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ISBN : 2955210102
Éditeur : L'astre bleu (16/03/2015)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Le dépliant publicitaire montre une belle propriété posée au bord d'un étang. Un grand parc de verdure, la campagne et les arbres autour... Ah ! les arbres...Tout est fait pour plaire à Fernand sur ce prospectus; tout est fait pour qu'il se décide enfin à s'arracher de la Salamandre et à sa charge de souvenirs... Alors, c'est par un bel après-midi d'avril qu'il arrive au Perce-neige, la maison de retraite dans laquelle il a décidé que le mènerait une dernière fois s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Colombedelesperance
  02 octobre 2015
Je ne lis pas souvent des romans de ce type, mais la gentillesse de l'auteur, le résumé, le titre et la couverture ont fait que j'avais réellement envie de lui laisser sa chance. Et comme j'ai bien fait !
Ce roman est l'histoire de Fernand, un vieux bonhomme en parfaite santé qui va décider de quitter la Salamandre (sa belle maison dans laquelle il a vécu si longtemps) pour aller s'enfermer dans une maison de retraite au doux nom de Perce-neige. La peur de la solitude et de la folie l'auront poussé sur ce chemin, à dire vrai. Mais ce nouvel environnement pourrait bien le pousser dans ses retranchements, d'autant que Fernand cherche à fuir son passé, quelque chose qui est en lui… mais qui pourrait bien le rattraper et changer totalement la situation de ceux qui peuvent l'entourer.
Lorsque j'ai commencé le roman, j'ai très vite remarqué que la plume s'avérait poétique. C'est assez rare, en fait, et pour le coup, je me perdais un peu au milieu de tous ces mots. Ça restait confus pour moi, comme si l'auteur avait eu un peu de mal à faire prendre corps à son histoire. Mais j'ai laissé filer, je sais bien que ça peut arriver et qu'avec un peu de chance, je finirais par comprendre durant la suite. Je suis heureuse de ne pas m'être trompée.
J'ai découvert un Fernand assez surprenant, un petit vieux comme on en voit rarement, qui accepte de vieillir sans trop de plaintes et qui fuit le médecin comme la peste. C'est un homme bon, imparfait mais foncièrement bon et plein d'amour. Il porte beaucoup de choses, et j'ai vite compris ce qu'il essayait de cacher, enfin, ce qui le parcourait et qu'il ne voulait plus utiliser. Je dois avouer que j'ai une position assez tranchée sur ça, mais j'ai quand même lu cette histoire avec beaucoup de plaisir parce qu'elle est très douce, porteuse avant tout d'espoir et d'appel à l'amour.
Parce qu'au final, ce n'est pas seulement l'histoire de Fernand. Fernand est le personnage central, mais il est la goutte d'huile qui permet à la machine de se remettre en branle. Et le Perce-neige a réellement besoin de lui, je peux vous le dire ! On suit à travers les yeux de cet homme si particulier son arrivée et sa découverte dans cette maison. Ces petits vieux qui se rendent malades de tristesse, de solitude et qui s'enferment sur eux-mêmes… bon sang ! Je vous assure que ça sent le vécu et que c'est aussi beau que douloureux.
On commence dans une situation quasiment désespérée, et… tout va changer. Certainement pas du jour au lendemain, et c'est bien parce que ça apporte du réalisme à l'ensemble ! Fernand est un roman qui prend son temps, qui nous balade en nous faisant aussi évoluer et qui nous fait réfléchir. Ça ouvre notre conscience sur bien des points… notamment sur les soins et l'attention que nous consacrons à nos ancêtres encore vivants.
En même temps, c'est un roman qui n'est pas un reproche : on ne nous balance pas tout sur le coin du nez, on nous montre ce qui ne va pas, tout en nous donnant envie de faire comme Fernand, de changer ce qui peut encore l'être. Peut-être pas comme lui, mais si on se prend d'affection pour lui et ses camarades, on comprend. Même sans ça, je crois que tout un chacun peut tirer quelque chose de ce bouquin.
J'ai lu ce roman d'une traite parce que j'avais un long moment d'attente, je pense toutefois qu'il serait plus agréable de prendre son temps pour le savourer, qui plus est avec une mise en page adaptée (disons que ma liseuse et moi avons failli entrer en conflit et heureusement, j'ai pu lire comme je le voulais, même si ce n'était pas le must !).
Au niveau de la plume ? Si au départ elle est très poétique, presque trop, elle devient plus naturelle et les dialogues apportent vraiment de la légèreté au bouquin, c'est très appréciable. D'autant que le réalisme est franchement de mise sur bien des points. L'écriture de Martial Victorain est donc vraiment sympathique et elle vous emportera dans cette petite histoire qui change mais qui ressemble un peu à un petit baume tranquillisant.
En conclusion, Fernand, un arc-en-ciel sous la lune est un chouette roman pour se détendre, pour arriver à voir le monde un peu autrement. On suit Fernand, un petit vieux pas comme les autres qui va faire sa mini-révolution au Perce-neige, sans être épargné par les tourments de son âge et de toute personne, je crois. Teinté de réalisme et parfois un peu de douleur, il s'agit d'un roman qui pourra vous apporter une touche de douceur et de rêve, sans qu'on file sur du surnaturel. Et même si j'ai une position assez récalcitrante par rapport à la pratique de notre héros, son grand coeur et ses actions d'amour m'auront vraiment touchée. Même la fin m'aura plu et ce n'était pas gagné !
Ce sera donc un 17/20 pour moi avec un grand merci à Martial Victorain !
Lien : http://leden-des-reves.blogs..
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Walkyrie29
  15 septembre 2015
Un roman contemporain plein d'espoir qui traite du sujet des personnages âgées et des maisons de retraite, et soulevant aussi quelques non dits encombrants et dérangeants. Une ode au courage et à la vaillance de ces personnes souvent trop vite isolées dans ces structures si peu stimulantes.
Depuis la mort de son chien, Fernand pense qu'il est temps de quitter sa chère Salamandre, lieu dit de sa petite maison au coeur de la Lozère qu'il a partagé avec sa femme Fantine décédée bien trop tôt et son fils qu'il ne voit que deux ou trois fois par an à de rares occasions. Les volets fermés, la porte close, Fernand se pose une dernière fois sur un banc avant d'embarquer à bord de sa vieille Citroën GS pour un voyage sans retour ; il confit sa propriété en viager aux mains d'un couple d'instituteur. Il roule alors vers une maison retraite « Perce-Neige » quelques centaines de kilomètres plus loin, le cadre naturelle paraît idéal pour cet amoureux de la nature. Et pourtant, à peine arrivé, Fernand déchante et se rend vite compte que les règles de l'établissement ne lui conviennent pas et que les habitants semblent tous voguer vers une fin funeste. Un jour, une autre habitante des lieux se présente à sa porte, elle se rappelle de lui, de son don pour soigner les gens et lui demande de la sauver d'une opération chirurgicale mortelle. de là, l'espoir et la vie se réveillent enfin peu à peu au Perce-Neige.
Le roman doit beaucoup à son protagoniste principal, Fernand. Ce vieil homme rempli de bonté et d'une tendresse profonde. Il respire la bonne santé pour son âge, aspire à la joie de vivre et au plaisir innocent et simple que la vie propose ; écouter le vent dans les arbres, croquer à pleine dent dans une pomme juteuse, se balader au clair de lune… Fernand se retrouve du jour au lendemain dans une maison de retraite, lieu des derniers jours de vie des personnes âgées, lieu souvent morne et triste et où la nourriture est insipide et les plaisirs inexistants. C'est la douche froide pour cet homme qui aspire à profiter de chaque jour que la vie lui offre, de profiter de ses sens et de ses membres encore vacants et des possibilités qui lui sont offertes. Grâce à la complicité du veilleur de nuit, Charles, Fernand retrouvera ses habitudes. Fernand c'est aussi l'espoir et la gentillesse incarnés et pour les autres habitants de Perce – Neige, ce personnage leur ouvre les portes d'une seconde vie tout simplement. Guérisseur aux mains magiques, il leur ouvre les yeux, les invite à profiter de la nature qui les entoure, à bouger leur vieux membres rouillés, à lire pour stimuler leur cerveau souvent endormi par des liasses de médicaments inutiles et même à voyager… C'est donc rapidement le branle bas de combat au Perce – Neige et peu à peu les employés de la structure sont décontenancés par ce revirement et cette vie éveillée par ces petits vieux abandonnés.
C'est aussi un récit plein d'humour où les petits vieux nous donnent quelques leçons de vie et nous invitent à réfléchir à ce que nous avons et dont ne nous profitons pas, mais aussi à considérer avec plus d'attentions nos aïeuls trop souvent isolés. Ainsi, une ribambelle de personnages viennent nous émouvoir et nous faire rire, le veilleur de nuit, « le petit sac de pomme de terre », la « clopinante qui ne clopinait plus », le « grinchard » ou encore le vieux tremblotant. Il s'embarque dans des situations rocambolesques et loufoques qui entraînent le lecteur à sourire de certaines situations, on imagine ces petits vieux aussi naïfs et impulsifs que des gamins. C'est une véritable renaissance pour eux.
Le tout est empreint d'une petite touche de mysticisme car Fernand a le don de magnétisme, c'est un héros magnétiseur qui puise son énergie dans la nature et dans ses balades au clair de lune. le sujet est traité de manière très intéressante. Un petit côté magique et incroyable et pourtant maintes fois prouvé, l'auteur use du sujet avec beaucoup de connaissances. Il y a donc beaucoup de magie qui se dégage de cette histoire
Du côté du style de l'auteur, c'est une écriture pleine de poésie, de jolis mots, de tendresse pour les personnages et de beaucoup de douceur. On pourra reprocher des longueurs et des descriptions peut-être trop poussées, il y a donc parfois des situations qui traînent en longueur ce qui a pour effet de ralentir la lecture. Après, c'est le genre de récit que l'on prend le temps de lire et que l'on savoure. C'est aussi parfois surréaliste, un peu idéaliste, difficile de croire en certaines situations même si on aimerait beaucoup. La fin marque cependant un retour à la réalité.
En bref, un roman que l'on prend le temps de lire, qui apporte beaucoup d'espoir et qui réveille avec beaucoup d'empathie les consciences collectives. Une jolie découverte !
Je remercie l'auteur pour m'avoir permis de découvrir son roman et son univers.
Lien : https://songesdunewalkyrie.w..
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Dromdeche
  17 juin 2016
Fernand, un arc-en-ciel sous la lune - Martial Victorain - L'astre bleu éditions
Avec beaucoup de retard, je reprends mes chroniques livresques. Elles vont donc être courtes, mais l'essentiel reste... le plaisir de la lecture et le ressenti.
Avec ce livre, ce sera facile : retourner en lecture avec Fernand est une bénédiction. Surtout dans le monde actuel. Cette lecture est un concentré d'humanité qui réchauffe le coeur, une belle leçon de vie menée avec brio et humour, ce qui ne gâche rien.
Fernand, cet homme de la terre, ancré dans sa terre, décide de quitter de sa maison pour vivre dans une autre : la maison de retraite. Au fil des chapitres, on découvre ses félures, et on comprend petit à petit ce qui a poussé cet homme à rompre le lien avec son pays. Mais loin de rester cloitré dans sa chambre et son passé, Fernand bouscule les règles, l'administration du lieu mais aussi les petits vieux... Ces petits vieux et leurs travers sont croqués avec humour par Martial Victorain, mais toujours avec bienvaillance. Impossible de ne pas sourire à la lecture de ces portraits pour qui a un jour franchi les portes d'une maison de retraite...
La maladie la plus courante ici, comme partout ailleurs, était celle du désespoir qui rongeait et s'installait lentement et sournoisement à l'intérieur de chacun. Celle qui tirait les rideaux de la renonciation enn ces lieux.
Mais le livre ne s'arrête pas à cela, à une galerie de personnages en attente du dernier jour. Une vraie révolution va secouer les murs de la batisse, une révolution joyeuse et vivante, un sursaut de vie et d'humanité...
Une lecture salutaire par les temps qui courent.
Lien : http://citajourdesyldia.cana..
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denisarnoud
  23 novembre 2015
Fernand Malicier vient de perdre son chien. Il se retrouve seul à La Salamandre, la maison dans laquelle il a passé toute sa vie d'adulte. Sa femme est morte depuis longtemps, son fils ne vient plus le voir qu'une fois par an, débordé par son travail. Ses journées sont rythmées par les enterrements des alentours, qu'il suit consciencieusement. La solitude lui pèse de plus en plus. Il a peur de perdre la tête seul avec ses "âmes fêlées". Sa décision est prise : il ne lui reste plus qu'à refermer la porte sur ses souvenirs encombrants. Sa vie, il la terminera au Perce-neige.
La suite de ma chronique sur mon blog : suivez le lien ci-dessous
Lien : http://leslecturesduhibou.bl..
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akcd
  19 juin 2016
Fernand, soixante-seize ans, ferme définitivement la porte de sa maison pour s'installer au Perce-Neige, une maison de retraite en Lozère. C'est la solitude qui le pousse à cette décision. L'accueil qui lui est réservé et l'interrogatoire médical qu'il subit le surprennent un peu. Il faut dire que Fernand est bien portant, n'a jamais pris un médicament de sa vie et n'a pas l'intention de commencer. Par ailleurs, il possède un don pour déjouer les maladies, ce qui n'est pas au goût de tout le monde, à la maison de retraite.
Couronné par le prix Claude Favre de Vaugelas 2016, Fernand est un livre d'une belle portée sociale. La question de l'accompagnement des personnes âgées y est clairement posée. Les familles assurent-elles leur part de responsabilité ? le personnel soignant ne serait-il pas trop prompt à gaver les vieux de traitements chimiques ? Martial Victorain dénonce avec virulence le commerce de la vieillesse, manne financière s'il en est. Il rappelle et hélas il semble nécessaire de le faire, que la première maladie des vieux est le désespoir et l'abandon, mieux guéris avec un peu d'attention et d'amour qu'avec tous les cachets au monde.
Ce livre d'une grande fraîcheur où chaque petit vieux est doté d'un surnom charmant est à recommander à tous les soignants. Et d'une manière générale, aux humains qui ont encore la chance d'avoir en vie des parents âgés à entourer.
Lien : https://akarinthi.com/mes-co..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
denisarnouddenisarnoud   23 novembre 2015
Fernand se sentait impuissant, pris au piège inexorable du temps qui passe, ne cessant de fixer le vert artificiel des murs comme s'il s'agissait de la surface même de cette vase dans laquelle il se sentait sombrer. Cette tapisserie finalement, à bien y regarder, n'avait aucune ressemblance avec la Limagnole. Elle en était tout son contraire même : une matière sans âme, du synthétique encollé sur des cloisons de Placoplatre n'ayant aucun histoire, ni passé ni avenir. Elle était le symbole du déguisement, de l'enfermement, un papier peint qui n'avait rien de la belle rivière sauvage libre d'un bout à l'autre ; rien de cette belle furieuse qui tord ses eaux troubles parfois et se vrille et se contorsionne souvent, se dévergonde et se fraye un chemin de vie en osant bousculer dans son jeu d'anguille des galets de fond.
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denisarnouddenisarnoud   23 novembre 2015
À abriter pendant des années les mêmes gens, à percevoir leurs mêmes odeurs, à entendre leurs mêmes voix, les maisons finissaient par prendre les habitudes de leurs locataires. Elles en étaient une sorte de doublure, un papier carbone qui, en s'imprégnant de leurs présences, décalquaient et reflétaient ainsi les sensibilités de leurs âmes. Les murs étaient chargés de souvenirs et de manies, de joies et de souffrances, de cri, de rires d'enfants et de larmes parfois, d'espoir et désespérance, de tout ce qui brode et tisse les fibres de l'existence. De cela, Fernand en était persuadé. Les maisons finissaient par ressembler à leurs occupants. Elles étaient foisonnantes de paisibles fantômes.
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