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ISBN : 2757851551
Éditeur : Points (05/03/2015)

Note moyenne : 4.42/5 (sur 18 notes)
Résumé :
La séparation des chaires de grec et de latin au sein de l'Université française perpétue le mythe d'une distinction, voire d'une opposition, entre la « Grèce » et « Rome ».


Pourtant, l'Empire dit « romain » fut en réalité gréco-romain à plus d'un titre. Et d'abord par la langue. Certes, la langue véhiculaire qu'on pratiquait dans la moitié occidentale était le latin, mais c'était le grec autour de la Méditerranée orientale et au Proche-Orient.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  22 octobre 2015
Chaque essai de ce volume passionnant renouvelle les perspectives, débroussaille les sujets épineux, ou dévoile sous la patine la nouveauté merveilleuse d'un fait antique. C'est la magie du regard de Paul Veyne, qui restitue et ressuscite cet empire figé dans nos mémoires en lui rendant son caractère bilingue, bi-culturel, et donc ses tensions, ses débats, ses compromis qui lui permirent de tenir dans l'histoire, comme structure, tant de siècles.
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Latias
  18 août 2016
Ce livre m'a beaucoup appris et est riche en réflexions générales sur l'histoire, mais aussi l'art les relations internationales, l'acculturation,...
Il est dommage que la forme ne soit pas au service d'un fond aussi riche. L'ouvrage a été constitué d'un rassemblement d'articles remaniés et enrichis et l'articulation générale du discours s'en ressent. En outre, le style avec beaucoup d'incises ne facilite pas la lecture.
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livius
  31 janvier 2015
Une véritable somme et une réflexion sur la nature gréco-romaine de cet immense empire...
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critiques presse (1)
Lexpress   17 avril 2012
L'historien s'interroge sur le monde de nos ancêtres. Un retour en arrière enrichissant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
BouteyalamerBouteyalamer   29 novembre 2015
Ce que n'offrait pas le paganisme, c'était l'amour d'un Dieu aimant. On n'avait pas de rapports sentimentaux avec ces puissants étrangers qui vivaient d'abord pour eux-mêmes. Leurs fidèles ne dialoguent pas en leur coeur avec ces grands personnages, n'ont pas avec eux la relation passionnée et mutuelle des Psaumes. Le paganisme ignore toute relation interne des consciences entre les dieux et les hommes. Le christianisme aura été une religion plus aimante, plus passionnante, il aura eu l'espèce de succès d'un best-seller qui vous prend aux tripes par sa chaleur éthique, par son Dieu redoutable mais aimant, avec lequel on peut converser intimement.
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LatiasLatias   18 août 2016
(...) la disparition de l'Empire romain en Occident n'a pas été une "chute" à la fin d'une "décadence" politique, militaire, administrative, économique, démographique ou morale. (...) l'Empire du IVème siècle, reconstruit par Dioclétien et Constantin, était aussi solide que jamais. La chute de sa moitié occidentale a été un accident imprévisible, due à une concaténation fatale de causes multiples ; elle n'a pas eu une grande cause instructive, ne donne pas une grande leçon ; ce fut un processus accidentel, fait de causes innombrables. On pourrait incriminer le manque d'argent et de troupes (et encore n'est-ce pas sûr), la rivalité des deux moitiés de l'Empire, la quasi-simultanéité des invasions sur le Danube et sur le Rhin, la xénophobie antigermanique, le souci de préserver avant tout le trône impérial et tant d'autres raisons (dont l'existence de la Méditerrannée), que cet écroulement d'une grande construction est un problème historique faussement grand. (...) la chute de l'Empire d'Occident fut un accident inattendu où un grand nombre de petites causes et de petites conditions ont fait boule de neige.
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LatiasLatias   18 août 2016
L'idée moderne et, somme toute, démocratique de propagande suppose qu'il faut politiser les populations, que seule une action positive du pouvoir met et maintient les peuples dans le sens souhaité, et que leur obéissance est une cration continuée. C'est là une vue trop optimiste des choses ; la soumission à l'ordre établi, l'obéissance, est la chose du monde la plus répandue, sinon l'histoire universelle serait très différente de ce qu'elle est. C'est pourquoi, pendant des millénaires, la bonne recette de gouvernement a été non de politiser les populations à coups de propagande, mais de les laisser vivre dans l'incurie ; on se gardait d'exciter des esprits prompts à l'insubordination. Car quelle catastrophe serait-ce si, aux guerres entre usurpateurs du trône impérial, aux menaces barbares sur le Danube et l'Euphrate et aux progrès de l'athéisme chrétien, venait s'ajouter l'excitation incontrôlable d'une plèbe tirée de son sommeil !
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LatiasLatias   18 août 2016
Grecs et Juifs avaient en commun de se considérer comme un peuple différent de tous les autres, un peuple qui avait une vocation supérieure ; les Grecs possédaient la vraie civilisation et les Juifs, depuis le Deutero-Isaïe, le dieu le plus grand, le seul vrai, devant lequel toutes les nations finiraient par venir s'incliner. Aussi les uns et les autres ont-ils vécu dans la conscience de leur identité et dans le ressentiment envers leurs maîtres romains, à la différence des autres nations de l'Empire.
Dès lors, nous tenons la clé ultime de toute l'histoire que nous venons de raconter. (...) il y a (...) des civilisations qui ont le sentiment d'être porteurs d'un idéal qui vaut pour tous les hommes. (...) Auront de même, un jour, ce complexe de supériorité l'Islam, qui voudra faire régner partout sont dieu, ou encore les Américains et les Français, qui se considéreront comme porteur des même valeurs universelles.
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LatiasLatias   18 août 2016
Rome impériale appartient à la civilisation grecque, de même que le Japon actuel est un pays occidental. L'hellenisation fut la "mondialisation" culturelle d'alors. Si bien que la moitié orientale de l'Empire romain était hellenisée en langur grecque, tandis que sa moitié occidentale, Gaule, Espagne, Maghreb, s'était d'elle-même hellenisée en langue latine, sous le regard approbateur de Rome. Notre époque parlant beaucoup d'impérialisme culturel et d'identité, il est utile de rappeler que la modernisation par adoptiion de moeurs étrangères est formatrice des identités nationales ; la culture d'autrui est adoptée, non comme étrangère, mais comme étant la vraie façon de faire, dont on ne saurait laisser le privilège à un étranger qui n'en est que le premier possesseur. Si bien qu'on peut fort bien adopter la culture du vaincu et que consommer une culture étrangère ne veut pas dire abandonner sa propre identité.
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Videos de Paul Veyne (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Veyne
Paul Veyne et Hélène Monsacré sont invités à la Librairie Guillaume Budé (Paris, 6e, le 09 décembre 2012) pour évoquer la nouvelle traduction de L'Énéide de Virgile, parue en traduction simple avec des notes pour le lecteur néophyte aux éditions Albin Michel, et en version bilingue latin-français, avec notes plus érudites, aux éditions Les Belles Lettres, ici : https://www.lesbelleslettres.com/livre/1107-l-eneide Présentation et lectures par Paméla Ramos.
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