AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782757802717
194 pages
Éditeur : Points (18/01/2007)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 397 notes)
Résumé :
Delphine de Vigan
Un soir de décembre
Quarante-cinq ans, une femme, deux
enfants, une vie confortable, et soudain
l'envie d'écrire, le premier roman, le succès,
les lettres d'admirateurs... Parmi ces lettres,
celles de Sara, empreintes d'une passion
ancienne qu'il croyait avoir oubliée. Et
qui va tout bouleverser. Au creux du désir,
l'écriture suit la trajectoire de la mémoire,
viole... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  07 septembre 2017
Sans doute n'ai-je pas bien choisi ce roman, Un soir de décembre, pour entrer dans l'univers auréolé de gloire de Delphine de Vigan. De quoi est-il question ? D'un écrivain en mal d'inspiration qui se torture les neurones, faute de mieux à se mettre sous la dent. Quadragénaire, il découvre l'usure du couple. Scoop ! Fort heureusement et à point nommé, surgissent dans sa vie les lettres d'une admiratrice, ex-amour de jeunesse. Scoop !
Je n'ai pas réussi à m'intéresser à la vie de ces personnages, qui se créent de toutes pièces des problèmes, des questionnements existentiels parce que leur vie est vide et banale, mais surtout trop gâtée, confortable. Faute de réel souci, Matthieu use ses pantalons sur les sièges des bars, évoque ses enfants qui partent à l'école ou en reviennent, une femme merveilleuse qu'il ne désire plus, sa panne littéraire, en nombriliste auto-apitoyé dans le style « parlez-moi-de-moi-y'a-que-moi-qui-m'intéresse », sinon je pleurniche. Mais encore ?
Rien ! Le vide intersidéral. Il ne faut pas confondre écriture dégraissée, celle qui porte de magistrales et définitives idées en peu de mots choisis, et niaiseries teintées de sensiblerie : « Petit à petit, j'ai recommencé à aller au cinéma, à lire des livres, à téléphoner » (p. 127). Le lecteur s'en fout parce que la vie ne tient pas qu'au cinéma, aux livres, au téléphone. « Je n'avais plus de repères. Il n'y avait pas de raison que tu viennes un mardi plutôt qu'un jeudi » (p. 127). En effet, il aurait pu s'agir d'un samedi. Ou d'un dimanche.
Pour conclure, comme le dit l'auteure : « Une histoire d'amour à la sauce rose, parsemée d'écueils dérisoires et d'heureuses coïncidences, de celles qui vous feraient croire que la vie peut couler à flots ». Quelle lucidité dans cet aveu, à lire page 68. J'ajoute qu'Un soir de décembre aurait pu avoir lieu en février, ou disons, sans ironie, en juillet, la saison n'ayant que peu d'impact sur l'histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6813
marina53
  14 novembre 2012
C'est par un soir de décembre que l'histoire... se termine, et que le roman peut commencer à exister...
Matthieu Brin est un homme comblé: séduisant, auteur d'un premier roman à succès enchaînant les interviews et les plateaux télé, un boulot correct, une femme aimante et désirable, deux enfants adorables.... le succès de son livre est tel qu'il reçoit des dizaines de lettres tous les jours, essentiellement de femmes tombées sous le charme de sa plume. Mais, un jour, un courrier, pas tout à fait comme les autres, lui parvient directement chez lui. Pas de signature mais une écriture reconnaissable, Matthieu comprend très vite qu'il s'agit de Sara, son ancien amour. le cours de sa vie va alors prendre une toute nouvelle tournure...
Delphine de Vigan nous livre un roman, un véritable hymne à l'amour mais surtout au désir de l'autre, de la résistance de ce désir.
Les personnages de ce roman sont vivants et vibrants. On entrevoit une angoisse enfouie, un drame intérieur chez le héros. Même si cette histoire peut sembler banale, l'auteur a su mettre des mots, des ressentis pour la rendre incroyable. Elle nous parle de la faiblesse et de la fragilité humaine.
Le style est vif et poétique.
Un soir de décembre ... ou de novembre, qu'importe, l'ivresse est là...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          551
carre
  26 juillet 2012
Avec « Un soir de Décembre » , j'avais découvert une auteure qui m'avait singulièrement marquée. Bien avant, les succès qui allaient suivre, Delphine de Vigan montrait déjà une écriture d'une grande sensibilité et d'une grande richesse.
Son personnage un auteur la quarantaine, marié, deux enfants, reçoit une lettre d'une lectrice qu'il a aimé profondément, et ce retour du passé va bouleverser les fondations de son couple. Delphine de Vigan tel Alain Baschung (dont elle est fan) dans sa magnifique chanson « comme un légo » scrute ses personnages avec la hauteur qu'il faut pour aller au plus près des émotions, des corps, des sentiments.
Le tout avec une justesse remarquable. Un roman d'ambiance forcément anxiogène, dérangeant mais profondément pudique. Des débuts prometteurs (en réalité son deuxième roman), largement confirmé depuis.
Commenter  J’apprécie          520
littlecat
  16 août 2015
Suite à la parution de son premier roman, Mathieu, un écrivain de 45 ans, marié, deux enfants, reçoit une lettre qui va réveiller une passion amoureuse vécue dix ans plus tôt.
Partagé entre sa vie de couple qui subit l'usure et la routine, et le souvenir de Sara, cet amour perdu, Mathieu voit sa vie bouleversée. Désemparé, il exhume le passé, plonge dans cette histoire ancienne; il s'interroge, revit ses désirs, ses émotions.
C'est douloureux, passionné, fragile, nostalgique.
"Je sais maintenant que les histoires se jouent dans les premières heures, dans les premiers mots. Les jeux sont faits. Celui qui donne et celui qui reçoit. Celui qui gagne et celui qui perd. Et tout est là, cartes retournées, face cachée, sur la table" (page 91).
Malgré un début un peu falot, on s'attache à cette l'histoire qui se lit d'une traite.
Premier contact avec cette auteure (même si j'ai vu le film "No et moi" tiré d'un de ses livres) Et contre toute attente c'est une agréable surprise.
Une écriture fraîche et fine.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          420
Patrijob
  20 janvier 2020
Un soir de décembre, un homme quitte une femme rencontrée dans un avion, quatre mois plus tôt.
Cet homme va rentrer dans le rang, se poser, calmer ses ardeurs masculines.
Avec cette brève aventure, il voulait céder à une ultime faiblesse, pardonnée d'avance, avant de s'embarquer pour un long voyage, celui du mariage.
Tandis qu'il s'installe dans une vie confortable et écrit son premier roman à succès, une femme défaite, perdue, laissée sur le bord de la route, tente de se remettre à vivre normalement.
Elle a lu son livre qu'elle qualifie de "boomerang".
Alors, dix ans après, elle aussi écrit.
Elle lui écrit des lettres dans lesquelles elle raconte leur histoire inachevée, dans lesquelles elle se raconte, faisant renaître en lui un désir dévastateur qui va nourrir sa propre écriture.
"Un livre peut-il porter à ce point la trace d'une femme ? Peut-on écrire seulement pour ça, pour se rapprocher de quelqu'un ou- de manière plus juste- pour l'attacher à soi ?".
C'est aussi dans l'écriture qu'il trouvera le seul moyen d'exorciser le passé, d'assécher son corps pour que rien ne subsiste du rêve, ni de la fable.
J'imagine que chaque lecteur a une plume dans laquelle il se retrouve, se sent bien, dans laquelle il se glisse confortablement, avec confiance.
J'ai trouvé la mienne dans celle de Delphine de Vigan....
Son style, sans être alambiqué, est recherché mais clair, précis.
Elle trouve les mots justes pour traduire les émotions ou les états d'âme de ses personnages.
Elle parvient à leur donner du corps, une densité qui ne les alourdis pas pour autant.
Avec elle, les dialogues ne me sont pas nécessaires tant est grand mon plaisir de lecture.
Jamais je n'ai d'impression de longueurs, même s'il lui arrive parfois de répéter le même propos.
Dans cet opus reviennent deux thèmes déjà abordés dans D'après une histoire vraie :
L'angoisse de la page blanche, le "qu'écrire après ça ?" et l'emprise morale ou émotionnelle exercée par un tiers.
Une emprise qui a un impact direct et puissant sur l'inspiration de l'écrivain tout en l'anihilant physiquement.
4🌟🌟🌟🌟 seulement pour cette impression de propos déjà abordé mais le bonheur de lecture est intact.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          3614

Citations et extraits (126) Voir plus Ajouter une citation
aholzbacheraholzbacher   30 juillet 2020
Ce n'est pas tout à fait lui qu'elle cherche, plutôt le souvenir de lui, le souvenir d'avant lui.
Commenter  J’apprécie          30
csicardcsicard   14 juin 2014
- Croyez-vous que l'on puisse retrouver une femme, une femme qu'on aurait aimée, dix ans plus tôt ? [...] Pensez-vous que l'on puisse retrouver une femme qu'on a aimée, d'un amour différent,unique, d'un amour qu'on croyait avoir oublié ?

- Est-ce qu'on quitte une femme qu'on aime, monsieur, je vous retourne la question. Le sacrifice, la punition, le renoncement, pardonnez-moi, c'est bon pour la littérature, « quand on aime il faut partir »,« je t'aime donc je te quitte », « ni avec toi ni sans toi », laissez-moi rire... Quand on aime on s'accroche, on s'incruste, on s'agrippe, on se cramponne, monsieur, on rampe, parce qu'alors il n'y a pas de limites, il n'y a pas de choix.

- Et s'il s'agissait d'un amour sans repos, un amour... insupportable ?

- Par définition l'amour est insupportable, monsieur. L'amour est une plaie. Au sens propre. D'abord blanche, nette, elle ne tarde pas à saigner, parfois elle s'infecte, parfois elle se dessèche, elle démange, au-dessus d'elle se forme une croûte sombre qu'on s'efforce de ne pas arracher. L'amour finit toujours par se transformer en cicatrice, plus ou moins vaste, plus ou moins silencieuse. La question n'est pas de savoir si l'amour est supportable ou non. La question est de savoir si l'on se protège ou si l'on s'expose. Si l'on vit à l'abri ou à découvert. Si l'on est prêt à porter sur soi la trace de nos histoires, à même la peau.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
Manue-HManue-H   05 mai 2012
Je conjugue le verbe attendre, j’en épuise le sens, sur tous les modes, sur tous les tons. J’attends le bus, j’attends mon heure, j’attends que tu viennes, j’attends mon tour, attends-moi, attends que je t’y reprenne, j’attends que jeunesse se passe, j’attends de pied ferme, j’attends le bon moment, tout vient à point à qui sait attendre, le train n’attendra pas, j’attends qu’il revienne, je l’attend comme le Messie, ça attendra demain, qu’attends-tu de moi, j’attendrai le jour et la nuit, j’attendrai toujours, je n’attends pas après toi, je n’attends pas d’enfant, j’attends q’il me rappelle, j’attends qu’il me parle, en attendant mieux, je ne m’y attendais pas, surtout ne m’attends pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
IndiaSongIndiaSong   01 juin 2016
Dans les bars , on trouve deux catégories d’hommes. Je peux vous le dire, Monsieur, car il y a longtemps que je fréquente ce genre d’endroits. Et j’observe. Les premiers sont seuls comme des chiens errants, rien ne les attend, ni ici, ni ailleurs. Parfois, ils ont perdu quelque chose ou quelqu’un, parfois ils n’ont rien connu d’autre que cet abîme originel qui les enchaîne au comptoir. Les autres, c’est différent ; les autres, ils s’arrêtent un soir, et puis deux, et puis tous les soirs parce qu’ils n’ont pas envie de rentrer chez eux. Ils ont besoin de boire. Autant que les premiers. Ils ont besoin de ça pour pousser la porte de leur immeuble. Ils ne sont pas malheureux. Ils ont une femme et des enfants, un canapé et une télévision, ils ne manquent de rien. Je ne crois pas. Ils vieillissent et ils ont peur.
- Et les femmes, les femmes dans les bars ?
- Les femmes, c’est une autre affaire. Les femmes, elles attendent. (...)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
Laury-AnneLaury-Anne   15 février 2012
Je suis immobile. Il m'arrive de penser que je suis l'immobilité même. Je conjugue le verbe attendre, j'en épuise les sens, sur tous les modes, sur tous les tons. J'attends le bus, j'attends mon heure, j'attends que tu viennes, j'attends mon tour, attends-moi, attends que je t'y reprenne, j'attends que jeunesse se passe, j'attends de pied ferme, j'attends le bon moment, tout vient à point à qui sait attendre, le train n'attendra pas, j'attends qu'il revienne, je l'attends comme le messie, ça attendra demain, qu'attends-tu de moi, je t'attendrai le jour et la nuit, j'attendrai toujours, je n'attends pas après toi, je n'attends pas d'enfant, j'attends qu'il m'appelle, j'attends qu'il me parle, en attendant mieux, je ne m'y attendais pas, surtout ne m'attends pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130

Videos de Delphine de Vigan (100) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Delphine de Vigan
33EME FÊTE DU LIVRE DE BRON 6—10 MARS 2019 HIPPODROME DE PARILLY + LIEuX PARTENAIRES
Au fil des grands romans, essais, bandes dessinées, recueils poétiques ou livres jeunesse publiés dans l'année, nombreux sont les auteurs qui explorent les liens entre nature et culture, animalité et civilisation, instinct et normes sociales, urbanité et sauvagerie.
De Serge Joncour à Nicolas Mathieu, Prix Goncourt 2018 pour Leurs enfants après eux, en passant par la brillante essayiste Marielle Macé, l'écrivain David Diop ou le grand anthropologue Philippe Descola, cette interrogation sur la part animale se double d'une réflexion profonde sur les enjeux de notre monde contemporain – l'urgence environnementale, la violence sociale, la pauvreté, les migrations – autant de thèmes que la littérature et les sciences humaines permettent d'éclairer et de mettre en perspective.
Mais La Vie Sauvage, c'est aussi la vie vivante, électrique, désobéissante, audacieuse et imaginative, cette part de rêve et de poésie, de subversion et d'invention que les livres continuent de porter envers et contre tout.
La littérature aussi est une forme de vie sauvage !
Avec DOMINIQUE A · NINE ANTICO DIDIER CORNILLE · GAUTHIER DAVID PHILIPPE DESCOLA · DAVID DIOP · FABCARO · JÉRÔME FERRARI · JÉRÉMIE FISCHER · RAPHAËLE FRIER · CLAIRE GARRALON · PIERRE GUYOTAT · SERGE JONCOUR · ANDREÏ KOURKOV · OLIVIA DE LAMBERTERIE · RÉGIS LEJONC · NICOLAS MATHIEU · LAURENT MOREAU · FRANÇOIS MOREL · JEAN-CLAUDE MOURLEVAT · FRANCK PRÉVOT · VÉRONIQUE OVALDÉ · ATIQ RAHIMI · DELPHINE DE VIGAN · ÉRIC VUILLARD · VALÉRIE ZENATTI.
Festival en entrée libre. Programmation complète sur www.fetedulivredebron.com.
Suivez la Fête du Livre de Bron : facebook.com/fetedulivredebron twitter.com/FeteBron instagram.com/fetedulivredebron
Réalisation : François Leconte/Agence Tintamarre ©2019
+ Lire la suite
autres livres classés : lettresVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Delphine de Vigan

Delphine de Vigan a écrit son premier roman "Jours sans faim" sous un pseudonyme. Quel est-il ?

Agnès Dantzig
Lou Delvig
Sara Dliping
Mia Dumrig

10 questions
216 lecteurs ont répondu
Thème : Delphine de ViganCréer un quiz sur ce livre