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Critique de delphlabibliovore


delphlabibliovore
  05 septembre 2016
Gilles Vidal nous transporte une fois de plus dans un univers bien personnel dans ses romans. Il trace un sillon dans le Noir qui le rend attachant.
J'ai retrouvé dans « le Sang des morts » », ses thèmes de prédilection tournant autour des liens maternels, la parentalité, la culpabilité et les faux-semblants.
Dans la station balnéaire de Vernais, des corps sont retrouvés, on enlève un informaticien, une femme découvre un homme mort dans sa piscine… Rien ne va plus dans cette commune habituellement sereine.

D'abord, on est frappé par la misère ordinaire des personnages. Et ils sont nombreux. Leurs destins vont se rejoindre au final.
Gilles Vidal a l'art de se faire croiser des êtres très différents. Des hommes et des femmes sont projetés dans un espace paradisiaque, ensoleillé. Ils semblent ne rien avoir de commun… Et pourtant, c'est à partir de ces improbables rencontres que le fil du polar se tisse et se détisse pour notre plus grand plaisir.
L'intrigue claque et nous assomme au fil des pages. Il y a du suspense, de l'humour et du sexe, le tout est imbriqué intelligemment.


« À la vue du puits de Chimène et de son clin d'oeil touffu, il oublia les braiments de son épouse qu'il avait essuyés une heure plus tôt et sentit une érection de tous les diables fleurir au bout de son fusil. »

Gilles Vidal fabrique son histoire un peu à la manière des cinéastes; du bon vieux cinéma français avec des seconds rôles qui donnent une saveur particulière à la banalité des événements. Une banalité qui va conduire ainsi à l'horreur absolue.

« Et enfin, Talmot-Laffont venait juste de l'appeler : c'était son banquier, qui le harcelait régulièrement pour qu'il fasse de nouveaux investissements « juteux » et « sans aucun risque »-deux qualificatifs incompatibles-, celui qu'il appelait l'homme qui murmurait à l'oreille des pigeons, celui qui avait inventé la machine à courber les bananes et dont l'honnêteté était aussi vraie qu'un billet de trois euros ».

Enfin, si Walter, un des protagonistes, écrit des romans sans intrigue, ce n'est pas le cas de ce cher GillesVidal qui nous fait encore une fois profiter de son imagination débordante!

Lien : http://delphlabibliovore.blo..
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