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Critiques sur Les Oiseaux (18)
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mesrives
  12 septembre 2016
Les oiseaux, roman de Tarjei Vesaas édité en 1957 et traduit par Régis Boyer nous emmène dans une région norvégienne verdoyante et lacustre, peut-être le Tellmark, au sein d'une modeste maisonnée pour partager la vie de Mattis et Hege, un frère et une soeur célibataires endurcis.

Mattis, un coeur pur et un esprit simple, surnommée « La houpette », un vieux garçon de trente sept ans à la charge de sa soeur aînée, besogneuse et, attentive aux humeurs de son frère.

Les oiseaux c'est le récit de la perception du monde extérieur par Mattis ( milieu qui peut s'avérer hostile ou généreux) et la découverte de son monde intérieur.
Le passage entre les deux mondes est assurée par des signes perçus, présages d'événements à venir, de changement irrémédiable.
Le symbole de cette liaison, la passée de bécasses.

Oui, la bécasse, l'oiseau le plus intelligent des volatiles devient l'amie de Mattis et il décrypte dans la boue le message qu 'elle lui a laissé:
« Tu es toi, voilà ce qui était écrit.
C'était vraiment une salutation.
Il chercha un petit bâton et marqua une réponse dans une tâche intacte de vase. Il n'employa pas de lettres ordinaires, c'était pour la bécasse, n'est-ce pas? aussi employa-t-il l'écriture d'oiseau lui aussi. »

La bécasse, est-elle l'oiseau de mauvais augure ou l'animal totem de Mattis?
Dans tous les cas elle représente l'intelligence des sens de Mattis.
Ce texte construit comme un tryptique nous conte le devenir d'un homme qui prend son envol et qui quittera peut-être son nid.
Il parle aussi d'un trio, de liens qui se tissent entre les protagonistes de cette histoire.
Dans tous les cas, il y a un avant et un après la passée de bécasses.

J'ai été très touchée par l 'écriture de ce texte, tout en finesse et en retenu, par l'authenticité et la pudeur, le respect manifesté par Tarjei Vesaas pour nous présenter son héros, cet homme pas comme les autres, différent.
J'ai aimé partager sa vie quotidienne, ponctuée de tentatives matérielles, pressé par sa soeur pour gagner sa vie et l' alléger: ouvrier agricole lorsqu'il démarie les raves, bûcheron lorsqu'il s'essaie à la coupe, passeur d'une rive à l'autre du lac proche de leur maisonnée...
J'ai aimé suivre ses interrogations métaphysiques et existentielles et assister à la naissance de sentiments nouveaux pour lui, l'amour, la haine et la complicité.

Un roman très émouvant dont le dénouement est surprenant

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LiliGalipette
  15 février 2015
Mattis vit depuis toujours à la charge de sa soeur, Hege. Il ne travaille pas et est très peu capable de mener à bien une tâche. Au village, tout le monde l'appelle La Houpette. Et Mattis déteste ce surnom : il sait qu'il est idiot et qu'il cause du souci à sa soeur. « Une voix monta en lui : C'est moi qui ai fait grisonner Hege. Ainsi, peu à peu, la vérité l'accabla. Il eut profondément honte de sa conduite. » (p. 29) Mais les résolutions de Mattis ne tiennent jamais longtemps. Il suffit qu'une bécasse passe au-dessus de la maison et il se prend à rêver que tout va changer. C'est là le grand défaut de Mattis : il rêve et il espère trop. « Je vais finir par me tuer à force de penser, répondit-il, et c'était la vérité. » (p. 260) Alors qu'il est devenu passeur sur le lac, il devient l'instrument de sa propre perte, du bouleversement de son existence et l'exécutant de sa plus grande peur : perdre Hege.

Mattis est une bouleversante figure d'idiot : avec sa conception tronquée du monde, il voit plus loin que les autres, mais il est incapable de faire comprendre ce qu'il a vu. Cassandre imbécile aux rêves exaltés, Mattis n'aurait sa place que dans un monde où il serait isolé avec sa soeur. Mais Hege, quasi mutique, exprime silencieusement et hargneusement son désir d'ailleurs et d'autre chose. le récit est sous-tendu par un potentiel de violence qui vibre à chaque page et qu'un souffle pourrait faire éclater. Et pourtant, il ne se passe presque rien dans cette histoire, à peine quelques évènements quotidiens qui font frissonner l'ordinaire. Mais c'est compter sans la fureur incontrôlée des rêves de Mattis et les profonds tourments de l'attente résignée dans lesquels plonge Hege.

Du même auteur, je vous conseille Palais de glace. Et au sujet des rapports fraternels, avec un traitement différent, lisez L'honnête tricheuse de Tove Jansson.
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lilicrapota
  05 janvier 2012
énième lecture...mais ça faisait bien 10 ans qu'il n'était pas sorti de ma bibliothèque!

N'est pas idiot celui qu'on croit

Pour Mathis, les mots SONT, la nature est signe, et son lien avec le "surnaturel" qui est une vision très ordinaire des choses pour les scandinaves a ceci de particulier qu'il DEVIENT ce qu'il voit. Les trembles morts qui sont Mathis et Hege, la passée de bécasse qui est comme son double, s'instaure un rapport au langage unique (dialogue avec l'oiseau au moyen de signes écrits par terre) et aux mots (quand il dit Hege est comme l'éclair, le mot éclair efface Hege, n'existe plus que l'éclair et la vision de Mathis dans l'orage)

Plus qu'empathie, le lecteur assiste à une sympathie avec la nature, l'environnement de Mathis tellement profonde qu'elle devient confusion (la voix qui parle au-dedans de Mathis, à qui appartient-elle?)

Qui est responsable des actes de Mathis? L'idiotie n'est pas ici une thématique déclinée par l'auteur, bien au contraire. C'est un conte parce qu'on est perpétuellement dans l'émerveillement (Mathis découvre chaque chose comme s'il ne les avait jamais vues)

C'est un roman qui mériterait des pages et des pages d'analyse... Mais le mieux, c'est de le lire avec son coeur et de se laisser porter nous aussi par notre voix intérieure, même -et surtout- si elle n'use pas de mots pour s'exprimer.
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dourvach
  19 novembre 2015
Pour "Les Oiseaux" ["Fuglane", 1957], Mattis et Hege sont bien un "couple" (frère/soeur) indissociable (*) mais c'est le seul point de vue (et mode de pensée) de Mattis le "simple d'esprit" -- dit "Mattis La Houppette "-- qui sera donné en partage par le discret Tarjei VESAAS (1897-1970), auteur discret dont on avait déjà révéré "Le Germe" ["Kimen", 1940] (âpre et violent roman symboliste laissant deviner l'entrée dans la nuit de la guerre pour la Norvège rurale), "Le Vent du Nord" ["Vindane", 1952] (un recueil d'une quinzaine de nouvelles déchirantes, fréquemment réédité) et bien sûr le justement célèbre diamant noir que demeurera son "Palais de Glace" ["Is-Slottet", 1963] pour l'éternité... Je sais cependant que je m'émerveillerai encore de découvrir l'également troublant -- et poétique -- "Les Ponts" ["Bruene", 1966], situé comme le fameux "Palais" en cette étrange lisière séparant le monde des morts et celui des vivants... mais que je ferai lâchement l'impasse sur "La barque le soir" ["Båten om Kvelden", 1968], un écrit tardif d'inspiration autobiographique (que je trouve, moi très humble plouc, à peu près illisible)...

Mattis décourage : il ne sait pas bosser correctement... plus de quinze minutes lui est difficile... pourtant il veut bien faire ! Il est à la charge de Hege, sa soeur qui le fait vivre de ses travaux acharnés d'aiguilles à tricoter... et il n'en peut plus de se sentir inutile et "à charge" de quelqu'un... Le coeur de Mattis est universel.

L'écriture y est sourdement poétique ; les "petits détails vrais" fourmillent (comme chez Simenon) ; bref, on est dans le Grand Art... mais depuis 2011 sylvie, lilicrapota, falachan, myriampele, Loutre_des_Rivieres, VanessaK, VanessaV, Liligalipette, GrandGousierGuerin (soit les neuf amis Babéliotes nous ayant précédé dans le champ électromagnétique de nos attractions tarjeivesaasiennes... ) vous l'expliqueront bien mieux que moi... et avec infiniment plus d'arguments ! Evidemment, c'est un livre impressionniste qui dépasse largement cette pensée née du spectacle d'une passée de bécasses au-dessus de la maison : "C'est beau, la Norvège, le soir"...

Mettez donc de côté un temps vos Lydie Vargas, vos Fred Salvayre, vos Yasmina Despentes, vos Virginie Khadra, vos Michel Foenkinos, vos David Houellebecq (etc. etc.) : tous ces machins à peu près écrits comme l'as de pique... Substituez-leur un moment la découverte des oeuvres --- et de la poétique unique -- de Tarjei VESAAS "l'oublié"...

(*) Au fil de notre lecture -- repensant beaucoup à l'exceptionnel film de Fredi M. Mürer (suisse de langue germanique) : "L'âme soeur"... Présence du "Fatum" dans tous les recoins brumeux d'une ferme d'alpage isolée ou d'une humble maisonnette sur le rivage d'un fjord..

Lien : http://www.regardsfeeriques...
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SeriallectriceSV
  19 octobre 2016
Un récit magnifique, attachant et si troublant, une belle écriture épurée et poétique.
Cette histoire prend aux tripes, elle est empreinte d'amour et de bienveillance, et provoque tant d'émotions.
Mathis, 37 ans, dit "La Houpette" dérange par son langage qui lui est propre, par ses actions et réactions qui apparaissent peu normales aux yeux des personnes "sages" qui le côtoient, ou qu'ils rencontrent au hasard de ses sorties. Mathis s'évertue d'ailleurs à cacher son altérité, il tente de faire illusions au moins un temps, de paraître "normal" à leurs yeux. Cela va bien fonctionner avec Inge et Anna, deux jeunes filles qu'il rencontre sur la lac et qui se comportent de façon exceptionnellement bienveillante à son égard. Ils vont partager de joyeux moments ensemble et cela va avoir un effet salvateur pour Mathis.

«- Il s'en est fallu d'un cheveu, dit la voie indignée. Vous auriez pu être aplati comme une crêpe, à marcher comme un balourd. [...]Il comprenait que l'homme aurait dit la même chose à qui que ce fût, c'était la peur qui l'avait fait crier. L'homme était un touriste, il ne savait pas à qui il parlait. Mattis se dit et redit cela, sentant au même instant combien il était protégé des milliers d'hommes qui ne savaient pas la moindre chose de lui. C'était comme un brouillard amical entre eux et lui. C'était bon de penser : il y une infinité de gens qui ne savaient pas le moins du monde qu'il était un ahuri.»

Mathis est un innocent qui s'émerveille des petites choses de la vie, qui voit des signes dans chacune de ces petites choses, comme le passage d'une bécasse au-dessus de sa maison, ou encore les traces laissées par les oiseaux dans la forêt et qu'il perçoit comme un langage et communique tout bonnement avec eux en leur écrivant à son tour des signes sur le sol. Il ne comprend pas sa soeur, Hege, qui s'occupe de lui et subvient à leurs besoins en tricotant d'arrache-pied, une soeur courage, qui s'exaspère pourtant de certains comportements de son frère. Elle ne rentre pas dans ses jeux, ne cherche pas à les comprendre, et Mathis en est presque choqué. Pour lui, c'est comme si elle passait à côté des choses de la vie, aussi simples soient elles. Il donne un sens à chaque bruit de la nature, chaque comportement de la faune, nature et faune communiquent avec lui ... et les autres «ne peuvent pas comprendre». Il a pleinement conscience de faire partie d'une autre sphère. Et l'on s'y attache à ce personnage, un petit poème à lui tout seul.

«Dans le fossé boueux, il y avait des empreintes légères de pattes d'oiseau, et puis quantité de petits picotis ronds et profonds dans la terre marécageuse. C'était la bécasse qui était passée par là. Les trous profonds avaient été faits par le bec de l'oiseau à la recherche de quelque chose de mangeable, et parfois c'étaient seulement de petits picotis : c'était son écriture.Mattis se pencha et lut. Regarda les légères empreintes dansantes. L'oiseau est si léger, si beau, pensa-t-il. Mon oiseau marche si légèrement dans le marécage quand il est fatigué du ciel.
Tu es toi, voilà ce qui était écrit.
C'était vraiment une salutation.»

Une rencontre va précipiter la vie calme et paisible de Mathis au côté de sa soeur vers un drame ... inévitable.
Un magnifique récit sur la différence, sur les aspérités que la norme engendre et qui nous pousse à la réflexion.
Lien : http://www.babelio.com/livre..
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GrandGousierGuerin
  02 juin 2015
Au bord d'un lac, dans une maisonnette éloignée des autres habitations habitent Hege qui passe ses journées à tricoter des pulls et son frère Mattis qui baille aux corneilles. de temps en temps, Mattis essaie de ramener un peu d'argent à la maison mais alors tout s'embrouille, va de travers … D'ailleurs Mattis est déjà bien connu, on le regarde un peu de haut, de manière légèrement compatissante ou ironique : il est gentil mais un peu ahuri, si ce n'est simple. Il suffit de le regarder ou de l'écouter pour s'en convaincre … Et pourtant, il existe un autre Mattis, une autre vérité riche et merveilleuse au fond de lui. Qui aurait pu imaginer toute la beauté et l'importance d'un vol de bécasse au-dessus d'une maison ?
T Vesaas sait transmettre avec une réelle finesse ce moi intérieur d'un être considéré comme simple ou frustre qui se perd en cacophonie, bafouillages et gestes compulsifs au contact du réel, de notre réel….
Une lecture qui a su tenir ses promesses, pas un miroir aux alouettes !
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myriampele
  27 mai 2012
Mattis est un peu simple d'esprit et vit avec sa soeur Hege au bord d'un lac . Il souffre quand on blesse un oiseau ou quand l'orage s'abat sur l'un des deux arbres auxquels il a donné son prénom et celui de sa soeur. Un jour, Jörgen le bûcheron apparaît dans leur vie et c'est un bouleversement pour tous les deux. J'ai beaucoup aimé ce beau roman à la fois triste et tendre, mais de toute façon très poétique, très profond.
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Tombetoile
  20 septembre 2017
Mattis vit avec Hege, sa soeur dévouée qui s'occupe de lui. Mattis a tant de pensée en lui qu'il ne peut se concentrer sur un travail régulier. Il préfère rêver. Il est à la fois un simple d'esprit et un esprit tourmenté, à la fois un enfant qui dévore Hege et un adulte qui me fait parfois presque peur. Il voudrait qu'on l'aime, il voudrait parler mais personne ne l'écoute vraiment. Mattis s'émerveille constamment et voit des présages partout, une passée de bécasses, un sourire de jeune fille, un arbre foudroyé. Il peut être merveilleusement heureux ou désespérément malheureux. Tout prend sens chez lui alors que les autres n'y voient que des faits.
Sa vie change quand il devient passeur et ramène chez lui son seul et unique client, Jörgen le bucheron. Mattis se voit complètement abandonné quand Jörgen et Hege deviennent amoureux. Il échafaude un plan, et je pense qu'il va abandonner comme tout ce qu'il entreprend, mais non, Mattis va jusqu'au bout de l'abominable.
Une merveilleuse lecture empreinte de poésie, d'humour, d'amour et de souffrance. J'avais déjà passionnément aimé l'écriture de Herbjørg Wassmo, celle de Tarjei Vesaas me conforte dans mon inclination pour les écrivains norvégiens.
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Loutre_des_Rivieres
  01 août 2012
Mattis, a trente sept ans, n'est pas comme les autres, ne voit pas les choses de la même façon. Il est considéré comme simplet. Il vit avec sa soeur Hege, dans un petit village de la campagne norvégienne. Hege travaille sans relâche pour les faire vivre tous les deux. Alors elle insiste afin que Mattis trouve un travail saisonnier, qui leur permette de vivre un peu mieux. Mattis a du mal à se concentrer, attirer par le beau, suivant les oiseaux dans le ciel, fasciné par les baisers d'un couple amoureux...
De telles illuminations et des événements plus fâcheux vont s'enchaîner plongeant Mattis, parfois, dans la félicité, parfois dans l'incompréhension...
Tarjei Vesaas, avec un langage poétique et un style fabuleux, au plus proche de la nature, décrit les relations humaines de manière très subtile et sensible.
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sylvie
  07 janvier 2011
Ce texte nous plonge dans la tête et le coeur d'un simple d'esprit, un benêt éperdu qui se débat pour vivre le mieux possible avec ceux qu'il appelle "les affûtés".
Nous suivons ses efforts extraordinaires pour essayer de contenter sa soeur, Hege, qui s'occupe de lui, le nourrit et l'accompagne avec tendresse et compassion.
Il essaie de travailler aux champs ou comme bûcheron, mais il échoue toujours.
Lentement, nous suivons cet être assailli par ses sentiments et ses pulsions dans son cheminement de vie difficile.
Il observe la nature qui l'entoure et est envahit par la beauté, l'amour, la peur...
Tout peut faire signe et devenir prophétie, une passée de bécasses, des traces de pattes d'oiseaux dans la boue, des champignons vénéneux qui s'offrent malicieusement à lui...
Quand Mattis veut raconter ce qu'il ressent de cette nature qui le fait vivre, aimer et souffrir, personne ne semble entendre ce qu'il a à dire.
Les "affûtés" seraient ils sourds au monde ?
Ce texte raconte la lutte des affects puissants et des tourments redoutables qui assaillent le personnage principal avec une poésie étonnante, sobre et somptueusement abrupte.
La solitude, la peur de l'abandon, l'angoisse de la mort, l'amour inconditionnel et démesuré pour sa soeur font toute la vie de Mattis.
Il la déploie avec courage et entêtement entre la maison et le lac, la barque et la forêt, ses mots simples et le silence des êtres qu'il aime.
des liens et des images sur le blog :)
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
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