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EAN : 9782264073341
456 pages
Éditeur : 10-18 (21/02/2019)
3.43/5   22 notes
Résumé :
Novembre 1966. Le commissaire Bordelli remâche son impuissance face à la disparition de Giacomo, treize ans, évanoui dans le néant à la sortie du collège. Poursuivi par ce mystère, il est prêt à suivre toutes les pistes, y compris celle que pourrait lui indiquer Amelia, une cartomancienne rencontrée chez son amie Rosa. D’ailleurs, la femme ne se trompe pas : le cadavre de l’enfant est bientôt retrouvé dans le bois d’une colline voisine, où il a apparemment été enter... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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LePamplemousse
  03 décembre 2017
Le commissaire Bordelli est un sacré bonhomme.
Il a la particularité d'être ami avec des gens rencontrés dans le cadre de son travail, mais ces derniers étaient généralement de l'autre coté des barreaux, en effet, ce sont des prostituées, des escrocs, des voleurs, des gens vivants de petites combines diverses et variées.
Cela rend ce commissaire particulièrement attachant.
Dans cette troisième enquête (qui se lit tout à fait indépendamment), le commissaire va devoir élucider la disparition d'un garçon de 13 ans, lequel sera rapidement retrouvé mort.
Cette enquête va le miner car aucun indice ne permet de comprendre ce qui s'est passé.
L'histoire se passe à Florence en 1966 et durant cette période une très grosse inondation va paralyser la ville, mettant du même coup l'enquête policière sur le mode « pause ».
Bordelli est littéralement rongé par cette disparition, il est aussi fébrile car il est amoureux.
L'ambiance de l'époque et du lieu sont particulièrement bien décrites, les sentiments de Bordelli ressortent par tous les pores de sa peau, que ce soit l'amour naissant ou l'angoisse concernant cette affaire compliquée.
L'histoire est sombre et on en ressort avec un malaise certain car la fin est loin d'être optimiste, mais on a aussi l'impression d'avoir côtoyé un homme exceptionnel.
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Herve-Lionel
  29 mars 2016
La Feuille Volante n°1026– Mars 2016
MORTE A FIRENZE (Mort à Florence) – Marco Vichi – TEA.
Nous sommes à Florence en 1966 et il ne cesse de pleuvoir ! Un petit un garçon a disparu et seule une femme l'a aperçu de sa fenêtre. Elle est formelle, il ne peut s'agir que de Giacomo Pellissari , le fils de l'avocat et bien entendu le commissaire Franco Bordelli est chargé de l'enquête. En effet, son corps a été retrouvé par un chasseur dans les montagnes boisées environnantes, et l'enfant a été assassiné et violé. Tel est le départ de cette enquête menée par le commissaire Bordelli et c'est donc un « giallo »  comme disent nos amis italiens, un roman policier. Avec pas mal de bluff, un peu de chance quand même, une simple facture de téléphone ramassée près du cadavre, un unique indice qui pourrait bien être lié à cette affaire, mais il n'est sûr de rien, va conduire ses investigations. Ce sera son seul fil d'Ariane, d'ailleurs il n'a rien d'autre. Sa bonne étoile, mais aussi ses relations vont l'aider dans ses recherches et ses souvenirs du passé vont favoriser ses investigations. Il va explorer les « trattorie » qu'il connaît bien et les bas-fonds de la communauté homosexuelle, peut-être liée à cette affaire, faire suivre un probable suspect et aboutir jusqu'à une maison où aurait bien pu être commis ce crime. Au cours de cette enquête la nostalgie du fascisme reviendra et sera peut-être la clé de l'énigme mais le lecteur n'est pas au bout de ses surprises ! Malheureusement la pluie n'arrête pas de tomber et submerge la ville et dans la nuit du 4 novembre, jour de commémoration nationale en Italie, l'Arno sort de son lit et inonde la cité. Les descriptions du déluge et de ses ravages sont particulièrement réalistes. Pourtant, cet épisode climatique fait un peu oublier l'enquête du commissaire d'autant qu'en participant aux travaux de déblaiement celui-ci rencontre une jolie femme dont bien entendu il tombe amoureux. C'est qu'il n'est plus très jeune et cette femme lui redonne de l'espoir, ou ravive ses fantasmes !
Il me plaît bien ce commissaire Bordelli, sa manière très personnelle de mener son enquête, son goût pour « Il Maggiolino »(une coccinelles VW), son passé d'ancien combattant qui revient en obsédants analepses, son attirance pour les chats, sa timidité un peu gauche et sa perpétuelle habitude de tomber amoureux des belles femmes, souvent plus jeunes que lui qu'il croise, lointaines, distantes, inaccessibles mais qu'il voudrait bien mettre dans son lit même pour une passade, lui, ce vieillissant célibataire. Il a bien dû, dans ses jeunes années être un « donnaiolo » comme disent nos amis italiens, mais maintenant cela appartient au passé, même si, cette fois, il aura sa chance, retrouvera un temps sa jeunesse, ce qui l'aidera sans doute à solutionner cette affaire qui gravite entre vice, sexe et drogue. Il n'avait pas voulu croire aux paroles de la cartomancienne mais cette liaison amoureuse qu'il espérait durable va se retourner contre lui sans qu'il y puisse rien, le laissant dans le même état que la ville, bouleversé ! A l'occasion de ce roman, le lecteur apprend connaître un Bordelli professionnel, consciencieux mais malchanceux, dépassé par les événements et les forces qui se lient contre lui, désespéré au point de tout lâcher, terrassé à la fois par l'âge, la désespérance, le destin, la certitude d'être un étranger dans ce monde où il n'a pas sa place. Il ressemble un peu à Carlo, le personnage de « l'Inquilino » [la Feuille Volante n°1023], un roman précédent. Il reste un insatisfait définitif, un peu idéaliste, une sorte d'hypocondriaque, avec son éternelle cigarette à la bouche, sa nostalgie du passé, son appétence pour la bonne nourriture et pour la « grappa », ce qui n'est peut-être qu'une manière de combattre sa mélancolie, sa solitude face à la retraite qui s'annonce, la vieillesse qui commence à le tracasser et peut-être aussi l'angoisse de la mort. Malgré la présence de Rosa il est bien seul, avec ses fantasmes féminins, ses servitudes policières du quotidien, cette enquête qui piétine, le souvenir de ses parents morts, le regard déçu qu'il promène sur la communauté humaine et toujours cette pluie, cette boue et le danger qu'ils représentent pour la ville et ses habitants.
J'ai lu ce roman dans le texte et ce que je retiens aussi ce sont ses passages humoristiques, poétiques, cette balade dans Florence, cette merveilleuse ville dont le nom évoque à la fois la beauté de la fleur et celle des femmes mais qui, malheureusement, est, à cette époque ravagée, par les inondations. J'ai aimé aussi le côté désespérément humain de ce policier malheureux. Je poursuis mon exploration personnelle de l'oeuvre de Marco Vichi et je continue à regretter que cet auteur ne soit pas encore traduit en français. Je pense pourtant qu'il en vaut la peine.
© Hervé GAUTIER – Mars 2016. [http://hervegautier.e-monsite.com ]
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Fantine
  23 mars 2018
Mort à Florence n'est peut être pas l'enquête du Commissaire Bordelli que je préfère.
Peut être est ce dû au contexte de l'époque qui veut cela, et, plus particulièrement la coulée de boue, l'inondation qu'a connu Florence en 1966, détruisant au passage un grand nombre de chefs d'oeuvre de la Renaissance, et, d'autres biens matériels.
En ce qui me concerne, j'ai trouvé que Marco Vichi avait passé beaucoup trop de temps sur cette catastrophe en la décrivant avec moult détails, et, cela au détriment de l'enquête elle même. Il est vrai que cet événement majeur pour la ville a marqué à jamais les esprits des florentins.
Mise à part ce petit bémol, le commissaire Bordelli, anti fasciste notoire (tout comme son créateur d'ailleurs) reste égal à lui même c'est à dire utilisant ses "neurones" afin de mener à bien, et, résoudre une enquête en cours au lieu de ses muscles, et, autres poursuites en voiture ainsi qu'un bon vivant, et, un séducteur invétéré devant l'eternel tout en ayant des relations, des amis peu fréquentables qu'il protège au sus de tous (collègues, hiérarchie).
Il faut reconnaître également que l'enquête en cours (enlèvement, viol, mort d'un enfant, pédophile) est assez dur, et, en rajoute une "couche" à la morosité ambiante, et, en comptant avec la présence des nostalgiques du régime fasciste.
En ce qui me concerne, j'attends la publication en français de la prochaine enquête du commissaire Bordelle. Je suis aussi curieuse de connaître le sort réservé à ce cher commissaire par Marco Vichi. Eh oui, la retraite pour lui approche à grand pas. Y aura t'il une dernière (ou plusieurs) affaire(s) criminelle(s) à résoudre et/ou continuera t'il, au delà de l'âge légal de la retraite ?
Affaire à suivre.
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JML38
  09 avril 2019
Florence, 1966, troisième enquête du commissaire Bordelli.
Cette année là la ville se retrouve sous les flots, inondée par L'Arno après de violentes pluies.
Le jeune Giacomo a disparu. Bordelli n'est pas optimiste sur cette affaire et traîne encore plus son spleen que d'habitude, tout en faisant oeuvre de salubrité publique en aidant les nombreux sinistrés. Il redouble d'ailleurs d'ardeur après avoir rencontré la belle vendeuse brune du magasin de vêtements.
Notre commissaire est de nouveau amoureux et peu optimiste également pour cette affaire là.
Heureusement qu'il peut se réfugier auprès de ses amis, Rosa l'ex-prostituée, Botta l'ex-taulard, Diotivede le médecin légiste avec qui il échange des dialogues savoureux, Toto le cuisinier, Piras son adjoint sarde fils d'un compagnon d'arme.
Bordelli soigne ses états d'âme en suivant un régime riche en bonne chère et bons vins, qui l'aide à oublier les souvenirs toujours vivaces de sa guerre.
L'enquête avance grâce à quelques concours de circonstances - dont la découverte d'une petite chatte borgne - qui amènent le commissaire à croiser la route de quelques nostalgiques d'un passé fasciste qu'il abhorre, ce qui n'arrange pas son humeur.
L'écriture de Marco Vichi est toujours très belle, son personnage principal toujours aussi touchant, mais Il ne faut pas s'attendre à un thriller époustouflant. le rythme est lent, l'ambiance un brin désabusée, à l'image d'un commissaire fatigué, qui semble avoir perdu la foi et aspire à une retraite au calme de la campagne.
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mathie36
  15 décembre 2017
Ce roman est décomposé en trois temps : la première partie est entraînante à souhait : on nous embarque dans l'Italie des années 60, nous sommes plongés directement dans l'enquête avec la découverte du corps. Digne des romans d'Agatha Christie, enfin un roman policier, vraiment policier, dont l'ambiance italienne est fascinante.
Son commissaire est très attachant, très humain, un gastronome qui plus est, mais ne se soucie pas vraiment de rester dans les “lignes”.
La seconde partie patine un peu, comme l'enquête… Mais d'un autre point de vue cela apporte du réalisme, il y a peu d'éléments, il faut faire avec, après tout sans preuve comment fait-on ? L'auteur en profite pour nous balader dans les rues de Florence dont les descriptions font rêver, j'avais l'impression d'y être. Attention également à toutes les mentions gastronomiques qui donnent une grosse envie de se goinfrer dès que l'on commence un chapitre.
Enfin, un élément nouveau va apporter un nouveau souffle et nous emmène jusqu'à la fin, j'ai eu du mal à le lâcher et j'avoue, je ne m'attendais pas que cela se termine comme cela, cela change.
D'ailleurs, je trouve qu'on parle peu / pas assez de ce roman qui mérite qu'on parle de lui !
Si vous aimez les policiers, courrez-y !
Moi, je pense que je lirais les autres tomes de cette série.
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critiques presse (1)
Actualitte   03 juillet 2018
Voilà un roman noir rondement mené et qui fait la part belle à toutes les digressions bien personnelles du commissaire (et donc très certainement de l’auteur), lequel évolue dans une Italie d’après-guerre où tous les épisodes douloureux de celle-ci ne sont pas encore cicatrisés.

Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
pchionpchion   02 décembre 2017
Bordelli secoua la tête. Entendre les propos de ce père de famille équivalait à épier par le trou de la serrure l'âme de la bourgeoisie italienne. Cela confirmait ce dont il était convaincu depuis toujours : il n'y avait rien de plus pourri que la bourgeoisie italienne, que la haute, la moyenne et la petite bourgeoisie italienne, qui s'étaient putréfiées sous le fascisme et à la Libération. Tout était horriblement simple. Les riches ne songeaient qu'à être encore plus riches, peu leur importait la marche du monde, une seule chose comptait à leurs yeux : voler et accumuler des fortunes. Ils se moquaient bien d'être gouvernés par le fascisme ou par la démocratie, ils voulaient jusque qu'on les laisse s'enrichir tranquillement. Ils étaient avides, mesquins, stupides. Ils gagnaient de l'argent grâce à des gens qu'ils méprisaient - ce qui n'avait rien de nouveau, d'ailleurs. Ils étaient hautains, gloutons, banals, obtus, ils comptaient leur argent en se léchant les doigts, s'enfermaient dans leurs villas en croyant se couper du monde, ce monde qui se traînait sous le fardeau du travail, de l'autre côté de leurs jardins. Ils étaient persuadés d'écarter la mort de la même façon et lorsque l'un d'eux s'éteignait ils se dévisageaient, les yeux écarquillés, incapables de comprendre par quel mystère leur richesse n'avait pas su les protéger.
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Polars_urbainsPolars_urbains   24 juillet 2018
En fin d’après-midi, un cambriolage dans une bijouterie du centre mit le commissariat en ébullition. Il y eu une poursuite dans la via Bolognese et la voiture des trois voleurs se renversa dans un virage. Deux d’entre eux furent tués sur le coup, le troisième expira durant son transport à l’hôpital. Les bijoux furent retrouvés et tout le monde coula des jours heureux.
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Anne578869Anne578869   18 février 2018
Peu importent les drapeaux, l'amour de la patrie, les médailles, les discours officiels, les commémorations solennelles : tuer à la guerre est une malédiction qui dure toute la vie, tuer à la guerre est normal, quand on tue à la guerre on accompli son devoir, et c'est justement pour cette raison qu'il est impossible d'oublier. Maman, je t'aurais dit toutes ces choses-là, mais tu es morte et c'est impossible maintenant. Tu as été gentille, tu es morte avant que je puisse te dire ces choses-là. Quand tu étais en vie, j'avais peur de céder à la faiblesse et de tout te raconter. Maintenant que tu es morte, je n'ai plus peur. Tu as été gentille, maman.

p. 151
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lehibooklehibook   03 août 2019
Cosa gli stava succedendo? Si era dimenticato di essereun uomo? Che aspettava a stringerla fra le braccia? Se non la baciava entre due secondi... Ci penso lei a farlo, come se fosse la casa più naturale .Si avvicino e apri le labbra. Fu un bacio delicato,all'inizio, ma poco a poco divento sempre più profondo.
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pchionpchion   02 décembre 2017
Il retraversa la ville, écrasé par l'angoisse. La boue et la désolation qu'il rencontra sur son chemin lui apparaissaient comme une émanation de son âme.
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Marco Vichi dà voce al commissario Bordelli
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