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Critiques sur Les heures souterraines (365)
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marie_amelie
  18 août 2017
Un roman très bien écrit, où l'on a envie de pleurer avec l'héroïne.
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domimmor
  17 août 2017
Joyeux comme toujours
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Pascalebookine
  15 août 2017
Page Facebook: Pascale Bookine
Blog: pascalebookine.eklablog.com

Ultra moderne solitude ****

« Les heures souterraines », ce sont deux histoires de vies, celle de Mathilde et celle de Thibault. Ils ne se connaissent pas -mais peut-être se croiseront-ils un jour ?- mais leur détresse est étrangement similaire, fût-ce pour des raisons différentes.

Mathilde élève seule ses trois enfants et a une vie professionnelle réussie jusqu'au jour où son supérieur la prend en grippe pour une futilité. La dégradation est insidieuse mais terriblement réelle, au point que quelques mois suffisent pour que Mathilde se retrouve au bord de l'abîme : « Combien de fois a-t-elle pensé qu'on pouvait mourir de quelque chose qui ressemble à ce qu'elle vit, mourir de devoir survivre dix heures par jour en milieu hostile ? »

Thibault est quant à lui médecin et son quotidien, ce sont les Urgences Médicales de Paris. Son métier le met en contact permanent avec les oubliés des villes, ceux qui parfois appellent un médecin seulement pour avoir quelqu'un à qui parler. Au moment où nous le rencontrons, il se prépare à vivre une rupture sentimentale avec Lila, parce que «il avait compris que rien ne pourrait vivre ni grandir entre eux, rien ne pourrait s'éteindre ni s'approfondir et qu'ils resteraient là, immobiles, dans la surface molle des histoires éteintes. »

Delphine de Vigan écrit magnifiquement bien et nous fait partager quelques mois de vie de ces deux êtres à la dérive, que l'on a envie de voir émerger malgré ce qui les broie. Elle dresse un portrait sans concession du monde de l'entreprise (« elle se demande si l'entreprise, dans ses rituels, sa hiérarchie, ses modes de fonctionnement, n'est pas tout simplement le lieu souverain de la violence et de l'impunité ») et de la ville, personnage à part entière du roman, dans les entrailles de laquelle on a parfois envie de capituler (« Et la ville, de son fracas, couvre les plaintes et les murmures, dissimule son indigence, exhibe ses poubelles et ses opulences, sans cesse augmente sa vitesse. »).

Un très beau roman sur les solitudes modernes que je vous recommande.
Lien : http://pascalebookine.eklabl..
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Jacotte_Fenwick
  03 août 2017
Beaux personnages, belle démonstration de la mécanique du harcèlement, belle écriture. C'est triste et beau à la fois.
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Amiralecteur
  20 juillet 2017
Les Heures souterraines, c'est l'histoire de deux personnages, Mathilde et Thibault, que la vie n'a pas épargnée. Ces deux personnages ne se connaissent pas, ne se sont même jamais vus. Leur seul point commun : ils habitent Paris.

Delphine de Vigan nous embarque dans les vies respectives de ces deux protagonistes.

Mathilde, elle, voit sa vie devenir un enfer à cause de son travail. A l'heure de la reconnaissance en maladie professionnelle du maintenant trop connu « burn out », l'auteure nous dépeint parfaitement le mal-être au quotidien de cette femme qui a tout donné à son travail et à ses collègues. Elle souhaiterait tant s'en sortir, profiter de la vie et de ses enfants, mais les difficultés sont trop grandes et trop lourdes …

Thibault, quant à lui, vient de se séparer. Il voulait cette séparation, et ne se résignait pas à franchir le pas. Pourtant, en cette journée du 20 mai, il l'a fait. Nous allons donc le suivre dans sa journée, dans sa folle aventure quotidienne au volant de sa voiture.

J'ai toujours beaucoup aimé Delphine de Vigan, sa plume et sa délicatesse à toute épreuve. Dans Les Heures souterraines, le contrat est encore magnifiquement rempli.

Mathilde et Thibault vont-ils se rencontrer ? Vont-ils se croiser dans l'immense jungle qu'est la ville de Paris ?

Par ailleurs, ce que j'aime aussi particulièrement, c'est le fait que l'intrigue se passe en une seule et même journée. On sent monter l'ambiance et l'énervement des deux personnages crescendo.

Plus encore, ce roman nous pousse à nous remettre en question. Et nous, que trouvons-nous dans notre métier ? Ne devrions-nous pas mettre de côté cet emploi pour lequel nous nous causons beaucoup de souci et préféré nous retrouver auprès de nos proches ?

Véritable critique de la société actuelle, Delphine de Vigan nous embarque dans une journée parisienne classique, dans son métro, dans ses relations inconnues mais tellement convenues car quotidiennes.

Lien : http://amiralecteur.fr/heure..
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sld09
  27 juin 2017
Et bien contrairement à ce que je pensais, j'ai bel et bien été déçue par ce roman...Les heures souterraines est très bien écrit et Delphine de Vigan décrit très justement de ce que peut être la vie en entreprise ou à Paris. Mais quelle vision pessimiste ! Solitude, isolement, indifférence, harcèlement, dépression, agressivité, passivité, etc. Et à peine une éclaircie (une collègue attentionnée, le soulagement de la rupture,...) au milieu de toute cette grisaille.Le dénouement ne m'a pas plu non plus : il ne se passe rien. Pas de chute dramatique, ni de lueur d'espoir, rien. A chacun son interprétation ? Peut-être, mais je remarque que même Delphine de Vigan abandonne Mathilde et Thibault à leur sort.Et pour couronner le tout, les deux personnages dont nous avons suivi les histoires en parallèle tout au long du roman ne se rencontrent même pas. Ils ne sont pas loin de se croiser à plusieurs reprises, mais non, pas de véritable rencontre en dehors d'un regard échangé dans le métro. Je veux bien parler de subtilité, mais à ce point...
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Ecureuilbleu
  13 juin 2017
C'est le premier roman de Delphine de Vigan que je lis.
L'écriture est fluide, les personnages sont attachants.
Mathilde est victime de son supérieur hiérarchique, Jacques, depuis qu'elle a osé le contredire en réunion. Il lui pourrit sa vie professionnelle, la harcèle, la démolit. le monde du travail est bien décrit. La violence est silencieuse.
Thibaut est médecin urgentiste et vient de mettre fin à sa relation avec Lila. Lui aussi est à bout.
Il auraient pu faire connaissance à deux reprises et s'apercevoir qu'ils étaient faits l'un pour l'autres, deux âmes soeurs égarées dans Paris.
Mais non, rien ne se passe ce jour-là. Ils se heurtent et passent l'un à côté de l'autre tout simplement...
Delphine de Vigan raconte de manière très réaliste la vie quotidienne dans une grande ville, avec les aléas des transports en commun, des embouteillages, des gares et stations de métro bondés, et le monde du travail, sans pitié, les failles qui font basculer des vies.
Lien : http://www.unebonnenouvellep..
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Luria
  10 juin 2017
A chacun ses refuges de lecture. Mes périodes sombres s'accompagnent des chemins chaotiques, des vies brisées ou mal réparées des héros de papier.
Un réconfort, hasardeux certes, à se dire que l'on n'est pas seul à se sentir dépassé, de trop ou hors du monde. Delphine de Vigan avait tout pour envoûter mes délectations moroses et tristes humeurs dans mes trajets quotidiens.

Sauf que.
J'ai eu l'impression de lire un exutoire. Tout est détaillé les rues, les trains, les horaires, les changements, les bouchons, le stress palpable dans les couloirs du métro ou les allées bondées des bus. Et à lire la lente agonie de Mathiiiiiiilde, je me fais Fabrice Luchini, qui semble tellement vraie, vécue, qui est terrrrrrrrible, décrite à l'extrême, on est maaaaal, on étouffe. Mathilde c'est un peu le pendant dramatique du rigolard Stupeur et Tremblements (décidément je trouve plusieurs analogies entre les deux auteures, avec une vision drolatique pour l'une/tragique pour la deuxième). Heureusement Thibault est là pour «décompresser» entre tout cela et on se prend à penser qu'il n'est pas assez présent. Thibault qui semble moins réel, plus personnage de papier (et je l'en remercie pour cela).

Au final, j'ai eu l'impression d'être, au lieu de lecteur, le médecin qui a écouté le témoignage d'un patient qui avait besoin de s'epancher, médecin qui en plus a payé la consult'.
De l'air.
Juste un besoin d'air, frais, venteux, puissant. Pour balayer cette lecture.
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mimipinson
  15 mai 2017
Mathilde et Thibault… Elle est cadre dans une grande entreprise ; lui est médecin urgentiste.
Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Ils vivent la brutalité de ce monde : lui par procuration, elle de plein fouet ; la brutalité qui s'exprime au grand jour, comme celle feutrée qui n'ose dire son nom mais qui distille goutte à goutte insidieusement.

Delphine de Vigan nous décrit notre monde, notre société ; celle des perdus, des faibles, des trop bons, des courageux ; celle qui broie, celle qui fracasse.

Delphine de Vigan nous raconte deux mondes parallèles qui avancent sans jamais se rencontrer au travers de deux personnages qui suivent malgré eux la marche forcée du temps qui tel un rouleau compresseur avale tout sur son passage et laisse en retour indifférence et mal-être.

Ce roman aurait gagné en puissance et aurait mieux imprimé sa marque si la fin avait été autre, en tout cas moins évasive et moins filante. C'est le seul reproche que je puisse lui faire ; parce que j'ai beaucoup aimé le rythme, le ton et la manière d'amener les choses.
Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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Maudapl
  15 mai 2017
Après D'après une histoire vraie et Rien ne s'oppose à la nuit, deux romans qui m'avait bluffée, je poursuis ma découverte de l'oeuvre de Delphine de Vigan avec Les Heures souterraines.

Avec des mots justes, elle nous raconte le calvaire de deux personnages : Mathilde, qui subit depuis neuf mois le harcèlement moral de son patron et Thibaut, médecin-urgentiste blasé et solitaire qui sort d'une rupture.
Ce n'est pas, mais alors pas du tout, un roman optimiste ni drôle. À l'image du titre, on est dans les bas-fonds de la solitude, de la tristesse humaine. L'ambiance est morose, sombre. Une forte atmosphère lourde, remplie d'inertie se dégage de ce livre, comme si les personnages étaient englués, empêtrés dans leur vie. On a comme une envie de soulever la chape de plomb qui s'abat sur eux et de leur faire écouter un petit Happy de Pharrell Williams, histoire de les secouer un peu !

Seuls dans leur travail, seuls dans leur vie, Thibaut et Mathilde se répondent au fil des pages (mots pour mots, comme un dialogue qui s'instaure entre eux), pour au final, malgré un faux suspense décevant, à peine se croiser et ne pas influer sur la vie l'un de l'autre. Cela aurait été trop facile, certes ; on n'est pas chez Jane Austen, là ! Mon côté optimiste - et un brin fleur bleue, il faut bien l'avouer, a le sentiment de s'être fait avoir en beauté.

À l'image de ses personnages, j'ai trouvé que le livre, l'histoire manquait d'ampleur, que cela restait étriqué. Et parfois, certains passages m'ont apparu convenus et passe-partout. Comme ces innombrables clichés sur la ville de Paris, monstre tentaculaire qui condamne ses habitants à la solitude.

Je dois avouer que je suis déçue par cette lecture, qui manque d'envergure, surtout comparée à ses deux derniers romans.
Lien : https://brontedivine.com/201..
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