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ISBN : 2811211519
Éditeur : Milady (24/01/2014)

Note moyenne : 3.35/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Après avoir tenté de guérir ses fiançailles brisées avec des romans de Jane Austen, Courtney Stone se réveille non pas dans sa chambre à Los Angeles, mais dans l'antichambre d'une femme de l'Angleterre sous la Régence.

Non seulement Courtney est prisonnière de la vie d'une autre femme, mais elle est forcée de prétendre être celle-ci... Et même son amour pour les romans de Jane Austen ne l'avait pas préparé aux pots de chambres et aux calèches inconfo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Phoenicia
  12 février 2019
Etant fan de Jane Austen, j'ai été très intriguée par ce roman et sa suite, à savoir l'échange de deux corps, celui de Jane (XIXe s) avec celui de Courtney ( XXIe s). En achevant ce 1er tome, j'avoue avoir apprécié mais sans plus. I est vrai que j'ai toujours le tort d'attendre beaucoup avant de voir réellement ce que le livre me réserve...
Pour ses plus :
- le roman est très clairement chick-lit. C'est donc une lecture agréable, sans prise de tête et très prévisible...
- les chapitres sont courts, comme le roman, ce qui promet une lecture rapide comme fluide.
- l'héroïne est réellement fan de Jane Austen. Cette lecture m'a donné envie de relire un des livres de l'illustre auteure sauf que je n'en ai pas sous la main. Les parallèles avec les oeuvres sont nombreuses, volontairement, ou subtilement.
Pour ses bémols :
- l'auteure a choisi une narration interne, ce qui peut se comprendre. On est donc dans un esprit XXI ( Courtney) mais l'époque de Jane (XIXe s). Or, j'avoue avoir été agacée par les anachronismes réguliers de l'héroïne : ses choix, son langage font que l'on était clairement pas à cette époque et surtout l'entourage n'est que peu réactif à cette discordance.
- la fin est également un peu précipitée.
Par conséquent, sans pour autant être un coup de coeur, ça reste une lecture agréable. Je lirai certainement l'autre tome, même si ce ne sera pas dans la foulée.
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nekomusume
  28 mars 2014
Couvertures quasi identiques, titres différents d'un seul mot, et toujours Jane Austen dans le titre, après les Tribulations, voici les confessions d'une fan de Jane Austen.
Il s'agit du revers de l'au en pleine Angleterre de la régence. Cette fois aussi le choc culturel est bien rude: comment vivre enfermée dans un carcan de convenances d'un autre age quand on vient du XXIème siècle? Et surtout comment se faire à l'hygiène plutôt rudimentaire à l'époque?
loin d'une image glamour que pourrait nous donner certains livres de l'époque, ici on compare les inconvénients des deux époques.
J'ai trouvé que ce tome était moins intéressant que l'autre, Courtney étant beaucoup plus centrée sur elle-même et son retour éventuel à son époque que Jane qui était pleine de curiosité et était prête à comprendre et démêler la vie de Courtney.
De plus la fin m'a paru curieuse, n'allant pas de soit alors que ce n'était pas le cas dans l'autre tome.
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Melisende
  06 août 2015
Grande admiratrice de Jane Austen, Laurie Viera Rigler s'est lancée à son tour, entre deux relectures de l'oeuvre de l'anglaise, dans l'écriture de deux romans qui se veulent divertissants et ne manqueront pas de faire plaisir aux fans d'Orgueil et préjugés et compagnie.
Un voyage dans le temps sans prétention, bien documenté historiquement parlant, souvent drôle et parfois attachant. Ce n'est pas un sans faute et ce n'est pas une lecture inoubliable mais Confessions d'une fan de Jane Austen est une romance agréable à parcourir l'été, bien installé sur la chaise longue.
Le postulat de base est simple : une jeune trentenaire américaine du XXIe siècle se retrouve du jour au lendemain dans la peau d'une anglaise au début du XIXe siècle. Seulement deux siècles d'écart, mais c'est tout un quotidien auquel réapprendre à s'adapter.
Contrairement à l'héroïne de la mini-série Lost in Austen à laquelle je n'avais pas du tout réussi à m'attacher tant elle est gauche et grossière, Courtney est ici une jeune femme assez posée qui utilise son amour pour Jane Austen - et donc ses connaissances du contexte des romans - pour entrer au mieux dans la peau d'une certaine Jane Mansfield, trentenaire de bonne famille n'ayant malheureusement pas encore trouvé un mari, au grand désespoir de son acariâtre mère. Il lui faut un petit temps pour s'adapter à sa nouvelle vie, elle fait quelques petites erreurs - de langage notamment - dans les premiers temps mais elle s'en sort finalement assez bien. Et c'est crédible. Contrairement à l'héroïne de la mini-série, soi-disant immense fan de l'oeuvre d'Austen mais qui ne peut pas mettre un pied devant l'autre sans faire une bourde incommensurable.
J'ai donc pris plaisir à suivre cette américaine contemporaine dans cette Angleterre Régence. Courtney/Jane n'est pas une figure très marquante (je ne me souviendrai bientôt plus d'elle) mais elle fait partie de ces héroïnes qui parviennent à me convaincre grâce à leur caractère réfléchi et posé avec une toute petite pointe de rébellion quand il le faut. J'ai été assez touchée par son passé amoureux que l'on découvre bribe après bribe grâce à ses souvenirs du XXIe siècle. Son histoire douloureuse est peut-être un peu exagérée mais je me suis reconnue en elle (donc ce n'est pas si cliché que ça), j'ai donc compris ses doutes, ses angoisses et ses espoirs de nouveau départ dans un contexte plus ou moins rêvé.
Plus ou moins rêvé, c'est le moins que l'on puisse dire. Les romans et les adaptations fidèles de Jane Austen laissent présager quelques difficultés à la vie de l'époque mais aucun d'eux ne s'attardent sur les réels désagréments du quotidien au début du XIXe siècle... et Courtney en fait très vite les frais ! Hygiène assez approximative (quelles bonnes odeurs corporelles !), pas d'eau courante, pas de toilettes (vive le pot de chambre !), tenues vestimentaires horriblement inconfortables et impossibles à enfiler seule...
Notre pauvre héroïne fera face à une réalité historique assez bien rendue ici et comprendra avec une certaine intensité, les problèmes rencontrés par une femme au temps de Jane Austen. Un peu féministe dans l'âme, Courtney manquera de peu de créer des scandales dans cette société patriarcale et de mettre en place des syndicats pour améliorer les conditions de vie de ses domestiques. Laurie Viera Rigler s'est renseignée et s'est entourée d'historiens spécialistes, ce qui se ressent à la lecture et permet une certaine tranquillité d'esprit pour les personnes un peu tatillonnes (moi la première, je déteste lever les yeux au ciel en tombant sur un anachronisme dans un roman dit historique).
Evidemment, Courtney/Jane ne va pas se contenter de rester auprès de sa mère insupportable et de son discret père (un Mr Bennet bis), elle va devoir apparaître en société et apprendre à évoluer auprès de personnes plus ou moins connues (surtout moins pour elle, étant donné qu'elle ne possède aucun souvenir de Jane).
Si la soeur et le frère Edgeworth sont sympathiques à découvrir, la première pour sa bonhomie et sa gentillesse naturelle, le second en tant que sérieux prétendant ; ils restent tout de même assez fades. Finalement, les personnages secondaires sont assez bien croqués, agréables à côtoyer mais vraiment pas inoubliables, notamment Charles Edgeworth qui ne m'a fait ni chaud ni froid et qui manque de charisme, à mon humble avis. Dommage !
Laurie Viera Rigler offre aux fans de Jane Austen l'occasion de rencontrer la jeune femme dans le Londres de l'époque puisque son héroïne, tendant l'oreille lors d'une conversation, perçoit le nom de son auteure préférée et lui donne presque la chasse dans les rues de la capitale. La conversation est un peu décousue et je ne suis pas sûre d'avoir véritablement apprécier les réactions de miss Austen mais je remercie tout de même l'auteure, juste pour le clin d'oeil.
Le dernier point à aborder au sujet de ce premier tome relève du voyage dans le temps et de son aspect science-fiction. Les dernières pages nous offrent un semblant d'explication à ce phénomène pour le moins surprenant mais je ne suis pas sûre d'avoir tout compris, le deuxième tome baptisé Tribulations d'une fan de Jane Austen - qui prend le problème à l'envers puisque cette fois, Jane se réveille dans le corps de Courtney dans le Los Angeles du XXIe siècle - m'apportera peut-être quelques précisions. Ou peut-être pas du tout.
Peut-être qu'il faut simplement accepter les choses sans trop se poser de questions. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait lors de ma lecture de ce premier tome, laissant de côté ma curiosité, j'ai juste profité de l'aventure de Courtney dans le corps de Jane et j'ai passé un bon moment. C'est bien le principal.
Un roman para-austenien qui permet de prolonger un peu le voyage dans l'Angleterre du début du XIXe siècle. Laurie Viera Rigler est une passionnée de l'auteure, elle nous le fait sentir au fil des pages et ne manque jamais d'insérer un trait d'humour pour rendre la lecture encore plus divertissante. C'est un joli cadeau sans prétention qu'elle offre là aux admirateurs de Jane Austen.
Lien : http://bazardelalitterature...
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Demoiselle-Coquelicote
  23 juin 2014
Je continue à acheter une bonne partie des parutions para-austeniennes de Milady, même si plusieurs ont été décevantes voire carrément insoutenables (Cher Mr Darcy n'était pas extraordinaire et je n'ai pas du tout aimé les Elizabeth Aston). Il y a quelques temps j'avais donc acheté les deux romans de Laura Viera Rigler, Confessions d'une fan de Jane Austen et Tribulations d'une fan de Jane Austen. J'ai hésité par lequel commencer, et finalement je me suis décidé pour celui où une jeune femme du XXIème siècle est transportée dans le corps d'une femme vivant au XIXè.

Courtney se réveille un matin dans un lit qui n'est pas le sien, à une époque qui n'est pas la sienne, et même dans un corps qui ne ressemble pas au sien. D'abord persuadée qu'elle rêve, elle va bientôt se rendre compte qu'il n'en est rien et qu'elle vit à présent la vie d'une certaine Jane Mansfield, en 1813. Les deux jeunes femmes semblent avoir en commun leurs problèmes avec les hommes : Frank et Wes pour Courtney, Mr Edgeworth et James pour Jane. Existe-t-il un moyen pour Courtney de retrouver son XXIème siècle ?

Le roman commence alors que Courtney se réveille dans le corps de Jane. On ne la voit pas dans notre présent autrement qu'à travers certains souvenirs qu'elle nous raconte, à commencer par la trahison de son fiancé Frank qui l'a trompée avec la femme chargée de faire leur gâteau de mariage, trahison doublée par le silence que Wes, le meilleur ami de Courtney, a gardé pour couvrir Frank. le fait que sa vie normale ne soit pas au beau fixe n'empêche par Courtney de sérieusement baliser à son réveil dans le corps d'une autre. On lui parle d'une « chute à cheval » qui l'a fait dormir plusieurs jours, et pour s'assurer du retour de sa bonne santé, un « médecin » crasseux au possible ne trouve pas mieux que de lui faire une petite saignée, à laquelle elle doit consentir sous peine d'être envoyée à l'asile par Mrs Mansfield, plus démon que mère. Ça commence donc très fort... Et généralement, ça m'a bien fait rire. Il y a des passages assez triviaux, car Courtney s'aperçoit avec une certaine horreur que Jane Austen, dont elle ne cesse de relire les romans, a tu de nombreuses choses sur son époque : le manque d'hygiène, l'exploitation des domestiques, l'inconfort des vêtements... Auxquels il faut ajouter les joyeusetés sociales de rigueur, et notamment le statut de vieille fille pour une femme de trente ans non célibataire et son état quasiment sous tutelle. La messe dominicale est une épreuve toute particulière : impossible de bouger (et donc d'examiner les autres paroissiens), sermon abrutissant et moralisateur, et surtout auditoire qui se lâche allègrement. Vive les odeurs. Je le confesse de nouveau, j'ai ri plusieurs fois de bon coeur devant les comparaisons que fait Courtney (par exemple, elle comprend mieux pourquoi Mary Crawford est horrifée qu'Edmund Bertram veuille entrer dans l'Église !).

Les références aux romans de Jane Austen sont très nombreuses, on voit que l'auteure connaît le canon par coeur, et elle ne se prive pas de se faire plaisir et de nous faire rire en tordant le cou aux convenances et en faisant agir son héroïne de façon pour le moins étonnante parfois ! C'est une lecture faite pour nous détendre et qui ne prétend pas écrire du Jane Austen. C'est écrit pour ses fans, ce qui est tout différent. de ce point de vue, je trouve que c'est plutôt réussi, car on peut se retrouver dans certaines pensées ou mésaventures de Courtney, et les réflexions sur nos limites en tant que fan, quoique seulement effleurées, sont intéressantes.
Personnellement, je ne me suis pas vraiment attachée à Courtney mais je l'ai bien aimée, ce n'est pas une héroïne insupportable. Les autres personnages m'ont laissée assez indifférente en revanche, exception faite de Mr Mansfield. Je regrette de ne pas l'avoir vu davantage. Son passe-temps très particulier me l'a rendu immédiatement sympathique (et un peu comme pour Mr Bennet, on le plaint d'avoir une telle femme et donc on l'apprécie). Quant aux divers mâles de l'histoire, je n'ai pas été plus embarquée que ça. Un peu indifférente. J'ai rapidement vu où l'auteure voulait en venir, mais je dois dire que la fin, si je l'ai bien comprise, tout en étant conforme à mon idée, est surprenante dans le tour qu'elle prend. Il faudra que je papote avec des copines qui l'ont lu parce que je ne suis pas sûre d'avoir saisi ce qu'il faut !

Ce livre est le pendant de Tribulations d'une fan de Jane Austen, où l'on suit Jane dans le corps de Courtney. Je suis curieuse de le lire pour terminer de remettre l'histoire en ordre, parce qu'il manque quelques bouts. L'auteure a joué finement son coup en ne donnant pas toutes les réponses et en nous intriguant suffisamment sur le personnage de Jane pour qu'on veuille avoir sa version des choses. Confessions étant raconté par Courtney à la première personne, j'imagine que Tribulations en fera de même avec Jane.

Ça n'a rien d'extraordinaire, il faut se l'avouer. Les explications sont plutôt faciles, les péripéties aussi, mais ça se lit facilement, ça ne m'a pas ennuyée, et ça change des dernières austeneries que j'ai lues. Certains passages m'ont moins plu (notamment celui à Londres). Je pense lire Tribulations bientôt, en espérant y trouver la même détente, mais sans grandes attentes. Je pense qu'ensuite je repartirai sur une austenerie plus proche des romans originaux, maintenant que j'ai vraiment lu toutes les oeuvres de fiction de Jane Austen.
Lien : http://sans-grand-interet.co..
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cats26
  01 juin 2016
Le rêve de toute fan de Jane Austen ou de lectrice de romances historiques : se retrouver dans la peau d'un personnage de l'époque victorienne.
C'est ce qui arrive à Courtney Stone catapultée dans le corps et une partie de l'esprit de Jane Mansfield, fille d'un hobereau de campagne.
Ce roman est le pendant de « Tribulations d'une fan de Jane Austen » et je pense que ce dernier devait être avant l'autre. Je les ai lus dans le désordre ; c'est peut-être la raison pour laquelle j'ai moins aimé celui-ci par rapport à celui narrant les aventures de Jane au XXIème siècle qui avait tout à redécouvrir, alors que pour Courtney le « choc culturel » est moins important.
Cependant, elle découvre l'envers des images d'Epinal victoriennes : l'odeur et le manque d'hygiène.
le personnage insiste beaucoup là-dessus pour faire réaliste mais comme cela reste une fiction plaisante et non un roman historique réaliste, ce sont presque les seuls aspects mis en avant.
On a ainsi le pittoresque d'une journée à broder, des repas aux chandelles (on ne devait pas voir grand-chose ou s'il y en avait beaucoup pour bien éclairer, je ne vous dis pas l'odeur et la chaleur! Et l'impact d'un régime alimentaire essentiellement carné!), la lecture des éditions originales des deux oeuvres de Austen parues (que l'héroïne lit et relit).
En fait, on se dit que le personnage est bien content de son sort, semblant montrer que la vie au XIXème siècle est moins compliquée que celle du XIXème siècle.
C'est ce que pense probablement le public-cible de la série dans une sorte de nostalgie (« c'était mieux avant ») que je ne partage pas, même si je n'ai pas boudé mon plaisir à ces aventures victoriennes.
Le canevas est celui des romans de Austen : vie tranquille à la campagne, un voisin qui se révèle être un soupirant, l'importance des rumeurs et du qu'en-dira-t-on, l'amie généreuse, le séjour à Bath, celui à Londres (et cerise sur le gâteau, une rencontre avec Jane Austen elle-même).
L'auteur a très bien recyclé tous les éléments austéniens mais on ne peut pas dire que son personnage fasse grand chose de son bagage XXIème siècle, de son mode de pensée notamment. Mon féminisme a frémis à l'acceptation passive de sa situation par Courtney ; c'est sûr que c'est plus confortable et que c'est surtout sa romance avec Edgeworth qui est au coeur du roman mais quand même...
Tout cela pour dire que j'ai préféré le tome deux à celui-ci.
Deux étoiles et demie.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
ptitelily01ptitelily01   06 septembre 2014
D’un autre côté, tout cela va bien se terminer un jour, non ? Où qu’elle se trouve, je suis sûre que la vraie Jane est tout aussi impatiente que moi de retrouver sa vraie vie. Alors en attendant, pourquoi ne pas me détendre, profiter de cette chance de pouvoir vivre dans un autre corps à une autre époque – celle de Jane Austen, rien de moins- et avoir la ferme conviction que je vais bientôt réintégrer ma vie ? De toute façon, qu’ai-je à espérer d’une journée lambda ? Un petit déjeuner solitaire ? Compter les heures au bureau ? Des programmes télévisés pitoyable pour remplir mes soirées ? Ou peut-être un dîner avec Paule, qui depuis quelque temps est une vraie pompeuse d’énergie ? Tôt ou tard, je retrouverai ma vie, avec ma vaisselle sale et mon réfrigérateur vide. Au moins, dans ce monde, quelqu’un fait les courses et le ménage à ma place.
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Nono19Nono19   20 avril 2014
je comprends, comme me l'ont déjà appris mes innombrables lectures des six romans de Jane Austen, pourquoi les enfants ne se lassent jamais d'écouter les mêmes histoires. Il y a un aspect réconfortant dans cette familiarité et dans le fait de savoir avec certitude que tout va bien se terminer, qu'Elizabeth et Mr Darcy vont vivre ensemble à Pemberley, qu'Anne Elliot va percer l'âme du capitaine Wentworth et que Mr Elton va devoir finir ses jours auprès de sa cara sposa.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2014
Utiliser les ustensiles dentaires d’une autre personne n’est que le moindre des désagréments. La poudre dentaire qui, lorsque j’ajoute un peu d’eau, se transforme en une sorte de pâte crayeuse salée, ne me donne pas seulement un haut-le-cœur, mais aussi l’impression que mes dents ont été récurées avec un décapant surpuissant. Qu’est-ce que je ne donnerais pas pour un dentifrice mentholé et fluoré ! Mais je repense aux dents jaunâtres du médecin et me mets à brosser de plus belle.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2014
Mon bonheur est si grand et si parfait qu’il me faut trouver un moyen de le préserver, ne serait-ce qu’avec de l’encre et du papier. Je sais que je relirai ces pages quand je serai vieille et que la mémoire commencera à me faire défaut. Je serai alors heureuse d’avoir un jour pris le temps de coucher par écrit ce merveilleux sentiment, de sorte que la femme âgée que je serai puisse le revivre et se remémorer ainsi le printemps de sa vie.
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rkhettaouirkhettaoui   08 mars 2014
On pourrait comparer cela au souvenir d’un rêve dans lequel ce qui vous arrive n’a rien à voir avec votre vraie vie mais semble parfaitement cohérent dans le contexte du rêve : ce lien qui met de l’ordre dans la logique illogique du rêve vous échappe une fois réveillé. Pourtant, lorsque vous ouvrez les yeux, vous savez que ce rêve a plus de signification et de profondeur que vos songes habituels. Il s’attarde en vous comme une émotion, une impression, avant de s’évanouir ; et vous avez beau essayer de le retenir, il va se terrer dans un coin de votre tête et continue à vous hanter, à la fois présent et insaisissable.
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