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EAN : 9782226181879
496 pages
Éditeur : Albin Michel (29/09/2010)

Note moyenne : 4.22/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Amoureux de l’Italie depuis ses années d’études à l’Ecole française de Rome, P.Veyne propose dans cet ouvrage une promenade dans un musée idéal qui contiendrait tous les chefs-d’oeuvre de la peinture italienne qu’il aime. De Giotto au Tintoret, il revisite les grands maîtres et nous fait partager ses coups de coeur. Ce livre allie la plume d’un grand auteur et la passion de l’art pictural.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
yva63
  23 janvier 2014
Si, comme moi, vous aimez la Renaissance italienne en général, et sa peinture en particulier, sans être pour autant un érudit en la matière, ce livre est pour vous !
Quand Paul Veyne, grand historien de l'Antiquité, ouvre son jardin secret à ses lecteurs, il leur offre une plongée dans 255 chefs d'oeuvre et les convie à une inoubliable promenade imaginaire. Comme savent si bien le faire les grands érudits, il sait se mettre à la portée de tous grâce à des commentaires vivants, des interprétations parfois très personnelles de ces tableaux illustres ou plus méconnus, avec érudition, mais aussi humour et même malice !
Grâce à cet ouvrage, j'ai ainsi pu apprécier de façon plus « éclairée » les célèbres fresques de Giotto de la chapelle des Scrovegni à Padoue, mais aussi, par exemple, la plus modeste Vierge d'Annonciation d'Antonello da Messina exposée à la Galerie Nationale de Palerme.
Ce livre d'art au prix très raisonnable (38€) vaut certes plus par ses textes que par la qualité de ses reproductions : une version numérique est parue enrichie de commentaires pour 40 « coups de coeur » de l'auteur avec zoom automatique : je vais me la procurer, facile à mettre dans ses bagages, alors qu'un livre d'art ça pèse des tonnes ! Et si vous voulez mieux connaître Paul Veyne, ce vieux monsieur plein de fougue juvénile, tapez http://www.youtube.com/user/Monmuseeimaginaire : vous y trouverez dans la 2éme vidéo proposée son interview à l'occasion de la sortie de la version numérique du livre et vous serez étonnés …
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ivredelivres
  09 avril 2013
un livre d'art sur mon Ipad.


255 tableaux, 255 possibilité de zoomer avec un doigt pour avoir l'oeuvre en plein écran, ou se déplacer pour voir un détail, aller jusque dans les moindre recoins du tableau. La possibilité de revenir au texte quand bon vous semble bien sûr.
255 chefs-d'oeuvre de la peinture italienne sélectionnés par Paul Veyne. Comme dans tout livre d'art beaucoup d'explications sur chaque tableau.
Pas mal direz-vous, mais bon….. Attendez.......
Un clic et vous avez accès à une explication du tableau très détaillée, des liens sont attachés au texte qui vous envoient automatiquement vers le détail du tableau dont il est question. Et comme on est en numérique vous avez en prime un moteur de recherche sur les oeuvres, sur les commentaires.
Vous pouvez à tout moment savoir dans quel musée l'oeuvre est exposée.
Vous voulez encore plus de vie ? Qui a déjà entendu la voix malicieuse de Paul Veyne est heureux de la retrouver quand il commente ses oeuvres préférées. Vous avez pour vous seul un guide expérimenté, érudit et passionné.
La qualité des images, les couleurs, la définition, tout est parfait. On peut parier que des améliorations seront encore apportées à l'avenir.
Vous voilà avec un musée portatif, toujours disponible et avec le premier livre d'art enrichi.
Paul Veyne répond vertement à l'objection de la « perte de quelque chose » avec le numérique « Ce sont des arguments de vieux crabe, ils n'ont qu'à en revenir aux carrioles à chevaux ! »
C'est le vieux monsieur spécialiste de l'antiquité qui donne des leçons de modernité, le monde à l'envers quoi !!
C'est une promenade magnifique dont je n'ai encore qu'explorer une toute petite partie.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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lehibook
  25 janvier 2021
Cette anthologie de peintures obéit à plusieurs contraintes :elle porte sur une séquence de temps limitée (1500/1800), sur un seul pays (L'Italie) et , surtout , sur les choix personnels et forcément subjectifs d'un homme :Paul Veyne. Entre prologue et épilogue , 255 tableaux ,plus ou moins célèbres, sont commentés . le fait que l'auteur soit historien se perçoit dan ses analyses , plus portées sur le contexte que sur les canons esthétiques . L'aspect subjectif rend la lecture très abordable (pas trop de technique) mais peut parfois paraître un peu superficiel .
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ileana
  19 décembre 2015
A Paul Veyne je préfère de loin André Chastel. Paul Veyne est historien, son approche est iconographique, pas esthétique, d'où ma déception. Autre bémol, ses effusions superflues comme « admirable » et « inoubliable ».
Un extrait du commentaire au tableau La Cène (1594) de Tintoret, p411
« C'est l'acte sacré par excellence que montre la toile, l'eucharistie, ce sacrement devant lequel, au cours de la messe, les fidèles baissent la tête et n'osent lever les yeux. Ceci est ma chair, vient de dire Jésus à ses apôtres, en désignant par ces mots le pain qu'il est en train de rompre. Et on voit ici le Seigneur qui, de sa main, administre à ses apôtres le pain de la communion, ce pain qui est devenu sa propre chair par l'acte miraculeux de sa parole.
Avant le Tintoret, les peintres faisaient voir, dans la cène, le moment où le Christ annonçait aux apôtres qu'un Judas allait le livrer aux soldats. Mais le protestantisme venait de nier le miracle. [ ] La Cène de Tintoret est donc un épisode de la Contre-Réforme catholique. Ce combat de la lumière et de l'ombre, ainsi que du surnaturel et du trivial, est un exploit indépassable. »
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
lehibooklehibook   25 janvier 2021
Le monde du Caravage est global et banal, si bien que ce monde nous donne le même vertige métaphysique que celui que nos yeux voient :d'où sort cette réalité qui s'impose à nous ,mais qui ne repose sur rien où tout n'est et ne sera jamais que faits-divers ,Y compris l'Evangile, y compris la pire atrocité , y compris notre propre mort?
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nadejdanadejda   23 octobre 2014
Notre ministère de l’Éducation nationale serait bien inspiré si, sans inscrire l’histoire de l’art au programme des lycées et collèges, il reprenait un projet coûteux de Malraux : dans chaque établissement, faire accrocher, dans le couloir que les élèves parcourent deux fois par jour, une soixantaine d’excellentes reproductions en vraie grandeur de chefs-d’œuvre des beaux-arts. Le but recherché n’est pas d’apprendre l’histoire des arts, mais de sentir la beauté des œuvres.
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nadejdanadejda   23 octobre 2014
Cette lecture est une communication, toute belle peinture qui s’ouvre à nous étant entourée d’une aura affective qui nous parvient. Comme la beauté musicale, la beauté picturale est pétrie d’affects, tendresse, pathétique, grâce, violence, religiosité, solennité, majesté, élégance, sensualité, fantaisie, pittoresque, voire humour ; le calme aussi peut devenir un affect. Plus que la parole et comme la musique, l’œil est le plus court chemin d’un homme à un autre. La stridence d’une tache rouge, un manteau d’un bleu céleste, des contours souples ou au contraire déchiquetés sont déjà des messages. Chez Véronèse, la tranquillité des personnes, des couleurs, de l’espace et de la lumière est un état d’âme.
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Videos de Paul Veyne (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Veyne
2/2 © Paul Veyne (Bruno Charoy/Pasco). Laure Adler s'entretient avec Paul Veyne, historien de la Rome antique : 2ème et dernière partie de l'entretien diffusée sur France Culture le 22 septembre 2015. « Les historiens racontent des événements vrais qui ont l'homme pour acteur ; l'histoire est un roman vrai », écrivait-il dans “Comment on écrit l'histoire” (1971). Aujourd'hui, au micro d'“Hors-Champs”, il se fait historien de son propre roman et revient sur un parcours dédié à l'amour de l'Antiquité... Son premier vrai ouvrage d’historien est venu un peu par hasard : « Je venais de finir ma thèse et je me suis dit qu’il fallait faire une préface : j’ai fini par faire 300 pages. » C’était le manuscrit de “Comment on écrit l’histoire”. « Je l’ai écrit par hasard, c’est une préface qui s’est allongé. C’était les souvenirs de moi écrivant ma thèse d’histoire. » Paul Veyne confie être un grand amoureux : « J’ai eu l’impression d’avoir toujours été chanceux en amour. » Pourtant, il confie être craintif : « Ai-je la moindre chance face à une femme ? Je ne suis tombé amoureux que de femmes avec lesquelles je pensais avoir une chance. » L’amour… C’est d’ailleurs un des sujets qu’il a largement abordé au cours de sa carrière d’historien : l’amour dans l’antiquité ; et de la passion chaste à l’amour charnel, il n’y a qu’un pas : « Quand j’ai commencé à écrire sur l’amour, personne ne parlait de la sexualité dans l’antiquité parce que ce n’était pas convenable. Comme c’était un sujet que personne ne traitait, j’ai donc voulu le traiter. Quand j’ai publié mon ouvrage, ça a été un scandale, l’indignation habituelle. » Paul Veyne n’a pas voulu faire partie d’un courant ou d’une école. Mais, confie-t-il, « si j’avais été dans un sillage, ça aurait été celui de Foucault, mais c’était trop difficile. » Pour faire du Foucault, « il faut avoir une capacité d’abstraction et de travail que je n’avais pas. La quantité de choses qu’il était capable de dire était impressionnant. Et cette capacité de trouver tout de suite l’idée, le concept… » S’il fut un grand ami de Foucault, il fut également un grand admirateur de René Char, qu’il découvre à l’âge de 17 ans : « Je suis tombé par hasard sur ses poèmes lorsque j’étais élève en khâgne et ça a été le choc. » Dans les années 80, ils ont enfin eu l’occasion de se rencontrer. « Il avait senti que j’avais une envie immense de faire un livre sur lui. Pendant des années, chaque mercredi après-midi j’étais chez lui. » Amoureux de poésie, Paul Veyne s’estime néanmoins incapable d’écrire lui-même des poèmes. À la place, il préfère traduire. Le grec, si possible. C’est pourtant avec poésie qu’il nous retranscrit la perception antique de l’âme : « On pensait que l’âme était une partie du corps. Les dieux prélevaient l’âme du défunt, comme un foie ou un cœur, et elle était utilisée pour autre chose. Ainsi, il y a toujours de la vie… » Extraits sonores : - Raymond Aron dans “Radioscopie” de Jacques Chancel, 1er novembre 1976, France Inter - Michel Foucault dans “Les après-midi de France Culture” de Paula Jacques, 11 janvier 1977, France Culture
Invité : Paul Veyne, historien, professeur honoraire au Collège de France, spécialiste de l’Antiquité romaine
Thèmes : Antiquité| Histoire| Rome antique| Archéologie| Paul Veyne
Source : France Culture
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