AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782266090322
315 pages
Éditeur : Pocket (06/01/1999)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 44 notes)
Résumé :
Étrange destin que celui d'Alexandre Vialatte... De son vivant, méconnu et célèbre : d'une part vénéré par un seul petit groupe d'initiés, d'autre part adulé par les milliers de lecteurs de "La Montagne" qui dévoraient ses chroniques quotidiennes chez le médecin ou le coiffeur.
Aujourd'hui, enfin reconnu par tous comme un écrivain de génie.
Explorateur des mots, capitaine au long cours de la grammaire et de la syntaxe. Vialatte donne ici ses lettres de... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Scopa
  20 mai 2015
Lire Vialatte pour son écriture riche, élégante dénuée de fatuité. Chaque histoire est une photo sépia où l'espièglerie n'est jamais loin. Lire Vialatte comme on prend le train du souvenir. Lire Vialatte, car il nuit gravement à la santé des semeurs de chroniques égotiques qui nous assènent à longueur de rentrées littéraires leur bouquins prétentieux.
Commenter  J’apprécie          60
LIBERTITUDE
  25 août 2013
Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve Hoderlin
Caminante no hay camino = A ceux qui marche, il n y a pas besoin de chemin, le chemin s invente en marchant.
Ceux qui préfère Platini à Platon
Une presse de qualité ou de caniveau ?
La science n'a pas de patrie, mais le scientifiause en a une
L étymologie du mot hystérie vient de utérus
La guerre rend fou. Utilisation de l 'électrothérapie durant la première guerre mondiale.
Le tracteur est unbe transformation du char d 'assaut
Livre : Chronique du temps et des écrevisses d'Alexandre Vialatte.
Commenter  J’apprécie          40
vincentf
  25 janvier 2018
Chroniquer des chroniques semble voué à se mordre la queue, mais chez Vialatte, sinon chez moi, le chat retombe toujours sur ses pattes.
Les moindres détails ouvrent des digressions sans fin qui ne peuvent s'achever que par la formule magique de clôture : « Et c'est ainsi qu'Allah est grand. »
Avant cette fatalité revenue à la mode, le monde entier est passé en revue, le monde animal et littéraire, la météo et l'Auverge, Montaigne et Fellini, j'en passe et de plus obscurs, qui reprennent vie le temps d'un bon mot, d'une réflexion saugrenue ou d'un désir de délire.
A la fin de la lecture, on ne se souvient de rien à part d'avoir gambadé dans les mots, d'y avoir éclaté d'un rire étonné, d'y avoir zigzagué entre mille références aussi absurdes que justes.
Bref, la chronique a fait son effet : elle a massé le cerveau du lecteur chaffoin, qui ressort sur des ressorts d'une lecture dont il ne ressort rien mais qui l'a rendu, sans qu'il s'en rende compte, un peu plus intelligent. Et c'est ainsi que Vialatte est grand.
Lien : http://www.lie-tes-ratures.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
mazou31
  17 février 2014
Je ne partage pas l'avis de l'éditeur. Pas du tout captivé par le texte, j'ai très vite été lassé par ces chroniques.
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Philippe-rodolphePhilippe-rodolphe   09 novembre 2012

" Les vacances datent de la plus haute antiquité. Elles se composent régulièrement de pluies fines coupées d'orages plus importants. "




" Les chats sont de sales bestioles qui lacèrent les fauteuils et font pipi au milieu des salons, après quoi ils vont s’établir sur les genoux d’une dame respectable, une présidente de confrérie, une grand-mère de parents d’élèves, une lauréate de jeux floraux infiniment maigre et savante. Tel est l’avis de plusieurs personnes autorisées. Ce sont des choses qu’on ne permettrait même pas à un vieux général en retraite tout couvert de décorations, ou au premier vicaire d’une paroisse distinguée. A un igame, à un banquier utile, à un diplomate en fonction. Et que font les dames ? Elles disent : « Minou, minou, minou. » On voit par là combien le mal est profond. Les chats montent ensuite sur les toits où ils font le sabbat toute la nuit avec des cris affreux d’enfants qu’on assassine. Quand le pharmacien les attrape, il les pèle et garde la peau. Dieu l’a fait, dans sa grande bonté, pour que l’homme puisse caresser le tigre : le chat est un tigre d’appartement. Il est élastique et feutré, soyeux, griffu, plein d’électricité statique. Il se compose, assure un écolier, de deux pattes de devant, de deux pattes de derrière et deux pattes de chaque côté. Derrière lui, ajoute cet enfant, il y a une queue qui devient de plus en plus petite, et puis au bout il n’y a plus rien. On ne saurait mieux peindre le chat. A condition d’ajouter la moustache. Tout le chat se trouve dans la moustache. Elle est sensible aux infrasons, à l’infrarouge et à l’ultraviolet. C’est avec elle qu’il détecte le monde, la température de la soupe, la présence des esprits, l’approche de Lucifer. Les sorcières l’amènent au sabbat.

Les chats perdus se réunissent à Montmartre. Une demoiselle âgée leur apporte à goûter. Devant le Sacré-Cœur. Ils mangent, ils regardent Paris avec sa brume et ses cheminées ; puis ils s’en vont et reviennent pour le dîner. On voit par là qu’ils aiment les grands panoramas. Mais ils n’adorent pas moins les caves. Sur les bateaux, ils voyagent dans les soutes."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
Philippe-rodolphePhilippe-rodolphe   30 novembre 2012
Homard

Le homard est un animal paisible qui devient d’un beau rouge à la cuisson. Il demande à être plongé vivant dans l’eau bouillante. Il l’exige même, d’après les livres de cuisine. La vérité est plus nuancée. Elle ressort parfaitement du charmant épisode qu’avait rimé l’un de nos confrères et qui montrait les démêlés d’un homard au soir de sa vie avec une Américaine hésitante :

Une Américaine
Était incertaine
Quant à la façon de cuire un homard.
- Si nous remettions la chose à plus tard ?…
Disait le homard
A l’Américaine.

On voit par là que le homard n’aspire à la cuisson que comme le chrétien au Ciel. Le chrétien désire le Ciel, mais le plus tard possible. Ce récit fait ressortir aussi la présence d’esprit du homard. Elle s’y montre à son avantage. Précisons de plus que le homard n’aboie pas et qu’il a l’expérience des abîmes de la mer, ce qui le rend très supérieur au chien, et décidait Nerval à le promener en laisse, plutôt qu’un caniche ou un bouledogue, dans les jardins du Palais-Royal. Enfin, le homard est gaucher. Sa pince gauche est bien plus développée que sa pince droite. A moins, toutefois, qu’il n’ait l’esprit de contradiction, et, dans ce cas, sa pince droite est de beaucoup la plus forte. De toute façon, il n’est pas ambidextre. Ou plutôt il l’est en naissant. Mais il passe sa vie misérable à se coincer les pinces dans toutes sortes de pièges. Si bien qu’il les perd constamment. Tantôt c’est l’une, tantôt c’est l’autre. Comme elles repoussent, au contraire des bras de l’homme (le bras de l’homme ne repousse jamais), la dernière en date est plus petite, si bien que le homard ressemble au célèbre empereur Guillaume II, qui avait un bras bien plus petit que l’autre. Il ne put jamais se servir également des deux mains.

Alexandre Vialatte

Et c’est ainsi qu’Allah est grand
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160

Videos de Alexandre Vialatte (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Vialatte
En partenariat avec le festival Paris en toutes lettres, la BnF accueille chaque année deux écrivains en résidence littéraire. Cette année, Emmanuelle Bayamack-Tam et Arno Bertina proposent une restitution publique de leurs travaux respectifs.
Née en 1966, Emmanuelle Bayamack-Tam a publié aux éditions P.O.L. une douzaine de romans, ainsi qu'une pièce de théâtre, Mon père m'a donné un mari (2013). Elle a reçu le prix Alexandre-Vialatte 2013 pour Si tout n'a pas péri avec mon innocence et le prix du Livre Inter 2019 pour Arcadie (2018), une fable politique et écologique. Sous le pseudonyme de Rebecca Lighieri, elle écrit également des romans plus « noirs », tels Les Garçons de l'été (2017) et Il est des hommes qui se perdront toujours (2020). En 2019, elle publie éden, son premier roman pour la jeunesse.
Pour Emmanuelle Bayamack-Tam, la fonction de la littérature est de déstabiliser. Sa langue volontairement violente et organique aborde des sujets souvent provocants. « J'écris pour déranger. À commencer par moi-même. […] La littérature qui m'intéresse est celle qui fait bouger les lignes, qui déstabilise. Je n'attends pas qu'un livre me conforte dans mes idées reçues, ni qu'il me procure une sérénité factice. Quand j'écris, dès que je sens que le lecteur s'est tranquillement installé dans l'histoire, je le malmène. Je débusque toute position confortable, et je la détruis. », déclarait-elle en 2018.
Né en 1975, Arno Bertina a publié des romans et récits très variés, mais qui ont en commun la forme de l'enquête sur sa propre « identité mobile ». Je suis une aventure (2012) est une sorte de roman picaresque dont un des protagonistes est le tennisman « Rodgeur Fédérère ». Des Châteaux qui brûlent (2017) met en scène un huis clos d'une semaine entre des salariés d'un abattoir breton en grève et le ministre de l'Industrie qu'ils séquestrent. En mars 2020, L'Âge de la première passe, récit documentaire, relate le travail mené durant trois ans auprès de prostituées congolaises mineures.
Arno Bertina se dit également « passionné par les aventures collectives » depuis son année de résidence à la Villa Médicis en 2004-2005, durant laquelle il a coécrit la « farce archéologique » Anastylose (2006). Il a ainsi participé à toutes les aventures de la constellation d'écrivains à géométrie variable (Bruce Bégout, Mathias Énard, Claro, Maylis de Kerangal, Hélène Gaudy, Oliver Rohe…) qui s'est constituée en 2004 autour de la revue et des éditions Inculte.
+ Lire la suite
autres livres classés : chroniquesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
16760 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre