AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2714475655
Éditeur : Belfond (17/08/2017)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Au Vietnam et en Californie, de 1975 à 1980
Avril 1975, Saïgon est en plein chaos. À l'abri d'une villa, entre deux whiskies, un général de l'armée du Sud Vietnam et son capitaine dressent la liste de ceux à qui ils vont délivrer le plus précieux des sésames : une place dans les derniers avions qui décollent encore de la ville.
Mais ce que le général ignore, c'est que son capitaine est un agent double au service des communistes. Arrivé en Californie,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  10 septembre 2017
Le Sympathisant nous plonge dès la première phrase dans l'ambiance ; avec un incipit qui sonne comme une confession, nous savons d'emblée à quel type de héros nous avons affaire : « Je suis un espion, une taupe, un agent secret, un homme au visage double ». En fait, tout le livre, et c'est un choix narratif original, est au sens propre une confession.
Ces premiers mots renvoient bien sûr aux maîtres du genre. On pense à Graham Greene (L'Agent secret, Un américain bien tranquille) et à John le Carré (La Taupe). Il est d'ailleurs fait référence dans le livre, comme par un effet de miroir, à Un Américain bien tranquille et à son personnage Alden Pyle (page 136). Logique, nous sommes à Saïgon. le narrateur, dont on ne connaîtra jamais le nom, a écrit un mémoire sur le livre de Graham Greene. Mais ici, le narrateur à la double face ne peut se contenter du côté Pyle… car il est plutôt de l'autre bord !
Le Sympathisant est un agent communiste infiltré qui roule en réalité pour le Viêt-Cong, et qui, après une première période aux côtés des Français d'Indochine, dont nous retiendrons du récit quelques madeleines de Proust bien croustillantes (les biscuits Petit Ecolier), aura passé presque toute sa vie aux côtés des Américains, en adoptant « l'American way of life » pour mieux se fondre dans le décor et mieux observer ses ennemis.
Cette position l'amène à tout moment à devoir trancher des choix cornéliens intenables. Si les situations sont prises au début avec cocasserie et humour par le narrateur (avec un rire que l'on peut toutefois qualifier de « jaune »), le ton général ne tarde pas à plonger dans la désillusion, l'amertume et la noirceur.
Le héros cornélien peut s'aventurer sur le terrain de la tragédie grecque, une sorte de voyage au bout de l'Enfer personnel. Car contrairement aux apparences, on est plus ici chez Cimino que chez Coppola. Notre homme dont on ne connaît pas le nom a fait un pacte avec ses deux amis d'enfance, Bon et Man. Un pacte du genre : on se mélange nos sangs et on devient des frères à vie, ce qui va quand même un peu plus loin que la simple fanfaronnade du juré craché par terre. Or, Bon deviendra le bon soldat du Sud-Vietnam, anticommuniste, assassin sans sourciller des basses oeuvres de l'armée en exil, un peu bourrin mais pour la bonne cause. Man lui, deviendra l'officier traitant du narrateur, resté au pays, anticapitaliste et commissaire politique de l'autre bonne cause. Trois frères, deux camps, un frère dans chaque camp et le troisième au milieu. le narrateur, le traître quoi qu'il puisse arriver, devra choisir. Ou pas. le drame peut donc se jouer.
L'effet cornélien est renforcé par le choix de personnages archétypaux, dont on ne connaît jamais les noms. Ce procédé donne un côté allégorique et théâtral à la tragédie. Certains des personnages (mais pas tous) sont nommés par leur rôle : le général, Madame (la femme du général en question), L'adjudant glouton, le congressman, L'Auteur, le Comédien, etc. Dans cette tragédie, les personnages, tout comme le narrateur, avancent masqués.
Un épisode du roman évoque le tournage mouvementé du film Apocalypse Now de Francis Ford Coppola. L'auteur (avec un a minuscule) ne s'en cache pas, et cite dans sa postface sa source d'inspiration. L'American way of life montre alors un visage plus cynique et beaucoup moins souriant.
Mais le pire reste à venir, avec la confession d'un souvenir occulté, l'aveu des méthodes de torture de la CIA, à la guerre comme à la guerre, c'était pour la bonne cause n'est-ce pas mon général ?
Quant aux camps de rééducation de l'autre bonne cause, auxquels le narrateur, le « sympathisant », sera confronté tout en restant fidèle jusqu'au bout à ses convictions, ils montrent in fine comment se terminent généralement toutes les idéologies révolutionnaires.
Je m'interroge sur la phrase de Man, le commissaire politique, qui écrit à son agent de terrain dans une correspondance cryptée : « Ne reviens pas. On a besoin de toi en Amérique, pas ici. C'est un ordre. » A posteriori, cela ressemble plus à une mise en garde qu'à un ordre de mission secrète, cela sonne comme une mise à l'abri de son frère de sang, comme l'aveu d'un mauvais choix idéologique et d'une cause qui tourne mal.
Presque tous les personnages du roman, sympathiques et pleins de bonnes intentions au départ, se révèlent être les bourreaux ou les victimes d'un système, guidés par leur aveuglement idéologique. le sympathisant est un livre étonnamment ambitieux pour un premier roman, qui donne à réfléchir, mais qui en n'adoptant aucun autre point de vue que celui de son narrateur au double visage, brouille les pistes et reste finalement assez ambigu dans son éventuel message.
Pour terminer, je remercie comme il se doit l'éditeur Belfond et Babelio de m'avoir fait découvrir ce premier roman d'un écrivain prometteur qui possède déjà à son palmarès le Prix Pulitzer fiction 2016.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
Lazlo23
  27 août 2017
Zut, me direz-vous, encore un roman sur le Vietnam ! En effet... Sauf que celui-ci ne ressemble pas tout à fait aux autres.
Écrit par un Américain d'origine vietnamienne, il raconte l'histoire des véritables perdants, ces Sud-Vietnamiens qui ont dû fuir leur pays sur des rafiots surpeuplés pour se soustraire aux déportations, aux équipes de déminage et à la rééducation forcée à laquelle voulaient les soumettre « pour leur bien » leurs gentils frères du nord. Un sauve qui peut tragique qui a conduit les plus chanceux d'entre eux jusqu'aux rivages de l'Amérique des années soixante-dix, une Amérique raciste, traumatisée par son échec et peu encline à faire une place à cette nouvelle minorité.
Toute l'histoire du Sympathisant est racontée par un narrateur anonyme, individu pas toujours fréquentable, que traversent la plupart des lignes de faille de la société vietnamienne : catholique, dans un monde majoritairement bouddhiste, marxiste, mais fasciné par le mode de vie et la culture occidentales, il est un espion communiste infiltré dans les rangs de l'armée capitaliste ; mais surtout, pour ses compatriotes, ce n'est qu'un « bâtard », né de mère vietnamienne et de père français : cette faute originelle lui est constamment reprochée et l'empêche de s'insérer dans quelque milieu que ce soit.
En résultera une personnalité complexe et douloureuse, jusqu'à la transformation finale du personnage, dont je ne dirai rien pour ne pas déflorer une intrigue extrêmement soignée.
Le Sympathisant, de Viet Thanh Nguyen, est un roman puissant, qui traite de la condition de l'exilé, et de la difficulté que celui-ci éprouve à se reconstruire une fois qu'il a coupé les ponts avec sa terre natale.
C'est aussi le livre des grandes amitiés et des idéaux défigurés, à l'image du visage d'un des amis du narrateur, calciné par le napalm (on songe à Dorian Gray).
C'est enfin à une satire férocement drôle de l'Amérique et de l'american way of life que se livre ce Persan d'Extrême-Orient, qui écrit régulièrement des lettres chiffrées à une mystérieuse parente :
« Oh, le nuoc-mâm ! Comme il nous manquait, chère tante, comme plus rien n'avait de goût sans lui, comme nous regrettions ce « grand cru » de l'île de Phu Quoc, avec ses cuves remplies des meilleures anchois pressés ! Les étrangers aimaient dénigrer ce condiment liquide et âcre, à la couleur sépia très foncée, pour son odeur supposément atroce, ce qui donnait un autre sens à l'expression : «  Ça ne sent pas bon ici », car c'est nous qui ne sentions pas bon. de même que les paysans de Transylvanie arboraient des gousses d'ail pour repousser les vampires, nous nous servions du nuoc-mâm pour tracer une frontière avec ces Occidentaux incapables de comprendre que ce qui ne sentait vraiment pas bon, c'était l'odeur nauséabonde du fromage. Qu'était le poisson fermenté comparé au lait caillé ? »
En dépit de quelques longueurs dans sa partie centrale (largement compensées par un "finale" digne du 1984 d'Orwell), le Sympathisant est une fresque superbement écrite et qui ne laissera personne indifférent.
Un grand merci aux Éditions Belfond et à Babelio pour cette excellente lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          312
greg320i
  10 août 2017
Merci, merci à Babelio ,pour cette bien belle idée de lecture qui m'a été offerte.
Je décerne également le remerciement de circonstance aux éditions Belfond, qui font de ce sympatrique Sympathisant un instant de pur lecture ,un vrai , un réel plaisir qui réveil les sens et donne le sens exact du mot littérature .
Une très grande aventure !
Qu'est ce qu'un sympathisant toutefois me direz-vous . .
Une personne (vous,moi, lui ou elle) qui, sans y adhérer, éprouve et approuve les idées développées par une organisation.
Soit.
En cela le sujet du livre -où l'agent se doit d'être vigilant - est fort bien trouvé.
Sans réserve sur sa vie personnelle , parfois même d'hilarante façon je l'avoue (une histoire de calmar assez retord sur le fond.. ) le but est atteint : tout,tout , vous saurez tout sur notre bravé héros.
Si le titre en est bien exact , libre à chacun d'en faire son idylle.
Pour le reste, la forme que prend le raisonnement de son parcours nous prouve qu'il ne suffit pas d'être expert en une matière (espionnage ou autre rodage de même gabarit) pour se qualifier de professionnel, encore faut-il le prouver élégamment .
L'art et le savoir faire . . .
Tout comme la qualité de plume mérité de ce bel écrivain primé Pulitzer : Brillant , subtil ,magnifique et plaisant.
le tout jugulé de la touche personnel qui change tout . le truc en plus dirons-nous !
Un auteur talentueux qui nous promet de grands moments, de belles lectures (d'autres perles à son actif ) , signé et soigné d'un sens de la description et du suspense comme on n'en fait plus .Ou rarement.
Dans la lignée des meilleurs textes, son histoire nous égaye de riches surprises, un doigt de décadence ( Ha ce fameux Homard,, oh pardon Calmar) et cet apport d'exotisme étranger n'en est que plus apprécié.
On adore de suite ses paysages qui lui sont cher et coutumier .
Nous comprenons aisément ,bien assez vite sur les premiers chapitres pourquoi et comment il fût devenu aussitôt " L'écrivain en vogue" : La mode est à l'originalité messieurs-dames .
Le sympathisant est un titre à posséder en priorité selon moi ,car ce sont les premiers succès d'un auteur qui sont toujours les meilleurs, et celui-ci nous le prouve bien d'ailleurs.
Lu avec passion et grande curiosité, -s' il en est vrai que le sujet donne de la voix surtout - , nous gagnons à prêter l'intérêt dans ce domaine fouillé, secret, fatalement addictif à nos yeux ouvert ( certains détails sont éclairés de remarquable façon : simplement génial )
Une réussite donc qui donne un savant produit équivalent à l'un des meilleurs dans le genre .
Un roman travaillé, soigné, méticuleux et équipé de l'ensemble de base pour un savoir-faire de premier ordre.
Pour s'être voir lu avec une telle envie, j'y suis devenu sympathisant.
Grisant !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          271
Archie
  12 septembre 2017
Il m'a fallu attendre de l'avoir presque terminé pour apprécier pleinement le sympathisant, un roman gratifié du prix Pulitzer l'année dernière. Tout au long des dix-huit premiers chapitres de ce livre qui en compte vingt trois (et cinq cents pages), j'ai savouré les belles qualités littéraires d'une narration présentée sous forme de confession, tout en me demandant, avec un peu d'agacement, quel pouvait bien être le sens que son auteur avait voulu donner à cette oeuvre.
L'auteur, justement, Viet Thanh Nguyen. Dans sa vie comme dans son livre, tout commence en 1975. Il a quatre ans. Avec la chute de Saïgon, c'est la fin de la guerre du Vietnam. Ses parents fuient et, comme des centaines de milliers de Vietnamiens, se réfugient aux Etats-Unis, où ils réussiront à reconstruire leur vie. Sous le regard fuyant ou condescendant de l'Américain blanc moyen, l'Américain Viet Thanh Nguyen prend conscience de l'ambiguïté de son identité. Il constate aussi que sa nationalité d'origine ravive la mémoire d'une défaite américaine cuisante et d'une guerre jugée aujourd'hui infamante.
C'est pour exorciser ce sentiment perçu comme une injustice, qu'il écrit le sympathisant, l'histoire fictive d'un homme qui aurait pu connaître le même exode que ses parents. Cet homme, dont la double identité est poussée jusqu'à l'absurde, se voit comme un bâtard. Les autres aussi le voient comme tel. Né de la séduction scandaleuse d'une très jeune fille vietnamienne par un prêtre français installé en Indochine, sa peau n'est ni jaune ni blanche… à moins qu'elle soit à la fois jaune et blanche. Sa culture est à la fois orientale et occidentale… à moins qu'elle ne soit ni l'une ni l'autre.
En fait, l'esprit de cet homme est double, ce qui lui permet de voir les problèmes des deux côtés. Dans sa longue confession, dont on ne connaîtra le contexte qu'à la fin, c'est en toute logique qu'officier américain au Sud-Vietnam, puis membre d'une diaspora revancharde exilée en Californie, il assume ses agissements d'agent double au profit de l'ennemi affiché. Voilà un sympathisant communiste qui consomme avec opportunisme et délectation l'american way of life. Appelons les choses par leur nom : un traitre qui ne recule devant rien, pas même le meurtre, sans que sa conscience en soit profondément perturbée... Mais on peut changer, tant qu'on reste vivant !
Le livre est une critique féroce d'une société américaine, dont les archétypes amènent les minorités ethniques à se sentir inférieures, tout intégrées qu'elles soient sur les plans intellectuel et économique. Sous la forme d'un épisode aux Philippines, il lance un violent coup de gueule à l'encontre d'Apocalypse Now, ce film halluciné des années soixante-dix, proclamant avec tambours, trompettes et napalm, que le destin des combattants américains est la gloire, les Vietnamiens n'étant voués qu'au silence et à la mort.
Mais malgré toutes ses carences, l'Amérique n'est pas pour autant l'enfer. L'enfer, selon l'auteur et, finalement, son personnage du roman, ce serait plutôt le monde communiste et ses pratiques de « rééducation » normalisatrice. Tout sympathisants qu'ils soient, leur esprit double comprend qu'une révolution menée au nom du principe que rien n'est plus important que l'indépendance et la liberté, conduit à une société policière où indépendance et liberté valent moins que rien. Car les révolutionnaires d'aujourd'hui sont les impérialistes de demain.
L'écriture, complexe et envoûtante, mêle narrations et dialogues sans ponctuation spécifique, tout en enchevêtrant les faits vécus par le narrateur avec ses souvenirs, ses réflexions et ses rêveries. Un ton très libre d'humour et d'autodérision. Très peu de noms. On ne connaît pas celui du narrateur, pas plus que ceux de la plupart des personnages, notamment des militaires : on a ainsi l'adjudant glouton, le lieutenant insensible, l'opérateur radio maigrichon, l'infirmier philosophe et d'autres. Sans oublier les Marines mat, plus mat et très mat, trois GI qui sont restés au Vietnam, et dont le soleil a tanné la peau à des degrés différents.
Un roman puissant et profond, associant recherches historiques, méditations politiques, études ethnologiques et profilages psychologiques, pour une lecture qui laisse leur part à l'émotion et au burlesque.

Lien : http://cavamieuxenlecrivant...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          272
Tostaky61
  19 août 2017

J'ai en mémoire le précédent roman récompensé par le Prix Pulitzer de littérature, donc, lorsqu'on m'a proposé de découvrir, en avant-première, le dernier lauréat,  le sympathisant de Viet Thanh Nguyen, je ne pouvais pas refuser,  ce célèbre prix américain étant synonyme de qualité.
L'auteur, avec ce titre, se voit pour la première fois publié en France.
Saïgon 1975, dans un chaos indescriptible et sous les bombardements les Américains tentent d'évacuer leurs représentants et leurs principaux alliés d'une guerre qui se termine par un échec.
Le narrateur,  Capitaine au service d'un général de l'armée du Sud Vietnam, fidèle parmi les fidèles, réussi à fuir et gagner les États-Unis,  sa terre d'adoption.
Cet homme,  dont on ne saura jamais le nom, annonce la couleur.
Je suis un bâtard.
Chahuté dans son enfance parce que le fruit du péché entre une jeune fille vietnamienne et un prêtre français, il est aussi, il le reconnaît  dès ses premières paroles,  un agent double, bâtard là encore, puisque navigant dans les eaux sombres de l'espionnage, contre ses concitoyens réfugiés,  dans un pays qui l'a accueilli,  pour le compte d'une idéologie communiste qui n'est pas tendre même avec ceux qui se prétendent sympathisant. ..
Viet Thanh Nguyen ne nous parle pas de l'Amérique terre d'accueil, la débâcle vietnamienne a traumatisé ce pays qui tournera vite le dos à ses vétérans vaincus.
Il nous raconte, parfois avec humour,  le parcours de ce soldat sans foi ni loi, prêt à tout pour sauver sa peau. Il nous raconte le Vietnam et sa population, victime d'un terrible conflit militaire puis victime de la répression et de l'endoctrinement mis en place par le nouveau régime et dont la seule échappatoire semble être la corruption et la fuite.
Ces fameux Boat People dont se souviennent les gens de ma génération,  terribles images qu'une actualité récente nous a remise en mémoire avec l'afflux de ces réfugiés fuyant les différentes guerres qui enflamment notre monde.
Malgré quelques longueurs, j'ai découvert avec plaisir cette belle écriture et ce grand roman qui mérite à n'en pas douter les éloges qui lui sont faites.
Merci aux éditions Belfond et à Babelio.

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270

critiques presse (4)
Liberation   20 novembre 2017
Le Pulitzer 2016 revisite de façon inédite la guerre du Vietnam par la voix d’un métis devenu espion.
Lire la critique sur le site : Liberation
LePoint   23 octobre 2017
Le lauréat du prix Pulitzer 2016 secoue l'Amérique en racontant la confession d'un agent double après la guerre du Vietnam. Magnifique.
Lire la critique sur le site : LePoint
Bibliobs   13 septembre 2017
Avec “le Sympathisant”, le prix Pulitzer 2016 publie un roman férocement drôle sur la Guerre du Vietnam.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeMonde   28 août 2017
L’écrivain et universitaire est un réfugié. Enfant, il a fui la guerre du Vietnam pour les Etats-Unis. « Le Sympathisant », son premier roman, est l’anti-« Apocalypse Now ».
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   05 décembre 2017
Je regardai Madame Mori. Elle sirotait son verre de bin. Il est mort à la guerre ?Non. Il a refusé d’aller à la guerre.Alors il a été envoyé en prison. Il ne l’a pas digéré. Je peux le comprendre en même temps. Dieu sait que je n’aurais pas digéré à sa place. J’aimerais simplement qu’il soit plus heureux. La guerre est terminée depuis trente ans, et il vit toujours avec, même s’il n’est pas parti se battre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   02 décembre 2017
Aidé par Superman notre petit pays ne produisait plus beaucoup de riz, d’hévéa ou d’étain…(mais) chaque année une récolte exceptionnelle de prostituées, des filles (n’ayant) jamais dansé ne serait-ce qu’un rock avant que les maquereaux qu’on appelait cow-boy collent des cache-tétons sur leurs seins tremblants de campagnardes et les poussent sur l’estrade.
Commenter  J’apprécie          00
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   02 décembre 2017
Je gardais mon regard accroché au sien, tâche extrêmement difficile, étant donné la force gravitationnelle exercée par son décolleté…le décolleté séparait l’homme de la femme. Les hommes n’avaient pas l’équivalent sauf, peut-être, le seul type de décolleté dont se souciait vraiment la femme: l’ouverture d’un portefeuille bien garni.
Commenter  J’apprécie          00
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   02 décembre 2017
Notre 1er ministre, général de l’armée de l’air avait demandé à tous les habitants de se battre jusqu’au dernier…(et) fui en hélicoptère après la diffusion de son héroïque message .
Commenter  J’apprécie          00
GeorgesSmileyGeorgesSmiley   02 décembre 2017
à sa grande surprise, le pantalon bombé par une liasse dollars inflationnistes, le GI (de 19 ans) découvrait que, dans ce monde idyllique, il n’était plus Clark Kent mais Superman.
Commenter  J’apprécie          00
Video de Viet Thanh Nguyen (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Viet Thanh Nguyen
Pulitzer Prize winner Viet Thanh Nguyen talking about his novel The Sympathizer
autres livres classés : viêt-namVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle




Quiz Voir plus

Littérature et politique

"Famille, je vous aime : Politique et vie privée à l'âge de la mondialisation". Qui est l'auteur de ce livre?

Michel Onfray
Bernard-Henri Lévy
Luc Ferry
Franz-Olivier Giesbert

10 questions
166 lecteurs ont répondu
Thèmes : politique , écrits politiquesCréer un quiz sur ce livre
. .