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EAN : 9782081603349
31 pages
Flammarion (10/09/1992)
4.49/5   40 notes
Résumé :
"Il s'appelait Apoutsiak, le petit-flocon de neige. Il était rond, doré et beau. Bien au chaud dans le dos de sa mère, il dormait. Au réveil, il souriait, tout frais comme un petit flocon,et, dans le fond de ses yeux noirs, des étoiles brillaient. Jamais il ne pleurait. Tout juste s'il réclamait à boire. Il tétait les yeux fermés et, du bout de ses doigts, caressait le cou de sa mère."
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
ON A PERDU APOUTSIAK

Non ce n'est pas un chien, certes nous avons appelé notre chien moujik. Mais cette fois c'est bien un livre que l'on recherche, un livre mythique.
Le père Castor lui s'y retrouve, car il vient de rééditer Apoutsiak, le petit flocon de neige écrit il y a fort longtemps par Paul-Émile Victor, il y a plus de 50 ans. Reçu en cadeau par mon épouse, ce même livre je l'ai lu à mes enfants entre 6 et 10 ans.


Attention à la nuance, il y a plus de 50 années mon épouse avait entre 5 et 10 ans, et sa grand-mère une artiste orientaliste lui a offert ce livre qui n'a pas bougé depuis, sauf que : on a perdu....
Flammarion a réédité Apoutsiak et juste ajouté un petit CD lu par l'auteur
Paul-Emile Victor.
Le plus étrange c'est de vivre avec ce livre un dialogue inter-générations. C'est ma petite fille de 6 ans qui me l'a prêté parce que nous avions perdu le Nôtre.
Et par le plus grand des hasards l'autre grand-père de ma petite fille est le dépositaire de certaines archives de Paul-Émile Victor notamment à travers les expéditions polaires que lui-même dirigeait.

Quel hasard ! le livre paraissait en août 1948, pour ma naissance.

Voici un livre merveilleusement dessiné un peu à la manière de Henri Rivière, avec des lignes fines et des aplats de couleur, où les visages révèlent une profonde émotion, des émotions saisies à la façon des dessinateurs de BD.


Nous allons suivre la vie de ce jeune esquimau depuis sa naissance jusqu'à sa mort. Il porte comme tous les enfants un prénom qui signifie quelque chose de très fort : le sien sera petit flocon de neige.


On suivra sa vie, jusqu'au moment où il quittera un soir un territoire endormi, lui "en souriant comme chaque soir. Il était bien content de laisser là sa vieille carcasse toute usée, avec ses fossettes et son sourire". Plein d'étoiles dans les yeux, il partit au paradis.
Cette phrase est aussi celle de son réveil, à sa naissance. le petit flocon de neige était rond, doré, beau au réveil, il souriait tout frais comme un petit flocon et dans le fond de ses yeux noirs des étoiles brillaient.


Pas de débats, pas de problèmes, pas de sous entendus, pas d'à priori, les territoires sur lesquels se déroule l'histoire d'Apoutsiak, sont si âpres, si difficiles, et puisque tout s'y déroule sur la glace ou sur la neige.
Il faut pour vivre, chasser. La chasse est impérative, mais avec une économie de moyens, une économie de temps, une chasse à tous les gaspillages. le sentiment qu'il ne faut rien jeter, qu'il faut tout utiliser et ne rien perdre.


Paradoxalement la vie d'Apoutsiak est une très belle suite d'actes d'écologie même si pour survivre ils doivent tuer des animaux qu'ils vénèrent, ou qu'ils adorent.
Sur leurs kayaks comme sur leurs embarcations fragiles appelées, oumiaks, faites de bois et en bordées de peaux de phoque il est impératif de revenir chargé de nourritures.
C'est un terrain extraordinaire de beauté et dans le ciel on peut voir parfois plusieurs soleils. le soleil au milieu de quatre autres soleils sont des images qui se forment parfois quand l'air a une consistance particulière appelée parhélie. Ils devaient inventer des mots à la mesure des phénomènes observés

Merveilleux périple inséré dans un cercle arctique, qui touche notre humanité, la vie de ces couples au milieu d'autres animaux en est l'expression la plus visible. Il faut être habile certes mais surtout plein d'intelligence, l'intelligence du coeur, l'intelligence des mains, l'intelligence qui sait anticiper les difficultés de demain qui sait économiser son temps et sa hardiesse.

Magnifique livre écrit par Paul- Émile Victor, encore introuvable !


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Quand mon père était enfant, le soir avant d'aller au lit, lui et ses frères et soeurs se rassemblaient devant le bureau de mon grand-père, et il leur listait l'histoire d'Apoutsiak, le petit flocon de neige. Quand j'étais enfant, mon père et ma mère nous lisaient son histoire. Et maintenant que l'une de mes tantes me l'a offert, en souvenir de son enfance, je la lirai à mon fils. Et un jour, je l'espère, il la lira à ses propres enfants.

On y découvre que le monde est grand, qu'il existe des peuples vivant très loin au nord, là où la terre est gelée et l'hiver si long, vivants de la chasse et des dons de la mer. On y voit grandir un petit enfant qui riait aux anges, devenir homme, père lui-même, chasseur, puis grand-père, vieillard. On y apprend, mais sur le moment on ne comprend pas vraiment, qu'un jour, comme lui, il faudra laisser là nos corps fatigués...
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Mon premier livre, tout premier, lu toute seule à 6 ans et demi comme une grande. Je me souviens avoir rêvé être Apoutsiak, rêvé avoir sa vie, son harpon, son traineau, son chien, sa liberté. Apoutsiak était mon héros.

6 mois plus tard, j'étais en Islande et je prenais l'avion pour l'Amérique. J'ai survolé le Groenland, la banquise de cristal brisé, si transparente sur la mer depuis le ciel, puis cette blancheur crémeuse à perte de vue comme dans le livre. Je n'ai jamais rien vu de plus beau. Et j'ai vu Apoutsiak, je l'ai vu, je vous le jure. Il était là, dans mes yeux d'enfant émerveillé. Ce livre n'est pas un livre, c'est mon livre.
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Documenté et passionnant. le Groenland et ses esquimaux comme si vous y etiez!
Deux graphies différentes correspondent à deux niveaux de lecture: un plus simple et anecdotique, pour les plus jeunes, l'autre, plus calé et ethnologique, pour les plus grands et pour pouvoir répondre à la curiosité des petits sans erreur.
De jolis dessins,oeuvre de l'auteur lui-même qui met tout son talent au service d' une belle expérience de dépaysement intelligent et respectueux.
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Apoutsiak veut dire en Inuit, "petit flocon de neige"...
Apoutsiak est un petit garçon comme les autres...sauf qu'il vit au Groenland. Il passe une enfance heureuse entouré de sa grande famille.
Il aime particulièrement jouer avec ses cousins, glisser dans la neige et s'occuper des chiens de traîneaux. Il apprend aussi à pêcher et à chasser avec son harpon.
L'hiver, toute la famille se retrouve dans la grande hutte et l'été, elle s'installe dans l'oumiak pour rejoindre d'autres terrains de chasse.
Un jour, devenu grand, il va transmettre à son tour à ses enfants tout ce qu'il a appris de ses parents.
Ainsi va la vie chez les Inuits...

Paru pour la première fois en 1948, cet album de Paul-Emile Victor est devenu un classique. C'est le premier album de la collection "Les enfants de la Terre" créée chez le Père Castor. Présenté comme un récit de voyage, l'album permet de suivre la vie quotidienne d'Apoutsiak, de sa naissance à sa mort.
Les enfants peuvent ainsi apprendre plein de choses sur la vie et les traditions des esquimaux au début du XX° siècle.

L'album a deux niveaux de lecture :
- En gros caractère, l'histoire d'Apoutsiak que l'on peut raconter dès l'âge de 4 ans aux enfants et qu'ils pourront lire facilement seuls dès 6 ans.
- En petits caractères, des informations ethnologiques détaillées sur la vie des Inuits enrichissent le texte. Les enfants rechercheront dans les images certains détails énoncés dans cette partie et apprendront ainsi facilement les coutumes et le mode de vie des esquimaux. Cette lecture est réservée aux enfants de plus de 7 ans.

On découvre le mode de vie traditionnel des Inuits, la manière intelligente dont ils préservaient la nature et la fragilité des écosystèmes, leur campement d'été et leur installation d'hiver, leurs différentes façons de chasser, leur façon de consommer sans que rien ne se perde, leurs croyances et leurs légendes...
On y voit aussi apparaître les premiers changements liés à l'arrivée des explorateurs et au contact du monde moderne, puisque il est question d'un fusil, dont ils ne se servent pas toujours...

Pour en savoir plus sur les Inuits...ou pour consulter la petite bibliographie sur ce thème...
Lien : http://bulledemanou.over-blo..
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critiques presse (1)
Lexpress
17 décembre 2018
Au fil de ces 32 pages, le fondateur des Expéditions polaires françaises narre sans tabou, mais non sans pudeur, les stades de la vie d'un Inuit - on dit alors Esquimau - jusqu'à sa mort, vieillard de 50 ans. Avec son talent d'ethnographe, l'auteur et dessinateur décrit méticuleusement les techniques corporelles et les jeux d'Apoutsiak et des siens, cette société que l'on sent, déjà, s'éteindre sous ses yeux.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Merveilleux ! ce livre, délicieusement illustré, m'a émerveillé autant que mes enfants ! L'aventure continue à vie dans notre imaginaire...
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Dans la nuit toute noire personne ne s'aperçut qu'il était bien content de laisser là, et pour longtemps sa vieille carcasse toute usée.
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De toutes ses petites dents il mordait la viande que sa mère lui donnait. Parfois elle le laissait avec son couteau à lame ronde, couper la viande de phoque ou d'ours au ras de son nez.
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A dis ans, Petit-flocon-de-neige était déjà un grand flocon...je veux dire un grand garçon.
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Il tirait les moustaches de phoque que son père ramenait de la chasse, ou tendait les mains vers la flamme de la lampe.
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Videos de Paul-Emile Victor (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul-Emile Victor
Issu de l'école Louis Lumière, Jean-Jacques Languepin se forme au métier de réalisateur lors du tournage de Karakoram (1937) de Marcel Ichac. Suite à cette expérience, il va réaliser des films éloignés des thématiques néo-coloniale et nationaliste, comme Terre de glace (1948) et Groenland : vingt mille lieues sur les glaces (1952), sous la houlette de l'explorateur Paul-Emile Victor. À travers ses films, « il cherche à être un acteur des pays en reconstruction, au sortir de la Seconde Guerre mondiale ». Son cinéma se veut à la fois curieux et bienveillant sur le monde de l'extérieur, à la manière du cinéaste anglais John Noël. Son rôle de cadreur est à dénoter dans le film À l'assaut de l'Himalaya, où il alterne des plans serrés et des plans larges de paysages montagneux. L'ascension est racontée dans son ouvrage Himalaya, passion cruelle (1955) où figure notamment un poème testament de Roger Duplat, alpiniste disparu au cours de l'expédition.
Retrouvez sur notre webmagazine Balises, le dossier "Le documentaire part à l'aventure" : https://balises.bpi.fr/dossier/le-documentaire-part-a-laventure/
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