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ISBN : 2848867132
Éditeur : Lucien Souny (26/10/2018)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Un fourgon de transport de fonds est attaqué par trois hommes. Butin : un million deux cent mille euros en petites coupures qui étaient destinées à alimenter les distributeurs de billets de la région. Mais le braquage, s’il a bien réussi, prend une tournure barbare et dégénère dans ses grandes largeurs. Un vieil homme mauvais comme la gale, son fils soumis, une jeune femme indépendante et rebelle et d’autres personnes peu fréquentables mais très intéressées par le m... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  27 novembre 2018
C'est avec beaucoup de plaisir que je viens de terminer le dernier roman de Sébastien Vidal , un polar bien noir qui va nous conduire en Haute -Corrèze, là où explose une végétation luxuriante , là où la civilisation de la consommation à outrance semble ne jamais pouvoir s'imposer, là où règne une sérénité propice à la méditation , une oasis dans un monde bien violent, bien dangereux . Là haut, sur le plateau, il ne se passe jamais rien , la vie s'écoule en toute quiétude. Alors , c'est vrai,quand un fourgon transporteur de fonds vient à y circuler , c'est qu'il se passe quelque chose , quelque chose de pas normal , quelque chose d'inquiétant. Et c'est le début d'une histoire qui va nous conduire auprès de gens dont la vie se trouve soudain bouleversée, de gens dont la nature profonde va ressurgir, exacerbée par les évènements.
Sébastien Vidal est un gentil: ses descriptions de la nature sont sublimes et servent à merveille une intrigue qui est de bonne facture , même si plus en accord avec un banditisme un peu tombé en désuétude, un banditisme "à la papa", un banditisme à la Lino Ventura, je ne dis pas cela au hasard .Sebastien Vidal est un gentil :on ne naît pas truand, on le devient à cause d'une société inhumaine et impitoyable qui transforme les plus malchanceux. Sebastien Vidal est un gentil , les méchants sont punis. Sebastien Vidal est un gentil qui sait observer le monde, observer les hommes , faire vivre des personnages qui pourraient être chacun d'entre nous. Enfin,Sébastien Vidal sait écrire , a une grande culture dans de nombreux domaines et sait parsemer son récit de moultes réflexions personnelles sur la société .
J'ai beaucoup aimé ce polar noir qui m'a conduit dans une région âpre, dure mais si belle. Une région dont seul un amoureux peut savoir aussi bien décrire la beauté. Un ambassadeur de charme .
Allez en Haute-Corrèze. Paix, calme, repos, zénitude assurés. ..sauf si vous croisez un transporteur de fonds.Là ,méfiez vous...mais vous ne risquez pas grand chose , personne n'en a jamais vu...avant Sébastien Vidal.
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QuandOpheLit
  28 novembre 2018

En ouvrant Akowapa, j'ai retrouvé la plume noire mais ô combien littéraire de Sébastien Vidal et suivi Walter Brewski et sa légendaire Brera dans cette nouvelle enquête.
Chronique d'un chef d'oeuvre de littérature noire.
Sébastien m'avait déjà surprise par son style avec Carajuru, deuxième opus de sa trilogie des sentiments noirs.En effet, ses romans font partis des oeuvres de littérature noire qui mettent en valeur la langue française. Il use et abuse de toute la richesse de son vocabulaire, nous obligeant à conserver près de nous un petit larousse ou son cousin le petit robert.
Il sculpte son oeuvre à la force de ses mots et nous livre, une fois encore, un petit bijou.
L'écriture seule ne suffit pas me direz-vous, il faut aussi une bonne intrigue dans un roman policier. Là encore, c'est un sans faute. Sébastien, en ancien gendarme, dispose de l'expérience nécessaire à la construction d'une intrigue efficace. Une intrigue qui, ici, commence à rebours puisque l'histoire débute par la découverte de corps puis reprend ensuite au jour où tout a basculé : un fourgon de transport de fonds est attaqué. Mais le braquage, s'il a bien réussi, prend une tournure barbare et dégénère dans ses grandes largeurs.
Si en première lecture Sébastien nous offre une histoire sombre, a contrario il nous décrit une Corrèze lumineuse avec ces paysages où le Dieu Béton et l'Homme n'ont pas encore pris le dessus sur la nature. Une nature où il décrit chaque lever de soleil comme un tableau dont Gaïa serait elle-même le peintre. Un bel hommage à sa région et à la nature dont on sent qu'elles lui sont vitales.
Comme dans ses précédents romans, Sébastien évoque la violence des sentiments que sont la haine, l'amour, la manque, la colère... mais aussi leur complexité. Il utilise également son intrigue comme vecteur pour faire entendre ses appels : il dénonce l'échec des politiques et leur immobilisme, il décrit les non-sens existant dans la gestion des forces de sécurité intérieures et plus particulièrement celle qu'il connait le mieux : la gendarmerie. La politique du chiffre, le manque de moyens humains, l'absence de réflexion quant à des schémas d'intervention désuets.
Enfin il nous parle de ce monde "tout-connecté" qui relègue, trop souvent, au second plan, les relations humaines.
J'entends encore régulièrement que la littérature noire n'est destinée qu'au grand public, qu'elle n'est pas assez "littéraire" pour les bobos et bien-pensants qui ne jurent que par les prix prestigieux qui garnissent leurs bibliothèques. Je vous invite donc à lire Sébastien Vidal chers accros à la blanche élitiste, et à constater par vous-même que la noire est pourvoyeuse d'auteurs ô combien talentueux.
AKOWAPA est un roman puissant, un roman qui marque, un roman coup de coeur.
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soleil
  10 novembre 2018
Lorsque les employés de la société Transfonds se font braquer, que leur camion est détourné par trois malfrats, on se dit que s'ils réussissent bien leur coup, ils n'auront plus qu'à se partager les quelques 1 200 000 euros pour vivre tranquilles, peinards. Mais toujours se méfier des alliances nouées et de ceux qui se trouvent sur votre chemin.
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Si vous aimez la nature et les romans noirs/policiers, ce roman est vraiment fait pour vous. C'est bien la première fois que je vois un auteur s'attacher autant à la nature (Corrèze), à la description de la saison, du paysage, des gens du terroir, de la rudesse de la vie dans un polar. Ce procédé est bien choisi car les drames et la violence qui surgissent sur cette route et la difficulté de l'enquête sont "alourdis" par l'environnement âpre et rude :  l'importance de la forêt, de l'humidité, des routes glissantes, des feuilles qui collent, de personnages qui mènent une vie chiche, pauvre. le paysage est une composante importante de l'histoire voire un personnage qui cache bien des secrets.
Concernant le procédé de rédaction, l'auteur a choisi comme premier chapitre de décrire la dernière scène. Puis à partir de ces quelques lignes énigmatiques, nous faisons la connaissance des personnages et remontons le fil de l'histoire. J'ai apprécié l'écriture de l'auteur. 
Une très belle lecture de polar et la découverte d'un auteur dont je n'avais jamais entendu parler.
Je ne peux que vous le recommander vivement. Je suis proche du coup de coeur.
N'hésitez surtout pas !
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KatEncoreunlivre
  02 décembre 2018
Décidément je n'ai pas de chance dans mes découvertes littéraires noires en ce moment. J'ai eu quelques abandons ou plutôt des livres que je préfère mettre en attente pour le moment. Influencée par les retours, j'ai voulu lire Sébastien Vidal une référence dans la littérature noire pour son style et pour ce coté "rural" qu'il apporte à ses polars. C'est en toute confiance que je l'ai choisi pour la Masse critique Babélio sans même lire le résumé. Mais il y'a un HIC, c'est le troisième tome de sa trilogie des sentiments noirs :/ . Étant proposé par l'éditeur, je me suis dit qu'il pouvait se lire indépendamment. Oui et non ! Alors c'est un mauvais démarrage pour moi, parce que l'intrigue en elle même ne m'a pas passionnée, j'ai lu beaucoup de polar dans ce genre et j'avoue que s'il n'y avait pas eu le style remarquable et soigné de l'auteur j'aurais lâché cette histoire. J'ai vraiment beaucoup aimé le style d'écriture qui se révèle parfois poétique dans la façon de nous raconter quelque chose en toute simplicité, je dirais même qu'il peut facilement nous extirper du coté polar. S'il me fallait vanter un auteur qui redore le blason au polar sans aucun doute je citerai Sébastien Vidal pour son écriture de caractère et remarquable
Maintenant le personnage de Walter Brewski est clairement celui qui tient cette trilogie, j'ai vite compris que sa personnalité était renforcée par quelque chose de sombre  et que je n'avais pas tout les éléments pour en saisir la portée,  il me faudra repartir sur Woorara pour en savoir plus. Ce n'est pas un retour mitigé sur le livre car il tient largement les promesses sur les qualités que l'on m'a faites de cet auteur, c'est plutôt un sentiment mitigé d'avoir commencer cette trilogie par la fin, je ne pense pas qu'il aurait fallut proposer ce roman à une masse critique en fait, c'est fort dommage. Je lui attribue un 4 étoiles pour la qualité narrative, et le mélange des sentiments noirs que Sébastien Vidal retranscrit à merveille ;)  
Lien : https://encoreunlivreweb.wor..
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Tristale
  23 novembre 2018
Dernier volet de la trilogie des sentiments noirs Akowapa porte bien son nom. Il signifie "davantage" en langue Sioux/Lakota et sur bien des plans c'est un mot qui prends tout son sens.
Davantage de noirceur, avec un père et son fils enfermés dans une haine féroce, de la violence, des meurtres où l'argent du casse d'un fourgon provoque bien des convoitises.
Davantage de partage des taches avec les autres instances judiciaires pour l'adjudant Walter Brewski, qui cette fois est plus dans la réflexion, les recherches que la véritable action.
Davantage de références à la nature, personnage à part entière dans la vie rude de ce coin de Corrèze.
Sébastien Vidal sait choisir ses mots pour en premier lieu décrire une nature qu'il connait bien puisqu'il vit lui même en Corrèze. Un langage poétique et très imagé nous permet de ressentir ce qu'éprouvent les personnages qu'il s'agisse de Walt au volant de sa voiture, d'Achie blessé au lieu d'un sous bois, de Marcel consumé par haine et Norbert et Sam et Lino, bref ceux qui côtoient cette nature dans un conteste de mort, de peur et aussi un peu, d'espoir.
Une belle lecture que je vous recommande ( avec Woorara et Carajuru, ses 2 derniers romans avec Walt Brewski)
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
soleilsoleil   10 novembre 2018
Ce qui frappait c'était le silence.Car le bruit incarne le visage du monde, il est son épiderme qui distrait et empêche de voir son vrai faciès. C'est pour cela que l'humain craint la nuit depuis toujours. Parce qu'elle apporte le silence. Parce qu'elle assassine le bruit. C'est pour cette raison qu'il lui faut une source de lumière, un feu qui crépite, quelque chose qui repousse le néant et convoque le jour.
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soleilsoleil   10 novembre 2018
Au niveau de ses genoux, des capillaires rouges s'accrochaient dans les anfractuosités de la structure et montaient leurs tiges aux feuilles finement lobées vers la lumière, ce qui donnait l'idée de flammes végétales, un petit feu de fortune ayant pris vie dans les interstices rocheux.
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soleilsoleil   10 novembre 2018
Elle émit un crissement semblable à celui des pas sur la neige fraîche. Une pluie de miettes tomba sur le parquet exsangue aux interstices calfatés par de la crasse inexpugnable et malgré tout éclairci par des heures passées à cet endroit.
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Vidéo de Sébastien Vidal
Rencontre avec Sébastien Vidal
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