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ISBN : 2253146161
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1999)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.88/5 (sur 677 notes)
Résumé :
Se réveiller tout nu dans une chambre de clinique, où l'on veut vous forcer à faire l'amour avec une très belle fille... L'aventure n'est pas banale. Surtout quand on s'appelle Rocky, que l'on est la coqueluche des demoiselles et qu'on voudrait se garder vierge jusqu'à vingt ans.
Un homme assassiné dans une cabine téléphonique, des photos d'opérations chirurgicales abominables, des courses poursuites, des coups de poing, et, au désespoir de Rocky, des filles ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Harioutz
  27 juillet 2018
Publié sous son pseudonyme de romancier américain, Vernon Sullivan, ce roman policier et d'anticipation est tout simplement jubilatoire, et Boris Vian y aborde, avec humour et légèreté, les questions de l'eugénisme et du clonage humain, en parallèle des exploits sexuels et répétés de son héros, un beau gosse nommé Rocky Beyley !
Écouté, dans ma voiture, souvent bloquée par les vacanciers sur le départ ou le retour, c'était selon, ce furent 4h20 de rires, ponctués de "non, il a osé" , accentués par l'interprétation très juste de Denis Podalydès !
A écouter absolument !
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denis76
  28 mars 2018
Que diriez-vous, Monsieur, d'être drogué, enlevé et enfermé tout nu avec une superbe femme qui cherche à vous violer ?
Rock Bailey, monsieur muscle Los Angeles, est dans cette situation.
Il arrive à s'échapper. C'est alors le polar traditionnel américain, avec alcool, voitures, filles, fusillades. Rock veut connaître le commanditaire qui fait ce trafic de beaux gosses et de filles sublimes. Surtout qu'un homme est tué et que des barbouzes recherchent activement des photos compromettantes. Devinez qui les possède ?
Que fait la police ? Avec son ami journaliste Gary, et Andy, un "chauffeur de taxi" qui n'a pas froid aux yeux, Rocky mène l'enquête....
Je me suis deux fois trompé :
1) déçu, car "les affreux" ne sont pas "les méchants" ;
2 ) agréablement surpris, car, en fin de livre, ce vulgaire polar devient hautement philosophique, sous forme de SF, et de choix de société.
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Boris Vian est un artiste, symbole de l'après-guerre libéré, fou, avec les zazous, le jazz, St Germain... C'est un génie éclectique.
Cependant, je ne suis plus fan de son écriture, que je trouve datée, insouciante, et, sans être sexiste, très désinvolte vis-à-vis des "rôles sexuels".
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Là où ça devient intéressant, c'est après, mais je ne le raconte pas ! C'est un choix philosophique de société, mais Vian traite cela avec humour, comme Charlie Chaplin dans "Le dictateur".
Simplement, je rapproche le docteur Schutz du docteur Foldingue, Josef Mengele, les lebensborn gérés par les SS pour développer la race aryenne pure, pour de vrai, quelques années avant ce roman, et on tuait tous ceux qui étaient affreux pour Hitler.
Ce livre me fait aussi fortement penser à, entre autres, "Le meilleur des mondes" ( 1932 ) d'Aldous Huxley, avec les catégories d'humains.
Il y a également un peu de Robert Ludlum, quand Mike et Rocky sont coincés par Schutz, à la fin : dans "L'alerte Ambler" ( 2005 ), le gouvernement cherche à faire passer pour fou un homme influent.
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En même temps, je ne sais pas si je rêve, mais je trouve que, sans imposer quoique ce soit, les gens sont de plus en plus beaux physiquement.
Physiquement, car éthiquement, malheureusement, il y a peu de changement : D.
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euphemie
  06 avril 2014
Savez-vous comment un jeune homme de 18 ans appelle une fille en 1948 ..." une petite", eh oui les hommes sont "grands" à cette époque.
C'est écrit comme devait parler les "jeunes" de l'époque, certainement...cela fait très "saint Germain des Prés", j'avais parfois l'impression d'entendre un reportage en noir et blanc avec Juliette Gréco dans le décor.
Le ton et le style devaient paraître très modernes à cette époque, du San Antonio sans argot.
En ce qui concernent les "prouesses" des personnages masculins....cela laisse rêveuse et rêveur aussi je pense...phantasme d'une époque ou sans la pilule, le coïtus interromptus était de rigueur, et où les hommes non mariés, se "rattrapaient" dans le sport. Eh oui, c'est bien connu, du moins à l'époque, que sport et sexe ...ça va pas ensemble. le "héros" préserve sa virginité pour garder sa "force vitale" et ainsi se faire du muscle, pour exceller dans son sport....faudrait peut être en parler à certains...
L' eugénisme, après la découverte des expériences nazi, est abordé et sa conclusion remet les "pendules" à l'heure. Il serait bon à notre époque, ou le" très beaux" , le muscle"anabolisé" et le "jeunisme" sont de mode, de conclure comme le héros : "des déesses qui couchent toutes la journée avec des types aussi beaux...elles en ont marre...les affreux on se les arrachera, je vous le dis....". Mais hélas pour nous les femmes c'est pas demain, qu'à l'instar d'un des "héros" les hommes préféreront "une secrétaire bossue avec une jambe de bois"...à oui à l'époque les secrétaires...faisaient fantasmer....et puis..on les avaient sous la main.
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araucaria
  23 novembre 2012
Livre policier captivant dont l'intrigue est très bien menée. Un livre agréable à lire. Cependant ayant été publié sous le pseudo de Vernon Sulivan, je n'y retrouve pas la patte de Boris Vian, adepte de situations déjantées et loufoques. Boris Vian a donc réussi son coup et on croirait le texte écrit par un réel écrivain américain. J'ai bien aimé cette découverte de Vernon Sulivan alias Boris Vian. Un bon polar.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Ellane92
  02 décembre 2013
Pastiche du roman noir américain et du roman d'anticipation sous couvert de critique de la société, ce petit livre plein d'actions et d'humour détonne par le sujet traité : l'eugénisme. Publié sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, ce livre est à rapprocher de "Elles ne se rendent pas compte" plutôt que de "J'irai cracher sur vos tombes" ou "Les morts ont tous la même peau", beaucoup plus sombres et provocants, ou des livres publiés sous le nom de Boris Vian.
Avec et à l'aide de son humour potache, "Et on tuera tous les affreux" traite de sujets graves sur un ton décalé. L'histoire est bien ficelée et pleine de rebondissements, la morale est sauve (enfin, si on peut dire) et, pour ceux qui apprécient, les dialogues, les digressions et les descriptions sont dignes d'un Boris Vian au meilleur de sa forme. le livre est court et se lit vite, le sourire aux lèvres, le rire jamais très loin.
Ce n'est pas un grand roman, ou un beau roman, mais c'est une lecture aisée et intelligente qui, par son traitement, amuse son lecteur. Un bon moment en perspective !
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   20 novembre 2012
Je remercie en moi-même mes parents du physique qu'ils m'ont donné, il y en a qui remercient Dieu, je sais... mais entre nous, je trouve qu'ils mêlent Dieu à des histoires auxquelles il n'a réellement rien à voir. Quoi qu'il en soit, ma mère ne m'a pas loupé... mon père non plus... après tout il y est aussi pour quelque chose.
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araucariaaraucaria   21 novembre 2012
J'ai la tête farcie, je suis couvert de bleus, je dois être affreux, j'ai les mains liées - et cette enragée s'en moque éperdument et s'amuse à me faire des crapouillettes mérovingiennes aux alentours du grand zygomatique - dans une voiture qui nous conduit chez Markus Schutz, le docteur Schutz.
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araucariaaraucaria   22 novembre 2012
J'ai gagné beaucoup d'argent en soignant des milliardaires pleins d'ulcères à l'estomac... Mais j'en ai assez... Ca m'a suffi... Chez moi, un slogan : On tuera tous les affreux... C'est amusant, n'est-ce-pas?
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denis76denis76   27 mars 2018
-- Les gens sont tous très laids, dit Schutz.... Aussi je me suis construit une rue et j'ai fabriqué des jolis passants... Chez moi, c'est un slogan : on tuera tous les affreux.
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dilou37dilou37   11 juin 2013
Prendre un coup de tête ce n'est rien. Être drogué deux fois de suite dans la même soirée, ce n'est pas trop pénible... Mais sortir prendre l'air et se retrouver dans une chambre inconnue, avec une femme, tous les deux dans le costume d'Adam et Ève, ça commence à être un peu fort. Quand à ce qui m'est arrivé ensuite...
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Vidéo de Boris Vian
?HISTOIRE, PRÉSENT, PASSÉ : LES RÉGIMES D'HISTORICITÉ? Vendredi 12 décembre 2014 à la médiathèque Louis Aragon (Martigues)
#Traversées2 : un cycle organisé par la librairie L'Alinéa (Martigues) avec les médiathèques Louis Aragon de Martigues, Boris Vian de Port-de-Bouc et Charles Rostaing de Saint-Mitre-les-Remparts les 11, 12 et 13 décembre 2014.
___ Chaque société entretient un rapport particulier avec le passé, le présent et le futur. En comparant les manières d'articuler ces temporalités, on met en évidence divers régimes d'historicité. Sous l'Ancien Régime, le passé éclaire l'avenir. Après la Révolution, la leçon vient du futur. Actuellement on observe la naissance d'un présent omniprésent. Serait-on passé insensiblement de la notion d'histoire à celle de mémoire ? ___ François Hartog est directeur d'études à l'EHESS, chaire d'historiographie antique et moderne. Il a notamment écrit Régimes d'historicité : présentisme et expériences du temps (Seuil, 2003), Évidence de l'histoire : Ce que voient les historiens (EHESS, Paris, 2005), Croire en l'histoire( Flammarion, Paris, 2013) ainsi qu?un livre d'entretiens intitulé La Chambre de veille (Flammarion, 2013 )..
+ Lire la suite
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