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EAN : 9782020254632
889 pages
Éditeur : Seuil (03/09/1995)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Cette folie, qui lançait les riches dans une surenchère de dons à la collectivité (chacun voulant se montrer plus magnifique que le voisin), porte un nom savant -l'évergétisme- et vient de trouver son historien.

Paul Veyne a quelque chose de la prodigalité de ses héros, les évergètes. Il déverse sur ses lecteurs médusés les trésors de son information, les souvenirs de ses campagnes à travers l'érudition germanique et la sociologie anglo-saxonne, dépen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
pdbloti17730
  08 mai 2016
Livre difficile qui se mérite.
Mais toujours avec Paul Veyne de plaisir de "voir" l'intelligence en action dérouler son argumentation, pour finalement déboucher au delà des différences (et de ce que nous pouvons vraiment comprendre des élites ), sur l'universel du comportement humains où tel un alliage la petitesses des intentions est intimement liés à la grandeur de réalisations qui dépassent souvent leurs auteurs
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Chock
  24 mars 2016
Un des meilleurs livres sur Rome par un auteur des plus érudit
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Videos de Paul Veyne (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Veyne
2/2 © Paul Veyne (Bruno Charoy/Pasco). Laure Adler s'entretient avec Paul Veyne, historien de la Rome antique : 2ème et dernière partie de l'entretien diffusée sur France Culture le 22 septembre 2015. « Les historiens racontent des événements vrais qui ont l'homme pour acteur ; l'histoire est un roman vrai », écrivait-il dans “Comment on écrit l'histoire” (1971). Aujourd'hui, au micro d'“Hors-Champs”, il se fait historien de son propre roman et revient sur un parcours dédié à l'amour de l'Antiquité... Son premier vrai ouvrage d’historien est venu un peu par hasard : « Je venais de finir ma thèse et je me suis dit qu’il fallait faire une préface : j’ai fini par faire 300 pages. » C’était le manuscrit de “Comment on écrit l’histoire”. « Je l’ai écrit par hasard, c’est une préface qui s’est allongé. C’était les souvenirs de moi écrivant ma thèse d’histoire. » Paul Veyne confie être un grand amoureux : « J’ai eu l’impression d’avoir toujours été chanceux en amour. » Pourtant, il confie être craintif : « Ai-je la moindre chance face à une femme ? Je ne suis tombé amoureux que de femmes avec lesquelles je pensais avoir une chance. » L’amour… C’est d’ailleurs un des sujets qu’il a largement abordé au cours de sa carrière d’historien : l’amour dans l’antiquité ; et de la passion chaste à l’amour charnel, il n’y a qu’un pas : « Quand j’ai commencé à écrire sur l’amour, personne ne parlait de la sexualité dans l’antiquité parce que ce n’était pas convenable. Comme c’était un sujet que personne ne traitait, j’ai donc voulu le traiter. Quand j’ai publié mon ouvrage, ça a été un scandale, l’indignation habituelle. » Paul Veyne n’a pas voulu faire partie d’un courant ou d’une école. Mais, confie-t-il, « si j’avais été dans un sillage, ça aurait été celui de Foucault, mais c’était trop difficile. » Pour faire du Foucault, « il faut avoir une capacité d’abstraction et de travail que je n’avais pas. La quantité de choses qu’il était capable de dire était impressionnant. Et cette capacité de trouver tout de suite l’idée, le concept… » S’il fut un grand ami de Foucault, il fut également un grand admirateur de René Char, qu’il découvre à l’âge de 17 ans : « Je suis tombé par hasard sur ses poèmes lorsque j’étais élève en khâgne et ça a été le choc. » Dans les années 80, ils ont enfin eu l’occasion de se rencontrer. « Il avait senti que j’avais une envie immense de faire un livre sur lui. Pendant des années, chaque mercredi après-midi j’étais chez lui. » Amoureux de poésie, Paul Veyne s’estime néanmoins incapable d’écrire lui-même des poèmes. À la place, il préfère traduire. Le grec, si possible. C’est pourtant avec poésie qu’il nous retranscrit la perception antique de l’âme : « On pensait que l’âme était une partie du corps. Les dieux prélevaient l’âme du défunt, comme un foie ou un cœur, et elle était utilisée pour autre chose. Ainsi, il y a toujours de la vie… » Extraits sonores : - Raymond Aron dans “Radioscopie” de Jacques Chancel, 1er novembre 1976, France Inter - Michel Foucault dans “Les après-midi de France Culture” de Paula Jacques, 11 janvier 1977, France Culture
Invité : Paul Veyne, historien, professeur honoraire au Collège de France, spécialiste de l’Antiquité romaine
Thèmes : Antiquité| Histoire| Rome antique| Archéologie| Paul Veyne
Source : France Culture
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