AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253147826
Éditeur : Le Livre de Poche (26/01/2000)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 257 notes)
Résumé :
" On est arrivés ce matin et on n'a pas été bien reçus, car il n'y avait personne sur la plage que des tas de types morts ou des tas de morceaux de types... "
Cette première phrase des Fourmis donne le ton de ce livre. Si l'on y rencontre à chaque page l'humour en coup de poing, la fantaisie verbale, l'imagination drolatique, le goût du canular qui ont fait la célébrité de Boris Vian, on dirait qu'ils visent surtout à conjurer les menaces d'un monde hostile.... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
  24 février 2013
« Les fourmis ». Un recueil de textes de jeunesse écrits entre 1944 et 1947, onze textes d'intérêt et de force assez inégales…
Un recueil de textes surtout connu par celui qui a donné son titre à l'ouvrage : « Les fourmis ». Nous sommes sur une plage qui rappelle celle du « Week-end à Zuydcoote » de Robert Merle. Tout n'est que carnage aux alentours ; camions éventrés, tanks démolis et des cadavres partout, des balles qui sifflent…
Pourquoi « Les fourmis », me direz-vous ? C'est très simple : une patrouille progresse dans cet univers d'apocalypse, et le dernier membre de cette patrouille, le narrateur, se rend compte qu'il vient de mettre le pied sur une mine ; il en a entendu le déclic sous son pied. Il sait que s'il retire son pied pour avancer, elle sautera et lui avec… Aussi retarde-t-il le moment de retirer son pied. Il finit par avoir des fourmis dans la jambe…
Rien que pour cette nouvelle d'une trentaine page, le recueil vaut la peine d'être lu, même si on n'atteint pas les sommets de « L'écume des jours » et « L'arrache coeur » qui restent mes préférés chez Vian. Il reste cette écriture inventive et décalée, peuplée de néologismes et soutenue par un solide humour…noir ; qui fait souvent rire…jaune…
Les autres textes : « Les bons élèves », « le voyage à Kohnostrov », « L'écrevisse », « le plombier », « La route déserte », « Les poissons morts », « Blues pour un chat noir », le brouillard », « L'Oie bleue », « le figurant ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
greg320i
  30 octobre 2013
Boris , le vivant Vian maintenant célèbre pour ses crachats de tombes et autres sombres méfaits Sullivanesque m'a séduit dès son apparition et l'adaptation burlesque d'histoires modernes.
Lire en profil une nouvelle mais de côté une morale , voilà le message triomphale de toute son oeuvre.
Après son recueil "Loup-garou" subtil et divin, je me tint prêt à subir ses Fourmis. Qu'en est t-il alors ?
Picotement dans les jambes, tremblement dans les bras , mon livre frémissant d'étonnement se louvoie dans le double sens comme un asticot : minutieusement, petitement mais surement , les tirades sont là , l'humour aussi : le pastiche à défaut du vrai Pastis.
Car définir les oeuvres de monseigneur Vian tient en trois mots , sinon deux , Biaiser, Ruser, ,attention au prononciations ,,
J'ergote , mais c'est plutôt pour bien vous faire sentir le fin de la situation qui en découle partout sur chaque phrases. Chez lui les mots sont une poésie , les phrases comprises comme d'autant de féeries émises à notre bonheur .
A lire tranquille, Les fourmis nous fournissent onze récits, des vertes et des pas mûres , mais aussi des vertus de murmures à retenir .Dès lors ouvrez grand les portillons mesdames-messieurs, on ne lis plus , on écoute !
Comme un orateur Boris tient la baguette d'écrivain et nous, spectateur de son talent , adorateurs.
Le conseil de la critique: Collectionner ses livres, récolter un maximum de titres, ayez foi en son génie :même si parfois une nouvelle, un roman vous est passé large au-dessus , relevez le défi , prenez le suivant et continuez à explorer le royaume littéraire de VIAN,,tout un monde à découvrir.
Car voilà un homme qui écrit comme il pense, c'est-à-dire libre, détaché et imagé dans l'esprit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          244
claudia_tros_cool
  07 septembre 2013

Boris Vian à beau avoir un style d'écriture, un univers, très spécial et bien à part, ce n'est pas pour autant que ce n'est point attrayant au contraire on peut être très vite fasciné et emporté dans son univers. La magie de Vian à opérée pour L'écume des jours que j'ai beaucoup aimée ainsi que J'irai cracher sur vos tombes. J'étais donc enthousiaste de lire autre chose de lui et pourquoi pas des nouvelles ? Je ressors de cette lecture un peu sceptique donc ma critique ne va pas forcément être positive.
En effet ce recueil contient onze nouvelles et si les trois premières commencent bien, qu'on peut y reconnaître la plume de Vian très efficace, direct, pleine d'ironie et de fantaisie avec bien sur des chutes remarquables devant lesquelles on ne peut que reconnaître la force de l'auteur, la suite n'est pas aussi excellente. La nouvelle Les fourmis qui donne le titre au recueil est pleine de sens car Vian dénonce les conditions de guerre des soldats, les massacres de la guerre, l'épuisement morale et physique et finalement la mort, dans Les bons élèves Vian critique le zèle que l'on peut mettre au travail avec bien sur une fin truffée d'ironie surprenante. le plombier est aussi pas mal mais du reste le chemin devient sinueux : les nouvelles se suivent et se ressemblent. Elles sont loufoques, gores pour la plupart et se finissent par une mort à faire grincer les dents du lecteur...l'auteur s'est surpassé dans les détails gores et histoires sans queue ni tête finissant toujours par une mort souvent ridicule.
Alors Boris Vian c'est toujours des décors étranges, des cadres spatiaux-temporels inexistants ou très spéciaux, des figures de style que seul lui à inventé, des chats qui parlent, des moeurs étranges, des métiers qui n'existent même pas, la mort utilisée à toute les sauces et banalisée etc, de sorte que l'on ressent toujours une sensation d'étrangeté, une impression d'être perdue devant un tel style, bref c'est loufoque et on aime ou pas, en l'occurrence pas cette fois-ci.
Il faudrait que quelqu'un m'explique ou Vian voulait en venir dans certaines nouvelles ou pourquoi la figure du Major revient souvent comme un signe avant-coureur de la mort des personnages. En somme un recueil très étrange, noir et caustique ou la signature de l'auteur, quelques nouvelles qui valent vraiment le coup et d'autres pas du tout, une petite déception donc, je conseillerai plutôt le format roman.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
colimasson
  12 février 2012

« Les fourmis » est le terme élégant que Boris Vian a retenu pour nous parler de la guerre. Les fourmis, ce sont celles qui parcourent les jambes de ce soldat qui ne peut plus bouger parce qu'il a marché sur une mine. Il se sait condamné et ordonne à ses camarades de continuer leur route sans lui. A travers son regard, on plonge dans l'absurdité militaire la plus totale. le ton détaché de Boris Vian n'y est pas pour rien : sa manière atroce de s'attarder sur les cruautés de la guerre en renforce l'horreur. Impossible de ne pas rire, bien sûr, à la lecture de cette nouvelle, mais le rire est malsain et n'est qu'un moyen de décompresser au milieu d'un univers qui a perdu tout son sens.
« On est arrivés ce matin et on n'a pas été bien reçus, car il n'y avait personne sur la plage que des tas de types morts ou des tas de morceaux de types, de tanks et de camions démolis. Il venait des balles d'un peu partout et je n'aime pas ce désordre pour le plaisir. »
On sent, dans cette nouvelle, que les idées qui animent alors Boris Vian sont celles que l'on retrouvera plus tard avec sa chanson du Déserteur.
Toutes les nouvelles de ce recueil ont en effet été écrites dans la jeunesse de l'écrivain, et laissent présager de ses futures oeuvres. Tout est déjà là : les thématiques de la guerre, de la musique, de l'amour, donnent leur direction à chaque nouvelle ; l'humour pince-sans-rire qui pioche dans l'absurde pour égayer ses lecteurs se trouve à chaque détour de page ; les bons mots et la verve qui font reconnaître le style de Boris Vian parmi des centaines d'autres auteurs.
Évidemment, aucune de ces nouvelles n'est à la hauteur des chefs d'oeuvre de Boris Vian que sont, par exemple L'écume des jours, L'herbe rouge ou L'arrache-coeur. Certaines pêchent un peu par la faiblesse de leur intérêt dramatique et des conversations pas toujours très mordantes, mais d'autres recèlent de vrais bijoux, que l'on déguste comme un apéritif aux oeuvres majeures de Boris Vian.

Lien : http://colimasson.over-blog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
araucaria
  27 décembre 2013
Des nouvelles teintées d'humour noir, caustiques, assez grinçantes, désabusées... Ce n'est pas mon ouvrage préféré de Boris Vian, mais cela se lit bien. Il y a des passages savoureux.
Lien : http://araucaria20six.fr/
Commenter  J’apprécie          240
Citations et extraits (55) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   25 mars 2017
En partant de la fenêtre, sur la banquette d'en face et de gauche à droite, c'étaient Jacques, Raymond, Brice et une jeune femme blonde, très jolie, Corinne. En face d'elle, il y avait un homme dont on ne connaissait pas le nom, Saturne Lamiel, et en face de Raymond, une autre femme, brune, pas très jolie, mais elle montrait ses jambes. Garamuche, elle s'appelait.
[...]
Garamuche remit sa jupe en place. On commençait à voir les attaches nickelées qu'elle s'en servait pour attacher ses bas... Elle s'arrangea pour qu'on puisse en voir autant d'un coté que de l'autre.
- Vous n'aimez pas mes jambes ? dit-elle à Brise.
- Écoutez, dit Corinne, vous vous tenez mal. On ne demande pas ces choses-là.
- Vous êtes fameuse, dit Jacques à Corinne. Si vous aviez la gueule qu'elle a, vous montreriez vos jambes aussi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          221
araucariaaraucaria   21 décembre 2013
Lune attendait en faction devant l'immeuble du Parti Conformiste. Il regardait les livres et les titres lui donnaient mal à la tête. Il ne lisait jamais que son bréviaire flique, avec les quatre mille cas de contredanse à savoir par coeur, depuis pipi dans la rue jusqu'à parler de trop à un flique. La lecture du bréviaire le mettait régulièrement en rage sitôt qu'il arrivait à la page 50, où une illustration montrait un homme en train de traverser une grande avenue en dehors des clous. Chaque fois, il crachait par terre, de dégoût, et tournait la feuille avec fureur pour se rasséréner à la vue du "bon flique" aux boutons brillants, dont le portrait suivait. Par un curieux hasard, le "bon flique" ressemblait à son camarade Paton qui faisait le pied de rat de l'autre côté de l'immeuble.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
araucariaaraucaria   22 décembre 2013
- C'est votre maison qui a fait l'installation, dis-je. Je me le rappelle avec une grande netteté.
- Je n'étais pas employé chez eux à ce moment-là, dit-il. Sans ça, je serais parti.
- Donc, dis-je, ça revient au même puisque vous seriez parti; c'est comme si vous y étiez, du moment que vous n'y étiez pas.
- En tout cas, dit-il, si je tenais le salaud d'enfant de pute à la graisse de couille de kangourou qui a foutu ce nom de Dieu de bordel de merde d'installation d'une façon aussi dégueulasse... eh bien... comme on dit, je ne lui ferais pas mes compliments.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
le_Bisonle_Bison   23 avril 2017
L'automobile, maintenant au-delà de Clermont, roulait entre deux rangées de pylônes électriques en pleine floraison qui parfumaient l'air d'une délicieuse odeur d'ozone.
En sortant de Clermont, Olivier visait soigneusement Aurillac et pouvait continuer sur sa trajectoire. N'étant plus obligé de tenir le volant, de nouveau il emprisonnait, de sa main droite, celle de Jacqueline.
Le Major humait avec délices le souffle embaumé des pylônes, le nez au vent et le chien sur ses genoux. Il chantait un blues mélancolique en tentant de calculer mentalement combien de jours on pouvait passer à Carcassonne avec vingt-deux francs.
L'opération aboutissant à la division de vingt-deux par quatre cent soixante, il eut la migraine et se désintéressa du résultat. Il décida simplement de rester un moins dans le meilleur hôtel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
annieannie   29 décembre 2010
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
Commenter  J’apprécie          1290
Videos de Boris Vian (86) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Vian
L'automne à Pékin de Boris Vian, Gaëtan & Paul Brizzi aux éditions Futuropolis
https://www.lagriffenoire.com/92171-bd-l-automne-a-pekin.html
Un récit écrit et dessiné par Gaëtan et Paul Brizzi d'après le roman de Boris Vian.
Ce sont les années 50. Angel et Anne sont ingénieurs à Paris. Ils travaillent ensemble mais n'ont pas la même ambition et leurs caractères sont plutôt opposés. Pourtant, ils sont très bons amis. Angel est un grand romantique et il pense que Rochelle, la petite amie de Anne, est la femme de sa vie. Une opportunité professionnelle (ils ont failli écraser Cornélius Onte, un ingénieur) les envoie tous les trois au milieu du désert pour participer à la construction d'une ligne de chemin de fer. Dans ce cadre propice à la révélation des identités, le destin de ces personnages hors du commun va connaître un déroulement inattendu. Angel va réaliser que Rochelle n'est pas celle qu'il croyait et qu'il était fasciné par une illusion, mais il trouvera le véritable amour chez une femme sur laquelle il n'avait pas posé le moindre regard.
Vous pouvez commander L'automne à Pékin sur le site de la librairie en ligne : www.lagriffenoire.com
+ Lire la suite
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quiz sur l'écume des jours de Boris Vian

Comment s'appelle le philosophe du roman

Jean Sol Partre
Jean Pol Sartre
Sean Pol Jartre
Pean Sol Jartre

8 questions
1998 lecteurs ont répondu
Thème : L'Ecume des jours de Boris VianCréer un quiz sur ce livre