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Critiques sur Les heures souterraines (328)
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latina
  30 mai 2012
Une perle ! Ce roman est une perle stylistique, l'auteur touche du doigt l'essence même de la vie de beaucoup de citadins, de travailleurs d'entreprises, avec une rare perspicacité !
Mais Dieu, que c'est loin d'être léger ! La 4e de couverture déclare que c'est « un roman vibrant sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur » …C'est le moins qu'on puisse dire ! Ici, nul optimisme, nulle touche positive ne vient sauver les héros … et moi par la même occasion. Je n'en pouvais plus d'accompagner Mathilde dans l'engrenage du harcèlement sournois, ou Thibault dans la spirale de sa rupture à cause d'un amour non partagé. Tout est si bien expliqué, avec tellement de nuances dans la noirceur…
Un peu d'air SVP ! Un peu de campagne ! Je ne supporte plus l'air vicié de ce Paris peuplé de zombies. Delphine de Vigan a bien réussi son coup. Vite ! Que je saute hors de ce cycle infernal !
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marina53
  15 avril 2014
Ce matin-là, ce lundi 20 mai, Mathilde se réveille tôt et sait qu'elle n'arrivera pas à se rendormir. Parce qu'une voyante lui a prédit qu'un homme allait changer le cours de sa vie et qui la délivrerait, elle espère que quelque chose va effectivement se produire ce jour-là. Comme tous les matins, Mathilde se lève, file sous la douche et prépare le petit-déjeuner pour ses trois enfants qu'elle élève seule. Comme tous les matins, elle prend le métro puis le RER et se rend à son travail. Mais, aujourd'hui, plus que tout, elle est fatiguée, elle n'en peut plus de devoir s'enfermer dans un bureau, de ne plus avoir de travail à faire, de se rendre dans son entreprise où plus personne ne l'attend. Cela dure maintenant depuis le mois de novembre. 8 mois qu'elle vit un enfer. Cadre dynamique dans un grand groupe, elle excellait dans son travail et était le bras droit de son patron, Jacques. Mais parce qu'une fois, en réunion, devant des clients, elle a jugé utile de défendre son point de vue, celui-ci lui mène la vie dure: des réflexions en tout genre, des brimades, des dossiers dessaisis, des voyages d'affaires annulés ou des humiliations devant les collègues. Mathilde tait cette mise à l'écart, elle se sent humiliée et ignorée de tous. le pire est qu'elle ne comprend pas les raisons de ce changement si brutal...
De son côté, Thibault vient de passer un week-end en amoureux avec Lila. Mais parce qu'il sait qu'elle n'arrivera jamais à l'aimer, qu'elle se dérobe et ne se dévoile pas, il a décidé de la quitter. Ce lundi 20 mai, il reprend son travail aux services des urgences de Paris. Sa journée sera rythmée par l'attente d'un message de Lila, les visites chez les malades et les embouteillages. Entre les gastro-entérites et les rhino-pharyngites, il y a par-dessus tout la solitude, l'espoir de rencontrer au moins une personne dans la journée. Thibault connaît cette détresse, cette misère, cette solitude dans cette ville qui vous happe, vous enferme et vous oppresse...

Ici, l'on suit parallèlement la journée de Mathilde et Thibault, deux êtres en plein désarroi, coincés l'un dans sa voiture et dans la ville et l'autre dans son entreprise, deux âmes en peine qui se ressemblent étrangement, deux solitudes qui, on l'espère, finiront par se croiser. Delphine de Vigan nous offre un livre poignant, tragique et étouffant dans un monde stressant, terriblement anonyme, semblable à l'araignée qui vous emprisonne dans ses filets. le harcèlement moral, dans son incroyable cruauté, subi de plein fouet par Mathilde, est ici dépeint dans un silence consternant et assourdissant. D'une écriture précise et sensible, l'auteur nous happe avec ses mots et décrit avec une grande justesse ces maux du quotidien, cette cadence infernale que nos deux héros tentent de maintenir.

Les heures souterraines... des minutes sombres...
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1967fleurs
  10 novembre 2015
Ce livre ne m'a pas laissée indifferente, c'est une illustration du harcèlement
moral : d'un jour à l'autre vous n'êtes plus rien parce que vous n'avez rien vu arriver, vous avez beau faire tous les efforts, vous êtes échouée au fond du couloir dans un bureau. Ceux que vous pensiez être vos collègues restent à distance c'est chacun pour soi, c'est l'histoire de Mathilde et de sa descente aux enfers : petits mensonges et grosses trahisons de l'entreprise.
Elle est veuve et vit seule avec ses trois enfants.

En parallèle, il y a l'histoire de ce médecin urgentiste Thibault qui décide de mettre fin à sa relation avec Lila car lorsqu'il lui dit "je t'aime" elle lui dit : "non". Lorsqu'il trouve le courage d'y mettre fin, elle lui dit : "merci", "merci pour tout". Il attend ensuite une manifestation de sa part, mais rien : pas de SMS, pas d'appels. Il continue à vivre sa vie professionnelle. Il est seul et le parfum de Lila encore dans sa voiture. Il n'a rien construit, il travaille sans relâche et personne ne l'attend lorsqu'il rentre le soir.

C'est l'histoire de deux êtres qui se bousculent physiquement, mais ne se rencontrent pas....

C'est le style Delphine de Vigan, on se sent à nouveau dans "la peau" des personnages, après je pense que "les Heures souterraines" c'est -d'après une histoire vraie- :

car dans "Rien ne s' oppose à la nuit", elle écrit page 15 :

" dans les mois qui ont suivi j'ai écrit un autre livre sur lequel je prenais des notes depuis plusieurs mois. Avec le recul, j'ignore comment cela a été possible, si ce n'est qu'il n'y avait rien d'autre une fois que mes enfants étaient partis à l'école et que j'etais dans le vide, rien d'autre que cette chaise devant l'ordinateur allumé, je veux dire pas d'autre endroit où m'asseoir, où me poser.

Après onze années passées dans la même entreprise -et un long bras de fer qui m'avait laissée exsangue- je venais d'être licenciée, consciente d'en éprouver un certain vertige quand j'ai trouvé Lucile chez elle....."

Je pense que chaque livre de Delphine de Vigan fait écho à sa propre histoire d'une façon ou d'une autre.

Enfin, par le pur des hasards, j'ai vu sur Arte ce dimanche matin, l'adaptation "des Heures souterraines", bien sûr il n'apporte pas autant de détails que la lecture du livre, mais le film est assez fidèle.

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viou1108
  06 février 2013
« Mais les gens désespérés ne se rencontrent pas. Ou peut-être au cinéma. Dans la vraie vie, ils se croisent, s'effleurent, se percutent. Et souvent se repoussent, comme les pôles identiques de deux aimants ».

Aucun doute, Mathilde et Thibault, les deux personnages du roman, sont des désespérés. Ils ne se connaissent pas, et on se pose d'emblée la question de savoir s'ils vont se rencontrer (se croiser, s'effleurer, se percuter, se repousser ?), et on se prend à espérer un « happy end », tant ces deux-là souffrent et auraient mérité un peu de répit.

Commençons par Mathilde, cadre supérieure dynamique hyper-compétente, elle est le bras droit de son patron depuis 8 ans. Jusqu'au jour où elle le contredit devant un client. C'est le début de la descente aux enfers : il dénigre son travail et ses compétences devant les collègues, lui retire peu à peu toute responsabilité, toute mission, la prive de son bureau puis d'ordinateur pour la remiser dans un bureau obscur près des toilettes. En droit du travail, on appelle ça harcèlement moral. Mais Mathilde est tellement abasourdie qu'elle nie d'abord l'évidence. Et à force d'attendre que « ça passe », elle se retrouve moralement laminée au point d'être incapable de réagir. Elle est à nouveau au fond du trou, comme il y a 10 ans, après la mort de son mari. Elle avait mis du temps, mais elle avait su remonter la pente, retrouver un travail, qu'elle adorait. Alors on se dit qu'elle a de la force, qu'elle va résister, qu'elle s'en sortira cette fois aussi. Qu'elle va porter plainte, mettre le syndicat et la DRH de son côté, se battre. Entre entreprise de destruction psychologique systématique et minuscules bouffées d'espoir et de courage, on oscille avec elle au bord du gouffre, au bord du quai du métro juste avant que la rame arrive.

Thibault, lui, est médecin aux « Urgences médicales ». Il passe ses journées à parcourir la ville dans sa voiture pourrie, pour aller soigner des angines, des gastro-entérites et surtout des solitudes. Il faut avoir le coeur et l'esprit bien accrochés pour ce travail, et ce n'est pas vraiment le cas de Thibault. Il vient de mettre fin à une relation à sens unique, dans laquelle la femme ne l'aimait pas. Mais la brisure (au propre et au figuré) est probablement plus ancienne, remontant au jour où une portière de voiture s'est claquée sur sa main, l'amputant de deux doigts et de son rêve de devenir chirurgien. Contrairement à Mathilde, dépossédée de son emploi, lui s'abrutit de travail pour éviter de penser. Mais ça ne fonctionne pas, ses patients lui rappelant la misère affective à l'oeuvre dans les grandes villes.

J'ai adoré ce roman. Il se lit en quelques heures, il est bien écrit, et comporte un certain suspense. Mais surtout, j'ai ressenti une totale empathie avec Mathilde, moins avec Thibault, dont l'histoire m'a moins interpellée. Pourtant on pourrait être tenté de prendre en grippe l'inerte Mathilde, et avoir envie de la secouer. Mais grâce à la justesse de l'analyse psycho-sociologique, on comprend qu'elle en est incapable tant son patron a réussi à l'anéantir.
J'ai adoré ce roman, pourtant il est démoralisant. Delphine de Vigan n'est pas une optimiste. Elle dénonce la violence sournoise mais inouïe qui règne parfois dans le monde de l'entreprise, en particulier le sadisme sans nom du harcèlement moral. Elle dépeint aussi, sans pleurnicheries ni misérabilisme, l'isolement, la solitude, la difficulté pour les faibles de résister à cette vie écrasante, impitoyable. Elle ne se/nous berce pas d'illusions en faisant miroiter des lendemains qui chantent. Peut-être que ça ira mieux, mais peut-être pas…
Peut-être que le message à retirer de ces deux tranches de vie, c'est qu'au-delà d'un certain degré de souffrance, on ne s'en sort pas seul. Mais qu'il est parfois difficile de voir la main tendue.
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michemuche
  17 juin 2014
Il y a quelque temps de cela j'ai remarqué une citation de Lewis Carroll qui disait à peu-prés ceci : "Si vous trouvez que la vie n'a pas de sens, rien ne vous empêche de lui en donner un."
J'ai trouvé cette phrase très belle et très juste. Mais après avoir lu ce récit de Delphine de Vigan je ne suis pas sur quelle soit appropriée pour certaine circonstance.
Prenez le cas de Thibault ce médecin urgentiste qui a vu sa carrière de chirurgien arrêté net à cause d'un stupide accident. Thibault aime Lila d'une façon irraisonné ,exclusif... Lila quand à elle veut juste passer des petits moments intimes, mais ne veut pas s'investir dans cette relation à sens unique.
Thibault va finalement quitter Lila; Ajoutez à cela une ville inhumaine, un job de galérien bref une vie de merde.
Et voila où la citation de Lewis Carroll prend tout son sens.
Thibault est gentil mais j'avais envie de le secouer, de lui dire "qu'est-ce-que tu attends pour donner un sens à ta vie, part, bouge toi" en un mot vit ta vie, une autre vie.
Pour Mathilde c'est plus délicat; cette mère de famille, cadre dans une agence de marketing doit affronter le harcèlement moral de son supérieur.
Dans cet univers inhumain Mathilde va perdre tous ses repères ,changement de bureau, lâcheté de se amis et collègues....
Au fil des pages elle s'enfonce dans ce sable mouvant qu'est le désespoir.
Sa vie part en vrac , et rien pour se raccrocher. Face à toute cette peine ce chagrin moi le lecteur j'ai souffert vraiment souffert .Mathilde m'a vraiment
ému, plus que Thibault, car Delphine de Vigan sait appuyer là où ça fait mal.
Pour clore cette critique un peu longue, je voulais vous faire découvrir une chanson qui résume très bien ce livre . La chanson s'appelle "Saint-Anne" le groupe s'appelle "fauve" c'est sur youtub
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lejardindestephanie
  30 novembre 2011
Delphine de Vigan, je n'avais jamais lu.
Mon côté râleuse qui se méfie des gens dont on parle beaucoup, ronchonnait sur le fait que forcément, madame De Vigan devait bénéficier de l'effet "compagne de" François Busnel: France Inter, presse, téloche... Bref je doutais fortement.
Alors j'ai empoigné Les heures souterraines (parce que quand même, je n'allais pas tomber dans le panneau et acheter celui dont on parle, d'autant que l'autre est en poche...)

Et là.

Là, j'ai découvert un livre et un auteur.

Les heures souterraines (pour les retardataires de mon espèce), c'est un livre sur l'anéantissement. Au travail.
Comment de tout, par la volonté et le machiavélisme d'un seul, on devient moins que rien.
Dans ce livre on entend tout.
On entend le silence de Mathilde, la douceur de sa personne, le paisible de son cocon. le silence de son bureau. Son nouveau bureau. Sans fenêtre.
Et le bruit s'insinue.
Les toilettes contiguës à son nouveau bureau (écoute: jet d'urine, chasse d'eau, sèche-main), les couloirs et les open-space (les pas des autres, les rires des autres, les copieurs des autres, les sonneries de téléphone des autres), la brasserie (le percolateur, la radio, les autres qui parlent), le métro (les crissements, les portes, le brouhaha).
Le silence des autres.


Ça m'apprendra. A avoir des préjugés. Je me suis pris une 'tite claque. Voilà.

30 novembre 2011 / Challenge 2011-2012
Lien : http://ausautdulivre.blogspo..
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isabelleisapure
  06 novembre 2017
Le harcèlement moral au travail est un sujet douloureux qui touche malheureusement plusieurs milliers de personnes. Aller travailler la peur au ventre est une épreuve qui peut entraîner la détérioration de sa propre image et une perte totale de confiance en soi.

Pour illustrer ce propos, Delphine de Vigan met en parallèle une journée dans la vie de Mathilde mise brutalement « au placard » dans son entreprise, sans qu'elle comprenne pourquoi et de Thibault un médecin au bout du rouleau après une rupture amoureuse.
Avec son écriture simple et toujours juste, Delphine de Vigan aborde ici les thèmes de la solitude, de l'anonymat dans les villes, du monde du travail et de son côté impitoyable.
Chacun à sa manière, Mathilde et Thibault sont sur le fil, on sent qu'il suffirait de pas grand-chose pour qu'ils basculent d'un côté ou de l'autre. Ils avancent, lentement, en chancelant, mais ils avancent. On espère que tout va s'arranger pour ces deux personnages auxquels on s'attache rapidement, on a envie de les prendre par la main et de leur donner de l'énergie...

Delphine de Vigan démonte extrêmement bien le mécanisme qui se met en place petit à petit dans un cas de harcèlement au travail, et d'une certaine façon montre qu'il ne faudrait pas hésiter à appeler au secours ou à demander de l'aide quand on sent qu'on n'y arrive plus.
"Les Heures Souterraines" ne peut pas laisser indifférent. En tout cas il fait réfléchir et il nous hante longtemps après avoir tourné la dernière page...

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claudine42
  30 décembre 2014
Désespérément triste, Les heures souterraines parle avec des mots simples et une prose fluide de deux êtres qui perdent pied, qui se noient dans leur quotidien.

Delphine de Vigan nous offre un récit minutieux de ce qui fait le quotidien de Mathilde et Thibault ce qui nous permet de nous immiscer dans leur psychologie, de comprendre leur immobilisme face à leur détresse. Immobilisme et détresse que l'on se contenterait d'ignorer ou pire de condamner en temps normal, sans cette mise en situation.
En plus des deux personnages principaux, l'auteure met en avant deux univers qui finissent par être aussi importants que les protagonistes eux-mêmes : le Paris souterrain (celui du métro bondé et des lumières blafardes) et le monde de l'entreprise (celui du harcèlement moral et des bassesses quotidiennes).

Il est d'ailleurs rare que le monde de l'entreprise soit un sujet de roman, sans doute parce qu'il ne fait pas rêver, mais Delphine de Vigan parvient à trouver les mots justes pour décrire une machine à broyer, un univers hermétique et cynique. le personnage de Mathilde, anéantie par les reproches insidieux d'un patron manipulateur est à mon sens particulièrement réussi.
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kathy
  26 décembre 2012
Dans ce roman à deux voix, Delphine de Vigan raconte l'histoire de Mathilde, cadre dirigeante dans une entreprise. Depuis huit mois elle subit un harcèlement moral et permanent de la part de son supérieur.
En cette journée du 20 mai, suite à sa visite chez une voyante, elle pense qu'elle va rencontrer une personne qui va changer le cours de sa vie.

Cette personne, serait-elle Thibault, médecin urgentiste à domicile, qui vient de quitter Lila qui ne l'aime pas ?

Dès lors, on pourrait imaginer que ces deux solitudes en perdition puissent, un jour, se rencontrer, se percuter ou seulement se croiser… Or, tel n'est pas là le dessein de Delphine de Vigan.
Avec des mots simples, des phrases courtes elle nous dépeint des citadins, parmi des millions d'autres, confrontés à la vitesse de la vie, à son agressivité, sa violence, son bourdonnement incessant, sa solitude, sa détresse humaine, son stress professionnel et ses violences invisibles.

Une réflexion sombre, triste, mais intéressante sur la condition de l'homme moderne confronté à la violence d'une société broyeuse d'âmes. Dans un monde brutal et impitoyable dévoreur de performances, il n'y a pas de place pour les « faibles » qui cessent de se battre et de vivre parce que l'avenir et l'espoir ont cessé d'exister.
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cicou45
  03 avril 2012
Un chassé-croisé entre Thibault, un médecin de quarante ans et Mathilde, une mère de trois enfants, veuve et cadre dans une grande entreprise. Vous me direz, qu'est-ce que ces deux personnages pont en commun ? Rien a priori, et pourtant, ce qui les rapproche, c'est une grande lassitude de la vie, l'une à cause de son travail et qui a perdu dans un terrible accident de la route le père de ses enfants, l'homme qu'elle aimait plus que tout et l'autre parce que lui non plus ne croit plus en l'amour puisque lors de sa toute récente aventure amoureuse, celle-ci était en réalité plus physique que réellement fusionnelle. Aussi, ces deux personnages, cet homme et cette femme qui travaillent tous les jours à Paris mais n'ont qu'une infime chance de se croiser auraient tellement de choses à partager. Si seulement si...La vie n'est parfois qu'un concours de circonstances, où la chance intervient souvent beaucoup !

Roman très léger et très agréable à lire. Il s'agit d'une sorte de roman à deux voix car, même si l'auteure a préféré ne pas employer la première personne lorsqu'elle fait intervenir ses protagonistes, un chapitre est consacré à Thibault tandis que le suivant (la plupart du temps car il arrive que deux ou trois chapitres soient consacrés au même personnage) se focalise sur Mathilde. le seul reproche que je pourrais adresser à cet ouvrage est que j'ai trouvé qu'il y avait parfois des redites. Même s'il peut effectivement arriver que deux personnes ressentent exactement les mêmes sentiments, j'aurais préféré que Delphine de Vigan ne l'exprime pas avec les même mots car nous savons tous parfaitement que les hommes et les femmes n'étant pas constitués de la même façon, ils n'expriment certainement pas leurs sentiments de manière quasi-identique. Hormis ce petit détail, un moment très agréable à passer grâce à la lecture de cet ouvrage. A découvrir !
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