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EAN : 9782757802717
194 pages
Points (18/01/2007)
3.42/5   537 notes
Résumé :
Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l'envie d'écrire, le premier roman, le succès, les lettres d'admirateurs... Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d'une passion ancienne qu'il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l'écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive - et trompeuse.

C'est l'histoire d'une femme qu'il a peut-être oubliée, qui peu à peu se d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (103) Voir plus Ajouter une critique
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sur 537 notes
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marina53
  14 novembre 2012
C'est par un soir de décembre que l'histoire... se termine, et que le roman peut commencer à exister...
Matthieu Brin est un homme comblé: séduisant, auteur d'un premier roman à succès enchaînant les interviews et les plateaux télé, un boulot correct, une femme aimante et désirable, deux enfants adorables.... le succès de son livre est tel qu'il reçoit des dizaines de lettres tous les jours, essentiellement de femmes tombées sous le charme de sa plume. Mais, un jour, un courrier, pas tout à fait comme les autres, lui parvient directement chez lui. Pas de signature mais une écriture reconnaissable, Matthieu comprend très vite qu'il s'agit de Sara, son ancien amour. le cours de sa vie va alors prendre une toute nouvelle tournure...
Delphine de Vigan nous livre un roman, un véritable hymne à l'amour mais surtout au désir de l'autre, de la résistance de ce désir.
Les personnages de ce roman sont vivants et vibrants. On entrevoit une angoisse enfouie, un drame intérieur chez le héros. Même si cette histoire peut sembler banale, l'auteur a su mettre des mots, des ressentis pour la rendre incroyable. Elle nous parle de la faiblesse et de la fragilité humaine.
Le style est vif et poétique.
Un soir de décembre ... ou de novembre, qu'importe, l'ivresse est là...
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carre
  26 juillet 2012
Avec « Un soir de Décembre » , j'avais découvert une auteure qui m'avait singulièrement marquée. Bien avant, les succès qui allaient suivre, Delphine de Vigan montrait déjà une écriture d'une grande sensibilité et d'une grande richesse.
Son personnage un auteur la quarantaine, marié, deux enfants, reçoit une lettre d'une lectrice qu'il a aimé profondément, et ce retour du passé va bouleverser les fondations de son couple. Delphine de Vigan tel Alain Baschung (dont elle est fan) dans sa magnifique chanson « comme un légo » scrute ses personnages avec la hauteur qu'il faut pour aller au plus près des émotions, des corps, des sentiments.
Le tout avec une justesse remarquable. Un roman d'ambiance forcément anxiogène, dérangeant mais profondément pudique. Des débuts prometteurs (en réalité son deuxième roman), largement confirmé depuis.
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littlecat
  16 août 2015
Suite à la parution de son premier roman, Mathieu, un écrivain de 45 ans, marié, deux enfants, reçoit une lettre qui va réveiller une passion amoureuse vécue dix ans plus tôt.
Partagé entre sa vie de couple qui subit l'usure et la routine, et le souvenir de Sara, cet amour perdu, Mathieu voit sa vie bouleversée. Désemparé, il exhume le passé, plonge dans cette histoire ancienne; il s'interroge, revit ses désirs, ses émotions.
C'est douloureux, passionné, fragile, nostalgique.
"Je sais maintenant que les histoires se jouent dans les premières heures, dans les premiers mots. Les jeux sont faits. Celui qui donne et celui qui reçoit. Celui qui gagne et celui qui perd. Et tout est là, cartes retournées, face cachée, sur la table" (page 91).
Malgré un début un peu falot, on s'attache à cette l'histoire qui se lit d'une traite.
Premier contact avec cette auteure (même si j'ai vu le film "No et moi" tiré d'un de ses livres) Et contre toute attente c'est une agréable surprise.
Une écriture fraîche et fine.
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missmolko1
  03 mai 2012
Il y a des livres qui trainent sur nos étagères, pour lesquels on repousse toujours la lecture et une fois celle-ci achevée, on regrette de ne pas l'avoir fait avant. C'est le cas pour Un soir de décembre.
J'ai retrouvé l'écriture de Delphine de Vigan que j'avais découverte avec "les heures souterraines".
A nouveau elle y décrit des personnages torturés par les épreuves de la vie et qui progressivement se rendent compte que dans leur vie quelque chose ne va pas. Petit à petit on découvre leurs faiblesses, leur doutes, leurs regrets. Cet homme écrivain, dont la sortie du livre va perturber la vie car une lectrice va lui écrire des lettres. Cette lectrice n'est pas n'importe qui, il l'a connait. Il l'a aimé avec passion et désiré et cette histoire va faire basculer sa vie confortable.
A souligner aussi que l'écriture est toujours aussi belle et brillante.
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Patrijob
  20 janvier 2020
Un soir de décembre, un homme quitte une femme rencontrée dans un avion, quatre mois plus tôt.
Cet homme va rentrer dans le rang, se poser, calmer ses ardeurs masculines.
Avec cette brève aventure, il voulait céder à une ultime faiblesse, pardonnée d'avance, avant de s'embarquer pour un long voyage, celui du mariage.
Tandis qu'il s'installe dans une vie confortable et écrit son premier roman à succès, une femme défaite, perdue, laissée sur le bord de la route, tente de se remettre à vivre normalement.
Elle a lu son livre qu'elle qualifie de "boomerang".
Alors, dix ans après, elle aussi écrit.
Elle lui écrit des lettres dans lesquelles elle raconte leur histoire inachevée, dans lesquelles elle se raconte, faisant renaître en lui un désir dévastateur qui va nourrir sa propre écriture.
"Un livre peut-il porter à ce point la trace d'une femme ? Peut-on écrire seulement pour ça, pour se rapprocher de quelqu'un ou- de manière plus juste- pour l'attacher à soi ?".
C'est aussi dans l'écriture qu'il trouvera le seul moyen d'exorciser le passé, d'assécher son corps pour que rien ne subsiste du rêve, ni de la fable.
J'imagine que chaque lecteur a une plume dans laquelle il se retrouve, se sent bien, dans laquelle il se glisse confortablement, avec confiance.
J'ai trouvé la mienne dans celle de Delphine de Vigan....
Son style, sans être alambiqué, est recherché mais clair, précis.
Elle trouve les mots justes pour traduire les émotions ou les états d'âme de ses personnages.
Elle parvient à leur donner du corps, une densité qui ne les alourdis pas pour autant.
Avec elle, les dialogues ne me sont pas nécessaires tant est grand mon plaisir de lecture.
Jamais je n'ai d'impression de longueurs, même s'il lui arrive parfois de répéter le même propos.
Dans cet opus reviennent deux thèmes déjà abordés dans D'après une histoire vraie :
L'angoisse de la page blanche, le "qu'écrire après ça ?" et l'emprise morale ou émotionnelle exercée par un tiers.
Une emprise qui a un impact direct et puissant sur l'inspiration de l'écrivain tout en l'anihilant physiquement.
4🌟🌟🌟🌟 seulement pour cette impression de propos déjà abordé mais le bonheur de lecture est intact.
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Citations et extraits (153) Voir plus Ajouter une citation
csicardcsicard   14 juin 2014
- Croyez-vous que l'on puisse retrouver une femme, une femme qu'on aurait aimée, dix ans plus tôt ? [...] Pensez-vous que l'on puisse retrouver une femme qu'on a aimée, d'un amour différent,unique, d'un amour qu'on croyait avoir oublié ?

- Est-ce qu'on quitte une femme qu'on aime, monsieur, je vous retourne la question. Le sacrifice, la punition, le renoncement, pardonnez-moi, c'est bon pour la littérature, « quand on aime il faut partir »,« je t'aime donc je te quitte », « ni avec toi ni sans toi », laissez-moi rire... Quand on aime on s'accroche, on s'incruste, on s'agrippe, on se cramponne, monsieur, on rampe, parce qu'alors il n'y a pas de limites, il n'y a pas de choix.

- Et s'il s'agissait d'un amour sans repos, un amour... insupportable ?

- Par définition l'amour est insupportable, monsieur. L'amour est une plaie. Au sens propre. D'abord blanche, nette, elle ne tarde pas à saigner, parfois elle s'infecte, parfois elle se dessèche, elle démange, au-dessus d'elle se forme une croûte sombre qu'on s'efforce de ne pas arracher. L'amour finit toujours par se transformer en cicatrice, plus ou moins vaste, plus ou moins silencieuse. La question n'est pas de savoir si l'amour est supportable ou non. La question est de savoir si l'on se protège ou si l'on s'expose. Si l'on vit à l'abri ou à découvert. Si l'on est prêt à porter sur soi la trace de nos histoires, à même la peau.
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Manue-HManue-H   05 mai 2012
Je conjugue le verbe attendre, j’en épuise le sens, sur tous les modes, sur tous les tons. J’attends le bus, j’attends mon heure, j’attends que tu viennes, j’attends mon tour, attends-moi, attends que je t’y reprenne, j’attends que jeunesse se passe, j’attends de pied ferme, j’attends le bon moment, tout vient à point à qui sait attendre, le train n’attendra pas, j’attends qu’il revienne, je l’attend comme le Messie, ça attendra demain, qu’attends-tu de moi, j’attendrai le jour et la nuit, j’attendrai toujours, je n’attends pas après toi, je n’attends pas d’enfant, j’attends q’il me rappelle, j’attends qu’il me parle, en attendant mieux, je ne m’y attendais pas, surtout ne m’attends pas.
+ Lire la suite
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IndiaSongIndiaSong   01 juin 2016
Dans les bars , on trouve deux catégories d’hommes. Je peux vous le dire, Monsieur, car il y a longtemps que je fréquente ce genre d’endroits. Et j’observe. Les premiers sont seuls comme des chiens errants, rien ne les attend, ni ici, ni ailleurs. Parfois, ils ont perdu quelque chose ou quelqu’un, parfois ils n’ont rien connu d’autre que cet abîme originel qui les enchaîne au comptoir. Les autres, c’est différent ; les autres, ils s’arrêtent un soir, et puis deux, et puis tous les soirs parce qu’ils n’ont pas envie de rentrer chez eux. Ils ont besoin de boire. Autant que les premiers. Ils ont besoin de ça pour pousser la porte de leur immeuble. Ils ne sont pas malheureux. Ils ont une femme et des enfants, un canapé et une télévision, ils ne manquent de rien. Je ne crois pas. Ils vieillissent et ils ont peur.
- Et les femmes, les femmes dans les bars ?
- Les femmes, c’est une autre affaire. Les femmes, elles attendent. (...)
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Laury-AnneLaury-Anne   15 février 2012
Je suis immobile. Il m'arrive de penser que je suis l'immobilité même. Je conjugue le verbe attendre, j'en épuise les sens, sur tous les modes, sur tous les tons. J'attends le bus, j'attends mon heure, j'attends que tu viennes, j'attends mon tour, attends-moi, attends que je t'y reprenne, j'attends que jeunesse se passe, j'attends de pied ferme, j'attends le bon moment, tout vient à point à qui sait attendre, le train n'attendra pas, j'attends qu'il revienne, je l'attends comme le messie, ça attendra demain, qu'attends-tu de moi, je t'attendrai le jour et la nuit, j'attendrai toujours, je n'attends pas après toi, je n'attends pas d'enfant, j'attends qu'il m'appelle, j'attends qu'il me parle, en attendant mieux, je ne m'y attendais pas, surtout ne m'attends pas.
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Floyd2408Floyd2408   31 octobre 2012
Longtemps il avait cru qu'il ne pourrait jamais renoncer au plaisir de les conquérir de découvrir ces corps uniques en leurs courbes en leur matière fébriles sous la paume sous les lèvres tendus ou abandonnés Il lui semblait alors qu'il ne pourrait jamais se contenter d'une seule fût-elle la plus douce ou la plus belle qu'il ne pourrait jamais renoncer aux autres Il avait voulu les femmes avec passion il avait joui de ce pouvoir qu 'il était conscient d’exercer sur elles de cette séduction avide et immédiate il s'était repu de leurs fiévreux et ingénus il avait pleuré aussi les poings meurtris contre des portes fermées il n'était ni chasseur ni collectionneur il les avait aimées le temps d'une nuit ou d'un appartement et leur succession ou parfois simultanéité n 'avait obéi aux circonstances ou aux opportunités A chacune de ses rencontres avaient succédé une rupture peut importait qu'elle fût au noms de son fait qu'elle s’inscrivît dans la douleur ou dans le soulagement car il avait retiré de chacune de ces séparations un sentiment de victoire d'accomplissement parce qu'alors il lui semblait qu'il pouvait tomber amoureux encore et encore que là était sa force sa puissance dans cet élan sans cesse renouvelé
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Vidéo de Delphine de Vigan
Dans son dernier roman, Delphine de Vigan offre une plongée glaçante dans le monde des réseaux sociaux où tout s'achète et tout se vend, même le bonheur familial. "Les enfants sont rois" (Gallimard). Animé par Élise Lépine, journaliste
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Site internet du Livre sur la Place : https://lelivresurlaplace.nancy.fr/
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