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Noël Arnaud (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253144312
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 75 notes)
Résumé :
" Sexuellement, c'est-à-dire avec mon âme ", écrivit un jour Boris Vian. Si le bouleversant roman d'amour de L'Ecume des jours peut apparaître comme l'expression d'une forme de romantisme moderne, l'auteur des Cantilènes en gelée sait aussi explorer sans tartufferie les dimensions charnelles de l'amour, les ombres et les lumières du phantasme et les éclats de rire de la plaisanterie gauloise. On le découvrira ici avec ces petits chefs-d'oeuvre intitulés " La Messe e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
helhiv
  19 mars 2016
Il s'agit ici plus d'écrits grivois que pornographiques qui ne devraient plus choquer grand monde . D'ailleurs la conférence "Utilité d'une littérature érotique", sous sa forme drolatique, est tout à fait chaste. L'ouvrage est par ailleurs constitué de quelques poèmes et d'une micro-nouvelle.
Le texte de la conférence est assez brillant parce que je l'ai trouvé efficace dans ces différentes démonstrations. La première d'entre elles consiste à établir que c'est avant tout le regard et l'état d'esprit du lecteur qui qualifie l'érotisme, l'obscénité ou la pornographie d'un texte plus que son contenu. La deuxième démonstration est un constat d'hypocrisie sur l'appréciation faite des littératures de guerre ou policières (parfois extrêmement choquantes et irréalistes), jamais qualifiées de pornographiques et la littérature sexuelle ou liée à l'amour charnel qui pouvait être facilement censurée (à l'époque en tout cas). La distinction de Vian entre amour et sexe n'est cependant pas très claire. le dernier point important de la conférence est l'habileté à démonter des lieux communs sur les auteurs de littérature érotique. En premier lieu, Vian voit en Sade, non pas le maître de l'érotisme, mais un auteur plutôt médical et sans émotion. L'éclairage de Vian sur la production actuelle (plutôt audiovisuelle que littéraire) serait intéressant ...
Les poèmes semblent être des récréations (sauf peut-être Liberté) en décalage avec le brio habituel de Boris Vian.
La micro-nouvelle Drencula est, je trouve, très audacieuse, non pas tant pour son contenu "licencieux" que par la mise en scène d'une créature bisexuée et la description d'actes clairement bisexuels consentis. Ça m'a paru très en avance pour l'époque.
Ouvrage certainement pas indispensable dans une bibliographie essentielle de Boris Vian mais je suis heureuse d'avoir redécouvert la micro-nouvelle.
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MissSherlock
  11 novembre 2012
Ce livre n'est pas le meilleur de Boris Vian, à mes yeux du moins, mais il est tout de même très intéressant car il dévoile l'intérêt de Vian pour le sexe.
Cet intérêt était déjà visible dans les écrits de Vernon Sullivan mais le sexe n'était utilisé que pour enrichir la psychologie des personnages. Dans ces autres récits, signés Boris Vian, le sexe est quasi-absent aussi on pouvait se demander si Boris n''avait pas une vision adolescente de la sexualité. Les Écrits pornographiques dévoilent un homme adulte qui justifie l'utilisation du sexe dans la littérature (la conférence sur l' utilité d'une littérature érotique est à la fois bien pensée et amusante) et qui n'hésite pas à y aller de sa propre prose. "La marche du concombre" est hilarante et "Drencula" assez troublant.
L'ensemble est tout de même un peu mince et d'inégal intérêt.
A lire pour découvrir une autre facette de l'auteur...
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moravia
  01 avril 2013
Un livre donne du plaisir pour un ensemble de choses : bien sûr le texte, mais aussi l'objet livre ( la couverture, la qualité du papier, etc...).
J'ai ouvert ce livre par curiosité, mais déja la couverture bien laide ne donnait pas d'entrain à la lecture.
Et que dire du contenu ?
Rien qu'un bréviaire de carabin, au ras des paquerettes.
J'ai cherché ce livre dans ma biblio perso pour vous faire quelques citations.
Il n'y est plus et je n'ai pas eu tort de le remettre dans les cartons.Tout est faux : le titre, la couverture, le texte.
A oublier.
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Marti94
  11 novembre 2013
Un dossier dans le magazine Lire du 50ème anniversaire de la mort de Boris Vian le conseillait ; alors j'ai fait un cadeau à mon chéri et je l'ai lu pour partie. Plus grivois que pornographique, la parodie n'est pas toujours appropriée (où je n'ai pas tout compris!).
Lu en avril 2009
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MissSherlockMissSherlock   13 août 2012
Le rôle de l'écrivain est bien ingrat, d'ailleurs : car le lecteur peut à tout instant fermer le livre et le flanquer à la poubelle, ce que l'écrivain ne peut pas lui rendre avec usure. L'écrivain est dans la situation d'un muet pieds et poings liés qui ferait marcher un phonographe en poussant la manivelle avec son nez ; (libre à vous d'ailleurs d'imaginer des situations plus cornéliennes encore ; aucune ne sera exacte car en réalité l'écrivain est dans la situation de l'écrivain et le lecteur dans celle du lecteur ; c'est tout ce qu'on devrait en dire ; mais il faut compliquer un peu les choses, sans quoi les conférences perdraient leurs raisons d'être).
[dans Utilité d'une littérature érotique]
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MedelieMedelie   15 décembre 2012
Il y a un paradoxe amusant dans le fait que le gouvernement encourage par tous les moyens les citoyens à boire du cognac et à griller de l'herbe puante, et dans le même temps, arrête et condamne les satyres qui ne font en somme que tenter d'exercer une fonction parfaitement normale mais compliquée à plaisir par les préjugés et autres règlements. Ou plutôt, il n'y a pas de paradoxe ; ce sont les deux aspects d'une conspiration pour le nuisible. Car il est parfaitement sain, physiquement parlant, de se livrer avec une partenaire choisie à toutes les possibilités du joyeux mistère, selon la plaisante expression de nos pères; tandis que l'on attrape des cirrhoses à boire de l'alcool.
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LittleEmilieLittleEmilie   29 juin 2018
Disons-le franchement. On écrit pour soi, naturellement ; mais on écrit surtout pour réaliser un asservissement temporaire du lecteur, auquel celui-ci se prête toujours dès l'instant qu'il ouvre le livre, et qu'il appartient à l'auteur de mener à sa fin par le moyen de son art.
Évidemment, les moyens varient. C'est ce qui fait que l'on distingue communément la bonne littérature de la mauvaise...
Et puis les lecteurs varient aussi... C'est ce qui fait qu'il y a beaucoup plus de mauvaise littérature que de bonne.
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MedelieMedelie   15 décembre 2012
Puisque l'amour, qui est tout de même, je le répète, le centre d'intérêt de la majorité des gens sains, est barré et entravé par l'État, comment s'étonner que la forme actuelle du mouvement révolutionnaire soit la littérature érotique ?
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MedelieMedelie   15 décembre 2012
Oui, les vrais propagandistes d'un ordre nouveau, les vrais apôtres de la révolution future, future et dialectique, comme de bien entendu, sont les auteurs dits licencieux. Lire des livres érotiques, les faire connaître, les écrire, c'est préparer le monde de demain et frayer la voie de la vraie révolution.
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Vidéo de Boris Vian
Avec « le matin est un tigre » (Flammarion), Constance Joly réussit à parler de la dépression et de la maladie en choisissant l?angle du loufoque. Un premier roman qui montre que l?on peut tout dire pour peu que l?on sache choisir les mots et les métaphores.
Les médecins sont formels : la fille d?Alma est atteinte d?un cancer et il faut l?opérer. Mais la jeune mère est persuadée qu?un tout autre mal ronge la chair de sa chair depuis déjà plusieurs mois. Pour elle, pas de doute, c?est un chardon qui pousse dans la poitrine de la petite fille et la prive peu à peu de vie. À quelques heures de l?intervention chirurgicale, Alma croit savoir comment sauver son enfant par un autre moyen? Avec ce livre, Constance Joly signe un très beau et poétique moment dont le thème rappellera forcément « L?Écume des Jours » aux aficionados de Boris Vian.
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