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ISBN : 2253149217
Éditeur : Le Livre de Poche (26/06/2000)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 290 notes)
Résumé :
Que Gaya s'apprête à en épouser un autre, Francis, son ami d'enfance et amoureux d'occasion, aurait peut-être pu l'admettre à la rigueur. Mais que le fiancé lui fournisse de la drogue, non ! Surtout qu'il appartient à une drôle de bande, ce fiancé. Et qu'en plus il n'aime pas les filles. Et là, ça devient carrément louche. Parce qu'elle est d'une famille très riche, la petite Gaya. Alors il fonce, Francis. Beaucoup de bagarres, pas mal de sexe, quelques morts. Il fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  01 août 2014
Washington, années 50. Francis Deacon est très occupé à mettre les faux seins en plastique emprunté à sa maman : ce soir, son amie d'enfance, Gaya, fête ses 17 ans et son entrée dans le monde à l'occasion d'un bal costumé. A maline, malin et demi, Francis, Frances je veux dire, est bien décidé(e) à tirer son épingle du jeu en devenant la plus belle souris de la fête.
Oui mais voilà, Gaya annonce son intention de se marier avec un certain Richard, qui se met du maquillage sur le visage, alors qu'il est le seul de la soirée à ne pas être déguisé. C'est peut-être suite à cette annonce qu'elle a envie de se faire une petite piqûre dans sa chambre, alors que la fête n'est pas terminée ?
Quoiqu'il en soit, Francis décide de mener l'enquête, et quand il s'avère que c'est un clan de gouines et de tapettes qui revend sa came à Gaya, il appelle son frère Richard à la rescousse. Non mais, elles se rendent pas compte, les souris, mais ils auront besoin d'être deux pour remettre tout ce petit monde-là dans le droit chemin !
"Elles se rendent pas compte" est le quatrième roman publié par Vernon Sullivan.
Pastiche du roman noir américain (même s'il commence avec des histoires de fesses dans la haute société américaine), ce livre est à prendre au quatrième voire cinquième degré. Avant toute chose, je souhaiterai dire aux âmes sensibles de s'abstenir : sexe, drogue, violence, homophobie et humour sont au rendez-vous !! Personnellement, ce mélange de :
- machisme : "Sur qu'elle n'entend rien à la mécanique, y a pas une souris qui y comprenne quoi que ce soit, elles confondent l'admission avec l'échappement et prennent les bougies pour un éclairage de secours"
- homophobie : "Si une seule des bonnes femmes qui sont ici a jamais couché avec un homme, alors moi je suis une méduse ; et si ces gars-là taquinent le sexe opposé, Washington vendait du popcorn. Des gouines et des tatas, voilà le public…"
- mauvais gout : "Au fond, je suis sûr que ce qui lui a manqué, c'est un paternel qui lui file la trempe de temps en temps". Et encore, je ne dirais rien sur l'origine supposée et le moyen de remettre sur le droit chemin les lesbiennes croisées sur le chemin…
me fait hurler de rire (ben oui, on ne peut pas n'avoir que des lectures à la fois intelligentes et de bon gout ! non !)
Bref, tout ça, c'est juste horrible et ignoble au premier degré, mais ça me fait éclater de rire tous les deux paragraphes à peu près, et ça, c'est quand je suis en petite forme. le début est un peu comparable, dans l'écriture, à "Et on tuera tous les affreux", avec un humour potache assez irrésistible et les effets de style à la Vian ("je me réveille un beau matin de printemps, en plein mois de juillet, et ceci n'est pas si invraisemblable que ça en a l'air, car le printemps est aussi une qualité et il n'y a pas de raison pour qu'un jour de printemps ne prenne pas place à n'importe quel moment de l'année." C'est vrai quoi !). Puis le récit monte vite en tension et en action, le vocabulaire et l'écriture baissent de façon proportionnelle, avec ça et là des pauses sensuelles désopilantes, et un grand final qui, pour le coup, tombe dans le noir très noir plus vraiment drôle, excepté par son orgie… de violence (ouf !).
En tout cas, moi, quand j'ai le blues (pas le "blouse du dentiste", chanson d'un certain Boris Vian), je m'installe confortablement, je me sers un petit verre, et je passe deux heures avec ce non politiquement correct "Elles se rendent pas compte". Et c'est très efficace !!
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lecassin
  23 février 2013
On connaît tous le goût de Boris Vian pour le jazz, et pour le polar américain.
« Elles se rendent pas compte » est une émanation de cette corde « polar américain » piquée à l'arc de ce poly-artiste, qui toucha à la musique, à la peinture, à la littérature comme romancier, poète et traducteur (réel ou fictif)…chanteur, parolier, acteur, scénariste… j'en passe sans doute…
Paru en 1950, ce roman de Vernon Sullivan prétendument traduit par Boris Vian alors qu'il en est l'auteur, raconte les péripéties de deux frères, Francis et Richie, au milieu d'une bande de truands trafiquants de drogue.
Nous sommes à Washington dans les années 50. Francis Deacon, travesti en Francès pour l'occasion, participe à la soirée costumée donnée par son amie d'enfance Gaya qui lui apprend son mariage imminent. Surprise ! D'autant que le futur mari n'est autre que Richard Walcott, un trafiquant de drogue notoirement homosexuel …
Les deux frères n'auront de cesse que de comprendre les raisons de ce mariage contre nature…
Un bon polar très pastiche « Amérique des années 50 », sur fond d'homosexualité féminine. « Elles ne se rendent pas compte »… de ce qu'elles ratent, semble penser le narrateur.
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HORUSFONCK
  27 avril 2017
Boris Vian, génial touche-à-tout,avait parfaitement pigé le truc. Trousser un roman noir "hard boiled" dans la meilleure tradition américaine n'était qu' un jeu d'enfant pour l'auteur de l'écume des jours!
Le coktail "Série Noire" cher à Marcel Duhamel, Vian le concocte à sa façon: c'est corsé en sexe, ramponneaux, meurtres et retournements de situations!
Du génie yankee, vous dis-je!
Francis Deacon et son frangin Ritchie, dérouillent autant qu'ils distribuent de mandales dans leur lutte contre ce gang aussi étrange que criminel... Tout cela dans une ambiance presque bon-enfant et un tempo de chris-craft de course.
Le titre du livre, représente le leitmotiv de Deacon: "Elles se rendent vraiment pas compte..."
Un livre à lire ou à relire. Sûr.
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PiertyM
  24 mai 2018
Très dynamique! Plein d'actions, d'aventures, aussi de ral-bol pour cette jeunesse pourrie, crie clairement Boris Vian, qui se donne à la drogue, pis ces filles déraillées, elles se rendent pas compte, devenir gouines, se prennent pour des dures, se livrent aux dangers, elles se rendent pas compte! Hé bien, c'est du Vian pur jus, on y trouve de l'humour, du sexe, de l'invraisemblable, haine, vengeance, un langage plus approprié au cinéma qu'à un roman. Lu d'un trait mais je n'en garde pas un grand souvenir!
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paulmaugendre
  23 juin 2019
Convié à une soirée organisée pour les dix-sept ans de Gaya, Francis Deacon a décidé de se déguiser en femme. Et il se rend compte que tous les invités ont adopté la même idée, mais inversement.
Il a eu du mal à se transformer, empruntant de véritables faux seins, demandant à un Chinois de procéder à une séance d'épilation à la cire, se parant d'une perruque. Il est plus vrai que nature et de nombreuses femmes, dont Flo qui s'est déguisée en page, se laissent prendre à sa nouvelle identité. Même Gaya ne le reconnait pas. Francis, qui pour l'occasion se prénomme Frances, prénom dont la sonorité est approchante, en profite pour démontrer que même déguisé en femme il reste un homme, ce qui amène Flo, qui au départ pensait lutiner avec une femme, se laisse emporter par ses attributs masculins. Mais ce n'est qu'un divertissement.
Il surprend Gaya montant dans sa chambre en compagnie d'une homme qu'il ne connait pas. L'homme redescend, et Francis trouve Gaya quelques minutes plus tard dans sa salle de bain dans un état lamentable. Elle s'est droguée, quelques marques rouges de piqûres sur son bras l'attestant.
Une semaine plus tard, il reçoit une invitation de Gaya lui annonçant son prochain mariage avec un dénommé Richard Walcott, qui n'est autre que l'approvisionneur de drogue et homosexuel non déclaré. D'ailleurs Francis est convié à un repas auquel assistent outre Gaya, Walcott, un autre personnage dont le maquillage facial ne laisse guère de doute. Francis subtilise une liasse conséquente de billets, dix mille dollars ce qui peut lui fournir de l'argent de poche pour des années, dans le sac de Gaya.
Les échanges sont vifs et Francis, désirant protéger Gaya va se mettre en chasse contre les fournisseurs de drogue, Ritchie, son jeune frère qui poursuit des études de médecine, lui prêtant main forte volontiers. Seulement Francis ne sait pas où il vient de mettre les pieds. Dans une fourmilière gérée par la propre soeur de Walcott. Et le Chinois qui avait été mandé chez Francis pour épiler Ritchie, se retrouve avec un couteau planté dans le ventre, ce qui est pour le moins gênant pour enduire de cire les jambes du frérot qui est soulagé de ne pas être obligé de se voir supprimer les poils par une méthode qu'il juge barbare.
Francis ne désarme pas car il se demande pourquoi Gaya accepte un mariage contre nature, comment elle en est arrivée à se droguer, et pourquoi autant de lesbiennes et d'homosexuels gravitent autour d'elle.

Washington sert de décor à cette histoire plantée au début des années cinquante, et Vernon Sullivan, alias Boris Vian, avec humour, pastiche les romans noirs américains de l'époque.
De l'action, encore de l'action, toujours de l'action, et le pauvre Francis voit pousser sur son crâne les bosses plus rapidement que les agarics champêtres après une ondée estivale bienfaisante. Mais s'il encaisse, tout comme son frère d'ailleurs, il n'est pas égoïste et il rend les coups sans en calculer le nombre. Les morts résultant de coups de feu ou d'armes blanches ne sont pas comptabilisés, et c'est tant mieux, il faudrait une calculette. Sans oublier les courses poursuites effrénées en automobiles ou canots à moteur sur les rives du Potomac.
Mais qui dit action dit aussi scènes de libertinage, mais afin d'échapper à la censure, lorsque les ébats deviennent un peu trop chauds, un peu trop explicites, Vernon Sullivan remplace les descriptions par des points de suspension. D'ailleurs il explique dans une note en bas de page :
Les points représentent des actions particulièrement agréables mais pour lesquelles il est interdit de faire de la propagande, parce qu'on a le droit d'exciter les gens à se tuer, en Indochine ou ailleurs, mais pas de les encourager à faire l'amour.
Les digressions en forme de point de vue énoncées envers les homosexuels et les lesbiennes, ne seraient pas forcément de nos jours au goût de bon nombre de personnes bien-pensantes mais parfois hypocrites, notamment en ce qui concerne les divers qualificatifs employés. Mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'un pastiche et que les scènes de sexe ne sont décrites qu'elliptiquement ou allusivement, même celle de triolisme. Nonobstant, de lire ce genre de propos laisse un petit goût amer que ne devaient pas ressentir les lecteurs des années cinquante. Des propos misogynes qui ne sont plus de mise de nos jours. Ainsi Ritchie s'exprime ainsi à son frère, qui n'est pas en reste de mauvais esprit :
Parce que souvent les gousses, c'est des filles qui ont tourné de ce côté-là parce qu'elles étaient mal aimées. Elles sont tombées sur des types brutaux, des qui les ont blessées ou brusquées. Si on leur fait ça bien gentiment… Elles doivent y reprendre goût.
Il en a des ressources, mon petit frère. Ça m'a l'air de bien s'organiser drôlement ce boulot.
Et puis, m'envoyer une lesbienne, ça m'a toujours dit quelque chose.
Au fond, ce qu'on est en train de faire, c'est un genre d'entreprise de redressement des dévoyées.
Je suis sûr mesdames que vous apprécierez cette analyse machiste !


Lien : http://leslecturesdelonclepa..
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   21 février 2010
Seulement, sur l'escalier, il y a un nouveau genre de malabar.
Un type horrible. Il est roux, il a le crâne en pointe ; il est velu, il a l'air d'un ours ; il pèse au moins deux cents kilos et il est très méchant ; ça se voit à ses petits yeux de cochon enfoncés dans son lard.
Je reçois divers coups de tabouret dans les côtes. Rien de sérieux. Mais le gros, c'est sérieux. Il faut choisir.
Je me décide. Je redescends l'escalier. Feinte. Je me retourne brusquement, lance le sac par dessus le gros et je lui fonce entre les jambes au moment où il descend à son tour. Bon Dieu ... jamais je ne passerai. Ce gars a des cuisses comme des pattes d'éléphant. Hi ! je soulève... ça passe, c'est passé. Il dérouille. J'entends glapir, c'est Ted qui a du recevoir son ami sur le pied.
Ah ! me revoici au rez-de-chaussée. Ici, un petit ennui. Tout ce qui ressemble à une porte a l'air hermétiquement clos.
J'ai ramassé le sac à main. Voyons cette porte. Non ! il y a plus pressé. J'empoigne quelques chaises et je les expédie dans l'escalier, parce que j'ai idée que ça essaye de remonter par là. Tout se passe assez vite, il n'y a rien à dire. On n'a pas le temps de s'ennuyer.
Un lourd tabouret de chêne à la main, je cogne sur la serrure du dehors. c'est de la camelote. ça cède.
Mon crâne aussi. Je tombe dans les pommes.
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Ellane92Ellane92   02 septembre 2014
Je suis pas bigleux, je jette un petit coup d'œil dans le rétroviseur. Tiens… je croyais que c'était un homme… mais c'est une femme. Oh, ça va bien… avec une voix comme ça et une dégaine comme ça, c'est surement une nièce de cette dénommée Sapho qui écrivait des cochonneries en grec pour que personne ne les comprenne…. Un reste de pudeur quoi…
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Ellane92Ellane92   30 mars 2014
[...]je me réveille un beau matin de printemps, en plein mois de juillet, et ceci n'est pas si invraisemblable que ça en a l'air, car le printemps est aussi une qualité et il n'y a pas de raison pour qu'un jour de printemps ne prenne pas place à n'importe quel moment de l'année.
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MedelieMedelie   22 décembre 2012
Flo est là-bas au bout du jardin.
— J'ai renvoyé le chauffeur, dit-elle. Je vous reconduis moi-même, ma petite Frances.
Je lui prends la main et la serre doucement. Ça la met dans tous ses états.
— Montez vite, me dit-elle.
Je monte. Elle a une jolie voiture. Je lui donne mon adresse. Elle conduit d'une main, l'autre autour de mes épaules. Si elle était tant soit peu moins abrutie, elle se dirait peut-être que j'ai les épaules un brin larges pour une fille. Preuve qu'elle a pas beaucoup l'habitude des filles. Elle a dû lire le rapport Kinsey, se dire que tous les hommes sont des porcs, et décider de s'adonner aux joies des amours anormales avec une personne de son sexe, douce et délicate et pas dangereuse à fréquenter.
Sa bagnole s'arrête devant chez moi. Les gens qui nous verront monter ensemble vont se dire que le petit Francis ne se refuse rien... pensez... deux d'un coup... Parce qu'elle monte avec moi, naturellement.
Je vous raccompagne, me dit-elle, jusqu'à votre chambre. Je suis sûre que vous avez une chambre délicieuse.
Si elle ne s'aperçoit pas tout de suite que ma chambre est une chambre d'homme, c'est qu'elle n'a pas non plus tellement l'habitude des chambres d'hommes. Cette réflexion, contradictoire, est loin de me déplaire.
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Ellane92Ellane92   01 août 2014
Sur qu'elle n'entend rien à la mécanique, y a pas une souris qui y comprenne quoi que ce soit, elles confondent l'admission avec l'échappement et prennent les bougies pour un éclairage de secours.
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Videos de Boris Vian (90) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Vian
Extrait de "L'Automne à Pékin" de Boris Vian lu par Denis Lavant. Editions Audiolib. Parution le 9 octobre 2019.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/lautomne-pekin-9782367627694
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