des cétacés) est un soupçon plus intéressante et laisse plus de place au suspense.

L'auteur s'y engage beaucoup plus avant dans l'imagination, laissant de côté la réalité et le plausible, avec par exemples son exploration de l'Atlantide, son passage secret entre la Mer Rouge et la Méditerranée ainsi que son avancée jusqu'au pôle sud à bord du Nautilus et presque en bras de chemise.

Ce livre fut pour moi une déception sur quasiment toute la ligne. Moi qui raffole de la littérature française du XIXème de type Balzac, Stendhal, Hugo ou même Dumas, j'ai bu ici mon calice jusqu'à la lie. Toute cette glose pas folichonne m'évoque davantage les traductions d'Edgar Poe par Baudelaire que les auteurs sus-nommés et que je considère être d'un tout autre calibre.

C'est vrai, il faut reconnaître ce qui est, ce livre a un intérêt historique d'anticipation. Mais ouille, ouille, ouille, que cela a trèèèèèès mal vieilli contrairement à d'autres romans d'anticipation et de science-fiction.

Les ficelles d'écriture sont grosses, malhabiles et deviennent des câbles assez costauds pour soulever le Nautilus ! le domestique Conseil est pathétique à souhaits (déjà rien que le nom dont Jules Verne l'affuble !), le harponneur Ned Land (n'en parlons pas !) est une bonne grosse et grasse caricature du bûcheron canadien, bref, vous avez compris, inutile d'en dire plus...

Voilà, ne m'en veuillez pas, je vous ai donné sincèrement mon avis, mon tout petit avis qui ne signifie pas grand-chose, maintenant, c'est à vous de voir et de juger en espérant que ce livre ne soit pas pour vous comme il le fut pour moi, vingt mille lieues sous l'éther !
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Gwen21
  25 février 2019
Eh, Jules, trop, c'est trop !

Evidemment, je comprends parfaitement que de ton temps, à cette époque charnière d'avancées scientifiques et technologiques, ton roman ait revêtu un rôle instructif autant que récréatif mais, sauf ton respect, pour un lecteur du XXIème siècle, ta narration prend vraiment des allures de régurgitation encyclopédique assez indigeste, d'autant qu'on le sait, tu es bavard.

Tout commençait bien pourtant avec la place VIP laissée à l'action, j'étais bien installée dans un trépidant roman d'aventures. Mais patatras, il a fallu qu'une fois embarqués à bord du submersible Nautilus, nos héros se transforment en ornithologues, zoologues et océanologues. Tu ne leur/nous auras épargné aucune espèce de crustacés, cétacés, planctons, cnidaires, métazoaires, et consorts.

Abreuvée jusqu'à plus soif de phycologie et de cétologie, il est fatal que la lectrice que je suis ait soupiré d'aise en tournant la dernière page de ton pavé wikipediesque, avec au coeur l'amer regret d'y avoir vu action et aventures englouties à vingt mille lieues sous les mers.


Challenge XIXème siècle 2019
Challenge MULTI-DÉFIS 2019
Challenge des 50 Objets 2018 - 2019
Challenge PAVES 2019
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Roggy
  20 avril 2020
Ma première lecture d'un roman de Jules Verne est motivée par une affiche qui trône dans mon salon, avec des petites cases à ouvrir, comme un calendrier de l'Avent, sur les 50 livres qu'il faut avoir lu dans sa vie.

La surprise est de taille, car il faut s'adapter à la narration, pas désagréable mais extrêmement descriptive, dotée de nombreux détails scientifiques d'un niveau assez considérable.
Des notions de physique, d'électrodynamique, de mécanique, d'ingénierie, de géographie, de naturalisme et d'histoire rythment la traversée du Nautilus et donnent corps au personnage énigmatique du capitaine Nemo.

Le capitaine Nemo, ingénieur de génie, personnage sombre et mystérieux voue un véritable culte à la mer, déesse de tous les hommes, et nourrit une défiance farouche, implacable, envers les sociétés humaines !

Dans un esprit de recherche scientifique et technique, loin de la folie humaine, dans les fonds marins le capitaine vit reclus dans son sous-marin arpentant les mers et ses créatures, ce monde inconnu avec la fougue d'un jeune navigateur.

Captifs plus ou moins consentant dans le sous-marin du capitaine Nemo, le professeur Aronnax et ses compagnons s'extasient devant ces explorations sous-marines et des aventures incroyables qui leur permettent d'observer les merveilles de l'Océan.

Roman d'aventures passionnantes et rocambolesques, Vingt mille lieues sous les mers, qui a inspiré de nombreuses adaptations et suites dans le monde entier, est justement considéré comme un classique incontournable !

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Fifrildi
  26 novembre 2018
20.000 lieues sous les mers (ou 96.560,64 kilomètres) est un livre que j'avais déjà lu étant jeune, mais il s'agissait probablement de la version abrégée. À l'âge de ma fille, je faisais aussi attention au nombre de pages et je ne pense pas que je me serai laissée tenter par une brique de 600 pages ^_^

Dans ce roman d'aventures (de science-fiction pour les lecteurs de la fin du 19ème siècle ?) nous suivons les aventures d'un trio bien sympathique. Ils ont tous les trois embarqué sur l'Abraham Lincoln pour faire la chasse à une mystérieuse créature d'une force colossale. Il y a Pierre Aronnax du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, son assistant Conseil et le harponneur Ned Land.

Je ne vous apprends rien en vous disant que ce monstre marin n'est autre que le Nautilus, le sous-marin du capitaine Nemo ! Nos 3 passagers involontaires vont vivre la grande aventure de leur vie.

Roman d'aventures oui mais surtout descriptif… cela risque d'en ennuyer certains. Aronnax et Conseil passent la majeure partie de leur temps à décrire les fonds sous-marins (et la faune/flore des milieux marins) à l'aide de la classification scientifique des espèces : règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre et espèce.

Je me suis franchement régalée et à aucun moment je ne me suis ennuyée. Je suis loin d'avoir lu tout Jules Verne mais j'ai adoré ce livre. Ce doit être un de ses meilleurs romans.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Ned Land et sa mauvaise humeur qui m'a souvent ravie :

« Comment ? ils tirent sur nous ! m'écriai-je.
- Braves gens ! murmura le Canadien. »

Je ne résiste pas à ce genre d'humour.

Un grand classique que je vous recommande chaudement !




Challenge pavés 2018
Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) (47)
Club Jules Verne
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SabiSab28
  22 avril 2016
Vingt Mille Lieues sous les Mers est un livre d'aventure maritime, que l'on peut qualifié même roman d'anticipation; un des tout premiers romans de science-fiction (je vais peut être heurter les puristes ... mais de mon côté, c'est le plus ancien livre que j'ai pu lire). 
En 1864, alors que sort ce livre, aucun voyage sous-marin n'avait été fait, relaté, Jules Verne se permet donc d'imaginer à partir de base scientifique pour certains faits (pression, température, ... des différentes mers et océans parcourus) et plus fantasmagorique pour les créatures croisées. 
On se dit quel avant-gardiste avec ce sous-marin tout électrisé, ses scaphandres autonomes et qui sont utilisés à des fins humanistes et non militaires !

Ce roman est un véritable tableau de bord où l'on suit nos quatre protagonistes, on plonge avec eux pour découvrir les splendeurs de la mer, et les magnifiques illustrations de de Neuville rajoute à cette part de fabuleux. Certes, certains passages sont très (trop?) précis, très (trop?)détaillés en classification d'espèces, en coordonnées maritimes mais il ne faut pas oublier que ce tableau de bord est tenu par l'imminent Professeur Oronnax.
On est fasciné par le Capitaine Nemo : Que lui ai-t-il arrivé pour avoir tant voulu s'écarter de la Terre à tout jamais ? Pourquoi tant de haine et rancoeur envers les hommes, au point de s'attaquer à leurs bateaux?
Peut-on lui en vouloir, sans connaître son passé et en sachant de quoi sont capable les hommes ? Est-il plus à blâmer que les hommes qui partent au début de roman traquer le "monstre" marin pour le tuer parce qu'il nuit aux navigateurs ?
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Luniver
  22 février 2013
1866. C'est la panique sur les océans : des témoignages de plus en plus nombreux parlent de l'apparition soudaine d'un gigantesque animal d'une force colossale, capable de provoquer de sérieux dégâts, même sur les navires les plus perfectionnés. Une chasse s'organise, à laquelle participe le scientifique français Pierre Aronnax, spécialiste du monde sous-marin.

Après de longues recherches, la confrontation a enfin lieu. Elle tourne rapidement à l'avantage du mystérieux monstre. Plusieurs hommes se retrouvent à la mer, dont Ned, harponneur renommé, Pierre Aronnax, et son serviteur Conseil, qui, voyant son maître à la mer, n'a pas hésité une seule seconde à plonger pour le rejoindre.

Les trois compagnons d'infortune atterrissent sur le dos du monstre... qui se révèle être un sous-marin, dirigé par le Capitaine Nemo. Misanthrope au possible, il a décidé de ne plus jamais remettre les pieds sur terre et vit entièrement des ressources de la mer. Il laisse la vie sauve aux trois rescapés, tout en leur faisant savoir qu'il ne les relâchera jamais. En échange, il sillonne tous les mers du globe et leur en fait découvrir toutes les merveilles.

Et des merveilles, il y en a ! Car la mer est la véritable héroïne de ce roman, avec ses poissons, ses méduses, et ses forêts sous-marines. Jules Verne en donne une description très détaillée (et même trop détaillée parfois, j'avoue avoir passé plusieurs passages de classification fastidieuse). On sent bien qu'il s'est beaucoup appuyé sur les connaissances scientifiques de l'époque.

Ces passages scientifiques sont interrompus par Ned et Conseil, qui viennent rajouter une touche d'humour au récit de temps en temps. On peut cependant regretter que ces deux personnages n'aient pas été plus développés : leur principale occupation est de rester patiemment dans leur cabine en attendant qu'Aronnax vienne leur raconter quelque chose de neuf.

Je découvre Verne tardivement, mais je dois dire que j'ai été plutôt conquis. Quelques uns de ses livres vont rejoindre mon pense-bête, qui n'en finit plus de grandir.
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bilodoh
  23 février 2019
Un classique, un tour des océans écrit au moment où le long voyage en sous-marin était de la science-fiction.

Les aventures sont intéressantes, avec des rebondissements et un suspens qui tiennent le lecteur en haleine. On ne peut que saluer encore l'imagination de l'auteur qui invente cet engin à propulsion électrique et donne une certaine cohérence technique à son odyssée fantastique.

Autre élément fascinant, le mystère qui plane. On ne sait pas vraiment qui est ce capitaine Nemo ni d'où vient son équipage. On ne connaît pas la source des richesses qui lui ont permis de bâtir son sous-marin, pas plus qu'on ne comprend quelles sont ses véritables motivations.

Cependant, les longues listes de créatures marines, les descriptions de la faune et de la flore sont parfois bien longues, surtout quand on insiste en plus sur la classification faite par le domestique Conseil. À moins d'être passionné par ce domaine, il vaut mieux lire les versions « jeunesse » qui abrègent ces énumérations.

Un auteur de génie, mais un avis mitigé sur les longueurs de cette édition. Ajoutons également que témoin de son époque, ça manque vraiment de personnages féminins...
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sousweet
  17 octobre 2017
Étrangement quand j'ai refermé ce livre je me suis seulement dit : "qu'est ce qu'il est bien, mais qu'est ce qu'il est long!" Un peu contradictoire c'est vrai! On vit une aventure incroyable mais le texte est parfois trop lourd trop long on pourrait probablement se passer de toutes ces énumérations de poissons avec leur classification et leur nom latin. ça reste un grand classique et on comprend pourquoi.
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MELANYA
  03 septembre 2021
Un voyage ? Oui, mais « Vingt mille lieues sous les mers » avec Jules Verne. Oh, pas maintenant mais un voyage qui remonte à ????? il y a longtemps et dans l'imagination de cet écrivain français, très connu pour ses romans d'aventures, d'anticipation ou de science-fiction.
De lui, j'ai toute une belle collection, les premières éditions, magnifiquement ouvragées qui ont bercé mon enfance et, par la même occasion, aiguisé mon amour des voyages (même s'ils ne sont pas véridiques).
Mais d'abord, qui sait que c'est George Sand qui a suggéré à Jules Verne l'ouvrage sur un sous-marin ? C'est assez étonnant, non ?

On a connu Phileas Fogg pour son voyage dans les airs, "Le voyage au centre de la terre" et tellement d'autres, mais ici on plonge carrément au fin fond de la mer avec son « Nautilus ».

Mais revenons à notre milieu maritime ou plutôt « sous-maritime » avec le « Nautilus » (plutôt d'une conception très en avance : science-fiction, anticipation…).
Concernant les personnages, ils sont en nombre restreint : le capitaine Nemo, énigmatique – Aronnax (un professeur) avec Conseil (son domestique d'un nom bien approprié : « Conseil était mon domestique. Un garçon dévoué qui m'accompagnait dans tous mes voyages ; un brave Flamand que j'aimais et qui me le rendait bien ; un être flegmatique par nature, régulier par principe, zélé par habitude (…) et, en dépit de son nom, ne donnant jamais de conseils «) – Ned Land (un harponneur canadien) .
Un petit « hic » avec le poulpe géant et heureusement que l'on n'en parle que vers la fin de l'ouvrage (je n'aime pas les poulpes et encore moins les géants…)

Heureusement que l'on a fait, tout de même un bon voyage sous-marin, certes, mais on a lu quelques notifications sur l'Atlantide – on a fait le rapprochement avec le nom de Nemo (en latin = personne : je n'ai pas oublié mon latin) – il y a quelques rebondissements, des rencontres avec des centaines d'animaux marins (gentils ou pas) – des réflexions (déjà) sur l'écologie, sur la science et la technologie – la beauté de l'Océan ….
D'ailleurs, quand j'étais allée à l'Institut Océanographique de Monaco, j'avais vu des merveilles au milieu d'un environnement parfaitement étudié et c'est ce qui m'avait refait penser à « Vingt-mille lieues sous les mers ».

Evidemment, tout ce que l'on peut lire dans cet ouvrage est tiré de l'imagination fertile de Jules Verne et tous ses récits sont de grands classiques.
Alors, à chacun son jugement.
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gill
  06 juillet 2012
Paru initialement en deux tomes, l'un en 1869 et l'autre en 1870, ce livre est le chef-d'oeuvre de Jules Verne.
Pierre Aronnax - scientifique français, son domestique Conseil et le harponneur Ned Land sont recueillis après que leur frégate l' "Abraham Lincoln" ait sombré et retenus prisonnier à bord du submersible "Nautilus" dont le commandant est le terrible capitaine Nemo.
Cette histoire formidable, à la fois voyage à travers les océans, récit épique et anticipation moderne, est la grande oeuvre de Jules Verne, nantais attiré par la mer et vulgarisateur tourné vers les découvertes scientifiques de son temps.
Il nous offre, en outre, des descriptions fabuleuses, notamment du fond des océans, qui sont autant de toiles de maître.
L'imaginaire collectif s'est emparé de son roman et je me souviens, qu'enfant je restai admiratif devant une superbe affiche qui annonçait l'adaptation de "20000lieues sous les mers" par Richard Fleischer avec un casting prestigieux emmené par Kirk Douglas et James Mason.
Ce roman est une prodigieuse source de littérature.
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