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ISBN : 2264003383
Éditeur : 10-18 (18/09/1997)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 93 notes)
Résumé :
« Ces textes qu’on va lire, ce sont textes à voir rouge, à rire jaune, à rêver bleu. Un beau drapeau pour couronner l’édifice si Boris Vian n’avait abhorré tous ces emblèmes, et celui-là doit bien recouvrir quelque part de sinistres marchandises. Alors, pas de drapeau, mais le grand ciel de tous les jours, de toute la vie de Boris Vian : une heure d’orage le traverse et il fait noir ; une heure et il s’éclaire et l’on prend des mots, des idées bêtes à faire peur et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
michfred
  18 août 2015
Insolence vive et angoisse de mort, ironie grinçante et tendresse fleur bleue, trompette jazz et rythme de java, âme slave et salves d'âme, fantaisie débridée et engagement à toutes brides, tout Vian est dans ses chansons!
On les connaît, on les fredonne-pas toujours faciles, les airs: Vian est un musicien accompli.
Elles passent les époques et se décalent , elles gagnent une espèce d'intemporalité. On oublie que le Déserteur parle de la guerre d'Algérie: c'est l'hymne de l'objection de conscience, du refus de tuer sur ordre.
"J'suis snob " n'a pas vieilli non plus: tout au plus pourrait -on lui ajouter quelques couplets bien sentis sur les manies et modes de pensée d'aujourd'hui..
Ses chansons font sourire et rire, souvent. Avec leur petit air de ne pas se prendre au sérieux, d'être juste des plaisanteries de potache, des canulars de grand gamin farceur,avec leur air de ne pas y toucher, elles touchent, justement. Elles font penser, elles font pleurer.
Elles font peur, aussi. Et la mélodie vianesque , comme du de Falla, du Saint Saëns, fait soudain déferler une sarabande de squelettes grimaçants agités par une danse macabre:
Quand j'aurai du vent dans mon crâne
Quand j'aurai du vert sur mes osses
P'tet qu'on croira que je ricane
Mais ça sera une impression fosse
Car il me manquera
Mon élément plastique
Plastique tique tique
Qu'auront bouffé les rats
Tout Vian est dans ses chansons, Vian, enlevé trop tôt par la camarde, Vian éternellement jeune et insolent, Vian si joyeusement triste et si mélancoliquement gai..
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MissSherlock
  18 août 2012
Une cinquantaine de chansons et une dizaine de chroniques sont réunies dans ce livre indispensable pour tous les amateurs de Boris Vian. Vous connaissez la majorité de ces textes car ils ont été chantés par Vian lui-même et surtout par d'autres dont Serge Reggiani, Mouloudji, Juliette Greco, Joan Baez et même Johnny Hallyday.
J'aim' pas, La Java des Bombes atomiques, Valse jaune, J'suis snob, le Déserteur, Faut rigoler, On n'est pas là pour ce faire engueuler... Toutes ces chansons et ces textes sont drôles, impertinents, doux, tendres et parfois bouleversants ; écrits dans ce style inimitable qui fait qu'on adore (ou qu'on abhorre) Boris Vian.
Je l'adore et je ne me lasse pas de ce livre qui est toujours à portée de ma main !
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Wyoming
  08 juillet 2018
De la java des bombes atomiques au déserteur, en passant par d'autres poèmes tendres ou amers, un fabuleux recueils que ces textes et chansons de l'immense Boris Vian qui franchit les décennies et dont nous pouvons souhaiter que l'intemporalité perdure le plus longtemps possible. Il passe des messages très forts avec une grande poésie et emballe ses lecteurs ou auditeurs car il sait toucher les âmes et les coeurs.
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Pappa
  16 juin 2018
Une somme de documents pour tout les amateurs de Boris Vian.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
michfredmichfred   18 août 2015
Quand j'aurai du vent dans mon crâne

Quand j'aurai du vent dans mon crâne
Quand j'aurai du vert sur mes osses
P'tet qu'on croira que je ricane
Mais ça sera une impression fosse
Car il me manquera
Mon élément plastique
Plastique tique tique
Qu'auront bouffé les rats
Ma paire de bidules
Mes mollets mes rotules
Mes cuisses et mon cule
Sur quoi je m'asseyois
Mes cheveux mes fistules
Mes jolis yeux cérules
Mes couvre-mandibules
Dont je vous pourléchois
Mon nez considérable
Mon coeur mon foie mon râble
Tous ces riens admirables
Qui m'ont fait apprécier
Des ducs et des duchesses
Des papes des papesses
Des abbés des ânesses
Et des gens du métier
Et puis je n'aurai plus
Ce phosphore un peu mou
Cerveau qui me servit
A me prévoir sans vie
Les osses tout verts, le crâne venteux
Ah comme j'ai mal de devenir vieux.
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JcequejelisJcequejelis   20 juin 2013
Chanter [1956]

L'autobus vous passe sous le nez
Une grosse dame vous marche sur les pieds
Votre petite amie s'envole
Avec ce salaud de Paul
En laissant des cheveux plein l'évier
Au bistro, le café n'est pas bon
Au bureau, ça ne tourne par rond
Et votre meilleur copain
Au lieu d'avoir du chagrin
Il se marre et vous traite de... tsoin... tsoin... tsoin...

Ah, comme la vie serait triste
Triste, triste, triste
Ah, comme la vie serait triste
Si l'on ne pouvait pas chanter

Chantez des javas canailles
Que de gros durailles
Dansent à Robinson
Dansez des javas célestes
En tombant la veste
A Mimi Pinson

Les journaux sont pleins de cauchemars
On se tue du matin jusqu'au soir
La police est sur les dents
Celles des autres évidemment
L'honnêteté se vend au marché noir
On annonce la hausse des rognons
On dénonce la peau sur les oignons
Soyons fermes mes amis
Je ferai baisser les prix
Mais d'abord, donnez votre pognon...

Ah, comme la vie serait triste
Triste, triste, triste
Ah, comme la vie serait triste
Si l'on ne pouvait pas chanter

Chantez sur la mer calme
Sur le Père Lachaise
Et la fille Angot
Magali, viens sous la ramée
Tradition française
Chanson à gogo

On vous dit: la guerre est terminée
Célébrons le règne de la Paix
Embrassons nos agresseurs
C'est des frères et c'est des soeurs
C'est fini! On se battra plus jamais
Le lendemain, sur le coup de midi
L'oeil féroce, de gros barbus s'écrient
Mourir quand on a vingt ans
C'est un destin épatant
Tous aux armes, et sus à l'ennemi

Ah, comme la vie serait triste
Triste, triste, triste
Ah, comme la vie serait triste
Si l'on ne pouvait pas chanter

Chantez les joyeux compères
Qui déclarent la guerre
Et qui n'y vont pas
Chantez la prochaine dernière
Et les réverbères
Où on les pendra...

862 - [10/18 n° 452, p. 23]
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MissSherlockMissSherlock   18 août 2012
Le cochon est un produit cultivé tandis que le sanglier pousse tout seul. Le cochon ne s'écarte guère de sa mangeoire, où il est assuré de trouver force bonnes épluchures, et le sanglier quête à travers les bois illuminés de couleurs automnales, car il est lyrique, les glands savoureux, les racines fraîches et les amanites sanglières qui sont, comme leur nom l'indique, un champignon réservé à son usage. Le cochon a de la graisse, le sanglier du muscle. La peau du cochon est épaisse mais sensible ; celle du sanglier, hérissée de crins poussiéreux, certes mais fort nobles, résiste à des horions extrêmement sévères, voire acérés si l'on ose dire. Naturellement, le cochon mène une vie plus tranquille, dort sous un toit qui fuit le moins possible - car c'est un animal qui se vend régulièrement et une des nécessité du commerce est de présenter un produit de qualité constante, quasi normalisée - se lave parfois - il est moins sale qu'on veut le dire - et préside, lorsqu'il est vraiment devenu un très gros cochon, à des cérémonies païennes dénommées concours agricoles à l'issue desquelles après l'avoir embrassé, cajolé, décoré de la Légion d'honneur et proclamé très gros et très grand, on l'immole d'un tranche-lard perfide et on te vous le débite au cours du jour. Le sanglier finit parfois aussi misérablement sur un étal, mais jusqu'à son heure ultime, il résiste ; et il a souvent la joie posthume de se voir exposé intact avec tous ses poils, chez Chatriot ou en quelque autre lieu de luxe ; car le sanglier ne quitte guère l'empyrée. Jusqu'à son dernier jour, il lui reste la possibilité de se suicider en se lançant contre une automobile sur quelque autostrade et, si le cœur lui dit, il peut même choisir pour lieu de cette expérience un pont qui corsera son action sublime d'une belle noyade. Enfin le sanglier a une bonne réputation d'ours, c'est étrange mais c'est ainsi, et figure avantageusement au blason d'illustres familles, quand son reflet rose, le cochon n'a guère le loisir que de décorer de son effigie la vitrine d'un charcutier aussi gras que lui même.
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coco4649coco4649   23 janvier 2014
LE POLITIQUE

1

Ils ont sonné à ma porte
Je suis sorti de mon lit
Ils sont entrés dans ma chambre
Ils m’ont dit de m’habiller

Le soleil par la fenêtre
Ruisselait sur le plancher
Ils m’ont dit mets tes chaussures
On chantait sur le palier

J’ai descendu l’escalier
Entre leurs deux uniformes
Adossé à une borne
Un clochard se réveillait

Ils me donneront la fièvre
La lumière dans les yeux
Ils me casseront les jambes
À coups de souliers ferrés

Mais je ne dirai rien
Car je n’ai rien à dire
Je crois à ce que j’aime
Et vous le savez bien


2

Ils m’ont emmené là-bas
Dans la grande salle rouge
Ils m’ont parqué dans un coin
Comme un meuble... comme un chien

Ils m’ont demandé mon âge
J’ai répondu vingt-sept ans
Ils ont écrit des mensonges
Sur des registres pesants

Ils voulaient que je répète
Tout ce que j’avais chanté
Il y avait une mouche
Sur la manche du greffier

Qui vous a donné le droit
De juger votre prochain
Votre robe de drap noir
Ou vos figures de deuil

Je ne vous dirai rien
Car je n’ai rien à dire
Je crois à ce que j’aime
Et vous le savez bien


3

Ils m’ont remis dans la cage
Ils reviennent tous les jours
Ils veulent que je leur parle
Je me moque des discours

Je me moque des menaces
Je me moque de vos coups
Le soleil vient à sept heures
M’éveiller dans mon cachot

Un jour avant le soleil
Quelqu’un viendra me chercher
On coupera ma chemise
On me liera les poignets

Si vous voulez que je vive
Mettez-moi en liberté
Si vous voulez que je meure
À quoi bon me torturer

Car je ne dirai rien
Je n’ai rien à vous dire
Je crois à ce que j’aime
Et vous le savez bien


(Textes et Chansons. Ed C. Bourgois)
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WyomingWyoming   22 mai 2018
Le déserteur

Monsieur le président
Je vous fais une lettre
Que vous lirez peut-être
Si vous avez le temps.
Je viens de recevoir
Mes papiers militaires
Pour partir à la guerre
Avant mercredi soir.
Monsieur le président
Je ne veux pas la faire
Je ne suis pas sur terre
Pour tuer de pauvres gens.
C'est pas pour vous fâcher,
Il faut que je vous dise,
Ma décision est prise,
Je m'en vais déserter.

Depuis que je suis né,
J'ai vu mourir mon père,
J'ai vu partir mes frères
Et pleurer mes enfants.
Ma mère a tant souffert
Qu'elle est dedans sa tombe
Et se moque des bombes
Et se moque des vers.
Quand j'étais prisonnier,
On m'a volé ma femme,

On m'a volé mon âme,
Et tout mon cher passé.
Demain de bon matin
Je fermerai ma porte
Au nez des années mortes,
J'irai sur les chemins.

Je mendierai ma vie
Sur les routes de France,
De Bretagne en Provence
Et je dirrai aux gens:
«Refusez d'obéir,
Refusez de la faire,
N'allez pas à la guerre,
Refusez de partir.»
S'il faut donner son sang,
Allez donner le vôtre,
Vous êtes bon apôtre
Monsieur le président.
Si vous me poursuivez,
Prévenez vos gendarmes
Que je n'aurai pas d'armes
Et qu'ils pourront tirer. *

* Le poème d'origine comporte une fin différente qui a été censurée pour la chanson
"Que j'emporte des armes
Et que je sais tirer"
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Vidéo de Boris Vian
Avec « le matin est un tigre » (Flammarion), Constance Joly réussit à parler de la dépression et de la maladie en choisissant l?angle du loufoque. Un premier roman qui montre que l?on peut tout dire pour peu que l?on sache choisir les mots et les métaphores.
Les médecins sont formels : la fille d?Alma est atteinte d?un cancer et il faut l?opérer. Mais la jeune mère est persuadée qu?un tout autre mal ronge la chair de sa chair depuis déjà plusieurs mois. Pour elle, pas de doute, c?est un chardon qui pousse dans la poitrine de la petite fille et la prive peu à peu de vie. À quelques heures de l?intervention chirurgicale, Alma croit savoir comment sauver son enfant par un autre moyen? Avec ce livre, Constance Joly signe un très beau et poétique moment dont le thème rappellera forcément « L?Écume des Jours » aux aficionados de Boris Vian.
+ Lire la suite
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