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EAN : 9782264034007
200 pages
Éditeur : 10-18 (01/12/2001)
3.79/5   7 notes
Résumé :

L'étourdissant Alexandre Vialatte, qui fut le premier à introduire et traduire en France Kafka, éprouvait pour le grand écrivain autrichien une attraction toute singulière qui lui fit notamment écrire :" Qui fut exactement Kafka ? J'ai toujours cherché à ne pas le connaître, à me le rendre moi-même mystérieux. Pourquoi parler de lui ? Pourquoi lui enlever le prestige de n'être connu que comm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
alberthenri
  15 octobre 2020
Décidemment, je trouve que la prose d'Alexandre Vialatte a quelque chose de magique.
Dans le premier des textes ici réunis, il parle de neige, et voilà que je me sens nostalgique de la neige qui n'est pas tombée en Normandie l'hiver dernier.
Si il est question de neige, c'est qu'il est question d'un hiver allemand au milieu des années 20.
Vialatte est en poste dans cette Allemagne du premier après-guerre, il écrit pour un journal :" la Revue rhénane", c'est là qu'il publie ses premières traductions de Kafka, qu'il vient de découvrir, et dont il a décidé d'être "le prophète étonné".
Car, il faut le savoir, et surtout ne pas l'oublier : c'est Alexandre Vialatte qui a fait connaitre au public français et plus largement francophone, l'oeuvre si singulière de Franz Kafka.
Ce livre rassemble des textes, souvent inédits que Vialatte a consacré à l'auteur de "La métamorphose".
Ce sont des textes enthousiastes et inquiets, Vialatte craignant toujours de na pas rendre justice à l'écrivain praguois qu'il adule.
L'édition parue aux éditions "Les belles lettres", est complétée par les chroniques "Khafkaesques" déjà publiées dans différents recueils.
Lire cet ouvrage,c'est côtoyer deux grands auteurs.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
alberthenrialberthenri   15 octobre 2020
On ne devrait pas parler de Kafka ! Il y a vingt ans que je le traduis, que je me suis fait son prophète et son cheval, sa nourrice et son homme de peine…, et son lierre...et sa mauvaise herbe…
Il y a vingt ans que je ne veux pas le connaitre.
Quand une poule pond des œufs d'or (je parle d'un métal métaphorique, bien entendu !), on ne va pas lui ouvrir le ventre ! C'est un secret. On le préserve ! On le cultive ! On en parle qu'en vers latins !


"Le scandale de la bonne volonté". (1947).
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alberthenrialberthenri   23 septembre 2020
Kafka ? Tout le monde ne connait pas encore ce nom qui signifie choucas en tchèque. C'est celui d'un grand écrivain. Kafka était un dieu, mais un dieu inconnu et je m'étais fait son prophète. C'est une situation modeste que je déconseille aux jeunes gens.

"Traduit de l'inconnu" (1947)
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alberthenrialberthenri   23 septembre 2020
En 1926, quand j'ai commencé à le traduire, je croyais lancer un des princes de l'humour. Je retrouve un roi des ténèbres. Omniprésent, tentaculaire et maléfique. C'est Fantômas promu au rang de monstre sacré. Barrault et Orson Welles l'ont donné à la foule. Il n'y a plus de situation qui ne soit devenu "kafkaïenne". Si une mayonnaise rate, c'est la faute de Kafka.

"C'est kafkaïen !"
Chronique extraite de "La porte de Bath-Rabbim"
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Videos de Alexandre Vialatte (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandre Vialatte
En partenariat avec le festival Paris en toutes lettres, la BnF accueille chaque année deux écrivains en résidence littéraire. Cette année, Emmanuelle Bayamack-Tam et Arno Bertina proposent une restitution publique de leurs travaux respectifs.
Née en 1966, Emmanuelle Bayamack-Tam a publié aux éditions P.O.L. une douzaine de romans, ainsi qu'une pièce de théâtre, Mon père m'a donné un mari (2013). Elle a reçu le prix Alexandre-Vialatte 2013 pour Si tout n'a pas péri avec mon innocence et le prix du Livre Inter 2019 pour Arcadie (2018), une fable politique et écologique. Sous le pseudonyme de Rebecca Lighieri, elle écrit également des romans plus « noirs », tels Les Garçons de l'été (2017) et Il est des hommes qui se perdront toujours (2020). En 2019, elle publie éden, son premier roman pour la jeunesse.
Pour Emmanuelle Bayamack-Tam, la fonction de la littérature est de déstabiliser. Sa langue volontairement violente et organique aborde des sujets souvent provocants. « J'écris pour déranger. À commencer par moi-même. […] La littérature qui m'intéresse est celle qui fait bouger les lignes, qui déstabilise. Je n'attends pas qu'un livre me conforte dans mes idées reçues, ni qu'il me procure une sérénité factice. Quand j'écris, dès que je sens que le lecteur s'est tranquillement installé dans l'histoire, je le malmène. Je débusque toute position confortable, et je la détruis. », déclarait-elle en 2018.
Né en 1975, Arno Bertina a publié des romans et récits très variés, mais qui ont en commun la forme de l'enquête sur sa propre « identité mobile ». Je suis une aventure (2012) est une sorte de roman picaresque dont un des protagonistes est le tennisman « Rodgeur Fédérère ». Des Châteaux qui brûlent (2017) met en scène un huis clos d'une semaine entre des salariés d'un abattoir breton en grève et le ministre de l'Industrie qu'ils séquestrent. En mars 2020, L'Âge de la première passe, récit documentaire, relate le travail mené durant trois ans auprès de prostituées congolaises mineures.
Arno Bertina se dit également « passionné par les aventures collectives » depuis son année de résidence à la Villa Médicis en 2004-2005, durant laquelle il a coécrit la « farce archéologique » Anastylose (2006). Il a ainsi participé à toutes les aventures de la constellation d'écrivains à géométrie variable (Bruce Bégout, Mathias Énard, Claro, Maylis de Kerangal, Hélène Gaudy, Oliver Rohe…) qui s'est constituée en 2004 autour de la revue et des éditions Inculte.
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