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EAN : 9782020577984
878 pages
Éditeur : Seuil (31/12/2099)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 23 notes)
Résumé :
La séparation des chaires de grec et de latin au sein de l'Université française perpétue le mythe d'une distinction, voire d'une opposition, entre la « Grèce » et « Rome ».

Pourtant, l'Empire dit « romain » fut en réalité gréco-romain à plus d'un titre. Et d'abord par la langue. Certes, la langue véhiculaire qu'on pratiquait dans la moitié occidentale était le latin, mais c'était le grec autour de la Méditerranée orientale et au Proche-Orient.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  22 octobre 2015
Chaque essai de ce volume passionnant renouvelle les perspectives, débroussaille les sujets épineux, ou dévoile sous la patine la nouveauté merveilleuse d'un fait antique. C'est la magie du regard de Paul Veyne, qui restitue et ressuscite cet empire figé dans nos mémoires en lui rendant son caractère bilingue, bi-culturel, et donc ses tensions, ses débats, ses compromis qui lui permirent de tenir dans l'histoire, comme structure, tant de siècles.
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BruC
  19 mars 2020
Cet essai ambitieux a été un récent best-seller surprise. Je serais curieux de connaître l'avis de quelques uns de ces nombreux lecteurs. le mien est plus que mitigé. Autant j'avais été enthousiasmé par l'essai de Maurice Sartre (Histoires grecques, voir ma critique par ailleurs) autant celui-ci est une grande déception. D'abord, cet essai non chronologique est un mélange d'études très hétéroclites. Ensuite parce que pour certains de ces chapitres on est assez loin de la thèse d'un empire romain à la fois grec et romain (les chapitres sur Palmyre et sur le stoïcisme ont-ils leur place dans ce livre ?). Enfin parce que l'aspect historique est souvent gommé au profit de thèses sur le stoïcisme ou l'art de Palmyre notamment. Des centaines de pages m'ont semblé franchement confuses et d'une très grande complexité pour qui n'est pas spécialiste de la philosophie, de l'art ou de la théologie. Malgré tout, certaines thèses sont intéressantes : sur l'aspect sacré de l'empereur ou sur la fin des gladiateurs. Bon, il y a quand même 600 pages de trop. Pour les 250 pages restantes, pourquoi pas ?
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Latias
  18 août 2016
Ce livre m'a beaucoup appris et est riche en réflexions générales sur l'histoire, mais aussi l'art les relations internationales, l'acculturation,...
Il est dommage que la forme ne soit pas au service d'un fond aussi riche. L'ouvrage a été constitué d'un rassemblement d'articles remaniés et enrichis et l'articulation générale du discours s'en ressent. En outre, le style avec beaucoup d'incises ne facilite pas la lecture.
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livius
  31 janvier 2015
Une véritable somme et une réflexion sur la nature gréco-romaine de cet immense empire...
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critiques presse (1)
Lexpress   17 avril 2012
L'historien s'interroge sur le monde de nos ancêtres. Un retour en arrière enrichissant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
BouteyalamerBouteyalamer   29 novembre 2015
Ce que n'offrait pas le paganisme, c'était l'amour d'un Dieu aimant. On n'avait pas de rapports sentimentaux avec ces puissants étrangers qui vivaient d'abord pour eux-mêmes. Leurs fidèles ne dialoguent pas en leur coeur avec ces grands personnages, n'ont pas avec eux la relation passionnée et mutuelle des Psaumes. Le paganisme ignore toute relation interne des consciences entre les dieux et les hommes. Le christianisme aura été une religion plus aimante, plus passionnante, il aura eu l'espèce de succès d'un best-seller qui vous prend aux tripes par sa chaleur éthique, par son Dieu redoutable mais aimant, avec lequel on peut converser intimement.
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LatiasLatias   18 août 2016
(...) la disparition de l'Empire romain en Occident n'a pas été une "chute" à la fin d'une "décadence" politique, militaire, administrative, économique, démographique ou morale. (...) l'Empire du IVème siècle, reconstruit par Dioclétien et Constantin, était aussi solide que jamais. La chute de sa moitié occidentale a été un accident imprévisible, due à une concaténation fatale de causes multiples ; elle n'a pas eu une grande cause instructive, ne donne pas une grande leçon ; ce fut un processus accidentel, fait de causes innombrables. On pourrait incriminer le manque d'argent et de troupes (et encore n'est-ce pas sûr), la rivalité des deux moitiés de l'Empire, la quasi-simultanéité des invasions sur le Danube et sur le Rhin, la xénophobie antigermanique, le souci de préserver avant tout le trône impérial et tant d'autres raisons (dont l'existence de la Méditerrannée), que cet écroulement d'une grande construction est un problème historique faussement grand. (...) la chute de l'Empire d'Occident fut un accident inattendu où un grand nombre de petites causes et de petites conditions ont fait boule de neige.
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LatiasLatias   18 août 2016
L'idée moderne et, somme toute, démocratique de propagande suppose qu'il faut politiser les populations, que seule une action positive du pouvoir met et maintient les peuples dans le sens souhaité, et que leur obéissance est une cration continuée. C'est là une vue trop optimiste des choses ; la soumission à l'ordre établi, l'obéissance, est la chose du monde la plus répandue, sinon l'histoire universelle serait très différente de ce qu'elle est. C'est pourquoi, pendant des millénaires, la bonne recette de gouvernement a été non de politiser les populations à coups de propagande, mais de les laisser vivre dans l'incurie ; on se gardait d'exciter des esprits prompts à l'insubordination. Car quelle catastrophe serait-ce si, aux guerres entre usurpateurs du trône impérial, aux menaces barbares sur le Danube et l'Euphrate et aux progrès de l'athéisme chrétien, venait s'ajouter l'excitation incontrôlable d'une plèbe tirée de son sommeil !
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LatiasLatias   18 août 2016
Grecs et Juifs avaient en commun de se considérer comme un peuple différent de tous les autres, un peuple qui avait une vocation supérieure ; les Grecs possédaient la vraie civilisation et les Juifs, depuis le Deutero-Isaïe, le dieu le plus grand, le seul vrai, devant lequel toutes les nations finiraient par venir s'incliner. Aussi les uns et les autres ont-ils vécu dans la conscience de leur identité et dans le ressentiment envers leurs maîtres romains, à la différence des autres nations de l'Empire.
Dès lors, nous tenons la clé ultime de toute l'histoire que nous venons de raconter. (...) il y a (...) des civilisations qui ont le sentiment d'être porteurs d'un idéal qui vaut pour tous les hommes. (...) Auront de même, un jour, ce complexe de supériorité l'Islam, qui voudra faire régner partout sont dieu, ou encore les Américains et les Français, qui se considéreront comme porteur des même valeurs universelles.
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LatiasLatias   18 août 2016
Rome impériale appartient à la civilisation grecque, de même que le Japon actuel est un pays occidental. L'hellenisation fut la "mondialisation" culturelle d'alors. Si bien que la moitié orientale de l'Empire romain était hellenisée en langur grecque, tandis que sa moitié occidentale, Gaule, Espagne, Maghreb, s'était d'elle-même hellenisée en langue latine, sous le regard approbateur de Rome. Notre époque parlant beaucoup d'impérialisme culturel et d'identité, il est utile de rappeler que la modernisation par adoptiion de moeurs étrangères est formatrice des identités nationales ; la culture d'autrui est adoptée, non comme étrangère, mais comme étant la vraie façon de faire, dont on ne saurait laisser le privilège à un étranger qui n'en est que le premier possesseur. Si bien qu'on peut fort bien adopter la culture du vaincu et que consommer une culture étrangère ne veut pas dire abandonner sa propre identité.
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Videos de Paul Veyne (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Veyne
2/2 © Paul Veyne (Bruno Charoy/Pasco). Laure Adler s'entretient avec Paul Veyne, historien de la Rome antique : 2ème et dernière partie de l'entretien diffusée sur France Culture le 22 septembre 2015. « Les historiens racontent des événements vrais qui ont l'homme pour acteur ; l'histoire est un roman vrai », écrivait-il dans “Comment on écrit l'histoire” (1971). Aujourd'hui, au micro d'“Hors-Champs”, il se fait historien de son propre roman et revient sur un parcours dédié à l'amour de l'Antiquité... Son premier vrai ouvrage d’historien est venu un peu par hasard : « Je venais de finir ma thèse et je me suis dit qu’il fallait faire une préface : j’ai fini par faire 300 pages. » C’était le manuscrit de “Comment on écrit l’histoire”. « Je l’ai écrit par hasard, c’est une préface qui s’est allongé. C’était les souvenirs de moi écrivant ma thèse d’histoire. » Paul Veyne confie être un grand amoureux : « J’ai eu l’impression d’avoir toujours été chanceux en amour. » Pourtant, il confie être craintif : « Ai-je la moindre chance face à une femme ? Je ne suis tombé amoureux que de femmes avec lesquelles je pensais avoir une chance. » L’amour… C’est d’ailleurs un des sujets qu’il a largement abordé au cours de sa carrière d’historien : l’amour dans l’antiquité ; et de la passion chaste à l’amour charnel, il n’y a qu’un pas : « Quand j’ai commencé à écrire sur l’amour, personne ne parlait de la sexualité dans l’antiquité parce que ce n’était pas convenable. Comme c’était un sujet que personne ne traitait, j’ai donc voulu le traiter. Quand j’ai publié mon ouvrage, ça a été un scandale, l’indignation habituelle. » Paul Veyne n’a pas voulu faire partie d’un courant ou d’une école. Mais, confie-t-il, « si j’avais été dans un sillage, ça aurait été celui de Foucault, mais c’était trop difficile. » Pour faire du Foucault, « il faut avoir une capacité d’abstraction et de travail que je n’avais pas. La quantité de choses qu’il était capable de dire était impressionnant. Et cette capacité de trouver tout de suite l’idée, le concept… » S’il fut un grand ami de Foucault, il fut également un grand admirateur de René Char, qu’il découvre à l’âge de 17 ans : « Je suis tombé par hasard sur ses poèmes lorsque j’étais élève en khâgne et ça a été le choc. » Dans les années 80, ils ont enfin eu l’occasion de se rencontrer. « Il avait senti que j’avais une envie immense de faire un livre sur lui. Pendant des années, chaque mercredi après-midi j’étais chez lui. » Amoureux de poésie, Paul Veyne s’estime néanmoins incapable d’écrire lui-même des poèmes. À la place, il préfère traduire. Le grec, si possible. C’est pourtant avec poésie qu’il nous retranscrit la perception antique de l’âme : « On pensait que l’âme était une partie du corps. Les dieux prélevaient l’âme du défunt, comme un foie ou un cœur, et elle était utilisée pour autre chose. Ainsi, il y a toujours de la vie… » Extraits sonores : - Raymond Aron dans “Radioscopie” de Jacques Chancel, 1er novembre 1976, France Inter - Michel Foucault dans “Les après-midi de France Culture” de Paula Jacques, 11 janvier 1977, France Culture
Invité : Paul Veyne, historien, professeur honoraire au Collège de France, spécialiste de l’Antiquité romaine
Thèmes : Antiquité| Histoire| Rome antique| Archéologie| Paul Veyne
Source : France Culture
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