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EAN : SIE202200_570
Éditeur : J'ai Lu (30/11/-1)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 6 notes)
Résumé :
L'univers de Flora se partage entre la mine, la mer et Lucien, son mari. Un univers gris, bouché, fait d'inquiétude et d'ennui.

C'est alors qu'elle rencontre Constant, par hasard, au moment où un bouc en fureur menace de la faire tomber de la falaise.

Avec lui elle découvrira une autre vie, avec lui elle s'engagera dans un dédale souterrain qui la mènera dans cette maison sous la mer où elle connaîtra enfin un véritable amour.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Ambages
  06 octobre 2015
« Environs de Cherbourg, La Hague, merveille du Cotentin » - Une histoire simple. Flore et Lucien, de jeunes gens qui n’ont pas beaucoup d’argent, s’aiment comme on s’aime depuis l’enfance, simplement, sans se poser de questions. La vie du bord de mer dans ce monde ouvrier a ses limites : de la place du village (« leur vie, à tous deux, tenait dans cette place ») aux bords des falaises, en passant par la mine. C’est un petit village de France où la vie s’écoule paisiblement entre gens simples, habitués à peu mais profitant du bonheur ordinaire des gens qui savent savourer les petites choses, dans un monde rude.
Alors quand un inconnu arrive, un gars droit, franc, honnête, qui sait ce qu’il veut dans la vie car il l’a choisie, lui, sa vie, en ayant porté sa besace sur tous les continents, certains vont se trouver confrontés au courage et à l’amour...
J’ai aimé ce monde ouvrier et la plume de Paul Vialar. C’est la première fois que je lis cet auteur. Sa description de la vie des gens humbles et des paysages est émouvante.
« Il n’y avait ici plus rien d’humain que les choses vraiment humaines : la chaleur du soleil, le vent droit, l’odeur des troupeaux libres, des genêts mouillés, les appels des bêtes et le silence vivant. » p.58
Des souvenirs me sont revenus à la manière dont les gens parlent d’un absent en mettant « LE » devant le nom de famille ou lorsque l’auteur déroule les dialogues des protagonistes, avec un argot typique où presque tous les E sont mangés.
« J’t’attends d’puis toujours, tu l’sais bien ! »
Des phrases sobres mais qui n’ont pas besoin de plus d’explications quand l’essentiel est dit.
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lecassin
  25 mai 2013
Flora, et son mari, Lucien… et puis la mer, le vent et la pluie. La pluie, prêtresse de ce pays : La Hague… Il brumasse…
Il y a la falaise aussi, et puis le blin, comme on dit là haut (le bouc), et celui là « n'est pas fin », comme on dit encore là haut : il est méchant…
Il faudra l'intervention musclée de Constant pour éviter un drame : Flora est sur le point de tomber de la falaise sous l'action menaçante du bouc. Naîtra de ce sauvetage, une complicité, une amitié, un adultère…Alors que les deux hommes, malgré Flora qui les monte l'un contre l'autre, se prennent d'amitié.
Un rude combat s'engage dans la conscience de Constant, un combat qui oppose amitié virile et amour d'une femme.
Un roman très daté années 1940, comme le sont parfois les romans de Vialar et van der Meesrch, mais j'aime bien… Et puis le roman se passe à la mine de Diélette, dans mon Cotentin natal ; coté Hague, le plus austère, avec ses falaises à pic sur la mer, et la mine de fer… sous-marine. D'où « La maison sous la mer ».
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paulmaugendre
  10 juillet 2019
A Dielette au début des années 1930, dans la falaise, existait une mine sous-marine d'extraction de minerai. Et toutes les fins d'après-midi, Flora accompagne son mari jusqu'à la mer, non loin du wharf où accostent les cargos qui embarquent le minerai amené à place par un système de bennes va-et-vient accrochées à un filin d'acier.
Flora et Lucien sont jeunes, guère plus de vingt ans et leur vie est réglée sur le travail à la mine. Ils habitent non loin, à Flamanville, et c'est le même rituel tous les soirs. Lucien rentre dans la nuit et selon la fatigue il s'occupe de Flora puis il s'endort. Flora dans la journée a toujours quelque travail à effectuer tandis que Lucien se repose béatement.
Parfois elle se promène sur la falaise, longeant le précipice, regardant vers le bas, du côté de la mer. Quant à regarder vers l'horizon, elle peut toujours même si elle sait que l'avenir est bouché, qu'ils sont condamnés à végéter. Seulement sa vie si bien rangée bascule le jour où se promenant elle est face à un bouc hargneux qui s'est mis en tête de la précipiter en bas de la falaise.
Heureusement, un homme est là, un inconnu providentiel, qui lui sauve la vie. Constant est un quadragénaire qui roule sa bosse en travaillant de ci de là, donnant un coup de main, se faisant embaucher durant quelques jours, quelques semaines. Il est libre Constant, et tient à sa liberté.
Il était vraiment libre, sans autres liens et sans autres attaches que ce qui était devenu inconsciemment devenu la règle de sa vie.
Flora tombe immédiatement amoureuse de cet homme fort, protecteur, prévenant, expérimenté, mature, sans attaches. Et ce sentiment est réciproquement partagé. Il travaille à la mine et même s'il peut coucher à l'auberge, il a découvert au cours de ses pérégrinations dans la région, une chambre à ciel ouvert. Et il l'emmène dans ce petit nid d'amour caché dans un petit îlot qu'ils peuvent gagner à marée basse. Une aiguille rocheuse semblable à l'aiguille creuse chère à Maurice Leblanc.

Mais Constant est depuis quelque temps l'équipier de Lucien à la mine. Ils travaillent en couple, s'entendant parfaitement. le contremaître, afin de pallier l'absence d'ouvriers, leur confie le transport à bord des bennes. Et à cause d'un incident technique, l'un va sauver la vie à l'autre. Ils ont lié une solide amitié ignorant que l'un couche avec la femme de l'autre. Jusqu'au moment où, en discutant, Lucien apprend son infortune, Constant étant tout autant stupéfait que son équipier du forfait dont il est à moitié responsable. Flora ne lui ayant jamais avoué qu'elle était mariée.

Si jamais vous vous rendez à Flamanville, non loin des Pieux dans la Manche, vous ne reconnaitrez pas cet endroit aujourd'hui défiguré par la centrale nucléaire qui est édifiée sur le site, sans parler du réacteur de l'EPR deuxième génération qui connait déboires sur déboires (et coute cher aux contribuables !).
Le petit port de Diélette existe toujours et depuis 1997 un nouveau port a été adjoint à l'ancien, la commune devenant Port-Diélette. Quant à la mine de fer, elle est fermée depuis 1962.
Si Paul Vialar évoque l'époque où l'extraction du minerai de fer était en pleine effervescence, il n'apporte guère de précisions sur le travail de ceux qui travaillaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Toutefois il souligne la pénibilité de ce travail et décrit assez succinctement les galeries s'étendant sous la mer qui en rendait l'exploitation difficile du fait des infiltrations.
Il s'attache surtout à mettre en valeur les sentiments qui animent ses trois personnages principaux, et la fascination que Constant exerce sur Flora qui devient dépendante de cet homme mûr. Elle est mariée et découvre soudain un attrait auprès d'un homme différent de celui qu'elle connait, qu'elle côtoie quotidiennement. Il est d'ailleurs et tout autant Lucien que Flora, ils n'ont jamais vraiment vécu en dehors de leur lopin de terre.
Pourtant Constant, si lui aussi est subjugué par cette jeune femme qui s'immisce dans sa vie de façon brutale, n'est pas un voleur, un Don Juan, un bellâtre. Il l'aime et jamais il n'aurait pu imaginer qu'elle appartenait à un autre.
Une histoire d'amour qui ne peut se terminer que par une crise de jalousie compréhensible de la part de Lucien, alors que Constant ne pensait pas marcher sur les brisées d'un autre. La faute est à imputer à Flora qui se sent dominée par Constant, alors qu'il ne fait rien pour, et qui découvre dans ses bras la vie. Elle ne joue pas les coquettes, elle ne se sent pas coupable, elle découvre tout simplement une autre facette de la vie, de l'amour.
Une histoire simple, racontée simplement, mais qui se termine dans un drame. Un roman noir de terroir au temps où les autochtones ne connaissaient guère autre chose que leur canton, et végétaient dans un immobilisme qui ne favorisaient guère l'épanouissement.


Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
AmbagesAmbages   04 octobre 2015
On naissait là, sur la terre du cap, on mourait là, dans son lit quand on était vieux, en mer quand on était jeune, sur cette mer qui faisait comme partie du pays, que la brume fondait si souvent avec le sol et sous laquelle s'enfonçaient très loin, profondément, les galeries de la mine comme si les hommes avaient voulu partir à la recherche de ceux qui s'y étaient perdus.

p. 7~8
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lecassinlecassin   25 mai 2013
Ils quittaient Flamanville où ils vivaient dans leur petite baraque de location, toute basse avec son toit gris calfaté comme une coque de bateau dont les pierres plates arrondies et courtes se chevauchaient comme les écailles d’un poisson, et même quand la pluie était lourde et tenace, ils partaient bras dessus bras dessous sur la route goudronnée qui mène au port de Diélette.

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AmbagesAmbages   06 octobre 2015
Il y avait aussi, sur la place, l’école, tout au fond, puis de l’autre côté de la route où, sauf le boulanger et le « bazar roulant », ne passaient guère de voitures que l’été, « l’auberge-épicerie » avec ses cartes postales tachées de traces de mouches, ses sucettes au citron et à l’orange en éventail dans la vitrine, ses tables tendues de toile cirée à petits carreaux, ses chiens dolents aux oreilles tombantes couchés sur les pierres usées du seuil, chaudes du soleil voilé et, un peu plus loin, le haut mur du château qui entourait le parc où paissaient des troupeaux, dans la prairie en pente, au-dessus de l’étang.

p. 8
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Video de Paul Vialar (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Vialar
18 mai 1976 Paul Vialar présente et joue avec ses chiens, Quick et Ismaël, Cocker Spaniel. Il parle également d'Isidore le Cocker qu'il a offert au Shah d'Iran. Il parle de l'importance des chiens dans la vie des hommes qui apportent énormément d'amour. Le Cocker Quick caliné par le petit fils Edmond. Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel
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