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EAN : 9782757835128
600 pages
Points (19/02/2015)
4.36/5   7 notes
Résumé :
Après des mois passés parmi les Esquimaux, Paul-Emile Victor n'est plus un kratouna, un blanc. Aguerri à la chasse, inventeur de son propre système d'attache des chiens de traîneau, il continue néanmoins d'étudier le savoir-faire ancestral de ce peuple et retranscrit quotidiennement ses observations. De l'art bien particulier de la négociation à la répartition des fruits de la chasse se dessine en creux le portrait d'une société exceptionnellement organisée et riche... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
J'ai adoré ! Je n'avais jamais entendu parler de cet auteur avant une discussion avec un ami et je ne regrette vraiment pas. J'ai été happée par ce récit, à la fois d'aventurier mais aussi d'ethnographe (à ne pas confondre avec ethnologue). La façon qu'il a de décrire sa vie parmi les Esquimaux, sans jugement et pourtant de manière intime. C'est un livre passionnant qui nous apprend plein de choses, notamment sur le fait que les Esquimaux sont issus (ou à minima ont eu des contacts) des Indiens d'Amérique car ils ont des légendes similaires.

Les descriptions de la vie quotidienne, des techniques de chasse, de leurs expéditions rendent vivant un mode de vie encore très méconnu des Esquimaux. J'ai eu la surprise d'apprendre qu'ils ne vivent pas dans des igloos, qu'ils se déplacent en oumiaks au milieu des blocs de glace une fois l'été venu, qu'ils chassent principalement le phoque et l'ours et en été le narval (leur méthode est terrifiante entre les dangers encourus et les techniques agonisantes pour l'animal mais cela leur sert de nourriture ensuite durant plusieurs mois).

Ce livre a été un véritable régal et je me réjouis de l'avoir découvert !
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Paul-Emilie Victor raconte plus en détail son expédition qui se déroula courant 1936-1937 au Groenland parmi un groupe d'Esquimaux. Il consigne chaque information concernant la société Esquimaux, les relations au sein de leur groupe mais aussi les contacts avec l'extérieur (les autres Esquimaux et les kratouna - les blancs), les rapports entre générations, les mythes, la nourriture, la chasse.
Accompagné de Kristian, un Esquimau, il sillonne le continent blanc, photographie, dessine...
Depuis le XIXème siècle, le Groenland est un territoire autonome danois. Les Esquimaux sont pour la plupart christianisés.
Pour Paul-Emile Victor, il y a urgence : Urgence anthropologique mais aussi climatique. Les glaces du Groenland s'amenuisent et les températures s'accroissent.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
D'un coup de pagaie, il se déborde de la côte, donne un ou deux coups de pagaie pour s'en éloigner. Et presque toujours il s'arrête à ce moment.
La première des choses à laquelle il fait attention maintenant, c'est la direction du vent, d'une part, l'état du ciel, d'autre part.
Il se rendra alors à l'endroit où il a décidé de chasser. Tout le long du trajet, tout en veillant, bien entendu, car un phoque peut apparaître d'un moment à l'autre, il s'entraînera à lancer le harpon (non muni de sa pointe). Cet entraînement n'est pas autre chose qu'un entraînement sportif, et qu'un "exercice pour se chauffer les muscles".
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Pidi de Koudousouk est le cobaye de Hoygaard. Il l'a fait jeûner pendant huit jours, puis pendant trois semaines, il l'a nourri exclusivement de graisse de phoque, etc.
Pidi a passé de l'état esquimau paresseux et normal à celui de squelette marchant en s'appuyant sur des cannes, puis à celui de gros richard, gras et bien habillé, qu'il est maintenant. Il touche 40 couronnes par mois, logé et nourri, ce qui est une fortune pour lui.
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Quand on s'est aperçu une fois que la catastrophe n'existe pas, tout se simplifie.
Au physique : Il vaut mieux vivre salement et heureux que proprement et malheureux.
Au moral : Il vaut mieux vivre proprement et malheureux que salement et heureux (c'est faux car on n'est jamais heureux en vivant salement).
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Entre une vie libre, sans contrainte, passionnante, merveilleusement équilibrée - et une vie morne, triste, bête, décevante, laquelle préférez-vous ?
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L'ethnographe, c'est le collectionneur de documents.
L'ethnologue, c'est celui qui les étudie, et en tire des conclusions.
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Videos de Paul-Emile Victor (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul-Emile Victor
Issu de l'école Louis Lumière, Jean-Jacques Languepin se forme au métier de réalisateur lors du tournage de Karakoram (1937) de Marcel Ichac. Suite à cette expérience, il va réaliser des films éloignés des thématiques néo-coloniale et nationaliste, comme Terre de glace (1948) et Groenland : vingt mille lieues sur les glaces (1952), sous la houlette de l'explorateur Paul-Emile Victor. À travers ses films, « il cherche à être un acteur des pays en reconstruction, au sortir de la Seconde Guerre mondiale ». Son cinéma se veut à la fois curieux et bienveillant sur le monde de l'extérieur, à la manière du cinéaste anglais John Noël. Son rôle de cadreur est à dénoter dans le film À l'assaut de l'Himalaya, où il alterne des plans serrés et des plans larges de paysages montagneux. L'ascension est racontée dans son ouvrage Himalaya, passion cruelle (1955) où figure notamment un poème testament de Roger Duplat, alpiniste disparu au cours de l'expédition.
Retrouvez sur notre webmagazine Balises, le dossier "Le documentaire part à l'aventure" : https://balises.bpi.fr/dossier/le-documentaire-part-a-laventure/
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