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ISBN : 2365692869
Éditeur : Editions Les Escales (06/04/2017)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Quand Abby rencontre Cameron, tout en lui l'agace. Biologiste, elle arpente seule la vallée des monts Brindabella pour observer le comportement des kangourous. Il est un jeune journaliste en quête d'un article pouvant susciter la polémique. Quand il cherche à la revoir, elle fait tout pour l'éloigner. Pourquoi prendrait-elle le risque d'être à nouveau blessée par la vie ? Un jour, elle rencontre une vieille dame, Daphne, qui a passé sa jeunesse dans ces montagnes et... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Palmyre
  21 mai 2017
Abby est une jeune biologiste, elle termine sa thèse, elle étudie les kangourous des montagnes. Souvent seule pour faire ses observations et ses relevés, elle parcoure la vallée des monts de Brindabella, située au sud-ouest de Canberra.
Un jour, un journaliste, Cameron, vient l'interviewer sur son travail. Elle n'est pas très enchantée et elle fera tout pour s'éloigner de lui. Mais…
Dans ce parc national, Abby fait également la connaissance d'une vieille dame, Daphne. Instinctivement, les deux femmes se rapprochent. Elles partagent leur amour de cette terre, et au fur et à mesure des confidences plus personnelles.
Leur relation devient fusionnelle, elles ont besoin l'une de l'autre. Ce lien intergénérationnel nous le retrouvons également dans le premier roman de Karen Viggers, La mémoire des embruns, où Mary se confiait au jeune garde forestier. Comme a pu l'expliquer l'auteure, ce lien lui est très cher. Elle s'inspire de sa relation qu'elle avait avec sa grand-mère et essaie de la retranscrire dans ses romans.
Cette volonté de transmission, d'échange, semble bien plus que nécessaire à la vie entre tous. Elle permet la construction d'un lien social fort. Cette communication se déroule autour des lieux qu'elles visitent, où chacune se remémore des événements du passé qui ont marqué leurs vies. Mais également par le biais de boîtes où sont entassées pêle-mêle des souvenirs, comme une très belle robe de bal que Daphne porte pour la montrer à Abby.
L'autre fil conducteur de ce roman, c'est les kangourous. Ici, nous semblons fascinés par ces animaux. Mais il faut savoir qu'en Australie, ils peuvent être considérés comme nuisibles. Car au moment des périodes de sécheresse, les kangourous s'attaquent à l'herbage d'autres animaux comme les moutons ou les vaches. En surnombre, l'abatage est l'une des solutions. D'ailleurs, si vous êtes sensibles, l'une des scènes du roman est extrêmement bien décrite. Mais il existe d'autres solutions, c'est ce que l'auteure a expliqué lors d'une scène du roman, lors d'un colloque entre biologistes, écologistes et représentants du pouvoir public.
Vous l'aurez compris ce roman est d'une extrême richesse au niveau thématique, et parfois j'ai peut-être eu quelques difficultés à suivre le mouvement. Mais si je devais vous convaincre de lire les romans de Karen Viggers, je vous dirai de vous lancer immédiatement. Car elle a le don de décrire les paysages comme si vous y étiez. Vous avez vraiment l'impression d'y être, les scènes sont vivantes. Elle choisit ses personnages avec précision qu'elle fait évoluer au fil des pages. Amoureuse de la nature, elle s'attache à nous transmettre des émotions et la force que nous donne cette nature si riche.
Je vous laisse donc découvrir les oeuvres de Karen Viggers et voyager jusqu'au pays des kangourous.
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Ariane84
  07 mai 2017
Un joli roman sur le poids du passé et de l'héritage familial, mais également une belle ode à la nature australienne.
Nous suivons Abby jeune chercheuse qui étudie les kangourous dans une quête pour sa construction personnelle, qui l'amènera à faire plusieurs rencontres décisives, tout d'abord Cameron jeune journaliste, puis Daphne vieille dame.
Les sentiments sont bien décrits, et les évocations de la nature (faune, flore, paysages de montagne) sont très belles.
J'ai trouvé que l'histoire était belle malgré quelques clichés et des personnages pleins de bons sentiments.
Une lecture sympathique.
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Hamisoitil
  16 juin 2017
Je découvre pour la première fois la plume de Karen Viggers à travers ce beau roman qui m'a transporté jusque dans les plaines australiennes, où une belle amitié va naître entre une étudiante et une femme âgée...
Abby est étudiante en biologie et doit faire une thèse sur le comportement des kangourous. La solitude et la nature lui procurent l'apaisement qu'elle recherche depuis que sa mère s'est suicidée, il y a dix ans de cela. C'est ainsi qu'elle fait la connaissance du journaliste, Cameron, envoyé par son directeur de thèse, lui-même, espérant par cette occasion montrer une belle image de ces grands marsupiaux. La rencontre ne sera pas au beau fixe pour Abby, faut dire qu'il l'agace un peu malgré son charme distingué, un poil arrogant et ses bonnes manières ; quant à lui, complètement charmé par cette belle étudiante, il espère la revoir. Hélas, la jeune femme va tout faire pour l'éloigner, et plus elle va le fuir, plus il va s'accrocher.
En parallèle de cette histoire, Abby fait la connaissance de Daphne, une veuve qui vit dans ses souvenirs, qui pleure encore son mari et l'enfant qu'elle a perdu.
Une amitié forte va s'installer entre ces deux femmes malgré leur différence d'age. Pour Abby, Daphne lui rappelle à un certain moment la mère partie trop tôt et pour Daphne, l'oreille attentive qu'elle a tant besoin.
L'auteure a coupé l'histoire en quatre partie où nous allons suivre l'évolution/l'échec sentimental(e), l'amitié, les blessures cachées, les kangourous, avec une intrigue qui s'installe petit à petit au fil des pages, pointant du doigt les terres volées par les blancs aux aborigènes. du coup, les non-dits et les secrets vont remonter à la surface. Et les personnages secondaires apportent également un souffle à l'histoire.
J'ai sincèrement adoré la plume de Karen Viggers, très poétique, intelligente, à tendance écolo, et parfois cruelle par des scènes très dures... Mais dans l'ensemble, l'essentiel est là et c'est le plus important ! A découvrir !
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BlackKat
  16 avril 2017

Je ne connais pas Karen Viggers. Oui, oui, je sais, c'est écrit sur la couv', elle est l'auteur de la mémoire des embruns. Mais il est dans ma PAL, en train de prendre la poussière! Mais c'est quand même grâce à lui que mon intérêt est titillé par la dame!
Trois personnages principaux, trois générations différentes.
Abby, une étudiante doctorante en biologie, se réfugie dans la solitude de l'étude des kangourous dans leur habitat naturel, trop marquée par le décès de sa mère, dix ans auparavant, pour envisager des relations durables avec qui que ce soit. Elle fera tout pour avorter sa relation avec Cameron.
Daphne est une vieille dame déracinée de sa terre par le gouvernement australien. Fille et petite-fille de colons, elle pleure son passé et ses chers disparus, mais aussi une blessure et une culpabilité secrètes.
Et le troisième personnage, et non des moindres, l'Australie.
L'Australie est un pays cher à mon coeur, une partie de ma famille maternelle ayant émigré là-bas dans les années 1960. Et rien ne vaut un auteur australien pour bien parler de sa terre. Car ce roman est un hymne à la terre, aux grands espaces et à la nature, mais surtout l'attachement de l'homme à la terre.
L'Australie, un continent déclaré inoccupé par les colonisateurs britanniques dès le XVIIIème siècle… Bien pratique d'ignorer l'existence des 250 tribus aborigènes quand on souhaite s'approprier la terre d'autrui par tous les moyens, n'est-ce pas? Tiens, cela me rappelle le drame indien en Amérique du Nord… mais bon, je digresse!
Donc l'Australie, magnifique continent qui ne se laisse que difficilement apprivoiser, de part ses contraintes géographiques et climatiques, nous apparaît comme un pays encore sauvage (naaan, je ne parle pas des surfeurs!) et un sanctuaire naturel mais il n'en est rien. L'écologie se heurte à l'économie, au réchauffement climatique, aux problèmes de gestion des populations animales qui, sans prédateurs, pullulent au-delà du raisonnable, comme les lapins ou les kangourous.
L'Australie, pays qui doit, toujours et encore assumer des relations chaotiques avec les aborigènes, peuple autochtone ayant cruellement subi la spoliation de leur territoire, les expulsions, les épidémies, les violences, les massacres, le mépris, le racisme, le parcage dans des réserves, la discrimination, la ségrégation et l'enlèvement des enfants aborigènes métis pour l'assimilation forcée.
Alors si les relations humaines tissées entre Daphne, vieille dame au regard tourné vers ses jeunes années, Abby, jeunne femme paralysée par un drame intime et Cameron, ayant toutes les difficultés à abattre les défenses d'Abby, peuvent se transposer partout ailleurs dans le monde, le charme de ce roman réside bien dans ce personnage essentiel: l'Australie, sujet magnifié par le travail d'Abby, que nous apprenons à connaître, et l'évocation nostalgique des souvenirs de Daphne.
Les personnages sont attachants, chacun portant le deuil: Abby avec sa maman, Daphne avec son époux, son fils et certaines occasions manquées, Cameron avec son éducation sans affection. Les caractères sont bien travaillés et les émotions délicatement retranscrites.
L'auteur nous parle avec pudeur et finesse des relations entres « blancs » et aborigènes, peut-être trop succinctement d'ailleurs. La préoccupation écologique actuelle est aussi abordée mais avec davantage de profondeur et d'investissement.
Je suis tombée sous le charme de cette balade dans les grands espaces majestueux, cette nature, témoin de la folie des hommes, qui sans cesse s'adapte mais s'impose toujours, dans ses couleurs profondes, ses senteurs d'eucalyptus, sa sérénité et sa liberté…
Je vous invite donc pour un superbe voyage en Océanie, aux côtés de Daphne, Abby et des kangourous!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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Speedymoon
  25 mai 2017
Dernier roman de Karen Viggers que j'ai malheureusement moins apprécié que les précédents.
L'histoire suit Abby, thésarde spécialiste du comportement des kangourous, qui va rencontrer Cameron, jeune journaliste, désirant écrire un article sur les kangourous. Puis, de la rencontre entre Abby et Daphné, vieille femme ayant vécu avec sa famille dans le bush puis ayant du le quitter suite à la création du parc national.
Concernant les aspects positifs, j'ai retrouvé avec plaisir les descriptions de la nature, le plaidoyer en faveur de la protection de l'environnement, de la faune et de la flore.
Le traitement de la surpopulation des kangourous est intéressant et permet d'avoir des informations dont on ne dispose pas forcément par exemple j'ai appris que les femelles pouvaient stopper leur reproduction en cas de nourriture insuffisante.
J'ai trouvé que le sujet de la bipolarité avait été vraiment bien traité permettant de connaitre ou du moins d'imaginer les effets de cette maladie sur les personnes atteintes, alternant entre allégresse et désespoir.
Pour les personnages, j'ai beaucoup aimé Daphné, qui est un personnage très réaliste, avec ses difficultés quotidiennes, ses souvenirs, sa sagesse. de même avec Abby et sa difficulté à se construire un avenir familial suite au drame qu'elle a vécu.
Cependant, j'ai été déçue par plusieurs choses. Tout d'abord, je n'ai pas trouvé que la thématique des aborigènes avec leurs traditions, leurs relations avec la nature et surtout le sentiment de haine des colons envers eux était suffisamment développé par le biais de Daphné.
De même, la question de l'abattage des kangourous n'est pas traitée assez profondémment et notamment la possibilité d'autres solutions que celle-ci.
Enfin, je n'ai pas trouvé la relation entre Abby et Cameron crédible, pour moi cela va trop vite.
Une chose est sure Karen Viggers est une auteur de la nature avec des descriptions magnifiques des paysages, des montagnes, du bush. Elle nous permet de comprendre l'importance de protéger, de sauvegarder la faune et la flore qui nous entourent pour nous et les générations futures.
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Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PalmyrePalmyre   20 mai 2017
Cette vieille maison en bois nichée au fond de la vallée servait souvent de refuge à Abby quand le temps se gâtait. C'était une merveilleuse construction très ancienne imprégnée d'histoire, hantée par les vies oubliées des familles de colons dont les voix avaient résonné entre ses murs de planches.
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PalmyrePalmyre   19 mai 2017
C'est sans doute pour cela que je ne me suis jamais résolue à la jeter. Elle me rappelle cette manie qu'à la vie de vous réserver des surprises. Vous croyez que rien ne va plus, et tout à coup, on ne sait comment, vous vous trouvez au bon endroit.
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HamisoitilHamisoitil   16 juin 2017
Ce travail au grand air la ramène à son enfance. Combien de fois en se promenant à cheval à travers le bush en compagnie de sa mère, l’apparition soudaine d'un kangourou n'avait-elle pas effrayé leurs montures ? En le regardant s’enfuir en bondissant, Abby était déjà impressionnée par la puissance et la force de l'animal. Elle aime le voir se déplacer, tout à la fois élégant et rapide. Où ailleurs qu'en Australie peut-on admirer des sauts aussi gracieux, aussi prodigieux ?
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BlackKatBlackKat   14 avril 2017
Parfois, ce serait bon de pouvoir revisiter le passé. Ainsi, nous saurions vraiment. Si je pouvais prendre la plume et réécrire l’histoire, je changerais des choses. Mais c’est impossible et je suis bien obligée d’accepter ce qui a déjà été écrit. C’est injuste, mais on n’y peut rien.
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LePetitCrayonLePetitCrayon   04 avril 2017
Abby quitte la lumière intense du perron pour la pénombre de l'entrée où elle dépose sa valise près de la porte avant de suivre Brenda à la cuisine. Elle n'a jamais recherché la compagnie de sa belle-mère. Les deux femmes n'essaient même pas d'échanger des amabilités. Les belles-mères, se dit Abby, sont toujours les mêmes depuis Cendrillon.
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